Athis (Belgique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Athis.
Athis
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Honnelles
Code postal 7387
Zone téléphonique 065
Géographie
Coordonnées 50° 21′ N 3° 46′ E / 50.35, 3.767 ()50° 21′ Nord 3° 46′ Est / 50.35, 3.767 ()  
Superficie 263 ha = 2,63 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hainaut

Voir sur la carte administrative de Hainaut
City locator 14.svg
Athis

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Athis

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Athis

Athis est une section de la commune belge de Honnelles située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous diverses formes au cours du temps.

  • Au XIe siècle : Astices (année 1018, diplôme de l’empereur Henri-le-Noir);
  • Au XIIe siècle : : Astigioe, Asticies, Astices, Altiches, Attiches, Astiches. (année 1110, charte d’Odon, évêque de Cambrai ; année 1119, bulle du pape, Calixte II ; année 1183, bref du pape Lucius III ; année 1190, Annales de l’abbaye de Saint-Ghislain ; année 1190, bref des papes Innocent et Urbain III.)
  • Au XIIIe siècle : Astices.
  • Au XVe siècle : Astiches.
  • Au XVIIIe siècle : Athise, Athies, Attiche(s).

Depuis le XIXe siècle, le nom est Athis.

Athis est issu du bas latin Ategia, d'origine gauloise, qui signifie « cabane, maisonnette ».

Cette commune s’est élevée dans la Charbonnière (la Forêt Charbonnière), des bûcherons y auront établi leurs loges lesquelles, en se multipliant, auront insensiblement formé une petite agglomération (Attiches, en département du Nord, a la même signification et probablement la même origine.)[1] Des tombes gallo-romaines ont été découvertes dans divers points du territoire d’Athis.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la province de Hainaut, est située sur une élévation de 118 m d’altitude au niveau de l’église Saint-Ursmer ; Elle se trouve à 4 km de Dour ; à 19,5 km de Mons et à 1,5 km d’Erquennes. La commune détient une superficie de 263 hectares : son terrain est inégal et composé de sols argileux et rocailleux et, est une ancienne commune, la plus orientale du Haut Pays. La bourgade est traversée par un cours d’eau : le ruisseau (riviérette) du Pont Favart (ou, Ruisseau de la Paturette).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Ursmer d’Athis, sous l’ancienne juridiction dépendait du diocèse de Cambrai, du décanat de Bavay, et le collateur en était l’abbé de l’abbaye bénédictine de Saint-Ghislain. la dîme et le terrage appartenaient à la dite abbaye. Depuis 1802, la paroisse fait partie du diocèse de Tournai et fut confirmée en 1842, comme paroisse autonome de celle de Fayt-le-Franc.

L'église Saint-Ursmer d'Athis. L’autel de l'église fut donné en 1110 par l’abbaye de Saint-Ghislain au nom d’Odon, évêque de Cambrai. L’altar (autel), désignait le titre paroissial, la charge de curé responsable de la paroisse avec les biens et profits affectés à cette charge. L’altar se distinguait de l’ecclésia, par lequel on entendait l’église paroissiale, avec ses revenus et le droit de patronage (jus patronatus, consistant en un droit de présentation du candidat desservant à l’autorité diocésaine) attaché à cette église[2]. À la fin du XIIe siècle, Athis est englobé par Fayt-le-Franc, cité comme simple chapelle le 4 avril 1183 et comme paroisse entière en 1302[3]. L’église d’Athis donnant sur la rue de la Bourgeoisie est de style ogival : la tour occidentale est romane avec remploi de moellons de grès équarris du XIIIe siècle ; une autre partie de l’édifice date du XVIIIe siècle. Ses fonts baptismaux, en pierre bleue, datent du XVe siècle.

L’église comporte une triple nef de trois travées sur colonnes et chapiteaux hainuyers du XVIe siècle. Le chœur également du XVIe siècle, est édifié en pierres appareillées dont la voûte contient des compartiments nervés en chêne et est soutenu par des semelles de poutre de bois sculpté représentant quelques personnages : un rabbin, un prophète, un roi, Saint-Pierre, Saint-Jean l’évangéliste et un bouffon. Une église charmante aux styles divers, dont le gothique, marquée par les étapes de ses reconstructions à travers les âges, mais avec un modèle de rénovation contemporaine[4]. À l’intérieur de l’église[5] se rencontre quelques pierres tombales du XVIIe s., de ses anciens seigneurs telles celle d’Ignace de le Tenre, écuyer et seigneur d’Athis, décédé en l’année 1674 ainsi que de quelques mayeurs de la bourgade[6]. L’inscription sur la cloche date de 1781[7].

