Avortement aux États-Unis

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L'avortement aux États-Unis fait l'objet de nombreux débats de part et d'autre du champ politique. Depuis l'arrêt Roe v. Wade de la Cour suprême, en 1973, la justice américaine fédérale considère que le droit d'une femme à l'avortement concerne le droit à la vie privée protégé par le XIVe amendement.

Droit fédéral[modifier | modifier le code]

L'avortement est autorisé dans tous les États, jusqu'à 2009, dans les conditions suivantes :

  • jusqu'à la fin du premier trimestre, la décision de l'avortement est laissée au jugement de la femme enceinte ;
  • au cours du second trimestre, l'État, ayant comme objectif la santé de la femme enceinte peut, éventuellement, réguler cet avortement de façon raisonnable relativement à la santé « maternelle ».

Depuis 1992, la Cour suprême a reconnu aux États les droits d'apporter des restrictions aux modalités d'avortement. 487 lois ont été adoptées pour réduire sa portée ; ainsi des notifications parentales dans 33 états. Le juge Samuel Alito préconisait même une notification à l'époux. Au fil des restrictions, mille établissements pratiquant l'avortement ont disparu en dix ans[réf. nécessaire][Quand ?] et 80 % de ceux restants font l'objet de manifestations de la part d'opposants « pro-vie ».

Financement fédéral[modifier | modifier le code]

L'usage du budget fédéral des États-Unis pour une aide financière en cas d'avortement fut vivement discuté au Congrès des États-Unis conduisant sous la présidence Carter à trois arrêts des activités gouvernementales aux États-Unis 1977 et un 1979 suite à des désaccords entre les deux chambres. Un accord est trouvé accordant le financement pour les cas d'avortement résultant d'un viol, d'un inceste ou dans le cas où la vie de la mère est en danger.

Situation dans les États fédérés[modifier | modifier le code]

Dans des États comme le Mississippi, le Nebraska, le Missouri, plus de 95 % des comtés ne compteraient plus aucune clinique pratiquant l'IVG[réf. nécessaire]. Si Roe v. Wade devait être déjugé et les États libres d'autoriser ou non l'avortement, 21 pourraient de nouveau la bannir. Certains disent que les restrictions y sont parfois déjà si élevées que la situation n'en serait guère changée dans la pratique.

La proposition d'interdire l'avortement dans le Dakota du Sud a été rejetée par les citoyens par le référendum du 7 novembre 2006[1] et celui du 4 novembre 2008[2].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Selon l'institut Guttmacher, un organisme américain spécialisé, cité par Le Monde du 1er novembre 2005 [réf. nécessaire], 1 290 000 femmes ont bénéficié d'un avortement en 2002 aux États-Unis, soit un taux proche de 5 pour mille, qui est un des plus forts des pays riches[réf. nécessaire]. 67 % d'entre eux concernent des femmes non mariées. Le nombre de femmes ayant avorté est passé de 30 % dans les années 1980 à 21 %, mais reste néanmoins un des plus forts des pays riches.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Dakota du Sud rejette l'interdiction totale de l'avortement », dans Libération du 08/11/2006, [lire en ligne] ; Bureau Audiovisuel Francophone, « Echec du référendum anti-avortement au Dakota du Sud », du 08/11/2006, [lire en ligne] ; 7 sur 7, « L'interdiction de l'avortement rejetée dans le Dakota du Sud », 08/11/2006, [lire en ligne]
  2. (en) « National ballot questions », Boston.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]