Aura (parapsychologie)

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Une vue d'artiste de l'aura

L'aura est un concept de l'ésotérisme. Le terme désigne un contour coloré, comme un « halo de lumière » qui rayonnerait autour du corps ou de la tête d'un être vivant et qui serait la manifestation d'un champ d'énergie ou d'une force vitale. Selon la tradition, pour voir l'aura, il faut être doté d'un pouvoir psychique spécial, posséder des capacités extrasensorielles. L'existence de l'aura n'a jamais été démontrée par la science qui impute plutôt ce genre de vision à un trouble appelé synesthésie.

Sommaire

[modifier] Les couleurs de l'aura

Les couleurs de l'aura auraient une signification particulière : à chaque couleur spécifique serait associée une note de la gamme, une planète du système solaire, en plus de traduire certaines émotions ou problèmes de santé.

[modifier] Légende des couleurs

  • Rouge foncé : Sexualité exacerbée, colère, matérialisme.
  • Rouge vif : Franchise, désir de réussir sans écraser les autres.
  • Orange, jaune : Équilibre entre le corps et l'esprit, dynamisme.
  • Vert printanier : Amour universel.
  • Vert sombre : Amertume, pensées négatives envers autrui.
  • Bleu, rose :Douceur, calme, le besoin de paix domine.
  • Violet : L'intellect est dominant.
  • Violet et or :Grande spiritualité.
  • Blanc : Bonté, pureté de sentiments, spiritualité
  • Gris : Moment de dépression.
  • Gris très foncé, marron, noir :Très mauvais sentiments envers autrui, haine.

[modifier] Histoire

Une représentation des différentes couleurs de l'aura

Le concept d'aura trouverait son origine dans l'Antiquité. Au départ, défini comme un mouvement d'air, une brise légère représentée dans le domaine des arts plastiques par le gonflement d'une draperie au-dessus de la tête de certaines divinités ou de héros/héroïnes très méritant(e)s (aura velificans)[1]. Dans l'Antiquité, jamais personne ne disait voir cet air impalpable ou ne lui attribuait une couleur[2].

Une des premières descriptions de l'aura, tel qu'il est compris dans l'ésotérisme, revient à Charles Leadbeater, en 1897 : [3]. Leadbeater était théosophiste et se présentait comme clairvoyant. Il présente l'aura comme une brume lumineuse autour de l'homme, que l'on peut classer en fonction de sa couleur.

Selon Rudolf Steiner[4], l’aura comprend deux éléments : « l’un reçoit de l’existence physique sa forme et sa coloration, l’autre les reçoit de l’existence spirituelle » (p. 52), « L’homme complet est deux fois plus haut et quatre fois plus large que son corps physique » (p. 133).

Walter J. Kilner a écrit un classique sur le sujet : « L'aura humain »[5]. Il prétendait avoir créé des lunettes, les “lunettes de Kilner”, rendant visible l’aura humaine.

PourFranz Bardon, "En ce qui concerne la femme, l'aura de sa tête est de nature électrique, dessinée en rouge, alors que celle de ses parties génitales est de nature magnétique. Quant à l'homme, le processus s'inverse"[6].

Le thème des auras a connu un regain de notoriété dans les années 1960 avec la contreculture hippie puis à nouveau dans les années 1990, après la parution du livre Les enfants indigo : Enfants du troisième millénaire du couple Lee Carroll et Jan Tober (qui se présentent comme des intermédiaires entre les humains et les extraterrestres), suivi par le film Indigo, produit et mis en scène par James Twyman, Neale Donald Walsch et Stephen Simon : Les enfants indigo se caractériseraient par une aura de cette couleur et seraient des enfants surdoués (ou en échec scolaire), mais dont l'intelligence et la maturité spirituelle seraient supérieures.

En 1972, le psychologue américain Stanley Krippner a organisé à New-York le premier congrès sur l'aura humaine[7]. En 1977 (Future Science), il a listé 97 cultures faisant référence à l'aura humaine.

[modifier] Effet Kirlian

Article détaillé : Photographie Kirlian.

Le russe Semyon Kirlian, en 1939, a créé un appareil de photographie qui rend visible un phénomène que certains n'hésitant pas à interpréter comme des prises de vue de l'aura.

Les scientifiques objectent toutefois que l'effet observé n'est dû qu'à l'inhomogénéité de la répartition des charges électriques à la surface de la pellicule du fait de l'humidité inhérente à chaque être vivant, humidité superficielle qui s'ionise sous l'effet de la tension électrique et se dépose sur le film (effet corona).

[modifier] Recherche scientifique

Selon un article de l'Agence Science-Presse[8], la perception des auras est dû à un trouble neurologique appelé synesthésie. En 2004, le psychologue britannique Jamie Ward a publié un article dans la revue Cognitive Neuropsychology[9] qui étudie le cas d'une personne qui perçoit des couleurs en fonction des émotions qu'elle ressent pour des objets, des mots ou des personnes. Il fait le parallèle avec les interprétations mystiques (aura, champ d'énergie) et note qu'il n'est pas difficile d'imaginer comment des personnes atteintes de synesthésie ont pu croire que les couleurs émanaient des gens plutôt que de leur cerveau.