L’ancienne chapelle du fief et de la seigneurie du Ploych à Athis, datant de la fin du XVe et début du XVIe s. : elle se situe à l’entrée de la rue du Grand Coron en allant vers le bois de Rampemont. Ses murs hexagonaux menacent de ruines..

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Athis, sous l’ancienne juridiction (Ancien Régime) dépendait de la prévôté de Mons.

Le Château seigneurial d’Athis. On y voyait autrefois un château du XVIIe s. d’après son architecture, connu sous le nom de fief et seigneurie du Ploych ou du Ploich, du Plouich, du Ploui(c)k ou encore, du Plouÿck, dépendant de la baronnie de Quiévrain. En 1659, il était habité par Antoine du Buisson[8], mayeur du dit Athis, et désigné dans un parchemin comme seigneur du Ploych. Au XIXe s., le château est en ruines et inhabité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie des seigneurs d’Athis depuis 1179[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, la seigneurie d’Athis, en prévôté de Mons, était un fief qui relevait directement du comte de Hainaut[9]. La seigneurie d’Athis (anciennement, Attiches) à son origine, a appartenu à une famille qui en portait le nom. Elle passa par mariage dans les familles d’Auberchicourt, de Luxembourg, d’Enghien, de Saint-Pol, de Bourgogne, de Clèves, de Hennin-Liétard, de Boussu, de Roisin, de Bousignies (Busignies), de le Tenre, et de Reding. Cette dernière famille la possédait jusqu’à la Révolution.

