Ault

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Ault
La plage d'Ault.
La plage d'Ault.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Ault
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale de Bresle maritime
Maire
Mandat
Marthe Sueur
2014-2020
Code postal 80460
Code commune 80039
Démographie
Population
municipale
1 674 hab. (2011)
Densité 279 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 07″ N 1° 26′ 58″ E / 50.1019444444, 1.44944444444 ()50° 06′ 07″ Nord 1° 26′ 58″ Est / 50.1019444444, 1.44944444444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 107 m
Superficie 5,99 km2
Localisation

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Ault est une commune française située dans l'ouest du département de la Somme, sur le littoral de la Picardie. Elle fait partie de la région naturelle du Vimeu. Il s'agit d'une station balnéaire mais non classée officiellement en tant que telle, ce qui ne l'empêche pas d'être régulièrement labellisée Pavillon Bleu (2012 - 2011 - ).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au bord de la Manche, Ault est un point de transition côtière entre les falaises de craie commençant à Ault où elles surplombent une plage de galets, et se continuant vers le sud sans interruption jusqu'à l'estuaire de la Seine ; et, en direction du nord, une côte basse de galets (et de sable à marée basse) jusqu'à l'embouchure de la Somme, puis de sable au-delà. La falaise se termine au niveau de la plage d'Onival-sur-Mer qui dépend aussi de la commune de Ault.

Immédiatement au nord d'Onival, on trouve le Hâble-d'Ault, espace naturel protégé composé principalement de terrains sédimenteux aux espaces enherbés plutôt marécageux, gagnés sur la mer et riches en espèces d'oiseaux diverses. En effet le Hâble-d'Ault est à la limite sud de l'ancienne baie de la Somme, beaucoup plus étendue qu'aujourd'hui. À l'époque romaine, elle allait de Ault au sud jusqu'à Quend au nord. Elle comportait des îlots qui ont permis l'installation de quelques foyers, donnant naissance ensuite à des villages (Cayeux, Le Crotoy). Ces îlots ont ensuite été reliés les uns aux autres par les dépôts d'alluvions, réduisant ainsi la surface de la baie. Cette évolution se poursuit de nos jours et semble même s'accélérer avec l'ensablement progressif de la baie[1].

Au sud de la commune se trouve un grand bois résidentiel, le Bois de Cise, dans une valleuse qui donne sur le littoral et possède son propre accès à la mer.

Défense contre la mer[modifier | modifier le code]

Ault, le Bois-de-Cise et les falaises

La commune de Ault a payé un lourd tribut aux attaques de la mer, qui ont produit un important recul de ses terres et une fragilisation considérable de ses digues, et ce n'est pas fini. Le problème est toujours d'actualité car, même s'il y a plusieurs années de cela des travaux ont été entrepris, dotant notamment la commune du premier « balcon sur la mer » réalisé en béton afin de permettre quand même la circulation des riverains, le recul par l'érosion de la falaise est toujours là[2]. Il y a peu[Quand ?], un parking en épi entre Ault et Onival a dû être fermé et entouré de barrières pour éviter tout risque d'éboulement. Des signes d'usure de la digue sous le casino d'Ault sont régulièrement constatés. Les Aultois se sentent quelque peu impuissants face à ce phénomène naturel difficilement maîtrisable.

Hautes de 38 m, les parois de craie à Ault reculent en moyenne de 30 cm par an[2]. Elles ont perdu 70 m pour le seul XXe siècle. Le gel, le vent, les vagues et les tempêtes, qui avaient détruit le village d'Ault en 1770 et contraint ses habitants à peupler le haut de la falaise, continuent leur harcèlement. En février 1990, la conjonction de marées importantes, d'une tempête de quatre jours et de forts vents d'ouest-sud-ouest, a amené une inondation majeure de 3 000 ha des Bas-Champs. La mer, acculée derrière le cordon de galets, finit par se vidanger en emportant 100 m de cordon au niveau du Hâble-d'Ault. Le cordon de galets a été renforcé par des épis (79 épis installés entre 1997 et 2002) pour protéger les Bas-Champs des attaques de la mer. Ces épis doivent être régulièrement et souvent rechargés en galets à cause du travail de sape de la mer, qui en trois ans en emporte 450 000 m3 plus au nord. Les galets pour recharge sont donc récupérés plus au nord, vers Brighton (à 2 km au nord de Cayeux-sur-Mer), et ramenés sur les épis d'Onival et du Hâble-d'Ault. Pour les seuls épis de Woignarue ce sont 30 000 m3 de galets qui doivent être fournis chaque année[3].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Un projet de port en haute mer face à la base nautique fut proposé, rejeté et remis au goût du jour à l'été 2007 mais sans décision importante[4].

Projet de création d'un musée de la photographie et de la carte postale ayant pour thème : " Histoire des communes de la Côte Picarde " sur le site du château du Moulinet.

Quartiers, hameaux, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Onival-sur-Mer (station balnéaire créée à la fin du XIXe siècle) est un quartier situé juste au nord de la ville, de nos jours sans réelle interruption de l'habitat. Le phare de haute mer d'Ault, situé sur la colline d'Onival, surplombe les bas-champs allant jusqu'à Cayeux-sur-Mer et qui marquent le début du Hâble-d'Ault. Le Hâble-d'Ault est fait d'emprises plus ou moins marécageuses gagnées sur la mer, protégées de celle-ci par une digue de galets naturelle. Cette zone humide a été rendue exploitable pour l'agriculture par le creusement de canaux. On y trouve des prairies pour vaches ou moutons, mais encore de nombreux étangs où l'on pratique la chasse au gibier d'eau[1].
  • Le Hâble-d'Ault, sur la commune de Cayeux-sur-Mer, autrefois relié à la mer et qui servait alors de refuge pour les bateaux (d'où son nom)[1].
  • Le Bois-de-Cise, au sud, et plus éloigné de la ville que ne l'est Onival-sur-Mer. Ce village-hameau est caractérisé, comme son nom l'indique, par l'implantation de jolies villas typiques dans un cadre très verdoyant car… boisé.
Plan du Bois-de-Cise

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque du port[modifier | modifier le code]

En 1206, le bourg d'Ault est assez important pour recevoir une charte communale de Thomas, seigneur de Saint-Valéry, qui possède le château d'Ault et dont le bourg dépend à l'époque. Elle permet au bourg d'instituer un conseil communal, la nomination d'un maïeur (maire), d'eschevins (conseillers municipaux), d'un sergent assermenté (prémices de la police municipale), et d'utiliser le clocher de l'église (surmonté d'une tourelle de guet) comme beffroi communal. Thomas de St Valéry et son épouse Adèle de Ponthieu font construire une chapelle au château d'Ault quelques années après l'attribution de la charte[5]. La charte est confirmée en 1340 ou 1341 par Ide de Rosny et Mathieu de Trie, comte et comtesse de Ponthieu[6], et en 1382[5].

Au XIVe siècle Ault est un port dynamique. Le quartier du Perroir, composant la basse ville, est situé presqu'au niveau de la mer, près du port, et possède une église (l'église Notre-Dame), et une halle aux poissons à côté des maisons des pêcheurs. Sa population croissante fait s'étendre le bourg sur la valleuse vers le château en ce qui est appelé la haute ville, et amène Ide de Rosny et Mathieu de Trie à faire construire l'actuelle église St Pierre sur l'emplacement de la chapelle fondée au château par Thomas de Saint-Valéry un siècle auparavant. La haute ville inclut ainsi le château et l'église Saint-Pierre, les maisons et ateliers des bourgeois, artisans, cordiers, et plus tard l'hôpital-hospice Saint-Julien. Jusqu'au XVIIIe siècle le bourg est donc divisé en deux quartiers distincts[5].

