Audemars Piguet

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Audemars Piguet

Création 1875
Fondateurs Jules-Louis Audemars
Edward-Auguste Piguet
Personnages clés Jasmine Audemars (présidente du conseil d'Administration)
Slogan Pour briser les règles, il faut d'abord les maîtriser.
Siège social Drapeau de Suisse Le Brassus (Suisse)
Direction François-Henry Bennahmias
Actionnaires Société indépendante en mains des familles fondatrices.
Activité Horlogerie
Produits Montres
Effectif 1200
Site web www.audemarspiguet.com
Montres signées Audemars Piguet

Audemars Piguet est une manufacture de haute horlogerie[1] suisse, installée au Brassus dans la vallée de Joux[2]. Elle a été fondée en 1875 par Jules-Louis Audemars et Edward-Auguste Piguet[3].

C'est l'une des marques les plus prestigieuses de l'horlogerie suisse. Parmi les nombreux modèles, le plus connu est sans doute la Royal Oak. Sa production annuelle s'élève à environ 31 000[4] montres.

Historique[modifier | modifier le code]

Une histoire d'amitié[modifier | modifier le code]

Le 17 décembre 1875, Jules-Louis Audemars décide d'ouvrir un atelier d'horlogerie dans la ferme familiale, située au Brassus, dans la vallée de Joux en Suisse, après avoir suivi un apprentissage en horlogerie auprès de son père[5]. Jules-Louis occupe les fonctions de "repasseur"[6] pour les montres à complication. Il est chargé de contrôler minutieusement les montres avant leur commercialisation[7].

Très vite, les commandes affluent. Il fait alors appel à un ancien camarade de classe et ami, pour l'aider : Edward-Auguste Piguet[6]. Edward-Auguste a lui aussi été formé à l’horlogerie par sa famille[8].

Jules-Louis et Edward-Auguste travaillent ensemble pendant 6 ans. Rapidement, ils comprennent que les entreprises qui réalisent des bénéfices sont celles qui commercialisent les montres[6]. Jules-Louis et Edward-Auguste décident alors de s'associer et de vendre leurs propres créations.

Le 17 décembre 1881, Jules-Louis Audemars et son ami d'enfance Edward-Auguste Piguet signe un contrat, officialisant la création de leur entreprise[9]. Ensemble, ils décident de créer leurs propres montres[2]. Ils fondent la manufacture horlogère "Audemars Piguet & Cie"[9],[10].

L'essor malgré les guerres[modifier | modifier le code]

Jules-Louis et Edward-Auguste bâtissent rapidement leur renommée, grâce à la qualité de leur travail et à la modernité de leurs montres[11]. Le premier s'occupe des créations, alors que le second apporte la touche finale aux modèles[11].

Dès le début, la manufacture se spécialise dans les montres à complication et les mécanismes horlogers de précision[8]. C'est d'ailleurs ce qui fera la marque de fabrique d'Audemars Piguet[8].

Elle s'adresse à un public haut de gamme, capable d'apprécier les innovations et le travail de qualité. Audemars Piguet rivalise d'idées et d'innovations pour se différencier de ses concurrents[8]. Pendant les premières années, l'entreprise va même jusqu'à personnaliser chaque montre sortie de l'atelier[8].

Audemars Piguet se développe autour de trois valeurs phares : la tradition, l'excellence, et l'audace[12].

Dès 1882, Audemars Piguet présente ses premiers modèles, avec quantième perpétuel, répétition minutes ou chronographe[13].

Rapidement, la manufacture Audemars Piguet se développe. L'entreprise effectue ses premiers recrutements. Et se spécialise dans les montres à sonnerie[14].

Jules-Louis assure la fabrication des montres, tandis qu'Edward-Auguste s'occupe du développement commercial[14].

En 1885, Audemars Piguet ouvre une succursale à Genève[8]. Mais l'entreprise vise déjà l'international. Ainsi, en 1888, des commerciaux indépendants représentent déjà la marque à Berlin, New York, Paris et Buenos Aires[6]. En 1889, Audemars Piguet expose sa collection de montres de poche à complications lors de l'Exposition universelle de Paris[15]. Le public est séduit par ces montres innovantes et de grande qualité[8]. Le succès est au rendez-vous. Si bien que des concurrents essayèrent plusieurs fois de récupérer ses brevets et inventions[8].

