Attentat du cinéma Saint-Michel

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L'attentat du cinéma Saint-Michel est l'incendie criminel, dans la nuit du 22 au 23 octobre 1988, du cinéma Espace Saint-Michel à Paris[1]. Un groupe intégriste catholique, rattaché à l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, a déposé un engin incendiaire dans ce cinéma pour protester contre la projection du film La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese.

Le feu, qui s'est déclenché peu après minuit, a pris naissance sous un fauteuil de la salle du sous-sol, moins surveillée, où était projeté Stormy Monday (en) de Mike Figgis. L'engin incendiaire était constitué d'une charge de chlorate de potassium déclenchée par une ampoule d'acide sulfurique[2]. Cet attentat a fait quatorze blessés dont quatre sévères[3]. Cinq militants de l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF) sont condamnés le 3 avril 1990 par la 10e chambre de la Cour d'appel de Paris, à des peines de 15 à 36 mois d'emprisonnement avec sursis et à 450 000 francs de dommages et intérêts[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Explosion cinéma Saint-Michel », Soir 3, 23 octobre 1988, sur le site de l'INA
  2. François Caviglioli, « Le bûcher de Saint-Michel », Le Nouvel Observateur, no 1323, semaine 15 au 21 avril 1990, p. 110.
  3. Quatorze blessés dans une salle parisienne projetant « La Dernière Tentation du Christ » La police soupçonne des extrémistes de droite d'avoir incendié le cinéma Le Saint-Michel, Le Monde, 25 octobre 1988. lire en ligne (payant)
  4. « L'Absolution des terroristes », L'Humanité, 4 avril 1990.