Awala-Yalimapo

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Awala-Yalimapo
Vue du village Yalimapo depuis la plage des Hattes
Vue du village Yalimapo depuis la plage des Hattes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Arrondissement de Saint-Laurent-du-Maroni
Canton Canton de Mana
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest guyanais
Maire
Mandat
Jean-Paul Fereira
2014-2020
Code postal 97319
Code commune 97361
Démographie
Population
municipale
1 305 hab. (2011)
Densité 7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 44′ 28″ N 53° 55′ 40″ O / 5.741111, -53.927778 ()5° 44′ 28″ Nord 53° 55′ 40″ Ouest / 5.741111, -53.927778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 9 m
Superficie 187,4 km2
Localisation

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Awala-Yalimapo

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Awala-Yalimapo
Liens
Site web awala-yalimapo.fr

Awala Yalimapo est une commune française de Guyane (code postal 97319), située à l’extrême Nord-Ouest de la Guyane, à plus de 60 km de Saint-Laurent-du-Maroni.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À environ 22 kilomètres de Mana, à l'extrême nord-ouest de la Guyane française, la commune s'étend entre l'embouchure du fleuve Mana et du Maroni, peu avant l'estuaire du fleuve. Le territoire communal est délimité :

  • au nord, par l'océan atlantique ;
  • à l'ouest, par le Maroni ;
  • au sud par la crique canard puis par une ligne s'étendant selon une direction sud-est rejoignant le C.D 9 ;
  • à l'est, par une ligne traversant la Pointe Isère puis le C.D 22 et longeant ensuite le C.D 9 jusqu'au lieu dit « St Antoine ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont les suivantes:

Rose des vents Océan Atlantique Océan Atlantique Océan Atlantique Rose des vents
Maroni N Mana
O    Awala-Yalimapo    E
S
Maroni Mana Mana

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur les rives du Maroni et de l'Océan Atlantique.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune regroupe deux villages et un hameau amérindiens. Une communauté kali'na y vit.

  • Awala, sur le littoral près de l'embouchure du Maroni et longeant la Mana.
  • Yalimapo, au niveau de l'embouchure du Maroni.
  • et le hameau de Possoly (crique coswine)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2006, il y avait 324 logements à Awala-Yalimapo. Parmi ceux-ci 83,3 % sont des résidences principales, 8,3 % des résidences secondaires et enfin 8,3 % des logements sont vacants[1].

Évolution du nombre de logements par catégorie

  1967 1974 1982 1990 1999 2006
Résidences principales 60 76 73 112 176 270
Résidences secondaires, logements occasionnels 3 2 10 57 14 27
Logements vacants 28 0 34 7 13 27
Total 91 78 117 176 204 324
Sources des données : Insee[2]

De même, la même année, 91,5 % des personnes sont propriétaires et 4,8 % sont locataires[1].

Les logements se répartissent entre maison individuelle et appartement représentant respectivement 90,7 % et 0,6 %. Enfin le parc immobilier se compose de 28,5 % de 1 pièce, 22,6 % de 2 pièces, 20,0 % de 3 pièces, 14,1 % de 4 pièces et 14,8 % de 5 pièces ou plus[1].

Il est à noter que 13,3 % des logements sont des habitations de fortune, 1,5 % sont des cases traditionnelles et 27,8 % sont des maisons ou immeubles fait de bois[1]. Enfin, seulement 5,2 % des logements ont le tout à l'égout, 1,5 % ont l'eau chaude et 44,8 % ont de l'électricité[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Awala (awara) est un mot kali'na qui désigne un palmier (Astrocaryum Vulgare) et, en français, le fruit de celui-ci.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été administrativement créée le 31 décembre 1988 par sa séparation de la commune de Mana, souhaitée par les populations Kali'nas des villages d’Aouara et des Hattes qui avait autrefois accueillis un camp dépendant du bagne de Saint-Laurent-du-Maroni.

Dix ans après, en 1999, la population d'Awala-Yalimapo était estimée à 887 habitants, mais avec un taux d’accroissement de + 3,4 % par an. La population avait déjà augmenté de 1982 à 1990 suite aux conflits armés du Suriname qui ont poussés des familles entières de la région d’Albina et de Galibi à s'établir en Guyane à Awala Yalimapo. En 2000, environ 60 % de la population a moins de vingt ans.