Avec 70 ouvriers[14], elle devient le 3ème plus grand employeur du canton de Vaud[6]. Mais la Première Guerre mondiale éclate, ralentissant le développement de l'entreprise.

En 1918 et 1919, Jules-Louis et Edward-Auguste décèdent. La manufacture est reprise par les successeurs des fondateurs : Paul-Louis Audemars et Paul-Edward Piguet[6].

Au sortir de la guerre, la manufacture se réorganise et reprend sa production. Elle emploie alors une vingtaine de personnes. Et compte certains clients célèbres. Parmi eux se trouvent Cartier et Tiffany & Co[6].

Mais la crise de 1929 fait plonger les ventes à 737 montres contre 2000 en 1920[16]. En 1933, le fils de Paul-Louis Audemars, Jacques-Louis Audemars, prend les commandes de l'entreprise et lui donne un nouveau souffle[14].

La manufacture mise alors sur la production de chronographes[14]. Mais la Seconde Guerre mondiale marque un coup d'arrêt à l'ensemble de l'économie.

A la fin du conflit, l'entreprise se réorganise, rebondit et mise sur l'innovation. En 1949, Audemars Piguet participe pour la première fois à la Foire aux échantillons de Bâle[14].

Les innovations[modifier | modifier le code]

Dès le début, Audemars Piguet se distingue par ses innovations et ses premières mondiales.

En 1891, la manufacture présente le plus petit répétiteur à mouvement au monde (18mm de diamètre)[16]. En 1892, elle met au point la première montre-bracelet à répétition minutes[17]. C'est une première mondiale[18]. Un an plus tard, l'entreprise décide de consacrer sa production aux montres-bracelets[16]. La manufacture réalise alors la première montre-bracelet à répétition minutes au monde, sur commande de Louis Brandt[13].

En 1899, Audemars Piguet lance une montre de poche à grande complication. Parmi ses fonctionnalités : une grande et une petite sonnerie, un mécanisme de répétition à minutes par carillon, un réveil, un quantième perpétuel, un chronographe à seconde foudroyante[18]...

En 1915, le plus petit mouvement de répétition à 5 minutes voit le jour dans les ateliers Audemars Piguet[15]. La même année, la manufacture présente sa collection Grande Complication. Ces montres, qui indiquent heures, minutes et secondes, sont également pourvues d'un calendrier perpétuel et d'un chronographe[16]. Parallèlement, une autre montre de poche à très grande complication est montrée. Elle contient 15 complications dont une exceptionnelle. Un cadran en émail bleu sur lequel sont gravées 315 étoiles ainsi que leur nom, reproduit avec exactitude la position des astres dans le ciel de Londres, où est livrée la montre[16].

La première montre-bracelet à heures sautantes voit le jour en 1921[19]. En 1925, la marque lance la montre à gousset la plus fine au monde (1,32 mm)[2]. En 1934, elle met au point la première "montre squelette", laissant apparaître le mécanisme[2]. En 1946, la montre-bracelet à remontage manuel avec son mouvement de 1,64 mm d'épaisseur sort des ateliers de fabrication[15]. Quant à la première montre-bracelet dotée d'un quantième perpétuel, elle est commercialisée en 1957[19]. Dix ans plus tard, le mouvement automatique avec rotor central en or de 21 carats atteint un nouveau record avec seulement 2,45 mm d'épaisseur[16].

En 1962, Georges Golay devient directeur commercial. Un réseau d'agents continue d'asseoir le développement de la marque. Tandis que la manufacture continue la fabrication de montres à complication[14].

En 1970, Audemars Piguet présent le mouvement automatique avec affichage de la date et rotor central en or le plus fin (3,05 mm d'épaisseur)[15].

En 1986, Audemars Piguet intègre pour la première fois un tourbillon dans une production en série[20]. La même année, la manufacture commercialise la première montre ultra-plate tourbillon à remontage automatique[17]. La cage du tourbillon est alors la plus petite au monde[18]. La même année, une montre-bracelet rectangulaire, composée de 412 pièces, sort des ateliers de la manufacture[13].

