Autel de la patrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L’autel de la patrie est un symbole du civisme et de la nation lors de la Révolution française. Ils sont le lieu de fêtes et de cérémonies civiques, parfois en lien avec des cultes nouveaux ou de la religion chrétienne et traditionnelle[1].

Le premier autel fut construit par le scientifique et journaliste Antoine-Alexis Cadet de Vaux. Construits en pierre ou en bois, l'architecture de ces autels pouvaient être d'inspiration antique, maçonnique ou religieuse. Une loi du 26 juin 1792 demande à chaque commune d'en édifier un sur lequel doit être gravé la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et l'inscription « le citoyen naît, vit et meurt pour la patrie ». Parfois également appelés autels de la liberté, ils sont souvent dressés à côté des arbres de la liberté. Comme ces derniers, ils sont détruits sous le Premier Empire[1]. Il en reste très peu conservés, une ruine à Fontvieille[2] et en bon état à Thionville[3],[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Levêque, Guide de la Révolution française : les lieux, les monuments, les musées, les hommes, Éditions Horay, 1986

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Élisabeth Liris, « Autels de la patrie », dans Dictionnaire historique de la Révolution française, PUF,‎ 2005, p. 59
  2. « Autel de la Patrie », sur http://www.culture.gouv.fr/, Monuments historiques (consulté le 5 février 2013)
  3. « monument, dit autel de la Patrie », sur http://www.culture.gouv.fr/, Monuments historiques (consulté le 5 février 2013)
  4. « Le dernier Autel de la Patrie à Thionville », sur http://www.petit-patrimoine.com (consulté le 5 février 2013)