Auguste Regnaud de Saint-Jean d'Angély
| Auguste Regnaud de Saint-Jean d'Angély | |
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Auguste Regnault de Saint-Jean d'Angély, maréchal de France (1794-1870), par Charles-Philippe Larivière, 1860.
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| Naissance | 30 juillet 1794 Paris |
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| Décès | 1er février 1870 (à 75 ans) Cannes |
| Origine | |
| Arme | Cavalerie |
| Grade | Maréchal de France (1859) |
| Années de service | 1812 - |
| Famille | Michel Regnaud de Saint-Jean d'Angély (père) |
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Auguste Michel Etienne Comte Regnault de Saint-Jean d'Angély, né à Paris le 30 juillet 1794 et mort à Cannes le 1er février 1870, est un maréchal de France.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Premier Empire
Fils de Michel Regnaud de Saint-Jean d'Angély, né le lendemain de la mort de Robespierre, il entre au prytanée de Saint-Cyr, puis en 1811 à l’École militaire de Saint-Germain, qu’il quitte en 1812 pour aller rejoindre en Russie le 8e régiment de hussards, en qualité de sous-lieutenant. Il se distingue en diverses rencontres, principalement dans la campagne de Saxe. Après l’affaire de Dublen, le 10 octobre 1813, il est nommé lieutenant et, le 4 décembre, membre de la Légion d'honneur.
Le 8e de hussards ayant été à peu près anéanti dans la journée de Leipzig, Regnault est attaché, en qualité d’aide de camp, au général Corbineau, lui-même aide de camp de l’Empereur. Il fait, à l’état-major impérial, la campagne de 1814, pendant laquelle il est promu au grade de capitaine pour sa conduite dans le combat qui a lieu sous les murs de Reims. Il sert à ce grade pendant la première année de la Restauration dans le 1er régiment de hussards.
À son retour de l’île d’Elbe, l’Empereur attache le jeune capitaine à sa personne comme officier d’ordonnance, et l’élève au grade de chef d’escadron dans la journée de Waterloo.
[modifier] Sous la Restauration
Licencié avec ses frères d’armes, Regnault d’Angély quitte l’armée et la France, et se réunit à son père Michel Regnaud de Saint-Jean d'Angély, victime de la réaction. Plus tard, il revient à Paris pour solliciter sa radiation de la liste de proscription, qu'il obtient après d’incessantes démarches ; mais il est trop tard. À peine le comte Regnault de Saint-Jean-d’Angely a-t-il revu la capitale qu’il succombe à toutes ses émotions.
Rayé des contrôles de l’armée, le jeune comte Regnault vit retiré à la campagne jusqu’en 1825, époque à laquelle il part pour la Grèce dont l’indépendance était à la veille de succomber sous les armes d’Ibrahim-Pacha. Regnault est chargé d’organiser avec le colonel Fabvier un corps de cavalerie à l’européenne. Il le forme et le commande jusqu’à la fin de 1826.
Rentré en France à cette époque, Regnault, en 1828, suit comme volontaire l’expédition de Morée du général Maison.
[modifier] Sous la monarchie de Juillet
À la révolution de Juillet, Regnault est exceptionnellement reconnu dans son grade. Il est nommé lieutenant-colonel au 1er chasseurs, devenue ensuite 1er de lanciers, corps dont il est nommé colonel en 1832. Il était officier de la Légion d'honneur depuis le mois de mai 1831.
[modifier] Sous la Deuxième République
Sous la Deuxième République, il est nommé général de brigade, puis général de division le 10 juillet 1848. Il est ensuite représentant du peuple à l’Assemblée législative, grand officier de la Légion d'honneur ; il commande le corps expéditionnaire de la Méditerranée en 1849.
Il devient brièvement ministre de la Guerre du 9 janvier 1851 au 24 janvier 1851 dans le gouvernement Hautpoul.
[modifier] Second Empire
Il se distingue particulièrement lors de la campagne d'Italie de 1859, bien que la postérité n'ait retenu que Mac-Mahon. À la bataille de Magenta, pour permettre une manœuvre hasardeuse de Mac-Mahon, Regnault doit faire face durant plus d'une journée à de forces bien supérieures. Lorsque Mac-Mahon arrive en force, il récolte les fruits de la pugnacité de Regnault.
Maréchal de France le 5 juin 1859[1].
[modifier] Armoiries
| Figure | Blasonnement |
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D'azur chargé en abîme d'un coq d'argent ayant la patte droite posée sur un 4 de sable, surmonté en chef d'une étoile d'argent ; bordure componée d'or et de sable de seize pièces.[2],[3],[4] |
[modifier] Notes et références
- Source : Dictionnaire des maréchaux de France
- Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, 1861, 1171 p. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)], et ses Compléments sur www.euraldic.com
- Source : Armorial de l'Empire français - par M. Alcide Georgel - 1870. L'Institut, L'Université, Les Ecoles publiques. Texte téléchargé depuis le site de la Bibliothèque Nationale de France.
- Nicolas Roret, Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, archéologique et historique : avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, etc..., Encyclopédie Roret, 1854, 340 p. [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)]
[modifier] Source
- « Auguste Regnaud de Saint-Jean d'Angély », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
- Notice no LH/2284/50, sur la base Léonore, ministère de la Culture
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