En 1989, la manufacture lance la Dual Time. Il s'agit de la première montre affichant l’heure d’un second fuseau horaire à partir d’un seul mouvement[18]. Cinq ans plus tard, elle met au point un mouvement grande et petite sonnerie et répétition à quarts sur deux timbres. Jusqu'ici, seules les montres de poche pouvaient être pourvues de ce mécanisme. Il est alors intégré pour la première fois dans une montre-bracelet[18].

En 1995, Audemars Piguet crée première la montre-bracelet grande complication à remontage automatique[18].

En 2005, la marque présente un modèle à échappement libre à coup perdu, inspiré de la marine[21]. La même année, elle utilise pour la première fois une platine en agate mousse[18].

Parmi les autres montres phares se trouvent la Jules Audemars, commercialisée en 2009[22]. Elle présente alors la particularité d'avoir une fréquence de 43 200 alternances par heure[22].

La marque se spécialise dans les mouvements de grande complication, incluant la date, un chronographe, les phases de la Lune[19]. Parallèlement, la manufacture décide de se consacrer à la production de montres haut de gamme, tout en misant sur l'innovation[17].

La Royal Oak[modifier | modifier le code]

A la foire de Bâle en 1972, la marque lance la Royal Oak, la première montre de sport de luxe, en acier[23]. La particularité de ce modèle réside dans l'utilisation de l'acier et sa forme originale et reconnaissable.

Pour la première fois, l'acier est utilisé comme un métal précieux[19]. Mais la montre se distingue surtout par son design : le cadran octogonal, est doté de huit vis hexagonales apparentes et d'un bracelet intégré[24]. La montre abrite un calibre 2121, l’un des mouvements mécaniques à remontage automatique les plus plats du monde (3,05 mm d’épaisseur)[25][20].

Cette montre, dessinée par Gérald Genta[21] la veille de la foire horlogère de Bâle en 1971, doit séduire le public italien, à qui elle est destinée[26]. Ce n'est qu'un an plus tard, que la manufacture la présente officiellement au public[26].

Son nom vient de Charles II d'Angleterre, qui, pour échapper aux troupes d'Oliver Cromwell, se cacha dans un chêne, devenu un "chêne royal". Plus tard, entre 1769 et 1914, le terme "Royal oak" est repris et donné à quatre bâtiments de la flotte britannique[14].

Au début, la montre peine à séduire. La mode est alors aux petits formats alors que la Royal Oak est une montre plus imposante[25]. Mais très vite, un public d'initiés se l'approprie.

Ainsi, en 1974, Giovanni Agnelli, dirigeant de l'entreprise Fiat, l'arbore à son poignet[26]. Alain Delon l'arbore dans le film "Comme un boomerang" en 1975[25]. La montre devient alors un best-seller.

Au fil des ans, la Royal Oak devient l'emblème de la marque[2]. La montre est alors régulièrement revue et dotée de nouvelles fonctionnalités. En 1983, une phase de lune et un calendrier lunaire viennent compléter ce modèle[13]. Un an plus tard, le calendrier perpétuel est ajouté[13].

En 1992, la manufacture lance une nouvelle version de cette montre pour le sport extrême. Et crée la collection Royal Oak Offshore. Cette fois-ci l'acier est associé au caoutchouc[14].

Un an plus tard, la Royal Oak Offshore Grande Complication fait son apparition. Elle est alors en titane, caoutchouc et céramique, et mesure 44 mm de diamètre[27]. 648 composants sont nécessaires pour assurer le mouvement et les différentes fonctions de la montre[27]. Le tout, placé dans 8 cm3[28]. 700 heures de travail sont nécessaires pour assurer sa réalisation, qui ne s'effectue que sur commande[27] et par un seul artisan[28].

En 2002, trente ans après le lancement de la Royal Oak, Audemars Piguet édite une série limitée de la Royal Oak Concept. 150 modèles sortent des ateliers de production[29]. Un an plus tard, la montre Royal Oak Offshore T3 est même porté à l'écran par Arnold Schwarzenegger dans le film Terminator 3[22]. En 2011, Audemars Piguet dédie même une montre à l'acteur avec la Royal Oak Offshore Arnold Schwarzenegger The Legacy[30]. Il faut dire que l'acteur est depuis plusieurs années un grand fan de la marque.

