Auguste Galimard

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Auguste Galimard[1], est un peintre, lithographe, créateur de vitraux et critique d'art français, né à Paris le 25 mars 1813, mort à Montigny-lès-Cormeilles le 16 janvier 1880.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Galimard a d'abord été l'élève de ses oncles, le peintre d'histoire Nicolas-Auguste Hesse et le portraitiste Henri-Joseph Hesse. Il est ensuite admis à l'atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Il est aussi l'élève du sculpteur Denis Foyatier.

Il débute au Salon de Paris en 1835 et y connaît le succès avec ses deux tableaux : Les trois Maries au sépulcre et Une châtelaine du XVe Siècle. Il participe au Salon de 1835 à 1880. La Séduction de Léda qu'il envoie pour l'Exposition universelle de 1855 est refusé par le jury. Ce refus controversé, commenté dans la presse, lui procure une renommée à l'étranger. Napoléon III achète le tableau et le donne au roi Guillaume Ier de Wurtemberg.

En 1846, Galimard reçoit la commande de la décoration du chœur de l'église Saint-Laurent. Il fournit huit cartons pour les premiers vitraux qui sont réalisés par le peintre-verrier Ernest Lami de Nozan (1801-1877)[2]. Il participe à la conception du décor vitré de plusieurs églises de Paris et de l'Île-de-France.

Galimard a aussi une activité de critique d'art. Il publie ses articles dans des revues comme L'Artiste, La Patrie et Gazette des beaux-arts sous le pseudonyme de Judex, Dicastès ou Richter.

Œuvres religieuses et collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • Les trois Maries au sépulcre, Salon de 1835,
  • Une châtelaine du XVe siècle, Salon de 1835,
  • La liberté s"appuyant sur le Christ, de chaque côté, saint Jacques et saint Jean, Salon de 1836,
  • Nausicaa et ses compagnes, Salon de 1841,
  • Le moineau de Lesbie, Salon de 1849,
  • Jésus-Christ, Salon de 1849,
  • Junon jalouse, Salon de 1849,
  • Gilbert à l'hôpital, Salon de 1849,
  • La séduction de Léda, Salon de 1857 (donné au roi de Wurtemberg),
  • Sainte Cécile, vierge et martyre, Salon de 1857,
  • Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, Salon de 1857,
  • Saint Hilaire, évêque de Poitiers, Salon de 1857,
  • Saint Prosper d'Aquitaine, Salon de 1857,
  • Sainte Camille, vierge, Salon de 1857,
  • Saint Germain, évêque d'Auxerre, Salon de 1857,
  • Sainte Geneviève, vierge et patronne de Paris, Salon de 1857,
  • Sainte Radegonde, reine de France, femme de Clotaire Ier, Salon de 1857,
  • Saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Église, salon de 1857,
  • Mater amabilis, décoration pour un oratoire, Salon de 1866,
  • La papauté, Salon de 1868,
  • Portrait de feu Auguste Hesse, peintre d'histoire, membre de l'Institut, Salon de 1870,
  • Chérubin, Salon de 1874,
  • Séraphin, Salon de 1874,
  • Le pré des Lions, Salon de 1875,
  • Vue prise de Montigny-lez-Cormeilles, au mois de juin, le matin, Salon de 1875,
  • L'impératrice Eudoxie, Salon de 1875,
  • Portrait de Mme A. J…, Salon de 1877,
  • L'archange saint Gabriel, Salon de 1877,
  • Le Pape, docteur infaillible, Salon de 1880,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Nicolas-Auguste Galimard.
  2. Laurence de Finance, Chronologie de la renaissance du vitrail à Paris au XIXe siècle. L’exemple de l’église Saint-Laurent, In Situ, revue des patrimoines [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, p. 601, Librairie Renouard, Paris, 1882 Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]