Aubin-Louis Millin de Grandmaison
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Aubin-Louis Millin de Grandmaison (né en juillet 1759 à Paris - mort le 14 août 1818 à Paris) est un naturaliste français mais surtout un « touche-à-tout ». Érudit dans de nombreux domaines, il s'intéresse à l'archéologie et à l'histoire de l'art médiéval et classique et fut un bibliothécaire renommé.
En 1790, Aubin-Louis Millin présenta son œuvre à l'assemblée constituante : Antiquités Nationales ou recueil de monuments, pour servir à l’Histoire générale et particulière de l’Empire François, tels que tombeaux, inscriptions, statues, vitraux, fresques, etc. ; tirés des abbaïes, monastères, châteaux et autres lieux devenus domaines nationaux. Présenté à l’Assemblée Nationale et accueilli favorablement par Elle, le 9 décembre 1790. Il fut le premier à parler, dans un lieu officiel, de « monument historique » à l'occasion de la démolition de la Bastille.
Millin est emprisonné en 1793 en raison de sa lutte contre les Jacobins et sa rédaction de la Chronique de Paris. Après un an de prison, il part enseigner l'archéologie à la Bibliothèque nationale, à Paris, où il fut conservateur-professeur du département des antiquités. Il devient en 1799-1800 président du Conservatoire de la Bibliothèque nationale de France.
Il fonde avec Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807) et Louis-Augustin Bosc d'Antic (1759-1828) la Société linnéenne de Paris. Son livre Éléments d’Histoire naturelle (1797) fait partie du corpus des Écoles centrales. Il est également connu pour avoir écrit beaucoup d'articles sur les vases grecs. En 1806, il publie le Dictionnaire des Beaux-Arts relatant l'esthétisme européen. De 1807 à 1811, il publie un voyage dans les départements du midi de la France en 4 volumes et un atlas.
Il fut directeur du Magasin encyclopédique et participait à d'autres revues scientifiques, membre d'une infinité de sociétés savantes. Millin a également traduit de nombreux récits de voyages, des ouvrages comme deux dissertations de Carl von Linné (1707-1778) (pour le compte de la Société philomathique de Paris) et comme celui de Johan Christian Fabricius (1745-1808). Il entretenait une importante correspondance avec l'archéologue allemand Karl August Böttiger.
En 1817, il fonde les Annales encyclopédiques.
Bibliographie [modifier]
- Françoise Arquié-Bruley, Au Cabinet des estampes, dessins exécutés en Italie de 1811 à 1813 pour Aubin-Louis Millin, Revue de la Bibliothèque Nationale 15, 1985, p. 24-43
- Geneviève Espagne, Bénédicte Savoy (éd.) : Aubin-Louis Millin et l'Allemagne. Le Magasin encyclopédique - Les lettres à Karl August Böttiger. Série Europaea Memoria. Studien und Texte zur Geschichte der europäischen Ideen 41, Hildesheim [Georg Olms Verlag - Weidmannsche Verlagsbuchhandlung], 2005. (ISBN 3-487-12871-3)
- Gennaro Toscano, « L’enseignement d’Aubin-Louis Millin (1759-1818) : l’histoire de la restauration des peintures », dans Patrimoines. Revue de l’Institut national du patrimoine, 4, 2008, p. 28-39.
- Gennaro Toscano, "Aubin-Louis Millin, Filippo Marsigli e la riscoperta di Leonardo da Besozzo", dans A. Delle Foglie, La cappella Caracciolo del Sole a San Giovanni a Carbonara, Milan, Jaca Book, 2011, p. XVII-XXIV.
- Gennaro Toscano, "Le Moyen Age retrouvé. Millin et Ingres à la découverte de Naples angevine", dans Ingres, un homme à part? Entre carrière et mythe, la fabrique du personnage, colloque international sous la direction de C. Barbillon, P. Durey et U. Fleckner, Paris, École du Louvre, Académie de France à Rome, 25-28 avril, 2006, Paris, École du Louvre, 2009, p. 275-310.
- Voyages et conscience patrimoniale. Aubin Louis-Millin (1759-1818) entre France et Italie, actes du colloque sous la direction d’Anna Maria D’Achille, Antonio Iacobini, Monica Preti-Hamard, Marina Righetti et Gennaro Toscano, Paris, Institut national du patrimoine, 27-28 novembre 2008 et Rome, la Sapienza Universita di Roma, 12-13 décembre 2008, Rome, Campisano Editore, 2012.
- Voyage dans les départements du midi de la France, plusieurs tomes, Paris, Imprimerie nationale, 1807-1811
- Philippe Gardy, "Entre statistique et “beauté du mourant” : Aubin-Louis Millin inventeur de la littérature occitane?", Lengas revue de sociolinguistique, n° 41, 1997, p. 147-165.
- Gennaro Toscano, “Mai 1812 : Aubin-Louis Millin et Franz Ludwig Catel à Paestum”, dans Album amicorum. Œuvres choisies pour Arnaud brejon de Lavergnée, Paris, 2012, p. 182-183.
- Dictionnaire des Beaux-Arts, 1806 (en ligne).
- Thierry Sarmant, Le Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale 1661-1848, Paris, Mémoires et documents de l'École des Chartres, 1994, pp. 237-242
- Bon-Joseph Dacier, Notice historique sur la vie et les ouvrages de M.Millin, par M.Dacier, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des inscriptions et belles-lettres. Séance publique du 27 juillet 1821, Paris, 1821
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