L'acteur visite l'usine au Brassus en 1998. Un an après, sa collaboration avec l'entreprise horlogère débute[30]. Il parraine l'ouverture des magasins de New York en 2003. Plusieurs montres voient également le jour comme en 2004 avec la Royal Oak Offshore Arnold Schwarzenegger, ou en 2006 avec le lancement du modèle Jules Audemars Arnold’s All-Stars (portant le nom de son association), ou en 2007 avec le chronographe Royal Oak Offshore Arnold’s All-Stars[30].

En 2003, François-Henry Bennahmias rencontre le rappeur américain Jay-Z. En 2005, la marque de haute-horlogerie crée le chronographe Jay-Z Royal Oak Offshore en édition limitée[31]. Dès lors, Audemars Piguet devient une référence aux Etats-Unis. Les rappeurs s'approprient la montre et la marque horlogère, tout comme les sportifs[31].

En 2007, Audemars Piguet s'associe une nouvelle fois avec un chanteur américain. Cette fois-ci, c'est Quincy Jones qui prête son nom à un autre modèle de la marque. La Quincy Jones Millenary All Black est éditée à 500 exemplaires[31].

En 2011, Audemars Piguet présente la Royal Oak Squelette Tourbillon à l'occasion du Salon international de la haute horlogerie. Un an plus tard, soit à l'occasion des 40 ans du modèle phare de la marque, la manufacture lance la Royal Oak Extra-plate et la Royal Oak Tourbillon Extra-plat Squelette en édition limitée[21]. En 2013, Audemars Piguet lance la Royal Oak Automatique, dotée d'un bracelet en crocodile bleu, et d'un cadran en or gris surmonté de 470 diamants[32].

En 2011, Lionel Messi, ambassadeur de la marque depuis 2010, participe à l'élaboration d'une Royal Oak, qui porte son nom[33]. La Royal Oak Leo Messi est vendue en édition limitée à 1000 exemplaires[2]. Le footballeur argentin est l'égérie de la marque[2], tout comme Michael Schumacher ou LeBron James[19].

En septembre 2014, Audemars Piguet lance la Royal Oak Offshore LeBron James, un modèle créé en partenariat avec le basketteur américain[31]. La montre est fabriquée en or rose. Elle dispose d'un cadran gris et d'un poussoir serti de diamants. Elle est éditée à 600 exemplaires et vendue à plus de 40 000 euros[31].

La même année, Audemars Piguet revisite la Royal Oak Offshore 42 millimètres de diamètre et lance un Tourbillon Royal Oak Concept GMT en céramique blanche et titane, avec une réserve de marche de 10 jours[34].

Au fil des années, la Royal Oak est ainsi devenue une véritable collection, tout comme la montre Millenary et la Jules Audemars.

Mécénat sportif[modifier | modifier le code]

De 1984 à 1991, la marque commence à sponsoriser des athlètes, équipes ou événements sportifs. Audemars Piguet soutient le golfeur britannique Nick Faldo, et la bateau UBS Switzerland[14].

En 1996, Audemars Piguet lance la collection Millenary[14]. La même année, Garry Kasparov devient l'égérie de la manufacture. Un modèle doté d'un second fuseau horaire et de la réserve de marche est d'ailleurs créé en 1998 en l'honneur du joueur d’échecs[14].

Début 2000, la marque sponsorise l'équipage suisse Alinghi. Audemars Piguet est alors séduit par l'audace de cet équipage, venant d'un pays sans frontière maritime[35]. Le 2 mars 2003, l'équipe Alinghi remporte la Coupe de l'America. Audemars Piguet crée alors une série spéciale : la Royal Oak city of sails[13], vendue à 2007 exemplaires[35]. Le modèle est fabriqué à partir d'un matériau issu de l'aéronautique et conçu pour régater[35].

Un an plus tard, l'équipe suisse renouvelle l'exploit. Audemars Piguet lance alors la Royal Oak Offshore Alinghi Team[22].

La marque est également partenaire de courses automobiles et compte de nombreux pilotes comme égéries. Parmi eux, on retrouve les pilotes de formule 1 comme Rubens Barrichello, Jarno Trulli, Juan Pablo Montoya et Michaël Schumacher[36].

Audemars Piguet est également chronométreur officiel de plusieurs compétitions comme le Tour Auto, le Spa Classic et le Gstaad Classic. A cette occasion, la marque lance en 2011 le chronographe Jules Audemars Gstaad Classic, en référence à la course automobile[37]. En référence à son partenariat avec le Tour Auto, la marque lance le Chronographe Millenary Tour Auto 2011 en série limitée à 150 exemplaires[38].

