Aubazines
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| Aubazines | ||
Le bourg d'Aubazines et son église abbatiale. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Corrèze | |
| Arrondissement | Brive-la-Gaillarde | |
| Canton | Beynat | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Canton de Beynat | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Chouzenoux 2008-2014 |
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| Code postal | 19190 | |
| Code commune | 19013 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Aubazinois | |
| Population municipale |
874 hab. (2010) | |
| Densité | 62 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 126 m — Max. 522 m | |
| Superficie | 14,10 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
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Aubazines (orthographe officielle[1]), nommée localement Aubazine (Obasina en occitan) est une commune française du département de la Corrèze, en région Limousin. L'écriture officielle avec un « S » final provient d'une erreur de transcription sur une carte.
Ses habitants sont appelés les Aubazinois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune du massif Central située au sud-ouest du département de la Corrèze, la commune d'Aubazines, entièrement située en rive gauche de la Corrèze, est bordée au sud par le Coiroux qui la sépare de Palazinges.
Son altitude minimale, 126 mètres, se situe à l'ouest, là où la Corrèze quitte le territoire communal pour servir de limite entre Dampniat et Saint-Hilaire-Peyroux. Les points les plus hauts atteignent ou dépassent 520 mètres et se trouvent, d'une part au Puy de Pauliac qui domine les alentours, et de l'autre, au sud-est, en limite du Chastang, près du lieu-dit la Jarouste.
Le bourg d'Aubazines est établi tout au sud de la commune, sur un promontoire qui surplombe le ruisseau du Coiroux de plus de 150 mètres. Il est situé, en distances orthodromiques, 11 kilomètres à l'est de Brive-la-Gaillarde et 13 kilomètres au sud-ouest de Tulle, à l'intersection des routes départementales 48 et 130.
La commune est également desservie par les routes départementales 48E et 175 et au nord-ouest par la route nationale 89. Si la ligne de chemin de fer Coutras - Tulle traverse bien le territoire communal au nord et à l'ouest, la gare d'Aubazine - Saint-Hilaire est située sur la commune voisine de Saint-Hilaire-Peyroux.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Site préhistorique.
Le village d'Aubazine, qui possédait son église, est devenue une commune à la Révolution, le 1er mars 1792 par démembrement de la commune, de la paroisse, de Cornil[2] .
Aubazine, anciennement écrit Obazine doit son origine à la fondation au XIIe siècle d'un monastère par saint Étienne d'Obazine. Le monastère fut affilié peu après à l'ordre de Cîteaux. Très vite un couvent de moniales, installé dans le village de Coyroux à quelques centaines de mètres, lui fut associé. Les deux monastères ont existé jusqu'à la Révolution. Autrefois orthographiée Obazine, la paroisse dépendait de Cornil.
Le site, les établissements monastiques et leurs dépendances ont fait l'objet de fouilles archéologiques et d'études très poussées dans le dernier tiers du XXe siècle, sous la direction du professeur d'histoire médiévale Bernadette Barrière.
Gare d'Aubazine [modifier]
Le village de la gare d'Aubazine, bien que situé sur la commune de Saint-Hilaire-Peyroux, fait partie intégrante de l'histoire d'Aubazines, et de Dampniat plus que de celle de Saint-Hilaire.
Cette station aurait pu être désignée autrement : gare de Dampniat ? Le mot est difficile à écrire et à prononcer et le lieu est quasi inconnu ; gare de Saint-Hilaire-Peyroux ? Ce dernier bourg se trouve bien éloigné. Tandis qu'Aubazine, voilà un nom qui sonne depuis huit siècles en Bas Limousin. Un haut lieu qui domine la situation par son altitude d'abord, par sa renommée historique et touristique, par son accueil ensuite. Peu de localités peuvent offrir au passant ou à l'estivant une église remarquable, deux monastères, un canal suspendu sur des ravins sauvages, une bergère vertueuse, des monuments mégalithes et un puy sans compter les hôtels-restaurants où la nourriture y est excellente, le tout recouvert de l'auréole de saint Étienne d'Obazine.
Au lieu-dit Confolens, la station fut donc en premier lieu celle d'Aubazines, mais comme elle se trouvait sur le territoire de la commune voisine, le conseil municipal intéressé exigea un nom composé. On lui donna satisfaction et l'arrêt s'appela Aubazine - Saint-Hilaire-Peyroux devenu Aubazine par la suite, Saint-Hilaire-Peyroux ayant sa propre halte au Pont Bonnel.
Avant 1840, date d'ouverture de la RN89 devenue RD1089, il n'y avait rien au fond de cette vallée, sinon de frustes moulins de Confolens sur le territoire de Dampniat, de Claredent sur celui d'Aubazines et du Jayle sur celui de Malemort, seulement accessible par des charrières étroites et défoncées, aux pentes rapides. Les chevaux, mulets et ânes bâtés y circulaient beaucoup plus souvent que les charrettes.
