Avion bombardier d'eau

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Hercules C-130 de la Garde nationale des États-Unis effectuant un largage de retardant en Californie

Un avion bombardier d'eau (ABE) est un avion utilisé pour la lutte contre les feux de forêts.

Missions des avions bombardiers d'eau[modifier | modifier le code]

L'avion bombardier d'eau A.B.E. peut larguer de l'eau, nature ou bien additionnée de « retardant », un produit coloré (rouge) qui revêt la végétation d'une pellicule ignifuge. Par météo défavorable (température ambiante élevée, vitesse du vent supérieure à 20 nœuds, teneur en eau du sol inférieure à 30 millimètres), très souvent présente en saison estivale, quelquefois dès le printemps ou prolongée en automne, les A.B.E. peuvent exercer une veille aérienne, soutes pleines, à titre préventif (on parle en France de « guet aérien armé », G.A.AR.).

En mission de G.A.AR., l'A.B.E. suit un circuit préétabli, survolant les zones à risque, pour surveiller tout signe d'apparition ou de développement d'un incendie. S'il en détecte un (flamme ou fumée, annonciateurs avec probabilité élevée d'un feu naissant), il informe sa base et il effectue un largage, dont le but est d'essayer de « tuer » le feu avant son extension. Il a donc un double rôle de détection et d'action significative à délai minimum contre les éclosions.

Durant leur parcours les avions du G.A.AR. peuvent être appelés à traiter des feux récemment établis :

  • qui auraient échappé à la vigilance d'un aéronef précédent, ou qui se seraient développés après son largage,
  • situés sur un front difficilement accessible, non encore traité par les autres A.B.E.,
  • en protection d'une zone répertoriée (lotissement, camping, centre de vacances...) ou d'une équipe au sol menacée d'encerclement par les flammes (les hommes se réfugiant dans leurs camions-citernes forestiers).

Le G.A.AR. et sa conséquence logique (abandon de l'ancienne doctrine selon laquelle les moyens aériens ne doivent être utilisés "qu'en présence de troupes au sol") ont été officiellement proposés comme nouvelle méthode de lutte contre les feux de forêt par le capitaine de vaisseau E. Cucchi, commandant le Bataillon de marins-pompiers de Marseille, dans les rapports « feux de forêt » numéro 2200 IDSIS du 03/09/1979 et numéro 3362 du 24/11/1980, adressés à M. le Préfet de la Région PACA, Préfet des Bouches du Rhône, cabinet DDSC.

Ils ont été développés et commentés dans le quotidien « Le Monde » du 29/07/86, page neuf, sous le titre « Mieux utiliser les bombardiers d'eau », ainsi que dans la « Revue générale de sécurité » aujourd'hui disparue, numéros 25 (juillet 1983), 65 (juillet 1987) et 77 (octobre 1988).

Contraintes[modifier | modifier le code]

Les avions bombardiers d'eau sont soumis à des contraintes énormes :

  • ils doivent larguer au plus près du feu, et doivent donc voler à basse altitude dans un relief souvent tourmenté (donc avec des changements de direction et d'altitude importants), avec des turbulences atmosphériques générées par l'incendie et souvent un vent fort (puisqu'on les envoie en priorité sur les feux à propagation rapide, donc avec un vent important) ;
  • le largage provoque des contraintes importantes.

Les ABE sont donc soumis à des difficultés de pilotage et à contraintes énormes, ce qui explique la fréquence des accidents, et notamment de ruptures en vol (en particulier rupture par fatigue).

Modèles d'avions bombardiers d'eau[modifier | modifier le code]

Avions de la California Air National Guard montrant leurs capacités de lutte contre l'incendie.

Les premiers bombardiers d'eau ont été les Catalina (surnom anglais) ; ces appareils étaient au départ des hydravions bombardiers-patrouilleurs militaires créés au milieu des années 1930, pour la lutte anti-sous-marine, les patrouilles côtières et le sauvetage maritime. Produits par le constructeur Consolidated, puis Convair (surnom canadien : Canso), certains d'entre eux furent transformés en bombardiers d'eau après la Seconde Guerre mondiale. Puis, la société Canadian Vickers (en) les reconditionna en modèle 28-5 (devenu Canadair), relancé pour servir la RCAF puis pour cet usage spécifique. De fait ils ont été les précurseurs du Canadair CL-215.