  • Année 1179 : Rainier ou, Reinier d’Attiches, chevalier, vivait encore en 1190[10]. Il assista comme témoin en l’année 1179 et signant la charte, à un asservissement de quelques serfs, fait à l’abbé de Saint-Ghislain par Noble homme Gossuin de Ville[11]. Malgré moult recherches, nulles traces des origines familiales et armoiries dudit Rainier ne furent rencontrées.
  • Année 1190 : Hugues d’Attiches, chevalier, fut aussi témoin d’une charte de l’abbé de Saint-Ghislain[12]. Il était seigneur d’Attiches à cette date.
  • Année 1277 : Jean d’Astices, cité dans un cartulaire du Hainaut[13].
  • Année 1277 : Robert d’Athis, écuyer, en 1277 et 1284[14].
  • Années 1350-1350 : Guillaume d’Astiches, chevalier, seigneur dudit lieu d’Astiches, fut père d’une fille nommée Marguerite d’Astiches, qui épousa vers 1350, Eustache d’Auberchicourt[15], fils de Gilles d’Auberchicourt, écuyer, bailli de Busigny, de Prémont, etc., et d’Agnès de Louvegnies[16]. Par ce mariage, cette ancienne et puissante famille d’Auberchicourt, originaire de l’Ostrevant hainuyer, devint seigneur d’Athis.
  • Année 1400 : Jean d’Athis, écuyer, épousa Jeromette de (la) Fontaine-Wicart[17]. Après cette époque, il n’est plus fait mention de la famille d’Athis.
  • Année 1410 : Pierre de Luxembourg, seigneur d'Enghien, comte de Conversan, seigneur d’Athis. En sus de la seigneurie d’Athis, il fit hommage au comte de Hainaut pour les fiefs de : Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)[18]
  • Année 1415-1416 :le fief d’Athis avec ceux d’Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, et Poix (Poix du Roeulx) passèrent en diverses mains d’une même famille : celle de Luxembourg. (Cependant, à cette époque, le fief de Montignies (-le-Roc) n’est plus mentionné parmi ces fiefs, hérités au sein de cette famille.)[19]
  • Année 1419 : Isabeau d’Enghien, dame d’Athis reçut par héritage, après avoir relevé et fait hommage au comte de Hainaut, les seigneuries et fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)[9].
  • Année 1448 : le fief d’Athis avec ceux d’Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montigny (-le-Roc) et Poix (Poix du Roeulx) repassèrent progressivement en les mains de Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol, Claire d’Enghien s’en réservant les usufruits[20].
  • Année 1452 : Monseigneur Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol, devint le nouveau seigneur d’Athis. Tel ses prédécesseurs, il fit hommage au comte de Hainaut, pour les seigneuries et fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)[21].
  • Année 1474 : toujours Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol, seigneur d’Athis. Il détenait également les fiefs et seigneuries d’Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)[22].
  • Année 1475 : le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, seigneur d’Athis.
  • Année 1509 : Philippe de Clèves, comte de Ravestein, seigneur d’Athis.
  • Année 1524 : le sire d’Enghien, seigneur d’Athis.
  • Année 1534 : Marie de Luxembourg, duchesse de Vendôme, dame d’Athis.
  • Année 1540 : Jean de Hennin, comte de Boussu, seigneur d’Athis.
  • Année 1570 : Eléonore de Hennin-Liétard[23], fille du comte Jean de Boussu, dame d’Athis, épousa Baudry, baron de Roisin, seigneur d’Angre. Elle décéda au château de Roisin et, fut inhumée dans la chapelle sépulcrale joignant l’église de cette localité, où l’on voit son tombeau[24].
  • Année 1593 : Jean de Roisin, frère dudit Baudry, hérita de celui-ci de la seigneurie d’Athis. Il décéda en 1607 à Château-Thierry[25].
  • Année 1610 : À cette époque, la seigneurie appartenait à Jean de Beuzegnies[26], seigneur de Laval et d’Athis, lequel épousa en 1584 Jeanne de Mainsent[27], fille d’Etienne de Mainsent, seigneur de Montignies-le-Roc[28]. Jean de Buzegnies, épousa en secondes noces[27], Susanne Vanderhaegen. Cette dernière décéda le 11 juin 1647 et fut inhumée à Sainte-Waudru de Mons[29]
  • Année 1625 : Famille Deltenre ou, Deletenre[30]: Jean (-Baptiste) Deletenre seigneur d'Horruette (-lez Enghien) fut l'époux de Marguerite de Busignies dame d'Athis (fille de Jean de Busignies, receveur général des aides et subsides de Hainaut, et de sa deuxième épouse Suzanne Vanderhaegen)[31]. Le dit Jean-Baptiste de le Tenre, décédé et inhumé le 25/9/1644 en la Collégiale Ste-Waudru de Mons[32], était le fils d'Antoine de le Tenre et de Marie le Brun.
  • Année 1657 : Antoine-Ignace de le Tenre (Deletenre)[33], seigneur d’Athis, épousa (en premières noces) Jolente Payen ; ils furent tous deux inhumés à Athis (leurs épitaphes se rencontrent dans l’église d'Athis.)[34] En secondes noces, ledit Antoine-Ignace avait épousé, Dame Claire Thérèse de Lattre dame de Warin.
  • Année 1680 : Mademoiselle Térèse Ernestine-Agnès Deletenre, dame d’Athis, née le 4/4/1672[27], était la fille d’Antoine-Ignace de le Tenre et de sa deuxième épouse, Claire-Thèrèse de Lattre. Elle épousa Henri Sébastien de Reding, capitaine des Gardes suisses[35]. Décédés tous deux à Athis, ils furent inhumés dans l’église (voir l'épitaphe dans l'église d'Athis)[36] Le couple aura deux filles : Marie-Thérèse de Reding, née le 16/2/1697[37] et, Justine-Henriette de Reding, née le 5/8/1698[38].
  • Après 1700 : Marie-Thérèse de Reding, dame d’Athis de Varin et Lacroix (Belg.). Elle épousa en 1718, François-Antoine baron de Reding de Biberegg (alias, Franz Anton von Reding)[39], né le 3.3.1691 à Schwytz et décédé le 28.10.1763 à Valenciennes (fils de Josef Anton von Reding von Biberegg, baron de Meyrueis (Cévennes), chevalier de St.-Michel, Colonel au service de la France et de la Savoie, et capitaine de la Mark et de son épouse, Marie-Elisabeth de Céberg.)[40] En 1739, ledit baron François Antoine de Reding, renouvela le cartulaire de la terre et seigneurie d’Athis : le renouvellement de ce cartulaire servant à la perception du droit seigneurial de 7 liards la livre sur le prix de chaque vente[41] En pairie de Silly, en date du 17/02/1724, Messire François-Antoine de Reding baron de Meyrueis, releva au nom de Marie-Thérèse Joseph de Reding, son épouse, le fief de Waurein (Varin, ou Warin) à Horrues, tenu précédemment par Demoiselle Marie-Justine Redincq (de Reding), sa belle-sœur[42].
  • Année 1763 : Charles-Auguste de Reding, seigneur d’Athis. En pairie de Silly, précédemment, en date du 27/04/1758, ledit baron de Reding, releva le fief maternel et ancestral de Waurein (Varin, ou, Warin) à Horrues[42].
  • Année 1790 : Eléonore de Reding, dame d'Athis, décédée en 1812[43]
  • XIXe siècle : le château et une partie des biens de la seigneurie d’Athis sont la propriété de Madame de Thysebaert, née de Royer[44].