Les XIVe et XVe siècles voient la guerre de Cent Ans, au cours desquels Ault passe à deux reprises sous le drapeau anglais. Le bourg et la région souffrent particulièrement de ces affrontements - Crécy et Azincourt, dans le sud du Marquenterre, ne sont qu'à 40 km et 75 km respectivement, de l'autre côté de Saint-Valéry et de la baie de la Somme au nord[5].

EN 1579 c'est la première grande attaque répertoriée de la mer sur le bourg : une modification climatique et une grande tempête anéantissent la ville basse, son église, et comblent le port[6]. Cependant le bourg se relève, et de la fin du XVe siècle au début du XVIIIe, Ault se développe en tant que port de pêche et atteint le même ordre de grandeur que Dieppe et Boulogne de l'époque. En 1700 Ault est un port de bonne réputation qui abrite cinquante deux bateaux, 600 matelots pêcheurs, des chantiers de construction, des corderies, une halle, un grenier à sel et 5 000 habitants. Les poissons en provenance d'Ault sont très renommés[5], à cause de la haute qualité des fonds sur lesquels ils sont pêchés[7]. Les mareyeurs faisaient livrer leur marée aux Halles de Paris à l'aide des chevaux Boulonnais, race puissante capable de porter rapidement de lourds chargements sur de longues distances[8].

Époque de la serrurerie[modifier | modifier le code]

Vers la moitié du XVIIIe siècle, l'érosion continue par les vents et la mer atteint le point de rupture : la falaise s'effondre sur la basse ville et le port. Leur ville ensevelie, les marins se réfugient au Tréport. En l'absence de port, d'anse pour en rebâtir un autre, et même de grève d'échouage suffisante, ce qui reste de la ville se tourne avec succès vers la serrurerie, une activité en plein essor dans le Vimeu et arrivée à Ault dès la fin du XVIIe siècle. Les ateliers familiaux du siècle suivant sont remplacés par des ateliers industriels dans le courant du XIXe siècle. Une exemple type de ceux-ci est l'entreprise Derloche, fondée en 1860 par Olive Derloche. Incendiés en 1930, les ateliers sont reconstruits avec un étage et deux ailes de plus. Vendue à Bricard en 1979, l'entreprise cesse son activité en 1990. La population n'a pas attendu le XXe siècle pour voir ses nombres décroître : il n'y avait plus que 1 450 habitants au milieu du XIXe siècle.

En 1837, quand Victor Hugo passe pour la première fois dans le bourg, il est impressionné par la beauté du site et de la falaise qui lui inspireront "quelques" vers. Il raconte aussi les vestiges de l'ancien Ault : « Il n'était resté debout dans l'inondation qu'une ancienne halle et une vieille église dont on voyait encore le clocher battu des marées quelques années avant la Révolution. »[5]. Séduit par les lieux, il y reviendra en 1843 et 1849.

Victor Hugo a peut-être vu l'épi financé en 1834 par Louis-Philippe qui accorde alors « un secours de 300 francs pour exécuter des travaux qui doivent mettre la commune à l'abri des envahissements de la mer ». L'épi est formé de galets accumulés. Mais en peu d'années la mer l'a déjà partiellement détruit.

C'est aussi en 1849 que, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Quelques patronymes d'électeurs (répartis en nombre) :

CAUCHOIS, 1
CREPIN, 1
LECAT, 5
LECOMTE, 1
LEFEBVRE, 1
ROUSSEL, 3
SIMON, 1
VASSEUR, 3

(saisie non exhaustive !)

La station balnéaire[modifier | modifier le code]

La falaise d'Ault au début du XXe siècle, pendant une tempête.

