Attentats du 11 juillet 2010 à Kampala

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Attentats du 11 juillet 2010 à Kampala

Localisation Kampala
Cible Foules regardant la finale de la Coupe du monde de football de 2010
Coordonnées 0° 18′ 49″ N 32° 34′ 52″ E / 0.313611, 32.581111 ()0° 18′ 49″ Nord 32° 34′ 52″ Est / 0.313611, 32.581111 ()  
Date 11 juillet 2010
22 h 25 - 23 h 15[1] (UTC+3)
Arme(s) Attentat-suicide, bombe
Mort(s) 74
Blessé(s) 70
Organisation(s) Al-Shabbaab

Géolocalisation sur la carte : Ouganda

(Voir situation sur carte : Ouganda)
Attentats du 11 juillet 2010 à Kampala

Le 11 juillet 2010, trois bombes ont explosé au milieu de foules qui regardaient la finale de la Coupe du monde de football de 2010 à Kampala, en Ouganda, dans deux endroits différents.

Les attentats[modifier | modifier le code]

Emplacements des attentats à Kampala

La première explosion a frappé un restaurant du quartier de Kabalagala, fréquenté par des expatriés, et a fait quinze victimes dont une de nationalité américaine[2] ; puis deux explosions se sont produites quasi-simultanément au club de rugby Kyadondo, à Nakawa, où le quotidien d'État New Vision faisait projeter le match, et ont fait au moins quarante-neuf victimes. Un troisième gilet-suicide est retrouvé dans une discothèque.

D'après un officier de police ougandais, le premier bilan serait de soixante-quatre morts et soixante-cinq blessés[3]. Bilan porté à 74 morts le 12 juillet[4].

Enquête et suite[modifier | modifier le code]

L'inspecteur général Kayihura a déclaré que les soupçons portaient sur le groupe Al-Shabbaab, basé en Somalie, où l'Ouganda a envoyé des troupes dans le cadre de la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), pour soutenir le gouvernement fédéral de transition dans le cadre de la guerre civile somalienne. Al-Shabbaab, issue de l'Union des tribunaux islamiques, avait appelé ses partisans à frapper en Ouganda et au Burundi, et a revendiqué ces actes le 12 juillet 2010[5]. Il s'agit des premiers attentats commis à l'étranger par ce groupe[6].

L'Ouganda estime que les attentats ont été réalisés par au moins vingt membres qui sont entrés via le Kenya plusieurs mois auparavant. Au 16 juillet 2010, La police a arrêté neuf Somaliens en Ouganda, et les a accusés d'avoir participé au complot terroriste.

En réponse à ces attaques, le gouvernement ougandais propose d'envoyer 2 000 militaires en Somalie en renfort des 3 500 hommes déjà présents dans le cadre de l'Union Africaine et de changer les règles d'engagement de ces troupes pour pouvoir affronter Al-Shabbaab[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Bomb Blasts in Kampala, Bureau de la présidence Ougandaise
  2. « Uganda bombings kill one American - U.S. embassy », dépêche Reuters, le 12 juillet 2010
  3. « Ouganda : deux bombes dans deux restaurants, au moins 23 morts (police) », dépêche AFP reprise par lemonde.fr, le 11 juillet 2010.
  4. (fr) Double attentat à Kampala, des dizaines de morts, France 24, 12 juillet 2010
  5. (fr) Les islamistes somaliens revendiquent les attentats de Kampala, AFP, 12 juillet 2010
  6. « Bombs strike World Cup watchers in Uganda, kill 64 », dépêche AP reprise par The Atlanta Journal-Constitution, le 12 juillet 2010.
  7. (en) Ugandan Troops Want A License To Kill, 16 juillet 2010, Strategy Page

Article connexe[modifier | modifier le code]