Les ABE les plus connus sont ceux de la marque Canadair (constructeur Bombardier), souvent surnommés « pélican » en raison de leur forme. Ce sont des hydravions qui remplissent leurs soutes en vol rasant sur les plans d'eau. Deux modèles sont en service, le CL-215 puis le CL-415 ; le CL-415 emporte 6 100 litres.

Modèles d'avions bombardiers d'eau[modifier | modifier le code]

Un canadair du modèle Canadair CL-415 en mission
Tracker S2F larguant un retardant sur le Camp des Garrigues en 2006
DASH 8 Feu Camp des Garrigues 2006 Gérard JOYON JPG


Constructeur et modèle Pays d’origine Capacité (L) Appareils produits Appareils en service
Air Tractor AT-802F États-Unis 3 050 L (maximum)
AN-32P « Firekiller » Ukraine 8 000 L
BAe 146 Royaume-Uni 11 000 L 1 (en 2012[1]) 1
Beriev Be-200 Russie 11 800 L
Bombardier Q-400 MR (ou Dash 8) Canada 9 800 L
Canadair CL-215 Canada 4 900 L 127 64 (en 2011)[2]
Canadair CL-415 Canada 6 140 L 79[2] (fab. en cours)
Consolidated PBY Catalina États-Unis 3 800 L (5 700 L pour le Super model) 0
Douglas DC-4 États-Unis 0
Douglas DC-6 États-Unis 12 000 L
Douglas DC-7 États-Unis 11 000 L
Evergreen 747 Supertanker États-Unis 78 000 L 1 (démonstrateur) 1
Fokker F27 Pays-Bas 6 800 L
Grumman S-2 Tracker États-Unis 4 500 L
Iliouchine Il-76 « Desastres » Russie 43 230 L
Lockheed C-130 Hercules États-Unis 13 627 L
Lockheed P-2 Neptune États-Unis 8 940 L
Lockheed P-3 Orion États-Unis 11 000 L 8 (États-Unis)
Martin Mars États-Unis 27 000 L 7 2 (Canada)
McDonnell Douglas DC-10 « Air Tanker » États-Unis 45 000 L 2 (+8 en projet) 2 (États-Unis)
PZL-Mielec M-18 Dromader Pologne 2 200 L
Tracker S-2FT États-Unis 3 409 L

Projets[modifier | modifier le code]

Le Beriev Be-200, construit par la société Russe Beriev et motorisé par des réacteurs Progress marinisés (résistants à l'exposition à l'eau de mer), pourrait emporter 12 tonnes d'eau en transitant entre 550 et 610 km/h. Le "ministère des situations d'urgence" russe utilise déjà cet appareil avec succès, qui a été évalué sur la base de la sécurité civile Française à Marignane durant l'été 2011.

L'avion militaire Airbus A400M pourrait être modifié pour devenir un bombardier d'eau, comme cela a été réalisé sur le Hercules C130.

Beaucoup plus léger, l'Air Tractor AT-1002 est en cours de test depuis novembre 2009. Sa capacité d'emport serait de 4 012 L[3].

Enfin, certains constructeurs travaillent sur un ULM bombardier d'eau (UBE), d'une capacité d'environ 250 litres.

En France[modifier | modifier le code]

En France, la base des ABE est l'Aéroport de Marseille Provence-Marignane (code IATA : MRS).
La sécurité civile en 2012 dispose de 23 avions bombardiers d'eau, représentant une capacité de 119 300 litres.

Appareils utilisés[modifier | modifier le code]

En juin 2012, la flotte comprend 12 Canadair, 9 Tracker et 2 Dash 8 piloté par 88 pilotes.

Liste à compléter et préciser des appareils utilisés par la Sécurité civile française, avec immatriculations et numéros de série

Consolidated PBY Catalina/Canso[modifier | modifier le code]

C'est le premier bombardier d'eau qui fut utilisé en France. Leur indicatif était « Pélican » suivi d'une couleur. Ces avions étaient du type PBY-5A, à l'exception de Vert et Jaune qui étaient des PBY-6A ; ces derniers, bien que plus modernes, furent jugés instables à l'hydroplanage et donc interdits d'écopage, perdant dès lors beaucoup d'intérêt. Les appareils CVxxx ont été construits au Canada (ils s'appelaient alors Canso et non Catalina).

Les appareils Blanc et Rouge sont entrés en service en 1963, suivis de Vert et Jaune en 1964.