Les premiers amateurs de bains de mer à Ault sont signalés dès 1860, durant le Second Empire[5]. Un établissement de bains s'ouvre dans le bourg d'Ault en 1858, et un autre sur la plage d'Onival en 1862[9]. La première personnalité à s'y installer est le peintre Firmin-Girard vers 1870. Cependant l'élément principal dans le développement de cette activité, est l'achat des terres du hameau d'Onival par Louis Gros[10], caissier de banque à Paris[9], à la fin du XIXe siècle. Il revend après lotissement ces pâturages descendant en pente assez abrupte vers la mer, à des bourgeois amateurs de bains de mer et d'air vivifiant[5]. Deux autres promoteurs proposent aussi des lots en moindre quantité. De 1883 à 1900 on y voit se construire plus de 120 villas cossues, environ 50 entre 1900 et 1925[9], la plupart créées par de grands architectes parisiens. En 1887, il y a déjà 300 baigneurs par an[9]. Une souscription privée est lancée dès 1897 pour la construction d'une chapelle, l'église Saint-Pierre étant trop éloignée. Louis Gros offre un terrain pour la construction de la chapelle[10].

Le cadastre de 1825 indique que le site d'Onival s'appelait alors « les Cottières des Hautes Rues ».

Les deux guerres mondiales et les nombreuses tempêtes ont détruit un tiers de ces villas de l'aube de la Belle Époque, l'hôtel Continental, l'ancien phare... Seule la chapelle a résisté, dernier témoin d'une époque brillante[10]. L'ancien lotissement est inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel[9].

Onival est au nord de la commune, à cheval sur les communes d'Ault et de Woignarue. Le centre ville reste, de son côté, tourné principalement vers l'activité industrielle de serrurerie. Il y a donc deux agglomérations bien distinctes : le centre ville majoritairement industriel, et Onival avec ses villas[5].

Au début du XXe siècle, seul le chemin côtier permettait de passer de l'une à l'autre partie de la commune. La tranchée dans la falaise qui prolonge la rue Charles Bréhamet et coupe le Moulin de Pierre de l'ancien site du Château, est réalisée ensuite pour faciliter le passage entre les deux quartiers du bourg. Ces deux activités permettent à Ault de se développer dans la première moitié du XXe siècle. Un chemin de fer est construit dans les années 1920 et permet d'arriver directement à Onival via un changement à Woincourt. La ligne sera fermée pour les voyageurs en 1940. Le développement des congés payés en 1936 donna un coup de fouet au tourisme, la proximité de Paris permettant alors à une clientèle plus populaire de profiter des bains de mer. Après la Libération, la station balnéaire reprend progressivement vie et la serrurerie aultoise connaît un regain d'activité qui se poursuivra pendant une trentaine d'années.

