Aureliano Brandolini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Aureliano Brandolini né le (8 août 1927 et mort le 5 septembre 2008) est un agronome italien et chercheur du développement agricole[1].

Né à Calolziocorte (Italie) il a été élève de don Giovanni Ticozzi au Lycée classique Alessandro Manzoni de Lecco et s’est diplômé en agriculture à l’Università degli Studi di Milano (1950). Il s’est spécialisé en amélioration génétique et microtechnique au Département de botanique et d'agronomie de l’Iowa State University (États-Unis, 1955).

Activités[modifier | modifier le code]

Il a été directeur du Centro di ricerche orticole et du Centre lombarde pour l’horto-fleur-fruit-culture de Minoprio (1964-1971), du Centro di ricerca fitotecnica de Bergamo (1976-1983), pour lequel il a créé et produit des maïs spéciaux en Europe et en Amérique latine, et directeur général de l’Istituto agronomico per l'oltremare (IAO) de Florence (1983-1993), responsable des projets de recherche et de développement agricole et rural du Ministère des affaires étrangers italien[2]. Ses premiers travaux scientifiques se sont dirigés à la récolte, caractérisation, sélection et amélioration génétique de la biodiversité agricole (variétés traditionnelles et améliorées) de l’Italie et de l’Europe du sud. En 1958-1960 il a assisté l’Administration italienne de tuelle à la Somalie dans le champ de la production du maïs, du sorgho et du sésame. Il a organisé l'assistance technique et coordonné les programmes d'introduction des maïs hybrides en (Espagne, Roumanie, Hongrie, ex-Yougoslavie) et en autres pays de l’Europe du sud[3]. Avec les prof. Jean Aimé Baumann et Gonzalo Avila L. de la Fundación Simón I. Patiño il a établi le Centre ecofitogenetico et le Centre semencier de Pairumani (Bolivie), chargés de l’étude des ressources agricoles et de la production des semences améliorées des cultures andines et tropicales.

En collaboration avec Adolfo Pons et Giovanni C. Vandoni, il a étudié les caractéristiques agronomique, morphologiques et citologiques des maïs de l’Équateur, qu’ils ont classifié en 6 sections, 18 complexes raciaux et 34 races[4]. Avec Gonzalo Avila L., Amos Rodríguez, A.G. Brandolini et d'autres chercheurs, il a étudié les maïs boliviens, qu’ils ont classifié en 7 Complexes raciaux, 28 Races et 108 Agro-ecotypes[5],[6].

Il a étudié l’histoire du maïs en Italie (2005-2006) et les variétés traditionnelles italiennes, en établissant les relations philogénétiques entre les variétés américaines originaires et celles cultivées en Italie, en identifiant les routes de migration entre les deux continents. Sa classification du germoplasme de la collection des Variétés italiennes de maïs (562 accesiones) a abouti dans la description de 10 Complexes raciaux, 37 Races y 77 Agro-écotypes[7],[8].

Il a été membre de l’Accademia di Agricoltura de Turin en Italie et de l’Academia Nacional de Agronomia y Veterinaria de Buenos Aires en Argentine[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Condecoracion al Merito de La Agricultura y Ganaderia Boliviana
  2. I progetti di cooperazione allo sviluppo agricolo e agroindustriale DGCS-IAO, IAO, Florence, 1992 [1]
  3. Report of Southern European Mediterranean committee, maize and sorgum section of Eucarpia, Weihenstephan, Bavaria, 57-94, 1971
  4. (avec Adolfo Pons e Giovanni C. Vandoni). Desarrollo de los cereales: maíz. Italconsult-OEA. Rome, 1963
  5. (avec Amos Rodríguez, M. Romero, J. Quiroga, G. Avila) Maices bolivianos. FAO, Rome, 1968
  6. G. Avila G., A.G. Brandolini. Razze di mais in Bolivia, IAO, Florence, 1990
  7. (avec A.G. Brandolini), Il mais in Italia: storia naturale e agricola. CRF Press, Bergamo 2005 [2]
  8. (avec A.G. Brandolini), Il mais in Italia: storia naturale e agricola. II. Caratteristiche morfologiche, CRF Press, Bergamo 2006
  9. Investigaciones sobre el mejoramiento genético y cultural de trigo duro, girasol, maíz, fríjol, lupino y haba en Bolivia. Istituto Italo-Latinoamericano. Rome

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Fondazione Minoprio [3]
  • Fundación Simón I. Patiño [4]
  • Istituto agronomico per l'oltremare [5]