Avertisseur de radar

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Un avertisseur de radar routier est un système légal dans certains pays (mais non en France) qui avertit l’automobiliste lorsqu’il s'approche d’une zone où se situe un radar fixe automatisé. Il ne doit pas être confondu avec un détecteur de radar routier, qui décèle un radar, fixe ou mobile. Ils peuvent être sous forme d'un boîtier (Inforad, Avertinoo, Coyote et Wikango) ou alors sous forme d'une application mobile (Inforad, Waze, "ICoyote" de Coyote, "Wikango HD" de Wikango, Eklaireur, ABE et d'autres encore).

En France, il est strictement interdit d'utiliser des systèmes capables de brouiller le fonctionnement des radars (antiradars), d'en repérer par eux-mêmes leur présence (détecteur de radar routier), ou encore récemment avertir leur position (avertisseur de radar routier) car les autorités veulent garder confidentiel l'emplacement de certains d'entre eux (radars mobiles et radars embusqués). Pour rester légaux, certains avertisseurs de radar peuvent être remplacés par des assistants d'aide à la conduite.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Leur fonctionnement est simple : il suffit de télécharger sur Internet ou sur CD-Rom la liste publique des radars et des lieux de contrôles établie par les autorités de police avec leurs coordonnées GPS et de la charger dans l'appareil. À chaque déplacement, celui-ci compare en permanence le positionnement du véhicule grâce au GPS avec les zones à risques comportant un radar fixe ou d'une zone de contrôle par radar mobile. Un avertissement sonore ou lumineux est émis à l'approche d'un radar.

Différents systèmes[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs catégories d'assistants d'aide à la conduite[1]. On peut en définir comme suit:

Les "boîtiers"[modifier | modifier le code]

Ils sont en général composés d'un récepteur GPS pour la géolocalisation et la vitesse et d'une base de données, pour l'emplacement des radars automatiques et la cartographie.[réf. souhaitée] Pour l'instant, seules 4 marques leaders sur le marché proposent des boîtiers : Wikango, Coyote, Inforad et Avertinoo.

Les "boîtiers" communicants[modifier | modifier le code]

Certains avertisseurs de radar sont dits communicants. Ils ont pour particularité la possibilité de signaler des radars mobiles au reste de la "communauté" (ensemble des utilisateurs partageant les mêmes positions des radars mobiles) dans un but de solidarité entre utilisateurs. Une personne (un "éclaireur") peut signaler un radar mobile. Les avertisseurs de radar des personnes derrière (les "suiveurs") avertiront les conducteurs de ce radar. Pour l'instant, seules 4 marques proposent des boîtiers communicants : Wikango, Coyote, Inforad et Avertinoo. Elles ont chacune leur propre communauté.

Les "applications" mobiles[modifier | modifier le code]

Généralement installées sur des smartphone (anciennement sur de simples téléphones mobiles), les applications sont beaucoup plus diverses. Les plus utilisées sont "Icoyote", "Wikango HD", "Avertinoo", "Inforad" et "Waze" --les 4 premiers partageant la même communauté que les boîtiers communicants homonymes-- ABE, MobbyWay et Eklaireur. Il en existe beaucoup d'autres qui sont moins connues/utilisées. La majorité sont communicantes via les réseaux de téléphonie mobile (sur le même principe que les boîtiers), d'autres non.

FoxyTag[modifier | modifier le code]

Article détaillé : FoxyTag.

Un projet académique nommé FoxyTag propose une solution collaborative pour remplir une base de données à l'aide de son téléphone mobile.

Les "embarqués"[modifier | modifier le code]

Ce sont des boitiers intégrés dans la voiture. Certains peuvent aussi être communicants. Les "embarqués" sont rares mais peuvent avoir l'avantage de marcher même dans les tunnels car ils peuvent ne pas avoir de récepteurs GPS, étant directement liés au compteur.

Loi et avertisseurs de radar[modifier | modifier le code]

Interdiction des avertisseurs en France[modifier | modifier le code]

Loi[modifier | modifier le code]

Une décision du comité interministériel de la sécurité routière du 11 mai 2011[2] annonçait que les avertisseurs de radar, ainsi que tous les systèmes permettant de géolocaliser les dispositifs de contrôles de la police, sont considérés comme illégaux. Cette situation fait face aux chiffres du nombre de tués sur les routes durant l'année 2011[3].

Cette interdiction de détention et d'usage a été intégrée à l'article R413-15 du Code de la Route le 3 janvier 2012[4]

Remise en question[modifier | modifier le code]

On peut cependant remettre en question l'utilité de cette loi :

  • La loi est faite pour interdire l'utilisation et la vente, pas la "distribution gratuite" : on en trouve toujours en distribution (boutiques d'applications en ligne).
  • La police ne peut, pendant un contrôle, vérifier le contenu des appareils électroniques (respect de la vie privée)[5]. Les douaniers le peuvent.
  • Le 15 février 2013, le ministre de l'Intérieur a décidé la mise en place systématique d'un panneau d'annonce devant tous les nouveaux radars vitesse fixes[6].

Sanctions en cas de détention d'un avertisseur de radar[modifier | modifier le code]

L'article R413-15[4] du code de la route considère que la vente, la détention, l'utilisation, l'adaptation ou le transport de tout appareil permettant notamment la détection ou l'avertissement de la position des radars destinés au contrôle de vitesse comme une infraction de cinquième classe (il prévoit 1 500 euros d'amende, une suspension du permis pouvant aller jusqu'à trois ans, le retrait de six points sur le permis, la saisie du matériel, voire du véhicule).

Assistant d'aide à la conduite[modifier | modifier le code]

Certains avertisseurs de radars ont pu être mis à jour en tant qu'assistants d'aide à la conduite, qui restent entièrement légaux. Ces assistants ne signalent plus les radars en tant que tels mais des zones dangereuses (qui peuvent contenir des radars), avec une précision bien moindre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.nf469.com/
  2. « Comité interministériel de la sécurité routière », sur Le site gouvernemental de la Sécurité Routière,‎ 2011 (consulté le 11 mai 2011)
  3. « Sécurité routière: Les avertisseurs et les panneaux indiquant la présence de radars supprimés », sur 20 minutes,‎ 2011 (consulté le 11 mai 2011)
  4. a et b « Article R413-15 du Code de la Route », sur Legifrance,‎ 2012 (consulté le 31 janvier 2012)
  5. [1] Article publié le 3 janvier 2012 sur le site presse-citron.net
  6. [2] Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, annonce le rétablissement des panneaux signalant les radars fixes