Aulan

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Aulan

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Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Séderon
Code Insee abr. 26018
Code postal 26570
Maire
Mandat en cours
Annie Feuillas
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Hautes Baronnies
Démographie
Population 4 hab. (2006)
Densité 0 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 13′ 23″ Nord
         5° 25′ 44″ Est
/ 44.2230555556, 5.42888888889
Altitudes mini. 720 m — maxi. 1 122 m
Superficie 10,55 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Aulan est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Aulannais

Sommaire

[modifier] Géographie

Aulan est située en Baronnies dans la vallée du Toulourenc, à 26 km de Buis-les-Baronnies, à 7km de Montbrun-les-bains et à 20 km de Séderon.

[modifier] Histoire

On relève une présence néolithique sur le site d'Aulan puis romaine.

Au XIIe siècle, l’église Saint-Pierre de Cumbis et ses revenus relevaient de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon[1].

Cette seigneurie des Mévouillon passa aux d'Alan au XVIIe siècle (Madame du Deffand est la belle-soeur du marquis d'Aulan).

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques d'Aulan
mars 2008 Annie Feuillas

[modifier] Politique

Lors du second tour de l'élection présidentielle française de 2002, Aulan fut la douzième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie Le Pen. Son score dans la commune fut de 54,55 %[2].

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1911 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
56 31 8 10 11 5 5 4[3]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

  • Le Château d'Aulan, construit au XIIe siècle sur l'emplacement d'un oppidum dominant la vallée du Toulourenc, a été plusieurs fois remanié. Il constituait un point fort du dispositif stratégique des seigneurs de Mévouillon, on pouvait d'ailleurs communiquer avec la maison mère par signaux optiques. Des difficultés financières amèneront les Mévouillon à perdre leur baronnie et conduisirent Raymond IV à céder Aulan à son voisin Hugues de Montbrun. En 1635, François-Marie de Suarez épouse Isabeau de l'Espine, héritière du château d'Aulan qu'elle apporte en dot à son mari. Peu à peu, le château subit des modifications et devient petit à petit moins défensif. À la révolution le château est détruit. Puis sera pillé et ruiné.

C'est durant tout le XIXe siècle, que le château est progressivement remonté par Louis de Suarez d'Aulan et par son fils Arthur. Ils s'attachent également à développer le pays et fait construire l'Etablissement Thermal de Montbrun-les-Bains, et font figure de pionniers du reboisement en réintroduisant les premiers pins noirs d'Autriche. La restauration du château se termine juste en 1914 mais l'hécatombe de la Grande Guerre va toucher Aulan et le château sera à nouveau ruiné et pillé. En 1933, le jeune Charles de Suarez Comte d'Aulan, reprend le flambeau et s'attaque à sa nouvelle reconstruction.

Jean Giono, familier des lieux et du Comte, y situe l'une de ses nouvelles où l'on trouve une description du château à cette époque : « Promenade de la Mort ». René Char, qui y avait été conduit au cours de ses activités de résistant, évoque également le château d'Aulan dans l'une des pièces de son « Théâtre saisonnier », Trois coups sous les arbres, sous le titre de « Sur les hauteurs » (1947). De cet ouvrage devait être tiré le scénario d'un film, tourné sur place en 1949 sous le même titre, avec le concours d'Yvonne Zervos[4]. Un poème énigmatique de l'auteur de Fureur et mystère, « Cur secessisti? », évoquant la Résistance sur les hauteurs de la Drôme, trouve son titre à partir de l'inscription épigraphique d'une pierre tombale gallo-romaine exhumée par un labour et conservée, scellée dans la cour du château[5].

Aujourd'hui restauré, le château, qui est inscrit à l'inventaire des monuments historiques, est ouvert à la visite et renferme de nombreux objets d'art dont une très belle pietà espagnole du XIVe siècle, une œuvre de Mignard et un tableau de Joseph Siffred Duplessis. Le château présente de nombreux et intéressants souvenirs du second empire.

  • L'église romane qui date du XIIe siècle, renferme un autel en bois sculpté datant du XVIIIe siècle réalisé par Roux, élève du grand Bernus. Elle aussi a subi de nombreux remaniement à la suite de sa ruine notamment au XIXe siècle, seule l'abside est romane.
  • Site du Toulourenc ("Tout ou rien" en provençal) qui prend sa source à Aulan.

[modifier] Économie

[modifier] Évènements

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », inGuy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 213
  2. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/resultats/presidentielle/presidentielle-2002
  3. Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 17 février 2009
  4. René Char, Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 1983, p. 841
  5. René Char, Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, p. 240
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