Attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Du sarin est propagé dans cinq rames du métro convergeant vers la station de Kasumigaseki.

L’attentat au gaz sarin dans le métro de Tōkyō (地下鉄サリン事件, Chikatetsu sarin jiken?), est un acte de terrorisme perpétré par des membres de Aum Shinrikyō le 20 mars 1995[1].

Attentat[modifier | modifier le code]

Lors de cinq attaques coordonnées, les auteurs de l'attentat libérèrent du gaz sarin sur les lignes Chiyoda, Marunouchi et Hibiya du métro de Tōkyō tuant douze personnes, en blessant gravement cinquante et causant des problèmes de vision temporaires à près d'un millier d'autres. Le bilan, relativement léger vu la toxicité extrême de cette substance, serait dû à la mauvaise qualité du produit, très difficile à synthétiser.

L'attaque était dirigée contre les trains passant par Kasumigaseki et Nagatachō qui abrite le gouvernement japonais. C'est le plus grave attentat au Japon depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Plus d'une dizaine de membres de la secte Aum ont été condamnés à mort pour cet attentat[2] .

Le bilan final fait état de douze morts et plus de 5 500 blessés[3].

Motivations[modifier | modifier le code]

La principale motivation du gourou de la secte, Shōkō Asahara, était de réagir à une intervention policière imminente ciblant les principaux quartiers généraux du groupe.
Cependant, certains des terroristes ont avoué avoir douté de la légitimité de l'attentat, tout juste avant de passer à l'acte
[réf. souhaitée].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'attentat terroriste perpétré par des membres de la secte Aum Shinrikyō a entraîné le changement de nom de l'organisation en 1999 qui s'appelle maintenant « Aleph ». Elle est sous la surveillance de la police.
Les principaux membres dirigeants sont derrière les barreaux, certains, dont le gourou, Shōkō Asahara, attendent toujours leurs exécutions par pendaison dans le couloir de la mort.

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Le roman de Romain Slocombe La Crucifixion en jaune, tome 2 : Brume de printemps porte en partie sur les agissements d'Aum Shinrikyo, et en particulier sur l’attentat au gaz sarin.
  • L'essai de Haruki Murakami Underground regroupe un ensemble d'entretiens avec les victimes de ces attentats, mais aussi avec certains membres de la secte Aum Shinrikyō.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « À l'origine DE L'attentat au gaz sarin, dans le métro de Tokyo la secte Aum Shinrikyō sera bientôt dissoute », sur archives.lesoir.be (consulté le 20 juillet 2010)
  2. (fr) « Le Japon commémore l'attaque au gaz sarin à Tokyo », sur www.peinedemort.org (consulté le 20 juillet 2010)
  3. (fr) « Attentat dans le métro de Tokyo », sur archives.radio-canada.ca (consulté le 20 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]