Les années 1970 et 1980 voient un certain déclin du tourisme balnéaire en raison de l'attrait de destinations plus lointaines et réputées plus ensoleillées. De son côté, la serrurerie connaît aussi des difficultés. Les entreprises aultoises vont soit fermer soit déménager dans les locaux plus appropriés à la production moderne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration départementale[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu d'un canton homonyme dont le conseiller général est Emmanuel Maquet (UMP) depuis 2004.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 juin 1995 Michel Couillet (1913-2004) PCF Député, conseiller général du canton d'Ault
juin 1995 1996 Jacques Dumas PCF  
1996 mars 2001 Antoine De Wazière droite  
mars 2001 mars 2008 Jean-Yves Cauchois PCF  
mars 2008 en cours
(au 6 mai 2014)
Marthe Sueur droite Réélue pour le mandat 2014-2020 [11]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes interrégionale de Bresle maritime.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Ault compte 1 846 habitants (soit une diminution de 11 % par rapport à 1999). La commune occupe le 5 354e rang au niveau national, alors qu'elle était au 4 440e en 1999, et le 41e au niveau départemental sur 782 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Ault depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 2 192 habitants. En 2011, la commune comptait 1 674 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 555 1 132 1 446 1 227 1 449 1 360 1 371 1 452 1 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 386 1 474 1 548 1 490 1 454 1 487 1 623 1 680 1 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 849 1 800 1 831 1 563 1 600 1 632 1 616 1 607 1 788
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 996 2 014 2 192 2 058 2 054 2 070 1 935 1 910 1 718
2011 - - - - - - - -
1 674 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 17,5 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 25,4 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 13,5 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 33 %).
Pyramide des âges à Ault en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,7 
6,4 
75 à 89 ans
12,3 
18,9 
60 à 74 ans
20,0 
23,8 
45 à 59 ans
23,3 
16,0 
30 à 44 ans
16,4 
17,5 
15 à 29 ans
13,8 
17,2 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,9 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,3 
20,6 
45 à 59 ans
20,0 
21,0 
30 à 44 ans
19,8 
20,6 
15 à 29 ans
19,3 
19,5 
0 à 14 ans
17,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre avec ses murs en damiers
La chapelle d'Onival
  • L'église Saint-Pierre, datant des XVe et XVIe siècles, a des murs en damiers de pierre et de galets de silex locaux. La nef de style gothique primitif se compose de 4 travées, les voûtes sont en croisées d'ogives quadripartites retombant sur des culots feuillagés. Le mardi 10 juillet 1475, surnommé "mardi piteux" (vers la fin de la guerre de Cent Ans), le roi Louis XI fait mettre le feu à la ville d'Eu ; ses habitants viennent se réfugier à Ault. La nef de l'église Saint Pierre est alors agrandie de deux nefs latérales. En 1579, lors de la première destruction de la Basse-ville avec l'église Notre-Dame, l'église Saint-Pierre devient l'église principale de la ville ; un cimetière est alors commencé autour d'elle. Lorsque le cimetière sera transféré ailleurs pour des raisons sanitaires au XIXe siècle, il aura une surface de 3 690 m. Le chœur de l'église a été remanié au XVIe siècle en style gothique flamboyant ; le grand vitrail central évoque la vie de Saint Pierre. Juridiquement, le clocher est un beffroi ; il est surmonté d'une tourelle de guet[6].
  • Le Monument aux morts près de l'église Saint-Pierre, sculpture de Poilu datant du premier quart du XXe siècle par Paul Landowski. Inscrite à l'Inventaire général des Monuments Historiques[16]
Article détaillé : Église Saint-Pierre d'Ault.
  • La chapelle d'Onival date du XIXe siècle.
  • La chapelle Sainte-Edith du Bois-de-Cise date de 1912. Depuis 1978 elle a bénéficié d'importants travaux de rénovation et d'embellissements (notamment des vitraux provenant de la Chapelle des Petites sœurs des pauvres d'Amiens, et un autre plus récent créé dans le même style dédié à la mémoire de l'abbé Bougon)[17].
  • De nombreuses maisons anciennes, et dès 1860, possèdent encore de fort jolies céramiques multicolores, grès ou plaques de nom de baptême de la maison tout à fait dignes d'intérêt.
  • La "Villa Verveine", demeure d'artiste décorée (www.carolinedahyot.com).
  • Le phare d'Ault, situé à Onival-sur-Mer, en céramique blanche, dont la lanterne de trouve à 106 mètres au-dessus du niveau de la mer.
  • Le « balcon sur la mer », au sommet des falaises, offre un point de vue sur la mer.
  • Le sémaphore de la marine nationale, construit sur les restes d'une ancienne colonie de vacances.
  • Les falaises (avec précautions et sans s'approcher du bord, ni marcher en contrebas en raison des éboulements fréquents). Ce sont les dernières falaises de la côte avant les dunes du Nord.
  • Les plages d'Ault, du Bois-de-Cise et d'Onival-sur-Mer (originellement un hameau au nord de la commune, à cheval sur celle-ci et la commune de Woignarue[5]). Cette dernière est une plage mixte de galets et de sable, entre les falaises au sud et les dunes au Nord. La pêche aux moules est interdite sur les plages d'Ault, Bois-de-Cise et Mers-les-Bains[18].
  • Le Hâble-d'Ault, propice aux promenades et randonnées sur sentiers et chemins de cailloux. Avec possibilité d'admirer la nature et les nombreuses espèces volantes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Lestrille (1904-1985), artiste-peintre né à Ault, influencé par Bonnard, formé par Brianchon et Jean Aujame, repose au cimetière de Passy à Paris. Il est présent dans la collection de tableaux modernes du Centre Pompidou à Paris.

