Auguste Sérieyx

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Auguste Sérieyx

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Nom de naissance Auguste Jean Maria Charles
Naissance 14 juin 1865
Amiens, Drapeau de la France France
Décès 19 février 1949
Montreux, Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale Compositeur, pédagogue, musicographe

Auguste Sérieyx, de son vrai nom Auguste Jean Maria Charles, est un pédagogue, musicographe et compositeur français, né à Amiens le 14 juin 1865 et mort à Montreux le 19 février 1949.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Sérieyx, musicographe et compositeur d'origine française étudie à Paris au Conservatoire avec André Gedalge et ensuite à la Schola Cantorum avec Charles Bordes, Paul Dukas et Vincent d'Indy pour y enseigner, ensuite la composition (1900-1914). En 1883 déjà, il note dans son journal intime: « La musique tient une place de plus en plus grande dans mes préoccupations ». Il découvre particulièrement Tchaïkovski, Liszt et Saint-Saëns. En 1905, il épouse la pianiste Jeanne Taravant, interprète recherchée des musiciens de son temps, en particulier de la musique de piano de Debussy. C'est elle notamment qui a contribué à l'introduction de Sérieyx dans la vie musicale parisienne de l'époque. La même année, Sérieyx entreprend un voyage en Suisse ; il visite Bulle, Montreux, l'Abbaye de Saint-Maurice et il assiste en compagnie d'Albert Roussel à la fête des vignerons.

Installé à Montreux depuis 1914, Auguste Sérieyx enseigne à l'Institut Ribaupierre. Plusieurs musiciens locaux suivent à cette époque son enseignement, tels que Carlo Boller, Aloïs Fornerod, Philippe Jules Godard et Fernand Maudon. Sérieyx a également occupé un poste de maître de chapelle à l'église de Villeneuve. Il collabore avec Vincent d'Indy à son monumental Cours de composition. Le 11 juin 1920, son épouse décède ; il lui dédiera son Cours de grammaire musicale qui paraîtra cinq ans plus tard. En 1931, le 26 juillet, eu lieu le mariage d'Auguste Sérieyx avec Marie-Louise Bouët. Comme son mari, Marie-Louise a consacré toute sa vie à l'enseignement du langage musical.

Très attaché à la foi catholique, Sérieyx a voué le plus profond de son inspiration à la musique liturgique. Il a signé notamment un recueil de 24 motets sur des textes de l'Imitation de Jésus-Christ, des messes, des pièces d'orgue, des cantiques. Il a restauré d'anciennes monodies liturgiques et composé Nazareth, mystère pour soli, chœur et orchestre. Sérieyx laisse de la musique de piano et quelques pages de musique de chambre dont une sonate pour violon et piano. Auteur de plusieurs mélodies pour chant et piano, il a porté une grande attention au choix de ses textes. Parmi les écrivains et poètes qu'il a mis en musique, citons Alexandre Duman, Victor Hugo, Édouard Guinand, Georges Audigier et Jean Richepin, sans compter les traductions personnelles de textes latins. En novembre 1972, le Département de la musique de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne enrichissait ses collections d'archives musicales de l'œuvre du compositeur, professeur et théoricien Auguste Sérieyx.

Publications et Œuvres[modifier | modifier le code]

  • les trois états de la tonalité, Paris, 1910
  • Cours de grammaire musical, Paris, 1925
  • Monteverdi et Franck, Genève, 1946

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]