Auguste Mathieu Panseron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Auguste Mathieu Panseron

alt=Description de l'image Auguste Mathieu Panseron.jpg.
Naissance 26 avril 1795
Paris, Drapeau de la France République française
Décès 29 juillet 1859 (à 64 ans)
Paris, Drapeau de l'Empire français Empire français
Activité principale Compositeur, pédagogue
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Jean-Henri Levasseur, Henri Montan Berton, François-Joseph Gossec, Antonio Salieri
Enseignement Conservatoire de Paris
Récompenses Grand prix de Rome en 1813

Auguste Mathieu Panseron, né à Paris le 26 avril 1795 et décédé dans cette même ville le 29 juillet 1859, était un compositeur de musique classique et pédagogue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Mathieu Panseron fit ses études au Conservatoire de Paris dans les classes de Jean-Henri Levasseur en violoncelle (2e Prix de violoncelle en 1812), Henri Montan Berton et François-Joseph Gossec pour la composition.

Premier grand prix de Rome en 1813, avec la cantate Herminie.

Élève de Stanislao Mattei à Bologne, puis d'Antonio Salieri à Vienne, et encore de Peter Winter (en) à Munich.

Il fut pendant six mois Maître de Chapelle honoraire du Prince Estherazy à Eisenstadt en 1817. Il fut tour à tour, lors de son retour à Paris, accompagnateur de l'Opéra comique, professeur adjoint de solfège au conservatoire, puis professeur de vocalisation et de chant.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il a composé de nombreuses romances et mélodies, dont celle du "Vieux Drapeau", de Bérenger[1]. Autres romances : Ramons vers le rivage, l’Anglaise à Paris, le Songe de Tartini, Malvina, la Nouvelle Nina, Valsons encore, Louise, Petit blanc, Demain on vous marie, la Fête de la Madone, Au revoir, Appelez-moi, je reviendrai.

Opéras comiques[modifier | modifier le code]

Panseron a composé des opéras comiques en un acte :

  • La Grille du parc (Théâtre Feydeau, le 9 septembre 1820)
  • les Deux cousines (1821)
  • Le Mariage difficile (le 19 février 1823)
  • L'École de Rome en collaboration avec P.G. Roll) (le 4 novembre 1826)

Musique religieuse[modifier | modifier le code]

  • 7 Messes
  • Motets
  • Kyrie,
  • Sanctus
  • O Salutaris
  • Agnus Dei
  • Benedictus,
  • Magnificat pour mezzo soprano,
  • Mois de Marie, contenant 25 chants religieux latins et français

Ouvrages d'enseignement[modifier | modifier le code]

François-Joseph Fétis à recensé 18 ouvrages théoriques de la main de Panseron, auquel s'ajoute un Traité de l'harmonie pratique et de la modulation en 1855.

  • Méthode de vocalisation
    • pour soprano et ténor (en deux parties), dédiée à son ami Ponchard ;
    • pour mezzo soprano, dédiée à son ami Rossini ;
    • pour basse-taille, baryton et contralto (en deux parties), dédiée à son ami Levasseur.
  • Solfège en quatre volumes :
    • no 1 – A B C musical, avec accompagnement de piano, " à l’usage des Commençants et surtout des Enfants, dédié aux Mères de Famille, composé expressément pour sa petite-fille ".
    • no 2 – Suite de l’A B C musical, avec accompagnement de piano. " Ce solfège est plus difficile que le précédent, et monte jusqu’au fa, une tierce au-dessus ".
    • no 3 – Solfège à deux voix, avec accompagnement de piano, " qui peut être également chanté par deux voix de femmes ou deux voix d’hommes ".
    • no 4 – Solfège d’artiste, ou complément de l’art de la lecture musicale, en deux parties, contenant une série de leçons progressives pour chaque clef.
  • Solfège complet pour voix de basse-taille et baryton, dédié à S.A.R. Monseigneur le Duc de Nemours.
  • Solfège concertant à 2, 3 et 4 voix, en trois parties, " A l’usage des orphéonistes, des classes d’ensemble et des pensions ".
  • Solfège du pianiste (1845), approuvé par Zimmerman et Kalkbrenner.
  • Solfège du violoniste (1845), approuvé par Habeneck et Charles de Bériot.
  • Traité de l’harmonie pratique et des modulations à l’usage des pianistes, en trois parties : Traité d’Harmonie, L’Art de moduler, Devoirs à faire par les élèves (1855).
  • 25 Vocalises faciles et progressives pour mezzo soprano, précédées de 25 Exercices (1845).
  • 25 Vocalises et 25 Exercices progressifs pour basse-taille, baryton et contralto.
  • 12 Études spéciales, précédées de 12 Exercices pour soprano ou ténor.
  • 12 Études spéciales, précédées de 12 Exercices pour basse-taille, baryton et contralto.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Joël-Marie Fauquet (direction) (préf. Joël-Marie Fauquet), Dictionnaire de la Musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard,‎ août 2003, 1405 p. (ISBN 2-213-59316-7), p. 933

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il apparaît dans les Mémoires de Berlioz. GF, Paris, 1969, T 1, p. 176.

Liens externes[modifier | modifier le code]