Un site funéraire amérindien a été découvert à la fin des années 1950. Des travaux archéologiques récents ont mis au jour de nouveaux artefacts[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

La commune a une tendance politique de gauche. En effet, l'actuel maire de Awala-Yalimapo, Jean Paul Fereira, fut élu sous l'étiquette divers gauche et ce depuis l'année 2001.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le maire actuel est Jean Paul Fereira, Divers gauche, vice-président du conseil régional de Guyane

La commune a été créée par la volonté des habitants de garantir leurs droits territoriaux. L'espace foncier est géré conjointement par l'autorité communale et coutumière. L'autorité coutumière dispose d'un arrêté reconnaissant ses droits d'usages collectifs exclusifs.

Le Chef Michel Therese a été élu par la population de Awala. Le chef Daniel William a été élu par la population de Yalimapo. Les conseils coutumiers bénéficient de l'appui des organisations mandatées et membres de la Fédération des Organisations Autochtones de Guyane-FOAG (membre pour la Guyane française de la COICA).

Afin de trouver le consensus sur cette gestion partagée, une commission a été mise en place « la commission mixte commune-communauté » par la délibération no 51.01 du conseil municipal, le 26 juillet 2001.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[4]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours
(au avril 2014)
Jean-Paul Fereira divers gauche Conseiller régional

Population et société[modifier | modifier le code]

Cette commune est peuplée majoritairement d'amérindiens (kali'na).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 305 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011
167 165 208 292 630 887 1 198 1 305
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[5] puis population municipale à partir de 2006[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a une école primaire sur le sol communal, nommée groupe scolaire Yamanale.

Pour continuer les études au collège, les élèves se rendent à Mana (collège Léo Othily), ou à Saint-Laurent-du-Maroni pour aller au lycée.

En 2006, la population scolarisée comprenait, par tranche d'âge, 69,8 % des enfants de 2 à 5 ans, 96,2 % des enfants de 6 à 14 ans, 80,0 % des 15 et 17 ans, 17,8 % des 18 à 24 ans, 0 % des 25 à 29 ans et 1,0 % des plus de 30 ans[7].

Sur l'ensemble de la population non scolarisée, 1,9 % sont titulaires d'un CEP, 7,4 % du BEPC, 18,3 % du CAP ou du BEP, 4,2 % du BAC ou un équivalent, 1,7 % d'un BAC +2 et 1,4 % d'un diplôme de niveau supérieur. 65,2 % de cette population n'a pas de diplôme[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancien bâtiment datant de l'époque du bagne.
  • Vestiges du bagne de la crique Coswine.

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

  • le centre des arts et de la culture kal'ina
  • Centre d'études et de protection des tortues marines à Yalimapo.
  • Écomusée. Centre WWF : exposition sur les tortues marines, écloserie.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Cassave ou galette de manioc (alepa en langue kali'na).
  • Journée du Manioc organisée chaque année en mai.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Awala-Yalimapo est connu pour la plage des Hattes, longue de 5 kilomètres où des centaines de tortues luth viennent pondre. Cette plage est l'une des dernières grandes zones de ponte de tortues luths. De février à juillet environ, ce sont les tortues luth, vertes qui se succèdent pour venir y pondre. Le site est protégé par la mise en place de la Réserve naturelle nationale de l'Amana, mais le braconnage des tortues ou de leurs œufs, bien qu'il ait été réduit s'y poursuit, notamment par l'existence d'une demande. Les cas de violence restent toutefois marginaux. La pêche illégale reste un danger pour les tortues marines.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Durant la période de juillet à août, se réalisent des manifestations de cérémonies traditionnelles : Omakano, Epekotono (cérémonie de levée de deuil). La culture reste très vivace et la langue régionale est largement pratiquée.

Artisanat kali'na[modifier | modifier le code]

  • Vannerie : yamatu (panier à couvercle)
  • Mule (petit siège traditionnel), malaka (maraca), popiki (poupée), ankysa, petits animaux en terre cuite (kawana, tortue luth).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En 2005, Awala-Yalimapo a accueilli le 7e congrès de la Coordination des organisations autochtones du bassin amazonien (COICA).

La commune organise des évènements de plus en plus fameux : festival kiyapane (juillet), jeux kali'na (décembre).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]