Availles-en-Châtellerault

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Availles-en-Châtellerault
Image illustrative de l'article Availles-en-Châtellerault
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Canton de Vouneuil-sur-Vienne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
François Arnault
2014-2020
Code postal 86530
Code commune 86014
Démographie
Gentilé Availlais
Population
municipale
1 627 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 45′ 20″ N 0° 34′ 48″ E / 46.7555555556, 0.5846° 45′ 20″ Nord 0° 34′ 48″ Est / 46.7555555556, 0.58  
Altitude Min. 47 m – Max. 135 m
Superficie 15,46 km2
Localisation

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Availles-en-Châtellerault est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Availlais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La région d'Availles-en-Châtellerault présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[2] :

  • de calcaires (pour 41 %) dans les vallées et les terrasses alluviales ;
  • de champagnes ou aubues (sol gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaire) (pour 49 %) sur les collines ;
  • de Bornais (pour 10 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou.

En 2006, 72 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 23 % par des forêts et des milieux semi-naturels, 1 % de surfaces aquatiques et 5 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 320 ha soit 21 % du territoire communal[4].

La commune est traversée par 4 km de cours d'eau, avec comme rivières principales la Vienne et l'Ozon pour une longueur identique de 2 km. Elles subissent une forte dégradation de leurs eaux et des écosystèmes aquatiques qui y sont liés. Au déficit récurrent s’ajoute une problématique qualité, avec les pollutions engendrées par diverses activités humaines (agricoles et urbaines).

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacky Peltier    
mars 2008   François Arnault[6]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 627 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552 430 540 769 791 739 771 766 756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
738 794 765 680 693 700 714 682 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709 663 665 592 618 605 606 648 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
685 680 902 1 066 1 175 1 226 1 365 1 459 1 581
2011 - - - - - - - -
1 627 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


La densité de population de la commune est de 100 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab,/km 2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 11 exploitations agricoles en 2010 contre 16 en 2000[10].Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[11].

Les surfaces agricoles utilisées ont, toutefois durant cette période, augmenté et sont passées de 729 hectares en 2000 à 817 hectares en 2010[10]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[11].

67 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et maïs essentiellement mais aussi un peu d'orges), 10 % pour les oléagineux (tournesol), 4 % pour les protéagineux (pois) et 4 % reste en herbes[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le Perron : ancienne métairie de René Descartes
  • Le souterrain-refuge : il est situé au sud d'Availles-en-Châtellerault, dans le hameau de Prinçay. C'est un souterrain qui a été aménagé en refuge sur deux étages. Il possède trois salles principales avec des banquettes, des niches à lampes et des tuyaux perforés dans la roche jusqu'à la surface du sol permettant l'aération du refuge.
  • Le château de la Tour d'Oyré, ancienne seigneurie de la famille d'Argence dont l'élévation, la toiture, le salon et le décor intérieur sont inscrits comme Monument Historique depuis 1987.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui couvrent 2 % de la surface communale:

  • Les Meulieres
  • La carrière de la Doubtiere

La carrière de la Doubtière est classée zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. C’est une ancienne carrière souterraine située au flanc du coteau qui marque le rebord nord du plateau de Chitré. Cette carrière, la plus intéressante d’une série située sur le même coteau, est localisée dans le parc d’un château. Cette localisation lui permet de bénéficier d’une relative tranquillité. Son intérêt biologique réside dans le fait qu’elle constitue un gîte d’hibernation important pour une forte population d'espèces variées de chauves-souris. Ainsi, dix espèces ont été recensées à ce jour :

* Barbastelle d’Europe.
* Grand Murin. C’est un des plus grands chiroptères européens.C'est la 3e plus importante population de chauve-souris du site. Pour son hibernation, le Grand Murin utilise des cavités souterraines: des grottes ou d'anciennes carrières ou des caves. Dans tous les cas, la température doit être comprise entre 7 °C et 12 °C et l'hygrométrie doit être élevée. Comme pour les autres chiroptères européens, le Grand Murin est un insectivore strict dont le régime alimentaire comprend de gros coléoptères (> 10 mm) dont beaucoup sont glanés à même le sol. Cette espèce a subi une forte régression dans le nord de l’Europe. Ainsi, elle est éteinte en Angleterre et aux Pays-Bas. Toutefois, en France, un recensement effectué en 1995 a pu comptabiliser 13 000 individus répartis dans 681 gîtes d’hibernation. Les principales menaces qui pèsent sur le Grand Murin concernent à la fois ses gîtes d’hibernation et d’estivage ainsi que ses territoires de chasse. En effet, la reconversion des milieux autrefois naturels ou semi-naturels riches en proies, en cultures intensives ainsi que les épandages d’insecticides constituent les facteurs essentiels de dégradation des lieux fréquentés par le Grand Murin. La protection réglementaire ou physique des gîtes, notamment par la pose de grilles, et le retour à des pratiques agricoles moins intensives et moins consommatrices de pesticides seraient les mesures les plus favorables au rétablissement des populations de cette espèce en déclin.
* Grand Rhinolophe. Avec un effectif hivernant de 70 individus, le Grand Rhinolophe est la chauve-souris la plus importante du site. Cette espèce, le plus grand des rhinolophes européens avec son envergure atteignant 40 cm, utilise comme gîtes d’hibernation des cavités naturelles ou artificielles, souvent souterraines, aux caractéristiques bien définies; Il faut: une obscurité totale, une température comprise entre 5 °C et 12 °C, une hygrométrie supérieure à 96 %, une ventilation légère et surtout une tranquillité maximale car l’espèce est très sensible aux dérangements. En Europe, l’espèce est en net déclin. En France un recensement mené en 1997 comptabilisait 25 000 individus répartis dans 1 200 gîtes d’hibernation dont 50 % pour les régions Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes.
* Murin à moustaches.
* Murin à oreilles échancrées.
* Murin de Bechstein.
* Murin de Daubenton.
* Murin de Natterer.
* Oreillard roux.
* Petit rhinolophe.

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[12], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un poirier sauvage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 219
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. (INSEE- 2008)
  10. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  12. Poitou-Charentes Nature, 2000