PBY-5A
  • Pélican blanc : no 1684, F-ZBAQ, entré en service en 1963, perdu sur l'étang de Berre le 8 août 1967.
  • Pélican rouge :
    • n° CV449, immatriculé F-ZBAR, entré en service en 1963, abîmé le 4 juillet 1964 à la suite d'une fausse manœuvre et non réparable.
    • n° CV249, loué pour la saison 19661967 et immatriculé F-ZBAR, puis re-loué en 19681969 et immatriculé F-ZBBC
  • Pélican Gris :
    • n° CV281, loué en 19661967 sous l'immatriculation F-ZBAX
    • no 1640, loué en 1968, F-ZBBE
  • Pélican Bleu : n° CV283, loué en 19661967, F-ZBAY, puis loué en 19681969, F-ZBBD
  • Pélican Noir : BuA 64064 (Modèle 28-5, en fait une cellule de PBY-6 avec une queue de PBY-5A), appareil loué en 19661967, F-ZBAZ, puis acheté fin 1967 et démobilisé en 1976.
PBY-6A
  • Pélican Vert : BuA 64017, F-ZBAV, entré en service en 1964, posé sur le ventre le 4 août 1964 à la suite d'une panne d'alimentation en essence et réparé, démobilisé en 1974.
  • Pélican Jaune : BuA 64097,F-ZBAW, entré en service en 1964, démobilisé en 1975.

Canadair CL-215[modifier | modifier le code]

La France a acheté une quinzaine de CL-215 pour remplacer les Catalina et Canso. Les indicatifs étaient liés à leur numéro de série :

par exemple, le n° 1001 a reçu l'indicatif « Pélican 01 » et le n° 1023, « Pélican 23 ».

Les appareils 21, 22, 23 et 24 sont entrés en service en 1969 ; les 05 et 25 à 29 en 1970 ; le 19 en 1971, le 01 en 1972, le 40 en 1974, le 46 en 1975 et le 47 en 1976.

Sauf mention contraire, ces appareils ont été démobilisés en 1996.

  • Pélican 01 : F-ZBBR, perdu dans les Bouches-du-Rhône le 4 août 1983.
  • Pélican 05 : F-ZBBE
  • Pélican 19 : F-ZBBM, perdu en Corse le 25 juillet 1973.
  • Pélican 21 : F-ZBAR, cet appareil est actuellement au musée de Spire (Allemagne, Speyer en allemand).
  • Pélican 22 : F-ZBAX, perdu en Corse le 4 juillet 1970.
  • Pélican 23 : F-ZBAY
  • Pélican 24 : F-ZBDD, équipé de rampes antipollution il est immatriculé en F-ZBDD avec les appareils de la sûreté de l'État (qui a certainement participé à l'équipement des rampes).
  • Pélican 25 : F-ZBBG, perdu en mer le 3 septembre 1971.
  • Pélican 26 : F-ZBBH, cet appareil est actuellement au musée de Sinsheim (Allemagne).
  • Pélican 27 : F-ZBBI
  • Pélican 28 : F-ZBBJ
  • Pélican 29 : F-ZBBD
  • Pélican 40 : F-ZBBT, cet appareil est au musée de l'Ontario, réimmatriculé CF-GVM.
  • Pélican 46 : F-ZBBV, cet appareil est exposé sur la place de Saint-Victoret.
  • Pélican 47 : F-ZBBW, cet appareil est au CAEA.
  • Pélican 49 : C-GUKM, cet appareil a été loué saison 1981 mais non acquis.

Douglas DC-6B[modifier | modifier le code]

Douglas DC-6 aux couleurs d'UTA

Cinq DC-6B gros porteurs (12 tonnes) ont été utilisés. Ils sont entrés en service en 1980 et ont été démobilisés en 1990.