En 2005, Audemars Piguet s'associe avec Maserati[22]. La marque horlogère devient le principal partenaire du Trofeo Maserati, une course automobile européenne sur circuit[39]. Ce partenariat aboutit ensuite à la création de la montre Dual Time Millenary Maserati. Un an plus tard, la Millenary MC12 est commercialisée, toujours en partenariat avec la marque automobile[22].

En 2007, Audemars Piguet sponsorise divers événements sportifs dans l'univers de la voile, du golf, du cricket et des courses automobiles[35].

En 2008, la marque lance la Royal Oak Offshore Jarno Trulli, en honneur du pilote de Formule 1[40]. En décembre 2011, elle commercialise la Royal Oak Offshore Sébastien Buemi, également pilote et égérie de la marque depuis 3 ans. La montre est alors en titane microbillé sur bracelet en caoutchouc noir[36]. Le jaune utilisé pour le cadran, rappelle la couleur du casque du pilote[36].

La même année, à l'occasion de la réouverture du célèbre théâtre russe, la manufacture crée la montre Jules Audemars Extra-Plate Bolchoï[41].

Parallèlement, la manufacture commercialise Millenary 4101[2].

En 2014, la marque compte quatre nouveaux ambassadeurs, tous golfeurs. Henrik Stenson, Victor Dubuisson, Kiradech Aphibarnrat et Peter Uihlein représentent dorénavant la marque horlogère[42].

En 2014, Audemars Piguet est la dernière manufacture de la haute horlogerie suisse à être détenue par la famille de ses fondateurs[23].

Audemars Piguet compte 810 collaborateurs[17]. Une dizaine de filiales et une douzaine de boutiques dans le monde assurent la distribution et la commercialisation[17]. La manufacture dispose de trois sites de production au Brassus, au Locle et à Meyrin[17].

Economie[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Jusque dans les années 70, 5000 montres sont confectionnées chaque année[6].

En 2000, à l'occasion de ses 125 ans, la manufacture inaugure un nouveau bâtiment au Brassus. Celui-ci abrite les ateliers de production[22].

En 2007, l'entreprise enregistre une hausse de 31 % de son chiffre d'affaires. Celui-ci atteint alors les 330 millions d'euros[43]. En un an, la production augmente de plus de 1000 pièces, passant de 25 300 à 27 400 montres[43].

En mars 2008, Audemars Piguet inaugure une nouvelle boutique à Genève. Avec une superficie de 300 m2, il s'agit de la plus grande boutique de la marque dans le monde. L'ensemble de ses collections est présente, tout comme des pièces plus anciennes[43].

En 2010, Audemars Piguet compte 1000 collaborateurs et 19 boutiques à travers le monde. L'entreprise dispose également de 14 filiales pour assurer la distribution[22].

En 2011, Audemars Piguet réalise plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires[6].

30 000 montres sont vendues chaque année[6].

En 2012, la manufacture emploie 1100 personnes[6] à travers le monde, dont 900 en Suisse[44]. 32 000 montres sont vendues cette année[45]. Audemars Piguet ambitionne alors de doubler sa production en dix ans[45]. La même année, Audemars Piguet réalise près de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires[44]. L'entreprise réalise environ 1,5 millions d'euros de chiffre d'affaires par détaillant[46]. Le prix de vente moyen d'une montre est de 25 000 euros[46].

Si le siège social est situé au Brassus, l'entreprise dispose d'une boutique à Genève et d'une usine à Meyrin, à Lussy-sur-Morges[44] et au Locle[47]. Fin 2012, alors que le bail du centre de production de Meyrin prend fin, Audemars Piguet décide de construire un nouveau bâtiment à Genève, pour Centror, son unité de production de boîtes et de bracelets[46]. Un projet autofinancé, à hauteur de 25 millions d'euros[48].

Un an plus tard, les ventes restent stables avec 33 000 exemplaires vendus[45]. En 2013, le chiffre d'affaires atteint environ 580 millions d'euros[47]. Plus de 1200 personnes sont employées par la manufacture[47].

En 2014, plus de 26 000 montres sortent tous les ans des ateliers de production Audemars Piguet[17]. Les montres sont toujours assemblées à la main[16].

