Audition intérieure

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L'audition intérieure consiste en la capacité de se représenter mentalement et de façon juste les intervalles musicaux[1], c’est-à-dire l'écart de hauteur séparant des notes successives (mélodie), ou simultanées (accords). La notion de rythme fait implicitement partie de l'audition intérieure[2].

Elle ne peut exister sans une oreille relative. En effet, cette représentation mentale est due à la mémorisation des intervalles identifiés à l'audition par le musicien. L'oreille absolue n'est pas prérequise. Elle est néanmoins une aide, car le musicien "entend" alors chaque hauteur avec exactitude, et différencie de façon absolue les transpositions.

Cette capacité est très sollicitée en écriture musicale, qu'elle soit classique ou non, en composition, en lecture à vue[3],[4]. Elle est également très utile aux interprètes, afin d'anticiper mentalement les mesures à venir, lors du jeu[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir La musique, un enseignement obligatoire, Université de Lyon II
  2. Voir l'article Solfège à ce sujet
  3. Voir par exemple le cours d'harmonie de Michel Baron - chapitre Modulations et fausses relations,
  4. ou encore cet extrait du Symposium “Matériau et composition” de l'IRCAM, 6 Mars 1993
  5. Voir cette note à l'attention du corps enseignant musical français incluant l'audition intérieure comme critère d'appréciation de l'élève interprète : Circulaire no 89-084 du 4 avril 1989 du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports : A) LA PRATIQUE MUSICALE (VOCALE/INSTRUMENTALE)