  • Pélican 61 : no 44898/674, F-ZBAC revendu N4390F
  • Pélican 62 : no 45066/696, F-ZBAD revendu N4390X
  • Pélican 63 : no 43834/373, F-ZBAE, perdu dans l'Aude le 22 avril 1985
  • Pélican 64 : no 45219/815, F-ZBBU, entré en service en 1982, perdu dans les Pyrénées-Orientales le 19 juillet 1986
  • Pélican 65 : no 45498/1005, F-ZBAP, entré en service en 1986, démobilisé en 1988, C-FIZZ

Grumman S2F Tracker / Conair Firecat[modifier | modifier le code]

Ces appareils ont été utilisés à partir de 1982. Initialement construits comme avions de lutte anti-sous-marine par Grumman sous le nom de S2F Tracker, ils ont été transformés en bombardiers d'eau par la société canadienne Conair Aviation (en) et sont devenus des Firecat. D'une capacité de 3 400 L, ils sont généralement pilotés par un seul pilote, bien qu'un copilote ou un observateur (pompier) puissent également être présents.

Les appareils acquis après 1988 étaient des Turbo-Firecat (ou Turbo-Tracker), équipés de turbopropulseurs en lieu et place des précédents moteurs à pistons. Les appareils précédents ont été convertis en Turbo-Firecat entre 1989 et 1995, changeant parfois d'indicatif. Seul le Tracker T2 n'a pas été converti ; il a conservé sa motorisation originelle jusqu'à sa vente par le service des domaines le 30 novembre 2006.

  • Firecat Tracker T1 : no 008, F-ZBAZ, entré en service en 1982, converti en 1995
    → Turbofirecat Tracker 01 : accidenté au décollage à Marignane le 10 septembre 1998, et reconstruit en 2000.
  • Firecat Tracker T2 : no 009, F-ZBAU, 1982 (réformé fin septembre 2006, vendu le 30 novembre à la ville de Saint-Victoret, déjà propriétaire de Pélican 46).
  • Firecat Tracker T3 : no 010, F-ZBAT, 1982, perdu en Corse le 23 septembre 1990.
  • Firecat Tracker T4 : no 013, F-ZBEG, 1983, perdu dans les Alpes-Maritimes le 18 juin 1989.
  • Firecat Tracker T5 : no 014, F-ZBEH, 1983, démobilisé en 1989, Conair C-FEFK.
  • Firecat Tracker T6 : no 015, F-ZBEI, 1983, perdu dans les Bouches-du-Rhône le 20 août 1985.
  • Firecat Tracker T7 : no 017, F-ZBEY, 1984, converti en 1996
    → Turbofirecat Tracker 07.
  • Firecat Tracker T8 : no 018, F-ZBEZ, 1984, perdu dans les Bouches-du-Rhône le 13 juin 1987.
  • Firecat Tracker T9 : no 021, F-ZBEX, 1985. Le 24 janvier 1988, Cet appareil percuta une ligne à haute tension en Corse en 2003, un câble de celle-ci « tronçonna » à moitié le fuselage et abîma les moteurs, mais l'avion arriva à se traîner jusqu'au terrain de Bastia et put être réparé. Converti en 1996
    → Turbofirecat Tracker 24 : F-ZBMA depuis 2000.
  • Firecat Tracker 10 : no 024, F-ZBBL, 1986, converti en 1990
    → Turbofirecat Tracker 19 perdu sur feu durant l'été 2005.
  • Firecat Tracker 11 : no 025, F-ZBEW, 1987, converti en 1993
    → Turbofirecat Tracker 11
  • Firecat Tracker 12 : no 026, F-ZBDA, 1987, converti en 1991
    → Turbofirecat Tracker 21, puis rebaptisé en 1993
    → Turbofirecat Tracker 12 : F-ZBAP, pour éviter la confusion avec Pélican 21.
  • Firecat Tracker 14 : no 027, F-ZBAA, 1987, converti en 1993
    → Turbofirecat Tracker 22.
  • Firecat Tracker 15 : no 028, F-ZBET, 1987, converti en 1989
    → Turbofirecat Tracker 15 : posé sur le ventre à Cannes le 11 septembre 2001 et réparé.
  • Turbofirecat Tracker 16 : no 020, F-ZWVK, F-ZBFO, 1988, perdu en Corse le 25 août 1996.
  • Turbofirecat Tracker 17 : no 032, F-ZBFE, 1989, perdu en Ardèche le 20 août 2005.
  • Turbofirecat Tracker 18 : no 033, F-ZBFI, 1990, détruit le 19 juin 1996 dans un incendie au sol, à la suite d'un court-circuit électrique.
  • Turbofirecat Tracker 19 : no 024, F-ZBBL, ex-Tracker 10, perdu dans le Var le 19 juillet 2005.
  • Turbofirecat Tracker 20 : no 035, F-ZBEH, 1991 (remplaçant du T5)
  • Turbofirecat Tracker 21 : no 026, F-ZBDA[4], ex- et futur Tracker 12.
  • Turbofirecat Tracker 22 : no 027, F-ZBAA, ex Tracker 14.
  • Turbofirecat Tracker 23 : no 036, F-ZBCZ, ex Tracker 77.
  • Turbofirecat Tracker 24 : no 021, F-ZBMA, ex-Tracker T9 stocké en attente chez Conair 19952000.
  • Turbofirecat Tracker 77 : no 036, F-ZBCA, 1996 (remplaçant du 18), devenu Tracker 23 en 1997.

