Auguste-Louis de Rossel de Cercy

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Auguste-Louis de Rossel de Cercy
Auguste-Louis de Rossel de Cercy (1736-1804), autoportrait.
Auguste-Louis de Rossel de Cercy (1736-1804), autoportrait.

Naissance
à Dompierre-sur-Mer, Charente-Maritime
Décès (à 67 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Autres fonctions Peintre de marine

Auguste-Louis de Rossel, marquis de Cercy, né le à Dompierre-sur-Mer en Charente-Maritime et décédé à Paris le [1], est un aristocrate, officier de marine et peintre français du XVIIIe siècle. Il peignait en particulier des scènes marines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Le peintre de marine[modifier | modifier le code]

Le chevalier de Rossel a navigué pendant 28 ans dont 14 en campagne quand il se retira malade en 1779 et se lança dans la peinture. Pour l'année 1778, quatre de ses combats de bâtiments isolés résument bien les escarmouches qui opposèrent les navires français à ceux des Anglais de part et d'autre de l'Atlantique. Nous y retrouvons les faits d'armes de la Concorde, de la Junon et du Triton. Y figure également la célèbre victoire héroïque de la Belle Poule de Chadeau de la Clochetterie sur le Fox, qui avait enthousiasmé les dames jusqu'à leur faire jucher des frégates sur leur coiffure poudrées. Les actions sélectionnées pour 1779 furent celles de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, de la Minerve à la Dominique, l'engagement de l'escadre de La Motte-Picquet en vue de Fort-Royal de la Martinique. Quand il reçut la commande royale de 18 tableaux de combats de mer de la dernière guerre, il venait d'exposer au Salon de la Correspondance de 1786 une vue de Malte et une vue de Constantinople. Il travaille à la livraison de sa commande en 1789 et 1790, faisant preuve d'une productivité remarquable. Ce zèle est mal récompensé, puisqu'il doit intervenir à trois reprises auprès de l'Assemblée nationale entre 1790 et 1792 pour obtenir le paiement de ses honoraires. Ce n'est qu'en 1802, que le Premier Consul donne son accord au règlement partiel de la série de la guerre d'Amérique et que l'État devient officiellement propriétaire des tableaux mis sous séquestre après un imbroglio juridique[Lequel ?] qui avait traversé la Révolution.

Parmi ses nombreux tableaux, trois d'entre eux furent l'objet d'une commande spéciale de trois combats du Québec et de la Surveillante, ceci à la demande du ministre de la Marine. Un était réservé à la Chambre du Roi Louis XVI ; celui-ci (toile) semble avoir été offert par le Roi au maréchal de Castries en 1789, le second fut envoyé à la veuve du commandant Charles Louis du Couëdic et le troisième au Chevalier de Lostanges. Les gravures de ce tableau n'ont été produites qu'en 1792. Il immortalise également les combats du Scipion, de la Nymphe et de l’Amphitrite.

Il faut savoir que Thomas-Pierre du Couëdic, dit « l'Aîné », neveu de Charles-Louis, et également tout jeune officier sous ses ordres durant ce superbe combat, est appelé peu après à monter sur le navire de son oncle maternel la Nymphe où, au moment de l'abordage contre le HMS Flora (navire anglais) et, blessé par une pique, lâche la corde et tombe entre les deux bâtiments qui l'écrasent.

Certains[Qui ?] se sont plaints que la série des peintures de cet artiste a laissé des oublis nombreux dans l'histoire de la Marine française et disent qu'il était peu qualifié.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Archives[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Evelyn de Rostaing McMann, p. 208
  2. Fonds Louis-Auguste de Rossel (P234) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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