Augustin Feyen-Perrin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Leçon d'anatomie de Velpeau à la Charité (1864), musée des beaux-arts de Tours.

Augustin Feyen-Perrin, nom d'usage de Francois Nicolas Augustin Feyen[1], né le 12 avril 1826 à Bey-sur-Seille (Meurthe-et-Moselle) et mort le 14 octobre 1888 à Paris (9e arrondissement)[2], est un peintre, graveur, illustrateur et photographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un percepteur et frère cadet du peintre Jacques-Eugène Feyen, Augustin Feyen-Perrin est d'abord l'élève de son aîné, puis entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1848 dans les ateliers de Léon Cogniet et d'Adolphe Yvon. Peintre de genre et portraitiste, il débute au Salon de 1853, et y est médaillé à trois reprises en 1865, 1867 et 1874.

Comme son frère, il s'installe en été à Cancale, où il nourrit son inspiration en peignant de nombreuses scènes de la vie quotidienne bretonne. Il est également aquafortiste et illustrateur de livres. Il acquiert une renommée professionnelle supérieure à celle de son aîné, et bénéficie d'un nombre significatif d'achats par les institutions publiques.

Proche de Gustave Courbet, Augustin Feyen-Perrin le suit au sein des deux institutions que celui-ci préside durant l'Année Terrible, en siégeant d'abord dans la Commission des musées fondée en septembre 1870, puis en appartenant à la Fédération des artistes créée lors de la Commune de Paris. Malgré cet engagement politiquement compromettant, il réintègre sans encombres les cadres de la respectabilité républicaine, et est décoré de la Légion d'honneur en 1878.

Il est inhumé à Paris au cimetière Montmartre (18e division). Sa sépulture est ornée d'un monument ciselé par le sculpteur Ernest Guilbert.

Œuvres conservées dans les collections publiques françaises[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

  • Jeune fille de Cancale
  • Vanneuses de Cancale

Galerie[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour se distinguer de son frère aîné, il adopte ce nom en associant les patronymes de leurs parents, Sébastien Feyen et Anne-Marie Perrin.
  2. Archives de Paris, État-civil numérisé du 9e arrondissement, registre des décès de l'année 1888, acte numéro 1261. Le peintre meurt célibataire à son domicile situé au no 11 du Boulevard de Clichy.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]