BAE 748-2[modifier | modifier le code]

La société Macavia proposait un BAé 748 équipé d'une soute ventrale de 2 000 gallons US (7 600 litres). Il en fut loué un (un seul modifié) pour tests en 1987, puis de 1988 à 1990. Cet exemplaire unique en France est donc resté sous registre britannique et n'a jamais été immatriculé en Fox-Zoulou (F-Zxxx). Il semble que cet appareil ait été abandonné sur l'aéroport de Châteauroux - Déols, à la suite du manque de fiabilité du système d'ouverture des soutes. La cellule (propriétaire anglais) était détruite par un ferrailleur en juin 1998, le kit appartenant à Macavia est toujours à Châteauroux.

  • Pélican 48, G-BNJK, no 1594

Fokker F-27-600[modifier | modifier le code]

Les Fokker 27 ont été utilisés dans la surveillance et l'attaque immédiate (en parallèle des plus petits Firecat) depuis 1988 et jusqu'en 2004. Il s'agit d'un avion de transport léger, converti par la société canadienne Conair (en) sous le nom de FireFighter. Ils sont remplacés par le Dash-8.

  • Pélican 71, F-ZBFF, no 003/F10432, entré en service en 1990.
  • Pélican 72, F-ZBFG, no 002/F10440, entré en service en 1988.
  • indicatif 27 (Conair 627), no 001/F10473 C-GSFS (loué au Canada), perdu le 4 septembre 1989 à Laval-Pradel.
  • indicatif 28 (Conair 628), no 002/F10440 C-FBDY (loué au Canada), deviendra Pélican 72.

Les indicatifs visibles sur les dérives des appareils étaient 27 (crash en 1989) et 28. D'abord appelés Pélican 627 et Pélican 628 — propriétaire Conair où dans leur pays les codes feux ont trois chiffres, même le Québec s'est plié à cette règle) — on leur attribue un code définitif : Pélican 71 (nom F-ZBFF Conair 003) et Pélican 72, et donc une nouvelle numérotation à l'arrière : 71 et 72.

Bombardier Canadair CL-415[modifier | modifier le code]

À la suite de la fusion en 1987 de Canadair et Bombardier, ces appareils sont connus comme Canadair CL-415, Bombardier 415, et toute combinaison imaginable des termes précédents.

Il s'agit d'un nouvel appareil, conçu comme une profonde évolution du Canadair CL-215T (version à turbopropulseurs du CL-215). L'avionique a été entièrement revue, des écrans cathodiques remplaçant les vieux cadrans à aiguilles. De l'extérieur, il n'est pas évident de voir la différence avec un 215T, mais le 415 emporte une plus grande charge (6 300 litres contre 5 500).

Pélicans 36, 37 et 44 écopant dans le golfe de la Revellata (Calvi) le 31-07-2005
  • Pélican 31 : no 2002, F-ZBFP, 1995.
  • Pélican 32 : no 2001, F-ZBFS, 1995.
  • Pélican 33 : no 2006, F-ZBFN, 1995.
  • Pélican 34 : no 2007, F-ZBFX, 1995.
  • Pélican 35 : no 2010, F-ZBFY, 1996.
  • Pélican 36 : no 2011, F-ZBEO, 1995, perdu à Calvi Corse le 1er août 2005.
  • Pélican 37 : no 2013, F-ZBFV, 1995.
  • Pélican 38 : no 2014, F-ZBFW, 1995.
  • Pélican 39 : no 2015, F-ZBEG, 1995.
  • Pélican 40 est l'indicatif d'un CL-215.
  • Pélican 41 : no 2018, F-ZBEZ, 1996, perdu sur le lac de Sainte-Croix, Var, le 8 mars 2004.
  • Pélican 42 : no 2024, F-ZBEU, 1997.
  • Pélican 43 : no 2025, F-ZBFQ, 1996, perdu en mer, La Ciotat (Bouches-du-Rhône) le 17 novembre 1997.
  • Pélican 44 : no 2057, F-ZBME, 2007. Loué en 2004-2005 (immatriculation canadienne C-GILN, sous livrée grise jusqu'en 2005) pour remplacer Pélican 41, il a été acheté l'année suivante.
  • Pélican 45 : no 2063, F-ZBMF, arrivée février 2006 directement du Canada pour remplacer Pélican 36.
  • Pélican 46 et Pélican 47 étaient les indicatifs de deux CL-215.
  • Pélican 48 : no 2065, F-ZBMG, 2007 (remplaçant Tracker 17 et Tracker 19 perdus en 2005 et permettant au secteur Canadair de retrouver un effectif de 12 appareils pour la première fois depuis la perte de Pélican 43).

Lockheed C-130 Hercules[modifier | modifier le code]

Après le retrait des Douglas DC-6B, la France a loué des Lockheed C-130A équipés pour le bombardement d'eau.

  • Pélican 81 : no 3148, immatriculation américaine N135FF, 19901995
    • puis no 3018, N117TG, 1996
  • Pélican 82 : no 3138, N131FF, 19911995

À la suite du crash de Pélican 82, les locations n'ont pas été reconduites et un projet d'achat de C-130 a été annulé.

De Havilland Canada DHC-8 Q-400 MR « Dash 8 »[modifier | modifier le code]

Le Dash 8 a été choisi en 2005, de préférence au Beriev 200, pour remplacer les Fokker 27. C'est un avion de transport terrestre, équipé d'une soute de 10 000 litres. Ce choix a été critiqué en raison de sa limitation à 2 G en ressource, contre 3,25 pour les autres appareils de la Sécurité civile.

Il y a actuellement deux Dash-8 en service, immatriculés F-ZBMC et F-ZBMD. Ils portent l'indicatif « Milan 73 » et « Milan 74 », prenant ainsi la suite des F-27 « Pélican 71 » et « Pélican 72 ».

Accidents[modifier | modifier le code]

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  • 4 juillet 1964 : PBY-5A Catalina F-ZBAR n°CV449 W/O (Pélican Rouge), à Donzerre/Pierrelatte, victimes : Rambaud, Février, Lopez ; ouverture de trappe de train à l’écopage, avion détruit au levage.
  • 6 août 1967 : Mil MI 6P CCCP06174, à Gignac-la-Nerthe, victimes : équipage russe décédé, Sandoz décédé ; crash par perte de sustentation sur feu de forêt.
  • 8 novembre 1967 : PBY-5A Catalina F-ZBAQ no 1684 W/O (Pélican Blanc) sur l'étang de Vaïne/Berre, victimes : Hamet, Humbert décédé, Gay, Dupuy ; marsouinage à l’écopage, avion détruit.
  • 1er août 1969 : PBY-5A Catalina F-ZBAZ no 64064 (Pélican Noir), au Col d'Ensués, victimes : Levaillant, Poupard ; heurte un véhicule pompier au largage sur feu de forêt.
  • 4 juillet 1970 : Canadair CL 215 F-ZBAX no 1022 W/O (Pélican 22), à Calasima, Corse, victimes : Faugeron décédé, Carcasses décédé, François Mosali (pompier) décédé ; heurte un arbre sur feu de forêt.
  • 3 août 1971 : Canadair CL 215 F-ZBBG no 1025 W/O (Pélican 25), Golfe de Sagone, Corse, victimes : Patillaud, Lebel J.  ; Marsouinage à l’écopage, l’appareil a coulé.
  • 25 juillet 1973 : Canadair CL 215 F-ZBBM no 1019 W/O (Pélican 19), Vignale, Corse, victimes : Mougin décédé, Fossier décédé ; collision avec une ligne haute tension.
  • 16 août 1978 : Piper PA 31 Navajo F-ZBAA no 197 W/O (B.66), plateau d'Aix les Milles, victimes : Rollet, Bertrand ; lors d'un exercice, panne de moteurs, avion détruit.
  • 16 juin 1982 : Conair S2F-1 Firecat F-ZBAU n°DH32, Marignane, victimes : Delaunay, Gaby ; affaissement du train au décollage, avion réparé
  • 4 août 1983 : Canadair CL 215 F-ZBBR no 1001 W/O (Pélican 01), Pointe rouge Marseille Veyre, victimes : Kohler décédé, Bérujeau décédé ; collision avec les arbres sur feu de forêt.
  • 22 avril 1985 : Douglas DC-6B F-ZBAE no 43834 W/O (Pélican 63), Fitou/Perpignan, victimes : Rambaud décédé, Dedebant décédé, Blanchard décédé, passagers décédés ; collision avec le sol en liaison pélicandrôme.
  • 20 août 1985 : Conair S2F-1 Firecat F-ZBEI no 015 W/O (T. 06), Saint-Victoret, victimes : Brousse décédé, Daussin décédé ; panne carburant sur feu de forêt.
  • 19 juillet 1986 : Douglas DC-6B F-ZBBU no 45219 W/O (Pélican 64), Col du Perthus, victimes : Davenet décédé, Ogier décédé, Denard décédé, Lebel décédé ; collision avec le sol dans les rabattants, sur feu de forêt.
  • 13 juin 1987 : Conair S2F-1 Firecat F-ZBEZ no 018 W/O (T.08), La Roque-d'Anthéron, victimes : Favalelli décédé ; collision avec les arbres en exercice incendie
  • 24 janvier 1988 : Conair S2F-1 Firecat no 9 W/O, Bastia, victimes : Foyer M., Le Flanchec

