Auguste Brancart

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Auguste Brancart, né le 21 juillet 1851 à Saint-Quentin (Belgique) et mort après 1894[1], est un éditeur belge, spécialisé dans une littérature considérée à cette époque comme pornographique.

De 1880 à 1885, il s'établit à Bruxelles comme libraire-éditeur, cette échoppe servant bien entendu de couverture. À la suite d'une perquisition de ses locaux par la police, il déménagea avec toute sa famille à Amsterdam où il poursuivit son activité licencieuse toujours sous la marque Imprimerie de la Société Cosmopolite, vendant par correspondance et via des catalogues un nombre importants d'ouvrages à travers toute l'Europe. En 1894, il semble s'établir à Anvers puis on perd sa trace. Il fut, durant toute sa vie professionnelle, traqué en tant qu'éditeur de livres qualifiés d'« obscènes, contraire aux bonnes mœurs » et fut qualifié de « pornographe ».

Sa production, aujourd'hui en partie identifiée bien que largement clandestine, montre un travail de qualité, qui n'a rien à voir avec les autres publications sous le manteau imprimées à cette époque ou plus tard, du type pulp.

On lui doit la première édition anglaise (luxueuse et à quelques exemplaires) de Ma vie secrète (My Secret Life), autobiographie sexuelle d'un anonyme, attribuée dès 1962 à Henry Spencer Ashbee par Gershon Legman, mais rien n'est sûr[2]. Citons aussi son édition de Monsieur Vénus de Rachilde (1884).

Pour les illustrations et les ornementations de certains ouvrages, Brancart fit appel à des artistes comme Jules-Adolphe Chauvet, Frédillo...

Il fut, à la fin du XIXe siècle, l'un des éditeurs les plus importants du genre, flambeau que perpétua entre autres Charles Carrington.

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement entre 1880 et 1920, vol. 1, Paris, chez l'auteur rue Jacques Callot, 2002, pp. 12-14 (ISBN 978-2-9517742-0-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On ignore tout pour l'instant de sa vie après cette date.
  2. Lire à ce sujet la préface de Jean-Jacques Pauvert à sa traduction en français parue aux éditions La Musardine.

Articles connexes[modifier | modifier le code]