Avital Ronell

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Avital Ronell
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Philosophe Américaine

Philosophie contemporaine

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Portrait de la philosophe américaine Avital Ronell.

Naissance
École/tradition
Principaux intérêts
Idées remarquables
allotechnologie, "Being-on-drugs," biophonie, "Je suis stupide devant l'autrui," killer texts, narcoanalyse, oublittérature, "sujet suppositaire," tropium, toxicogeographie
Œuvres principales
Addict : Fixions et narcotextes
Telephone Book : Technologie, schizophrénie et langue électrique
Stupidity
Test drive : La passion de l'épreuve
Influencée par

Avital Ronell, née le 15 avril 1952 à Prague, est une philosophe et critique littéraire américaine[1]. Son œuvre, qui s'inspire de celles de Nietzsche, Heidegger, Levinas, Blanchot, Lacoue-Labarthe, Nancy, ou encore Derrida, peut être rangée dans ce qu'on appelle la French theory.

Les sujets de son travail de déconstruction sont variés : la technologie, la Guerre du Golfe, la drogue, etc. Se focalisant dans un texte sur tous les éléments qui « éloignent des promesses immédiates de transparence et de signification », elle traque ce qu'elle appelle « l'inconscient rhétorique »[2] du texte, ou « narcotexte ». En 1983, elle a écrit une des premières enquêtes critiques théorisant la crise du sida, et en 1992, une critique de la brutalité policière contre Rodney King, qualifiée par Artforum d'« essai le plus éclairant sur la TV et la vidéo jamais écrit »[3].

Professeur de littérature comparée à l'Université de New York, où elle codirige le programme transdisciplinaire du traumatisme et de la violence[4], elle est également fondatrice de la revue Qui Parle[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ronell est née à Prague de parents israéliens travaillant dans la diplomatie. Elle fut une artiste de performance avant d'entrer à l'université[6].

Elle étudia avec Jacob Taubes à l'Institut d'Herméneutique de Berlin. En 1979, elle obtint son doctorat à l'Université de Princeton en soutenant, sous la direction de Stanley Corngold, une thèse en philosophie et littérature allemandes sur l'auto-réflexion dans les œuvres de Goethe, Hölderlin et Kafka.

Elle continua ensuite ses études à Paris, où elle côtoya Jacques Derrida et Hélène Cixous. Elle rejoignit la faculté de littérature comparée à l'Université Berkeley puis celle de New York.

En 2009, le Centre Pompidou a invité Ronell à des entretiens « selon [elle] » avec divers artistes et des penseurs tels que Werner Herzog, Judith Butler, Dennis Cooper, Jean-Luc Nancy, et Suzanne Doppelt[7].

Elle a reçu la Alexander von Humboldt-Stiftung Fellowship 1981-1983, la American Cultures Fellowship en 1991, une Research Fellow Award en 1993, et l'Université de Californie President's Fellowship de 1995 à 96[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Traduits en français[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Le Blanc, RONELL Avital (1952- ) Encyclopædia Universalis
  2. Confessions, p. 249
  3. Artforum Finitude’s Score: Essays for the End of the Millenium, backmatter, University of Illinois Press, 1994, ISBN 0803289499
  4. http://complit.as.nyu.edu/object/avitalronell.html
  5. [1]
  6. Andrea Juno, "Avital Ronell, " in Re/Search: Angry Women 13, (Re/Search Publications, 1991), p. 127, ISBN 1890451053
  7. [2]
  8. [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]