C. ; accroche une ligne haute tension, avion réparé puis T9 > T24

  • 18 juin 1989 : Conair S2F-1 Firecat F-ZBEG no 013 W/O (T. 04), Saint-Martin-Vésubie, victimes : Lallemand décédé ; collision avec le sol en RAV.
  • 4 septembre 1989 : Fokker F-27 C-GSFS no 001 W/O (Pélican 27), La Grand-Combe/Gard, victimes : Nogier décédé, Boulton (canadien) décédé ; décrochage sur feu de forêt.
  • 24 septembre 1990 : Conair S2F-1 Firecat F-ZBAT no 010 W/O (T.03), Calenzana, Corse, victime : Gallet décédé ; avarie mécanique sur feu de forêt.
  • 17 juillet 1994 : Beech C90 King Air F-ZBBF n°LJ518 (Bengal 97), Ajaccio Campo Dell'Oro, Corse, victimes : Igor Daïc (Pilote) décédé, Lieutenant pompier Expedith Faustin (investigateur) décédé ; panne moteur au décollage. Avion détruit. À noter trois personnes tuées sur la plage du crash située en bout de piste.
  • 16 juin 1996 : Conair S-2T Turbo Firecat F-ZBFI no 033 W/O (T.18), Marignane, victime : Baudu ; brûle au sol.
  • 5 août 1996 : Conair S-2T Turbo Firecat F-ZBFO no 020 W/O (T.16), Corscia, Corse, victime : Jean-Marc Aubouy (Pilote) décédé ; collision avec le sol sur feu de forêt.
  • 17 novembre 1997 : Canadair CL 415 F-ZBFQ no 2025 W/O (Pélican 43), La Ciotat, victimes : Renoult, Duchemin décédé ; trappes ouvertes à l’écopage, avion détruit.
  • 19 septembre 1998 : Conair S-2T TurboFirecat F-ZBAZ n°DH-57 (T.01), Marignane, Alain Huet, pilote indemne ; avarie au décollage, l'appareil revolera en mai 2001.
  • 1er août 1999 : Canadair CL 415 F-ZBFN, Corse, victime : Bernard Colin ; accroche un arbre, appareil en réparation.
  • 6 septembre 2000 : Lockheed C-130A Hercules N116TG no 1A-3086 W/O (Pélican 82), Ardèche, victimes : Hobart Ted, Meyer Joe, Willans Paul décédé, Trinqué Paul décédé ; s'écrase en cours d'extinction sur un feu.
  • 17 août 2003 : Conair S2-T Turbo-Firecat F-ZBCZ no 036 (T. 23), Corse, victime : pilote indemne ; accroche des lignes à haute tension
  • 8 mars 2004 : Canadair CL 415 F-ZBEZ (Pélican 41) Serial 2018, Les Salles-sur-Verdon/Lac de Sainte-Croix, victimes : Jean Beauvais (Pilote instructeur) et Jean-Pierre Laty (Copilote en formation) décédés, David Tarditi (second copilote en formation) indemne; Phase de vol : entraînement écopage - Avion détruit.
  • 26 août 2004 : Erickson AirCrane S-64E N248AC no 64-066 W/O (731), Ventiseri, Haute-Corse, lieu-dit Vix, Walchucq Kerry décédé, Pierrard Jacques décédé ; extinction feu.
  • 19 juillet 2005 : Conair S-2T TurboFirecat F-ZBBL no 624/024 W/O (T.19), Taradeau, Var, victimes : Calamia P. indemne ; crash au largage sur feu.
  • 1er août 2005 : Canadair CL 415 F-ZBEO (Pélican 36) Serial 2011, Calenzana, Haute-Corse, Équipage: Ludovic Piasentin (Pilote) et Jean-Louis Debenedict (Copilote) décédés.
    Il semble que l'avion se soit brisé en vol au niveau de la queue de l'appareil ; tous les CL-415 restent cloués au sol par précaution jusqu'au 11 août, après que les inspections préventives et les premiers éléments de l'enquête ont écarté un problème sur les autres appareils
  • 14 août 2005 : Ayres Corp. S2R Trushmaster F-GFTK no 2518-R W/O (Morane 11), Serignan, Hérault, victime : pilote néerlandais (société Midair) décédé ; sur feu, s’abîme en mer.
  • 20 août 2005 : Conair S-2T TurboFirecat F-ZBFE no 656 /032 W/O (T.17), Valgorge, Ardèche, victimes : Huillier R. décédé, Pouzoulet A. décédé ; crash sur feu, après largage.

