Aurore (film, 2005)

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Aurore est un drame biographique cinématographique québécois réalisé par Luc Dionne et sorti en 2005. Un autre film du même nom a déjà été produit en 1951.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans les années 1910, à Sainte-Philomène de Fortierville, Aurore Gagnon, (Alice Morel-Michaud), six ans, vivait dans une famille unie et heureuse, mais en 1918, sa mère Marie-Anne Caron (Stéphanie Lapointe) décède de tuberculose. Fraîchement veuf, son père, Télesphore Gagnon (Serge Postigo), épouse discrètement sa belle-cousine (également veuve récente), Marie-Anne Houde (Hélène Bourgeois-Leclerc), mère de deux enfants qui est originaire d'un village voisin, Sainte-Sophie-de-Lévrard. Après la mort inexpliquée de deux enfants de Télesphore, Joseph et Lucina Gagnon, la marâtre s'en prend à Aurore (Marianne Fortier), maintenant âgée de dix ans, qui sera martyrisée avec la complicité et l'aide occasionnelle de son père. Bien qu'Aurore, terrorisée par sa belle-mère, expliquait à son entourage les « causes » de ses blessures, tout le monde était au courant de la véritable coupable de son état, mais ont cependant préféré garder le silence. Le curé du village (Yves Jacques) encourageait même la marâtre à être sévère envers ses enfants, y compris la petite Aurore. Seul le juge de paix (Rémy Girard) était contre l'avis du Curé Leduc, qui disait que Marie-Anne Houde voulait rendre la « vie plus facile » à ses enfants.

Le 12 février 1920, Aurore, couverte de graves blessures, tomba par terre. La marâtre lui donna alors des coups de fourche pour qu'elle se relève, mais en vain. Le juge de paix intervint et se rendit compte qu'Aurore était ainsi décédée. Elle fut transportée par la suite dans un cercueil. Deux jours plus tard, aux funérailles d'Aurore, Marie-Anne Houde et Télesphore Gagnon sont arrêtés. Également aux funérailles, le Curé Leduc, qui ne croyait pas à l'histoire, dit qu'il faudrait « l'oublier pour toujours », mais le juge de paix dit le contraire en mettant tous les villageois de son côté. Par la suite, le prêtre se suicida en creusant un trou derrière l'église et en plaçant de la dynamite dans le trou, pour ensuite aller se placer dedans. Au générique, on apprend que Marie-Anne Houde fut condamnée à la pendaison (peine commuée en 15 ans de prison) et Télesphore Gagnon a quant à lui été accusé d'homicide involontaire. Le film se termine avec la tombe (réelle) de la petite Aurore Gagnon.

Éléments fictifs :

  • Ce n'est pas le juge de paix qui s'est rendu compte de l'état d'Aurore juste avant qu'elle ne meure et contre l'avis du curé, mais c'est ce dernier qui lui a téléphoné le 12 février 1920.
  • Le prêtre ne s'est pas suicidé, il est mort dans un accident en 1923[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie Curé Ferdinand Massé

Lien externe[modifier | modifier le code]