Depuis les années 1970, les tentatives d'explication sont nombreuses. Les neurologues invoquent une série de mauvaises connections entre les neurones qui seraient survenues dès l'enfance. Deux zones du cerveau proches l'une de l'autre attirent leur attention: l'une, appelée le cortex rétrosplénial, associée aux émotions, l'autre, appelée V4, associée à la perception des couleurs.

Une personne sur 2000 souffrirait de synesthésie, selon une étude américaine remontant à 1996. Cette maladie se caractérise par un dysfonctionnement des sens, en particulier de la vision, qui conduit à voir des halos de couleur émanant de gens, d'objets, et même de mots sur un papier.

[modifier] Point de vue sceptique

Selon Robert Todd Carroll, personne n'a jamais pu mesurer une aura ou la supposée énergie qui en serait la source, même avec des appareils comme la tomographie à émission de positron[10]. Des sceptiques déclarent que la vision de couleurs ne démontre pas l'existence d'aura ou de champ d'énergie dans le monde physique ou surnaturel. Selon l'explication de certains sceptique, la plupart des exercices pour percevoir les auras exploitent des phénomènes naturels de perception comme la fatigue de la rétine ou des illusions d'optiques et ne sont pas des « pouvoirs psychiques ».

Une voyante d'aura désignée par le Berkeley Psychic Institute a été testée lors d'une expérience diffusée à la télévision dans une émission animée par Bill Bixby dans le cadre d'un concours de James Randi, elle a échoué à deviner la présence de personnes dissimulées par des paravents alors qu'elle prétendait percevoir une aura au-dessus.[réf. nécessaire]

[modifier] Figure littéraire

En littérature, le mot est utilisé dans un sens métaphorique, dérivée du sens du mot en parapsychologie. Il désigne l'atmosphère qui entoure ou semble entourer une personnalité qui s'impose fortement à l'attention d'autrui par sa présence, une œuvre qui marque son époque d'un rayonnement particulier.

[modifier] Notes et références

  1. Revue des études ancienne, Volume 98, Centre national de la recherche scientifique p.217
  2. Armelle DESCHARD, Recherches sur Aura. aura. Variations sur le thème de l’air en mouvement chez les Latins, Bibliothèque d'Études Classiques, Peeters, Louvain-Paris, 2003.
  3. The Aura. An Enquiry into the Nature and Functions of the Luminous Mist Seen about Human and Other Bodies
  4. dans Théosophie (1904)
  5. The Human Atmosphère ou ""The Human Aura" (1911)
  6. Le chemin de la véritable initiation magique, 1956, trad. p. 16)
  7. Krippner, Stanley, & Rubin, Daniel (Eds.). (1975), The energies of consciousness: Explorations in acupuncture, auras, and Kirlian photography. New York: Gordon & Breach.
  8. L'aura, c'est dans la tête!, Pascal Lapointe, Agence Science-Presse, 2 novembre 2004.
  9. (en) Emotionally mediated synaesthesia, Jamie Ward (University College London), Cognitive Neuropsychology, Volume 21, Issue 7, octobre 2004, pages 761-772.
  10. Aura, dictionnaire sceptique

[modifier] Bibliographie

  • Omraam Mikhaël AÏVANHOV, "L'aura" (1960) : Œuvres Complètes, Fréjus, Éditions Prosveta, t. VI (L'harmonie) et t. X (Les splendeurs de Tiphéret).
  • Bernard AURIOL, article « aurea » dans le Dictionnaire critique de l'Ésotérisme, PUF, 1998 (résumé disponible en ligne)
  • Douglas BAKER, L'aura humaine, Edizione Crisalide. (« L'aura est une structure physique de substance subtile et de nature semipermanente »)
  • Daniel DEPRIS, Au-delà de l'occultisme : l'aura lumineuse, Edition Aurora
  • Armelle DESCHARD, Recherches sur Aura. aura. Variations sur le thème de l’air en mouvement chez les Latins, Bibliothèque d'Études Classiques, Peeters, Louvain-Paris, 2003.
  • Anne et Daniel MEUROIS-GIVAUDAN, Les robes de Lumière, Éditions Amrita.
  • Johannes FISSLINGER, Visions d'auras. Photographies d'auras, Sum - Hameau, 1999. ISBN 2-88448-003-X
  • Jeanine FONTAINE, Médecin des trois corps, Éditions Robert Laffont, 1980
  • Robert LINSSEN, L'Homme transfini, Courrier du Livre, 1984.
  • Stéphane LUPASCO, L'énergie et la matière psychique, Julliard 1974.
  • R. PEROT, L'Effet P.K., Rombaldi, 1980.
  • A. PÈRUSSE, Aura et bioénergie, PA Nauge, 1984.
  • Jean PRIEUR, L'aura et le corps immortel, Robert Laffont, 1979, 275 p.
  • T. Lobsang RAMPA, Les secrets de l'aura, Éditions J'ai Lu (1965), réédition 2006. ISBN 2-277-21830-8
  • David TANSLEY, L'aura. Le corps de lumière (The Raiment of Light) (1984), Albin Michel, "Espaces libres", 1987 ; Le corps subtil. Essence et ombre, trad., Seuil, 1977. Iconographie.
  • Colette TIRET, Auras humaines et ordinateur, Dervy, 1991, ISBN 2-85076-385-3
  • Emmanuelle MORGANE, Comment voir et lire l'aura, Cristal, 2008, ISBN 978-2-84895-048-8

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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