  • 1967 : (deux)un mort(s) le 8 août sur l'étang de Berre, avec le Catalina « Pélican blanc »
  • 1970 : deux morts le 4 juillet en Corse, CL-215 « pélican 22 »
  • 1986 : quatre morts, dont : 19 juillet, le DC-6B « pélican 64 » tombé dans les Pyrénées-Orientales.
  • 1989 : le 18 juin, le Tracker 04 s'écrase près de Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes) lors d'un vol de surveillance, un mort
    4 septembre, un Fokker 27 no 27 s'écrase près de La Grand-Combe (Gard), deux morts (équipage Canadiens)
  • 1990 : 25 septembre, le Tracker 03 est plaqué contre la montagne par le vent à Balagne (Haute-Corse) un mort
  • 1996 : 25 août, le Tracker 16 s'écrase en Corse après son largage, un mort
  • 1997 : 17 novembre, le CL-415 « pélican 43 » s'écrase à l'amerrissage dans la baie de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) à cause d'un problème de fermeture des trappes de largage, un mort et un blessé
  • 2000 : le 6 septembre, le C-130 « pélican 82 » (appareil loué avec son équipage américain) s'écrase en Ardèche, deux morts et deux blessés
  • 2005
    • 19 juillet : le Tracker 19, aveuglé par un panache de fumées, percute les arbres et s'écrase sur la commune de Taradeau, au sud-ouest de Draguignan (Var) ; trois Canadairs effectuent un largage pour éviter l'incendie de l'avion ; le pilote en sort miraculeusement indemne.
    • 14 août : un Trush commander de la société Midair s'écrase en mer alors qu'il débutait son approche pour son huitième largage de la journée sur l'incendie de Sérignan-Plage (Hérault) ; un mort
    • 20 août : le Tracker 17 s'écrase, tuant ses deux pilotes pendant une intervention contre un feu de forêt sur la commune de Valgorge en Ardèche.

En Espagne[modifier | modifier le code]

Accidents[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Marsaly, « La mission impossible des pompiers du ciel américains », Air & Cosmos, no 2322 S,‎ 20 juillet 2012
  2. a et b (en)« Bombardier Sells Four Bombardier 415 Amphibious Firefighting Aircraft to an Undisclosed Customer », Bombardier,‎ 28 mars 2011 (consulté le 10 septembre 2012)
  3. (en)« Air Tractor AT-1002 Debuts At 2009 NAAA Convention », Air Tractor,‎ 9 février 2010 (consulté le 10 septembre 2012)
  4. F-ZBDA réservé à la sureté de l'État (Police) et F-ZBCA ex DC7 AMOR et AWACS réservé au porteur de radars)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Pompiers du Ciel, DVD documentaire de Alain Maire, Viva Productions/Altipresse, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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