Augias

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Dans la mythologie grecque, Augias (en grec ancien Αὐγείας / Augeías, qui signifie « brillant » ou « rayonnant »), fils d'Hélios (ou de Poséidon) et d'Hyrmina, est roi d'Élis, et l'un des Argonautes.

Il est généralement présenté comme le frère  d'Actor (même si Diodore fait de ce dernier le fils de Phorbas). Augias est le souverain de l’Élide, un royaume se trouvant dans le nord ouest du Péloponnèse, en Grèce.  On lui donne généralement deux enfants, un fils, Phylée, et une fille, Agamédé.

Augias est généralement associé à deux mythes principaux de la littérature grecque antique.

Augias dans la littérature[modifier | modifier le code]

Les Argonautes[modifier | modifier le code]

Il est d’abord cité dans le mythe des argonautesJason et la toison d’or. Il participe à la quête dans le but de trouver son frère, Aeétès, qu'il n'a jamais vu.

L'auteur grec Apollonios de Rhodes, dans les Argonautiques présente Augias en tant que compagnons de Jason: « Augée, que la renommée disait issu du Soleil, régnait sur les habitants de l'Élide. Fier de ses richesses, il souhaitait avec passion de voir la Colchide et le roi Eétès »[1].

Les Douze travaux d'Héraclès[modifier | modifier le code]

Dans les Douze travaux d'Héraclès Augias possède d'immenses écuries. Elle sont la cause d’une odeur pestilentielle, puisque par la négligence du roi, personne ne les a jamais nettoyées et ce depuis trente ans. Héraclès doit les nettoyer en un jour. Augias, persuadé de le voir échouer, doit lui donner 300 bœufs en cas de réussite.

Héraclès remporte l'épreuve et Augias, de mauvaise foi, refuse de donner ce qui lui est dû. Irrité, Héraclès leva une armée, prit la ville d'Élis, et tua Augias ainsi que tous ses fils sauf un, Phylée, qui avait pris le parti d'Héraclès. En récompense, le héros le plaça sur le trône d'Élide, le faisant ainsi succéder à son père.

Ce Travail et la mauvaise foi d'Augias sont citées par Pindare dans les Olympiques au vers 26:

« Docile aux lois de Jupiter, je veux aussi chanter ces antiques jeux que le vaillant Hercule institua près du tombeau de Pélops, après avoir immolé à sa vengeance les deux fils de Neptune, le brave Ctéatus (184) et son frère Eurytus. Il voulait forcer Augias à lui payer le salaire promis à ses travaux, et ce roi parjure le lui refusait. »[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. traduction de  JJA Cassin 1892, Apollonios de Rhodes, Argonautiques
  2. Pindare, Olympiqes X v26 M. AL. PERRAULT-MAYNAND

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]