Le village, désormais nommé Gare d'Aubazine est plutôt mal baptisé. En effet la station SNCF se situe sur la rive droite de la Corrèze sur le territoire de Saint-Hilaire-Peyroux, la rive gauche appartient largement à Dampniat, bourg le plus proche situé à 2 kilomètres.
Le pont de Confolens et la papeterie ont ajouté leur action progressiste à celle du chemin de fer, à la fin du XIXe siècle et en 1912, l'établissement de la tête de ligne du tramway départemental allant à Turenne où à Beaulieu-sur-Dordogne, par le Bosplos compléta cette action. Le Tacot a disparu en 1932, un autobus le remplace... et l'agglomération de la Gare d'Aubazine conserve son activité prospère. De nouvelles maisons s'y élèvent et une école à deux classes y accueille les enfants. Les parents grimpaient à Dampniat pour apprendre à lire. C'était dans la première moitié du XXe siècle...
En juin 1944, les maquisards détruisirent le pont ferroviaire de Claredent, empêchant ainsi un train blindé allemand de remonter punir un peu plus les Tullistes, et les convois de matériel de la manufacture d'armes de Tulle d'être rapidement acheminés vers leur destination sur le front ou outre-Rhin.
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : Parti, au premier de gueules au soleil d'or soutenu de deux étoiles de même mises en pal, au second d'azur à la lune d'argent soutenue de deux étoiles de même mises en pal. |
Administration [modifier]
En 2010, la commune d'Aubazines a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[3].
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 874 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Église abbatiale Saint-Étienne et bâtiments monastiques de l'ancienne abbaye cistercienne fondée en 1142 par saint Étienne, premier abbé. Elle contient une armoire en chêne du XIIe siècle (l'un des plus vieux meubles de France ?), 45 stalles limite XVIIe ‑ XVIIIe siècle[8], le tombeau de saint Étienne du XIIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1840[9].
- Vestiges du monastère féminin du Coyroux[10] des XIIe et XVIIe siècles, classé depuis 1988[11].
- Canal des moines, datant du XIIe siècle, d'une longueur de 1,7 km environ, construit pour alimenter le monastère et le village, classé en 1965 et 1966[12], seul ouvrage de ce type encore en activité en Europe[13].
- Cromlech du Puy de Pauliac, classé depuis 1889[14].
- Dolmen de Rochesseux.
- Rocher du saut de la bergère (qui domine le canal des moines), paroi rocheuse haute de 70 m d'où, selon la légende, se serait jetée une bergère pour échapper au déshonneur[15].
- Centre touristique et lac du Coiroux.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-Baptiste Laumond (1865-1957), maire d'Aubazines de 1890 à 1944, député de 1926 à 1938, viguier d'Andorre de 1937 à 1940.
- Coco Chanel (1883-1971), modiste et styliste, passa une partie de sa jeunesse à l'orphelinat[16].
- Bernadette Barrière (1936-2004), professeure d'histoire médiévale, Université de Limoges.
- Étienne Jugie, né à Aubazines le 3 mai 1878[17], décédé à Sorgues le 29 novembre 1954, connu en religion sous l'appellation de Marin Jugie, (augustin de l'Assomption) théologien, auteur de nombreux ouvrages, professeur au Vatican et à Lyon. Il a travaillé sur la doctrine de l'Assomption et sur les Églises d'Orient, étude sur « Joseph de Maistre et l'église Gréco-Russe ».
- Thierry Chenavaud, producteur et homme de spectacles, il a conçu et produit depuis 2007, tous les ans en juillet le spectacle des « Lumières cisterciennes », avec des imageries monumentales à l'ancien monastère des moniales de Coyroux à Aubazines. La narration de ce spectacle est extraite de la Vie d'Etienne d'Obazine, texte du XIIe siècle, écrit par un moine contemporain d'Etienne.
Philatélie [modifier]
Un timbre postal, d'une valeur de 1,25 francs, représentant l'église abbatiale d'Aubazine a été émis le 18 février 1978[18].
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Sources et références [modifier]
- Code officiel géographique sur le site de l'Insee, consulté le 29 mars 2012.
- Historique, registres paroissiaux, état civil et tables décennales
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
- Ecrit également Aymard
- Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PM19000486, base Palissy, ministère français de la Culture
- Ancienne abbaye Saint-Etienne, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Google Livres : abbé J. B. L. Roy de Pierrefitte - Études historiques sur les monastères du Limousin & de la Marche, Volume 1 - Guéret - 1857-1863
- Ancien monastère du Coyroux, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Canal des moines d'Obazine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Documentaire Passion patrimoine : du Lot-et-Garonne à la Corrèze de Marie Maurice et Franck Dhelens, émission Des racines et des ailes, 13 avril 2011
- Cromlech du Puy de Pauliac, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Saut de la Bergère sur le site d'Aubazine. Consulté le 7 décembre 2009
- Chanel par Martine Marcowith dans Weekend.be
- Acte de naissance N°6 de l'année 1878 en page 595 sur le site des Archives départementales de la Corrèze
- Le timbre représentant l'église abbatiale d'Aubazine
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