En 2014, l'entreprise demeure indépendante. Elle est toujours détenue par la famille des fondateurs[6]. Jasmine Audemars est à la tête du conseil d'administration de la manufacture[6].

La qualité est au centre des préoccupations, et ce de la production à la vente en passant par la distribution[46].

Rayonnement à l'international[modifier | modifier le code]

En 1999, Audemars Piguet est lancée sur le marché américain[45]. La marque associe son image à celle d'Arnold Schwarzenegger et de Jay-Z. L'effet est immédiat, la marque devient célèbre aux États-Unis[46].

En 2008, l'entreprise réalise 20 % de son chiffre d'affaires sur le continent américain[43]. L'Asie représente 40 %, soit autant que l'Europe et le Moyen-Orient réunis[43]. La Chine, de son côté, représente moins de 5 %[43]. Malgré un réseau d'une trentaine de revendeurs, Audemars Piguet dispose de 4 corners, dont 1 basé à Pékin[43].

En 2013, l'entreprise est présente dans 88 pays. Et possède une vingtaine de boutiques[44].

Communication[modifier | modifier le code]

Le site Internet est ouvert en 1996[16].

En 1998, la marque change sa communication. Les campagnes de pub axées sur le produit et le travail fait main, cèdent la place à une campagne de communication plus jeune, dédié à l'univers du luxe. Les visuels mettent en avant l'esthétisme et le raffinement, et posent la question : "Qui se cache derrière une montre Audemars Piguet ?"[49].

Un an plus tard, la campagne évolue. Elle met en valeur une montre Audemars Piguet portée au poignet d'un homme d'affaires[50].

En septembre 2013, la marque lance une campagne de publicité destinée aux femmes. Le slogan : "Chaque règle a son exception", reflète l'esprit d'indépendance de la manufacture[51].

Direction[modifier | modifier le code]

En 1994, François-Henry Bennahmias, ancien golfeur professionnel, rentre chez Audemars Piguet[46]. Après avoir fait ses preuves en France, il s'attaque aux marchés du Sud-Est asiatique et australien, tout en continuant à travailler sur le développement européen de la marque[46].

En mai 2012, François-Henry Bennahmias prend la tête de la société[45]. Il souhaite qu'Audemars Piguet devienne "l'Apple horloger", en créant ses propres standards[46].

Engagements[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Audemars Piguet défend la cause de l'environnement. Ainsi, la marque a commercialisé une série de montres estampillées "The White House", dont les bénéfices ont été reversés à la Fondation Clinton[11].

L'entreprise dispose également de sa propre fondation. La Fondation Audemars Piguet est lancée en 1992. Elle encourage la reforestation et contribue à la préservation des forêts à travers le monde[14]. Elle finance également divers projets relatifs à l´éducation environnementale des enfants et la sensibilisation des adultes à la préservation de la nature[11]...

Culture[modifier | modifier le code]

En 1993, le musée Audemars Piguet ouvre ses portes au public[16].

En 2014, l'entreprise annonce la création d'une commission d'art annuelle[52].

Chaque année, la manufacture invite un commissaire de renommée internationale pour présider cette commission[52]. La Commission d'art Audemars Piguet vise ainsi à soutenir les artistes à travers la création d'une œuvre d'art contemporain utilisant les thèmes propres à l'horlogerie : précision, mécanisme[52]... La manufacture mettra à la disposition de l'artiste son savoir-faire et ses technologies de pointe[53].

Les artistes présélectionnés seront invités au siège de l'entreprise au Brassus pour découvrir l'histoire de la marque et les traditions de la haute-horlogerie[53].

Pour cette première édition, Marc-Olivier Wahler, ancien directeur du Palais de Tokyo à Paris, a été choisi pour être le commissaire de la Commission d'art Audemars Piguet[53].

