Auppegard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Auppegard
Église Saint-Pierre d’Auppegard
Église Saint-Pierre d’Auppegard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Bacqueville-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes Saâne et Vienne
Maire
Mandat
Jacques Deprez
2014-2020
Code postal 76730
Code commune 76036
Démographie
Population
municipale
724 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 49″ N 1° 01′ 50″ E / 49.8303, 1.030649° 49′ 49″ Nord 1° 01′ 50″ Est / 49.8303, 1.0306  
Altitude Min. 73 m – Max. 107 m
Superficie 7,33 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Auppegard

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Auppegard
Liens
Site web http://www.auppegard.fr

Auppegard est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Pougarais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays de Caux située dans le canton de Bacqueville-en-Caux.

Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Appelgart vers 1160 et Alpegart à la fin du XIIe siècle[1].

Épégard (Eure) présente des formes analogues : Auppegardus en 1181 et Alpegard en 1199[2].

La forme la plus ancienne d'Auppegard, Appelgart vers 1160, montre que le [l] se trouvait initialement devant le [g]. Une métathèse du [l], commune en ancien français, s'est produite postérieurement, d'où Alpegart au XIIe siècle, puis vocalisation du [l] devant [p], d'où Aup- (cf. latin talpa > taupe). La graphie -art des formes anciennes pour -ard est typique de l'ancien français (cf. Renard, jadis Renart du germanique Renhard).

Il s'agit d'un composé du vieil anglais æppel « pomme » et du vieux scandinave garðr « enclos, clos », d'où le sens global de « pommeraie »[3]. Cette hypothèse est confortée par la localisation de ces deux noms de lieux dans la zone de diffusion de la toponymie scandinave. Ils remontent probablement au Xe siècle et sont témoins de l'ancienneté de la culture des pommes en Normandie.

Auppegard a son correspondant exact au Yorkshire, région du Danelaw en Angleterre : Applegarth (en) mentionné sous la forme Appelgard vers 1160.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, le 16 juin 1944, un V1 tombé dans le village explose, faisant 14 victimes[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Pierre Martine    
mars 2008   Jacques Deprez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 724 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 612 647 689 677 771 749 754 821
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
744 709 702 663 632 598 548 528 479
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 521 551 450 433 444 453 495 467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
451 422 468 523 551 561 633 656 711
2011 - - - - - - - -
724 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre possède un clocher tors[7],[8]. L'édifice est du XVIe siècle[9].
  • Stèle érigée en juin 1954 à la mémoire des victimes du missile V1, dix ans plus tôt[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 33
  2. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 104
  3. François de Beaurepaire, Op. cité.
  4. Norbert Dufour et Christian Doré (préf. Daniel Pégisse), L'Enfer des V1 en Seine-Maritime durant la Seconde Guerre mondiale, Luneray, Bertout,‎ 1993, 295 p. (ISBN 2-86743-179-4), p. 181-182
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. Photos de l'église et du « clocher tors »
  8. Quelques autres clichés du « clocher tors »
  9. « Notice no PA00100551 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Site aerosteles.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :