Au cœur du péché

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Au cœur du péché

Titre original Da cor do Pecado
Genre Telenovela
Création João Emanuel Carneiro
Production Denise Saraceni
Musique Da cor do pecado, de Bororó, interprété par Luciana Melo
Pays d'origine Drapeau du Brésil Brésil
Chaîne d'origine Globo
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 185
Durée 45 minutes
Diff. originale 26 janvier 200428 août 2004

Da Cor do Pecado, La Couleur du péché en portugais, est un feuilleton télévisé brésilien, ou telenovela, écrit par João Emanuel Carneiro, produit par Denise Saraceni, et diffusé sur Rede Globo entre le 26 janvier 2004 et le 28 août 2004.

La série compte 185 épisodes de 45 à 50 minutes chacun.

La particularité du feuilleton est d'avoir une femme noire comme personnage principal (Preta jouée par Taís Araujo), chose jamais faite jusque là dans une telenovela brésilienne sur Rede Globo. La série bat des records d'audience[1].

Da Cor do Pecado est traduit en espagnol, doublé et diffusé dans plusieurs pays sous le titre El Color del Pecado : Telefé en Argentine, Canal 13 au Chili, Telemundo à Porto Rico, Canal 2 au Nicaragua, Telemetro à Panama, Televen au Venezuela, Teletica au Costa Rica, Antena 3 en Espagne.

La telenovela est aussi sous-titrée en russe et diffusée en Russie.

Au Cœur du péché a été diffusé de 2007 à 2008 sur RFO.

En 2009, grâce à Au cœur du péché pour la première fois, Globo exporte une telenovela dans 100 pays[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paco est un botaniste dévoué à la profession, qui prend, par option, une vie paisible de classe moyenne haute à Rio de Janeiro. C'est quelqu'un de réservé, fuyant les problèmes au lieu de les régler. Il est le seul héritier d'une grande fortune, mais n'est pas d'accord avec la manière dont son père, le millionnaire Alfonso Lambertini, a construit son empire, toujours en plaçant son ambition au-dessus de tout. Ce dernier orgueilleux et colérique se fait beaucoup d'ennemis. Paco n'accepte rien de lui, malgré les tentatives de réconciliations de la gouvernante Germana, secrètement amoureuse d'Afonso. La seule façon que le père a de le contrôler est à travers Barbara, l'avide fiancée de son fils.

Lors d'un voyage à Maranhão, Paco rencontre et tombe amoureux de Preta, une jeune femme noire élevée par sa mère, Dona Lita, à São Luís. Pour survivre, elle et sa mère travaillent en vendant des herbes dans le centre ville. Depuis ce premier contact, Preta et Paco se jurent l'amour éternel. Paco demande très rapidement Preta en mariage. La mère celle-ci n'apprécie pas ce mystérieux Carioca, qui refuse de donner son nom de famille et qui évite de parler de sa vie à Rio. Elle demande à sa fille de quitter de ce blanc, qui voudrait juste selon elle une fille facile dans le besoin, mais n'arrive pas à se faire entendre. À son retour chez lui, le botaniste essaye de mettre un terme à sa relation avec Barbara pour pouvoir rester avec Preta, mais elle fera tout pour ne pas le perdre. Sa romance est la seule façon de la sauver de la faillite de sa famille. Ses parents, Eduardo et Verinha, ne travaillent plus depuis des années et ne se reposent que sur le mariage du millionnaire avec leur fille, l'occasion de détourner à la bonne vie.

Barbara a un amant, le photographe Kaíke, de qui elle tombe enceinte, mais invente que le fils est de Paco. Surprise du retour de son fiancé a Maranhão, la blonde décide de l'espionner. Là, elle découvre sa romance avec Preta. Réalisant que son plan peut échouer, elle essaye par tous les moyens de séparer le couple. Barbara trouve un moyen de faire passer Preta pour une femme cupide aux yeux de Paco. Elle fait aussi croire à Afonso que Paco fréquente les quartiers malfamés de São Luís pour se procurer de la drogue. Paco fait alors une grave dépression et tente de se suicider.

Paco Lambertini est porté disparu en mer.

Quelques jours plus tard, Preta apprend qu'elle attend un enfant.


La famille Sardinha est commandée avec une main de fer par la hilarante et possessive veuve Edilásia, dit Mamuska, qui élève seule à Rio de Janeiro ses cinq fils aussi naïfs qu'irresponsables : Apolo, Ulisses, Thor, Dionísio et Abelardo. Ils sont respectés pour leur style particulier de lutte, une tradition initiée par le patriarche Napoleão Sardinha, un grand lutteur, qu'Edilásia n'a jamais laissé dans l'oubli, même après son décès. Edilásia a toujours élevée ses fils depuis petits à devenir des exemples de lutteurs et honorer la tradition de la famille, en suivant le legs du père. Cela nécessite des heures de formation, une alimentation naturelle et l'utilisation d'une soupe magique - que fournit une superbe force à qui la prend -, dont la recette est gardée à sept clés par Mamuska.

À cause de problèmes sentimentaux, les deux aînés, Apolo et Ulisses, décident d'abandonner leur boutique de location de planches de surf. Ils quittent Rio, au grand désespoir de Mamuska, et partent à l'aventure, à bord de leur bateau. À Maranhão, ils embarquent des trafiquants. Une fusillade éclate à bord.

Apolo Sardinha disparait en mer.


Edilásia cache un grand secret, qui aussi est sa plus grande tristesse : dans le passé, jeune domestique, elle tombe enceinte de son patron Afonso. Elle accouche de jumeaux Paco et Apolo dans sa chambre de bonne. Edilásia craignant énormément Afonso, s'enfuit de la maison avec Apolo et fait jurer à Germana de ne jamais parler de l'existence de ce jumeau. Germana détentrice du secret donne régulièrement des nouvelles de Paco à son amie.

Cependant les destins tragiques des deux jeunes hommes font faire se croiser les deux familles.

Observations[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de telenovelas, Au cœur du péché aborde le rêve d'ascension sociale, l'emprise des parents sur la vie conjugale et les désaccords sur l'éducation. Ce feuilleton s'étend aussi beaucoup sur les problèmes de racisme et d'homophobie. Il est à noter que figurent de nombreuses scènes humoristiques, farfelues mêmes.

Distribution[modifier | modifier le code]


Participation spéciale

Quelques acteurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Noirs, Blancs, inégalité, fraternité ?, AfricaMaat.
  2. (pt) « Tele dramaturgia »