Get to Know Your Rabbit

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Get to Know Your Rabbit

Titre original Get to Know Your Rabbit
Réalisation Brian De Palma
Scénario Jordan Crittenden
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Sortie 1972
Durée 91 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Get to Know Your Rabbit est un film américain de Brian De Palma, sorti en juin 1972 aux États-Unis. Premier film pour un grand studio du réalisateur, c'est l'occasion pour lui de diriger Orson Welles. Néanmoins le tournage est très dur pour De Palma qui est renvoyé par la Warner et se sentira douloureusement dépossédé de son film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Donald Beeman, un homme d'affaires dans le tourment, rencontre un magicien, M. Delasandro afin d'apprendre ses techniques.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Projet[modifier | modifier le code]

Grâce au succès de Greetings en 1968, Brian De Palma est engagé par la Warner Bros. pour réaliser une autre comédie, son premier film avec un grand studio. Il quitte alors New York pour découvrir Hollywood[2].

De Palma souhaite avec ce film parler de la manière dont le capitalisme récupère et neutralise les forces qui cherchent à le contester : un homme quitte son entreprise pour devenir magicien et vivre une vie d'artiste mais il a tellement de succès que tout le monde se met à s'habiller comme lui et à adopter son mode de vie[3].

Casting[modifier | modifier le code]

Le rôle principal du film est confié à Tom Smothers (en), connu pour avoir formé avec son frère le duo comique les Smothers Brothers qui a animé une émission de télévision comique et polémique sur CBS[3].

Brian De Palma souhaite, pour le rôle du magicien, engager Orson Welles pour qui il a une immense admiration. Mais il doit se battre contre le studio qui lui préfère Gig Young, récemment oscarisé pour son rôle dans On achève bien les chevaux[3]. Le réalisateur finit par contacter Welles lui-même « au grand mécontentement de tout le monde[3]. »

Tournage et montage[modifier | modifier le code]

Le tournage se passe très mal pour Brian De Palma[4]. La rencontre avec Orson Welles est idéale : bien que Welles ait accepté le film par besoin d'argent, il se montre agréable avec ses partenaires[3]. En revanche, Tom Smothers, en procès avec CBS qui l'a renvoyé pour avoir eu dans son show un invité trop politiquement incorrect, est instable. Peu à peu, il ne s'entend plus avec personne sur le plateau et disparait pendant plusieurs jours sans prévenir[3]. Beaucoup de scènes avec lui sont ratées, Brian De Palma souhaite les retourner mais le studio s'y oppose[3]. La Warner semble n'aimer ni le film ni les propositions du réalisateur pour l'améliorer[5]. Deux semaines après une soirée où De Palma s'est moqué de Ted Ashley (en) qui dirige la Warner, il est renvoyé[3].

Brian de Palma ne verra le film terminé qu'à sa sortie, deux ans plus tard, en 1972, (alors qu'il a été tourné en 1970[6]) comme n'importe quel spectateur[5]. Il raconte en 2000 avoir été dévasté par ce qui s'est passé : « on m'a pris mon film, on l'a remonté et on l'a tout simplement fini sans moi. J'ai été viré, c'est aussi simple que ça[5]. » Cette expérience traumatisante où il se sent manipulé fait naître en lui la décision de ne plus jamais laisser quiconque prendre le contrôle sur son œuvre[5]. C'est à partir de cette dépossession de son œuvre que naîtra son film Phantom of the Paradise en 1974[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dates de sortie - Internet Movie Database
  2. Lagier, p. 31
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Blumenfeld et Vachaud, p. 35-36
  4. Critique - RayonPolar.com
  5. a, b, c et d Lagier, p. 32
  6. Secret de tournage - AlloCiné
  7. Lagier, p. 34

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma : Entretiens avec Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Calmann-Lévy,‎ 2001, 214 p. (ISBN 2-7021-3061-5)
  • Luc Lagier, Les Mille Yeux de Brian de Palma, Cahiers du cinéma,‎ 2008, 199 p. (ISBN 978-2-86642-499-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]