La première œuvre d'art de la Commission Audemars Piguet sera présentée lors du salon Art Basel de Bâle en 2015[53].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Montre à Quantième perpétuel
  • Gisbert L Brunner; Christian Pfeiffer-Belli; Martin K Wehrli, Audemars Piguet : Meisterwerke klassischer Uhrmacherkunst, München : Callwey, 1992. (OCLC 31239253)
  • Gisbert L Brunner; Martin K Wehrli; Christian Pfeiffer-Belli; Audemars Piguet : le maître de l'horlogerie, Le Brassus : Audemars Piguet, 1993. (OCLC 81700157)

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Audemars Piguet », sur TF1 News
  3. « Audemars Piguet, une histoire de famille », sur Paris Match
  4. http://fr.worldtempus.com/article/insider/audemars-piguet-pas-de-risque-de-saturation
  5. « Jules Audemars (1851-1918) », sur Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Audemars Piguet, histoire d'un succès fou », sur World tempus
  7. « Repassage », sur Fondation de la Haute Horlogerie
  8. a, b, c, d, e, f, g et h « Audemars Piguet, le savoir-faire familial », sur Watch World Guide
  9. a et b « Audemars, Jules Louis » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  10. « Jules-Louis Audemars », sur le-coultre.org
  11. a, b, c et d « Audemars Piguet », sur www.lesmeilleuresmontres.com
  12. « Audemars Piguet », sur La Fondation de la Haute Horlogerie
  13. a, b, c, d, e et f « L'histoire des marques : Audemars Piguet », sur La cote des montres
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Audemars Piguet », sur My watchsite
  15. a, b, c et d « Audemars Piguet », sur Belles Montres
  16. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Montres Audemars Piguet, historique de la marque », sur Montres Actualité
  17. a, b, c, d, e, f et g « Audemars Piguet », sur Horlogerie suisse
  18. a, b, c, d, e, f et g « L’histoire d’Audemars Piguet », sur www.timeismoney.name
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  20. a et b « Audemars Piguet Tourbillon Royal Oak Extra-plat Squelette : édition limitée 40ème anniversaire », sur Montres de luxe
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  27. a, b et c « Royal Oak Offshore Grande Complication », sur La Cote des montres
  28. a et b « Audemars Piguet Royal Oak Offshore Grande Complication : l’œuvre d’un homme », sur Montres de luxe
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  31. a, b, c, d et e « Audemars Piguet lance une série spéciale conçue avec LeBron James », sur Le Figaro
  32. « La Royal Oak Automatique d'Audemars Piguet », sur Vogue
  33. « Audemars Piguet Royal Oak: une édition limitée Leo Messi », sur L'Express
  34. « Des montres de caractère au salon de Genève », sur Le Figaro
  35. a, b, c et d « Audemars Piguet s'éclate en régate », sur Stratégies
  36. a, b et c « Audemars Piguet Royal Oak Offshore Edition Limitée Sébastien Buemi », sur Montres de luxe
  37. « Chronographe Jules Audemars Gstaad Classic 2011 : un futur collector en titane », sur Montres de luxe
  38. « Audemars Piguet : une Millenary pour le Tour Auto 2011 », sur Montres de luxe
  39. « Audemars Piguet, partenaire principal du Trofeo Maserati », sur Stratégies
  40. « Royal Oak Offshore Jarno Trulli : un modèle hautement high-tech en série limitée… », sur Montres de luxe
  41. « Jules Audemars Extra-Plate "Bolshoï" : ballet horloger », sur Montres de luxe
  42. « Audemars Piguet recrute quatre golfeurs comme ambassadeurs », sur Stratégies
  43. a, b, c, d, e, f et g « Audemars Piguet investit dans une nouvelle manufacture horlogère », sur Les Échos
  44. a, b, c et d « Audemars Piguet signe un millésime 2012 record », sur Bilan
  45. a, b, c, d et e « "L'horlogerie se prépare à vivre une révolution" », sur Bilan
  46. a, b, c, d, e, f, g et h « Interview Audemars Piguet : insuffler un nouvel état d’esprit », sur Europa Star
  47. a, b et c « Les ventes d'Audemars Piguet ont franchi un cap en 2013 », sur Bilan
  48. « Audemars Piguet bâtit une nouvelle usine », sur Tribune de Genève
  49. « Horloger depuis 1875 », sur Stratégies
  50. « Euro RSCG Works pour Audemars Piguet », sur Stratégies
  51. « Audemars Piguet s'adresse aux femmes », sur Stratégies
  52. a, b et c « Audemars Piguet : création d'une nouvelle grande commission d'art », sur Dandy
  53. a, b, c et d « Marc-Olivier Wahler, désigné comme premier commissaire invité pour la Commission d'art Audemars Piguet 2015 », sur Trajectoire

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