Autonomisme au Québec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Politique au Québec
Coat of arms of Québec.svg
Pouvoir exécutif
Gouvernement
Conseil exécutif
Premier ministre
Ministères
Pouvoir législatif
Parlement du Québec
Assemblée nationale
Président
Chef de l'opposition
Pouvoir judiciaire
Cour d'appel
Cour supérieure
Cour du Québec
Législation
Charte des droits et libertés
Charte de la langue française
Code civil
Code de procédure civile
Débat constitutionnel
Autonomisme
Fédéralisme
Souverainisme
Élections
Partis politiques

L'autonomisme au Québec désigne l'idéologie qui prône une décentralisation importante des pouvoirs du gouvernement fédéral canadien vers le gouvernement québécois. Les autonomistes demandent à ce que le Québec soit responsable de nombreux pouvoirs supplémentaires, notamment en immigration ou en culture.

Dans les dernières décennies, l'idéologie a été principalement développée par l'Action démocratique du Québec, toutefois, plusieurs autres partis politiques québécois ont, dans l'histoire, eu des positions autonomistes.

L'autonomisme s'oppose au souverainisme québécois, puisqu'il prône le maintien d'un lien entre le Québec et le Canada. Il diffère aussi du fédéralisme québécois puisqu'il revendique une décentralisation importante des pouvoirs vers le Québec. Toutefois, certains fédéralistes sont aussi en faveur d'une décentralisation.

Sommaire

Historique [modifier]

L'origine de l'idéologie de l'autonomisme est difficile à définir. Si l'Action démocratique du Québec a été le premier parti à s'identifier clairement à elle, l'autonomisme au Québec indique qu'il existe une solution mitoyenne entre le maintien de la fédération canadienne et la souveraineté du Québec.

Ainsi, le Parti québécois adopta une politique autonomiste de 1980 à 1981 quand il participa à la réforme constitutionnelle entamée par le gouvernement fédéral du Canada. Le premier ministre de l'époque, René Lévesque, avait accepté de participer à ce qu'il appelait le beau risque.

De même, le Parti libéral du Québec (PLQ), au début des années 1990, a eu une politique constitutionnelle qui prônait une grande décentralisation des pouvoirs. En 1991, le PLQ adopta le Rapport Allaire qui demandait au gouvernement fédéral le rapatriement d'un grand nombre de pouvoirs vers le Québec. Suite à l'échec de l'Accord de Charlottetown en 1992, le parti est toutefois revenu avec une idéologie fédéraliste.

Idéologie [modifier]

Partis politiques autonomistes [modifier]

Action démocratique du Québec [modifier]

Article principal : Action démocratique du Québec.

L'Action démocratique du Québec (ADQ) est le parti politique québécois ayant le plus développé l'idée de l'autonomisme au Québec. Suite à l'échec de l'Accord de Charlottetown en 1992, un groupe de dissidents du Parti libéral du Québec quittait le parti pour en fonder un autre, critiquant la position fédéraliste de leur parti. Fondé en 1994, l'ADQ a donc été le parti moteur pour le développement de l'idéologie autonomiste, c'est-à-dire une position mitoyenne entre le fédéralisme et le souverainisme.

Le parti a tout de même appuyé le camp du « OUI » au référendum de 1995, mais il a défendu sa position en expliquant qu'il souhaitait que le principe d'un partenariat avec le Canada soit inclus dans la question référendaire. L'ADQ a par la suite demandé un moratoire sur les référendums portant sur la souveraineté du Québec.

La position autonomiste de l'ADQ s'appuie grandement sur le Rapport Allaire, document à la base de la fondation du parti. L'Action démocratique du Québec propose le rapatriement d'un grand nombre de pouvoirs du gouvernement fédéral vers le gouvernement québécois.

Coalition Avenir Québec [modifier]

Article principal : Coalition Avenir Québec.

La Coalition Avenir Québec, fondée en 2011, avait initialement annoncé son intention de ne pas prendre position sur le débat constitutionnel québécois. Toutefois, suite à des négociations visant à fusionner avec l'Action démocratique du Québec, elle s'est dit prête à épouser la cause de l'autonomisme[1].

Équipe autonomiste [modifier]

Article principal : Équipe autonomiste.

En 2012, le parti Équipe autonomiste tente de reprendre le flambeau de l'Action démocratique du Québec suite à la fusion de cette dernière avec Coalition Avenir Québec peu encline à se prononcer formellement sur une option autonomiste.

Union nationale [modifier]

Article principal : Union nationale (Québec).

L'Union nationale est souvent identifiée à l'idéologie autonomiste. Prônant le maintien d'un lien avec le Canada, l'Union nationale, notamment sous Maurice Duplessis, a revendiqué le respect des compétences provinciales du Québec et l'affirmation d'une plus grande autonomie québécoise au sein de la fédération canadienne.

L'un des premiers ministres unionistes, Daniel Johnson avait envisagé la possibilité de promouvoir la souveraineté du Québec dans son livre Égalité ou indépendance.

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Robert Dutrisac, « Legault embrasse l'autonomie adéquiste », Le Devoir, 14 décembre 2011 [texte intégral (page consultée le 14 décembre 2011)] .

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Documents et liens externes [modifier]