Ault au cinéma[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Guillaume Brac a réalisé son moyen-métrage Un monde sans femmes à Ault[19].

Patrice Chéreau a tourné une scène de son film "La Reine Margot" à Ault en 1994.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Écartelé : au premier d'azur à la croix ancrée d'or, cantonnée de quatre croissants d'argent, au deuxième cinq points d'azur équipolés à quatre d'argent, au troisième d'or aux trois chevrons de gueules, au quatrième d'argent à la croix de gueules.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ault et ses environs, Ernest Prarond, Le Livre d'histoire, Paris 1988. (ISBN 2-904951-47-4)
  • Alain Minard, Le Bourg d'Ault / Voyage dans le temps, Aquadec 2006
  • Alain Minard, La Plage du Bois-de-Cise, Aquadec 2004
  • Alain Minard, Ault, Onival, Le Bois-de-Cise et ses environs, éd. Alan Sutton 2003 (ISBN 2-84253-892-7)
  • Jean Monborgne, Histoire du bourg d'Ault, éditions Bertout, Luneray, 1989
  • Sylvette Mathieu, 1583.Ault, la ville engloutie, Engelaere Éditions ; (ISBN 978-2-917621-07-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ault : Sa géographie, sur le site de la commune.
  2. a et b (en) Retreat of chalk cliffs and downwearing of shore platforms in the Eastern channel during the last century. Compilation par U. Dornbusch, édité par D. Robinson. University of Sussex, février 2003 - janvier 2005.
  3. Le cordon littoral d'Ault au Hourdel et la protection des Bas-Champs par Jacques Beauchamp.
  4. Laurent DELABY Une vieille légende : le port d’Ault dans le département de la Somme (Picardie) (pp. 921-928) DOI:10.5150/jngcgc.2010.100-D (Lire en ligne)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Ault : son histoire, sur le site de la commune.
  6. a, b et c L'église St Pierre : Beffroi écclesiastique, sur le site de la commune.
  7. Traité de la police, Nicolas Delamare, 3e éd. augmentée, Paris, 1729, 4 vol, t. III, p. 293.
  8. Le cheval Boulonnais sur la route du poisson 2012 (19-23 septembre).
  9. a, b, c, d et e « L'écart, actuellement le lotissement et la station balnéaire d'Onival », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. a, b et c Quartier d'Onival : La Chapelle Notre Dame, sur le site de la commune.
  11. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ 6 mai 2014 (consulté le 9 juin 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. « Évolution et structure de la population à Ault en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 novembre 2010)
  16. Mobilier national.
  17. La chapelle Sainte-Edith dans le Bois-de-Cise, sur le site de la commune.
  18. On ne peut plus cueillir de moules depuis 2001 sur le littoral, de Mers à Ault, suite à un arrêté préfectoral. Toujours valable depuis 2001, cet arrêté avait été pris afin de lutter contre l'épuisement du gisement, vidé par les pêcheurs locaux et estivants. D'autre part, le fait que le site aultois n'atteigne pas la taille de cueillette, avec des moules inférieures à 40 mm, ne permet pas d'envisager une réouverture puisque l'arrêté de 2001 porte sur les deux secteurs. En l'état actuel, toute personne qui serait surprise en train de cueillir des moules s'expose à des amendes (vu dans Mers-les-Bains - Les bancs de moules encore fragiles, Le Courrier Picard 05 mars 2009).
  19. Nathan Reneaud, « Cinéma », Étvdes, no 416,‎ 2012, p. 252-260 (lire en ligne)