Augustin Trébuchon

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Augustin Trébuchon
Naissance 30 mai 1878
hameau du Montchabrier, commune du Malzieu-Forain
Décès 11 novembre 1918 (à 40 ans)
Vrigne-Meuse
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme 9e compagnie du 415e régiment de la 163e division d'infanterie
Grade soldat de 1re classe
Années de service 19141918
Conflits Première Guerre mondiale

Augustin Trébuchon (Augustin Joseph Louis Victorin Trébuchon), né au Malzieu-Forain en Lozère au hameau du Montchabrier, le 30 mai 1878[1],[2], est le dernier soldat français mort au combat de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 1918 à Vrigne-Meuse[3],[4] (Ardennes).

Le dernier poilu mort au combat[modifier | modifier le code]

Il a été tué à 10 h 55 du matin[5], soit 5 minutes avant l'heure du cessez le feu décidé par l'Armistice du 11 novembre 1918. Selon d'autres sources, il aurait été tué aux environs de 10 h 45 et 10 h 50[6],[3],[7].

Soldat de 1re classe, estafette de la 9e compagnie du 415e régiment de la 163e division d'infanterie, il reçoit une balle dans la tête alors qu'il porte un message à son capitaine[3].

Augustin Trébuchon avait 40 ans. Berger à Saint-Privat-du-Fau en Lozère, il avait été mobilisé en 1914[7].

Un jardin de la mémoire Augustin Trébuchon a été inauguré à Rethondes en 2012[7]

Le premier mort de cette même guerre fut le caporal Jules-André Peugeot.

Mort pour la France[modifier | modifier le code]

Sépulture d'Augustin Trébuchon, au cimetière de Vrigne-Meuse.
Mémorial de la 163e division d'infanterie, à Vrigne-Meuse.

Sur les dix Trébuchon morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918 et répertoriés sur le site SGA/ Mémoire des hommes[8], seule la fiche d'Augustin Trébuchon porte la mention rectificative du lieu de son décès[1]. La mention « Mort pour la France » est antidatée au 10 novembre[1] comme pour les autres Français morts le 11 novembre 1918. Selon le général Alain Fauveau, auteur d'un livre d'après les carnets de guerre de son grand-père, le chef de bataillon Charles de Menditte, en poste de commandement au village de Dom-le-Mesnil à cette époque[3] : Le vagabond de la Grande Guerre – Souvenirs de la guerre 1914-1918 de Charles de Berterèche de Menditte, officier d'infanterie (Geste Éditions, 2008), pour les autorités militaires : « Il n'était tout simplement pas possible de mourir pour la France le jour de l'armistice, le jour de la victoire [...][3] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Augustin Trébuchon », sur le site Amilo, consulté le 14 novembre 2008.
  2. Acte de naissance d'Augustin Trébuchon.
  3. a, b, c, d et e Jean-Dominique Merchet, « 11 novembre 1918 : Vrigne-Meuse, la bataille de trop », sur liberation.fr, Libération,‎ 11 novembre 2008 (consulté le 11 novembre 2008).
  4. Pascal Remy, « En mémoire d'Augustin Trébuchon », sur lunion.presse.fr, L'Union,‎ 8 novembre 2008 (consulté le 14 novembre 2008).
  5. David Alliot, Philippe Charlier, Olivier Chaumelle, Frédéric Chef, Bruno Fuligni et Bruno Léandri, La tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoire, Les Arènes,‎ 2012, 200 p. (ISBN 978-2352042211), chap. VIII (« Trop tranquilles »).
  6. (en) « The last soldiers to die in World War I », BBC News,‎ 29 octobre 2008 (consulté le 6 novembre 2008).
  7. a, b et c Georges Dommelier, propos recueillis par Sébastien Hervier, « Qui était le Lozérien Augustin Trébuchon, dernier mort de la Grande Guerre ? », sur midilibre.fr, Midi Libre,‎ 10 novembre 2012 (consulté le 13 novembre 2012).
  8. Formulaire de recherche sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, consulté le 15 novembre 2008.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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