Augustin Marie d'Aboville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aboville.
Augustin Marie d'Aboville
Augustin Marie d'Aboville (1776-1843), école française, XIXe siècle, Musée de l'armée, Paris.
Augustin Marie d'Aboville (1776-1843), école française, XIXe siècle, Musée de l'armée, Paris.

Naissance 20 avril 1776
La Fère (Aisne
Décès 20 juin 1843 (à 67 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme artillerie
Grade général de brigade :.
Faits d'armes blessé à Wagram.

Le baron Augustin Marie d'Aboville, né le 20 avril 1776 à La Fère (Aisne), et mort le 20 juin 1843 à Paris[1], inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 25)[2], second fils du comte François Marie d'Aboville, est un général d'artillerie français du Premier Empire.

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille d'Aboville.

Élève sous-lieutenant à l'école d'artillerie (de La Fère ?), le 12 mars 1792, il en sortit le 1er septembre suivant avec le grade de lieutenant au 7e régiment d'artillerie. Après la campagne de 1792 à l'an II à l'armée d'Italie, il obtint le grade de capitaine. Suspendu de ses fonctions à l'armée de la Moselle comme noble le 6 octobre 1793, il fut réintégré le 25 novembre 1794, et servit aux armées de Rhin-et-Moselle et d'Italie, de l'an VI à l'an IX.

Chef de bataillon le 2 octobre 1802, il devint, le 23 mai 1803, major du 2e régiment d'artillerie à cheval, avec lequel il fit les campagnes des ans XII et XIII à l'armée dite d'Angleterre. Il avait obtenu la décoration de la Légion d'honneur en l'an XII.

Augustin Marie d'Aboville

Il fit partie d'une expédition pour la Martinique sous les ordres de Law de Lauriston, et commandait au retour la batterie de trente-six du Bucentaure, dans le combat que l'escadre française engagea avec celle de l'amiral Calder.

Guerres du Premier Empire[modifier | modifier le code]

Rentré en France en juin, il reçut l'ordre de se rendre à la Grande Armée, où il reçut successivement le grade de colonel et celui d'officier de la Légion d'honneur (1807) pour avoir sauvé, sur les bords de la Passarge, le parc d'artillerie du 6e corps au moment où il allait être pris par un pulk[3] de Cosaques.

Nommé major de l'artillerie à cheval de la garde impériale, le 13 septembre 1808, il se fit particulièrement remarquer à la bataille de Wagram, à la tête d'une compagnie de trente pièces et eut le bras droit emporté par un boulet. L'Empereur le fit général de brigade le 9 juillet 1809, lui confia le commandement de l'école d'artillerie de La Fère et lui donna le titre de baron de l'Empire.

Appelé en 1814 au commandement de l'artillerie destinée à la défense de Paris, il résista vaillamment aux efforts de l'ennemi, et lui fit éprouver des pertes considérables.

Mis en non-activité lors de la première abdication de Napoléon, Louis XVIII lui accorda, le 5 août 1814 la décoration de Saint-Louis et la croix de commandeur.

À l'époque du 20 mars, le général d'Aboville, qui se trouvait à La Flèche au moment où les généraux Lefebvre-Desnouettes et Lallemand s'en approchèrent, les força à se retirer. Il obtint néanmoins une audience de l'Empereur, qui le chargea en avril 1815 d'organiser les gardes-côtes du Havre.

Après la seconde Restauration, le roi lui conféra le titre de commandeur de l'ordre de Saint-Louis, et au moment de son admission à la retraite (6 octobre 1815) lui accorda une pension de 2 000 francs sur sa cassette.

Le général d'Aboville a fait partie du conseil de guerre qui jugea en 1816 le contre-amiral Lenoir et le colonel Boyer.

Compris dans le cadre de réserve le 22 mars 1831, il rentra le 6 novembre suivant dans la position de retraite où il se trouvait avant les événements de juillet 1830. Il est mort le 20 juin 1843.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire OLH.svg
Blason Augustin Marie d'Aboville (1776-1843).svg
Armes du baron d'Aboville et de l'Empire

De pourpre, au château d'or, flanqué de deux tours du même, maçonné, ouvert et ajouré de sable, la tour à dextre sommée d'un mât d'or portant un pavillon de sinople, chargé des lettres N L G (Napoléon Le Grand) d'or ; au canton des Barons militaires de l'Empire brochant.[4],[5],[6],[7]

Source[modifier | modifier le code]

« Augustin Marie d'Aboville », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Augustin Marie d'Aboville », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 39
  3. Pulk : Corps, régiment de cosaques.
  4. Alcide Georgel, Armorial de l'Empire français : L'Institut, L'Université, Les Écoles publiques,‎ 1870 (lire en ligne)
  5. Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy
  6. ARMORIAL DU PREMIER EMPIRE, Par Philippe LAMARQUE, Index armorum : Michel POPOFF, Iconographie : Gregor JAKUBOWSKI – BARTHEL de WEYDENTHAL, Editions du Gui, page 141
  7. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr