Atterrissage forcé sans moteur

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Un atterrissage forcé sans moteur, deadstick landing en anglais, est un atterrissage réalisé dans de mauvaises conditions par un avion qui n'a plus de propulsion.

Tous les avions à ailes fixes sont capables de voler sans propulsion. Ils ne tombent pas comme une pierre lorsque les moteurs s'arrêtent mais continuent de voler en planant et perdent de l'altitude petit à petit. Par exemple, avec une finesse de 15, un Boeing 747-200 à une altitude de 10 000 mètres peut parcourir 150 kilomètres. Après l'arrêt des moteurs, l'objectif du pilote est de trouver et de poser son appareil sur un terrain peu accidenté pour réduire aux maximum les dégâts. La zone disponible pour un atterrissage forcé dépend de l'altitude originale de l'avion, du type de terrain, de la finesse, de la vitesse initiale et du vent aux différentes altitudes.

Le succès d'un tel atterrissage dépend fortement du type de terrain. Un pilote compétent forcé à atterrir avec un avion léger de tourisme sur un terrain plat comme un champs ou une route ne devrait pas rencontrer beaucoup de difficultés. À contrario, un avion bien plus lourd effectuant un vol commercial et se trouvant en zone montagneuse risque de subir des dommages majeurs.

Divers cas d'atterrissages forcés sans moteurs :

  1. Le « Planeur de Gimli », 23 juillet 1983 : Un Boeing 767 de la compagnie Air Canada effectuant le trajet Montréal-Edmonton se retrouve à cours de carburant. L'appareil ne pouvant pas faire de déviation vers l'aéroport le plus proche, l'équipage décide d'atterrir d'urgence sur la piste d'une ancienne base aérienne militaire à Gimli, au Manitoba.
  2. Vol 110 TACA (en), 24 mai 1988 : Un Boeing 737-300 effectuant le trajet Belize City-Nouvelle-Orléans perd ses deux moteurs et réussit un atterrissage forcé sur l'herbe au Michoud Assembly Facility de la NASA à l'est de la Nouvelle-Orléans.
  3. Vol 3378 Hapag-Lloyd, 12 juillet 2000 : Un Airbus A310 décollant de Grèce en route pour l'Allemagne rencontre un problème de train d'atterrissage ainsi qu'une diminution rapide de carburant ; il est forcé d'atterrir à Vienne.
  4. Vol 236 Air Transat, 24 août 2001 : Un Airbus A330 d'Air Transat manque de carburant alors qu'il survole l'océan atlantique pour un vol de Toronto à Lisbonne. L'équipage fait planer l'avion sur près de 160 kilomètres et effectue un atterrissage forcé sur une base militaire des Açores.
  5. Vol 1549 US Airways, 15 janvier 2009 : Un Airbus A320 effectuant le trajet New York-Charlotte heurte un vol de Bernache du Canada au décollage et perd ses deux moteurs. Le pilote réussit à amerrir sur l'Hudson River sans aucune victime.

En hélicoptère, un atterrissage forcé sans moteur s’effectue en utilisant l'autorotation.

Quand un pilote effectue un atterrissage d'urgence alors qu'une partie ou toute la puissance de propulsion est disponible, on dit qu'il effectue un atterrissage de sécurité ou de précaution.

Le 29 avril 2007 à l'Aéroport de Manchester au Royaume-Uni, le pilote d'un Boeing 757 a dû atterrir d'urgence juste après le décollage, un oiseau ayant été aspiré par un réacteur[1].

Références[modifier | modifier le code]