Les seigneuries d’Attiches..[modifier | modifier le code]

Il y eut, au moins, trois seigneuries d’Attiches dans les Pays-Bas bourguignons devenus par après, Pays-Bas espagnols. Ces seigneuries ne doivent pas être confondues entre elles :

    • L’une, sise dans la partie du Hainaut demeurée belge est actuellement nommée Athis et formait une commune du canton de Dour : aujourd’hui, elle est l’une des entités, (depuis 1977, lors de la fusion de quelques communes), composant la commune de Honnelles. C’est celle-ci qui nous intéresse dans le cadre de nos recherches.
    • La deuxième est en pays de Pèvele, dans la Flandre wallonne, canton de Pont-à-Marcq, arrondissement de Lille (auj., département du Nord, France).
    • Et enfin, la troisième, de moindre importance, gisant à Bourghelles, est située non loin de la deuxième (auj., département du Nord, France).

Une particularité assez extraordinaire qu’offraient les deux communes d’Attiches (Athis en Hainaut belge et, Attiches en pays de Pèvele, en Flandre wallonne), c’est que celle restée belge possédait un château nommé le Plouich, et que celle devenue française, était fief vicomtier et pairie du Château du Plouich à Seclin[45]. Cette dernière était tenue du châtelain de Lille à 10 livres de relief, et comprenait un manoir sur motte, 23 bonniers et 900 verges de terre, avec une grange où le Chapitre de Seclin devait « enclore » ses dîmes d’Attiches à charge d’en abandonner une partie au seigneur dudit Attiches, des rentes et deux hommages[46].

La juridiction d’Athis était partagée en plusieurs seigneuries.[modifier | modifier le code]

Plusieurs seigneuries se départageaient l’entité juridictionnelle d’Athis : elles détenaient chacune leur propre échevinage avec un greffe scabinal[47].

  • La seigneurie de Quentin d’Audregnies: en 1427, l’échevinage de cette seigneurie, ayant son propre greffe scabinal, se composait comme suit : Jehans Douchove, mayeur ; Jehans Bisés, Jehans Bourlars , Jacquemart d(o)u Buisson et Jehans de Hon en étaient les échevins.
  • La seigneurie des Communs seigneurs: en 1439, l’échevinage de cette seigneurie, ayant son propre greffe scabinal, se composait comme suit : Jacquemart d(o)u Buisson, mayeur ; Jehans Bourlars, Jehan li Comtes, Collars Ballés et Jehan Lagaus en étaient les échevins.
  • La seigneurie de l’abbaye de Saint-Ghislain: en 1550, l’échevinage de cette seigneurie, ayant son propre greffe scabinal, se composait comme suit : Toussaint Grigoire (Grégoire), mayeur ; Jehan Blareau, Hubert du Buisson, Jehan de Werchin et Nicaise Willemart en étaient les échevins.
  • La seigneurie du Ploych: Cfr., à la rubrique qui suit. 
  • La seigneurie de Monseigneur de Boussu, seigneur d’Athis: en 1549, l’échevinage de cette seigneurie, ayant son propre greffe scabinal, se composait comme suit : Vaast Jenart, mayeur ; Jehan de Werchin, Jehan Blareau, Noël Stiévenart et Hubert du Buisson en étaient les échevins.

En sus, cette seigneurie, celle donc dudit seigneur d’Athis, prévalait sur toutes les autres concernant la haute justice. C’est du seigneur d’Athis que la commune d’Athis dépendait directement : à titre d’exemple, précédemment en 1524, il est fait mention d’un lieutenant de mayeur (1er adjoint ou remplaçant du maire, en cas d’absence de ce dernier) du nom de Jacquemart Cordier et de Nicaise Willemart, Jehan de le Bove fils, Jacquemart du Buisson, Michel Deswelz qui en étaient les échevins : ces derniers officiant dans le cadre des intérêts communaux (= le Magistrat, le réel pouvoir communal, se composant d’un mayeur, d’échevins et d’assesseurs) relevaient directement du seigneur d’Athis et étaient élus à la Saint-Jean-Bâptiste, pour un mandat d’une année. Aussi, comme nous pouvons le constater, certains noms reviennent fréquemment : il y avait en effet, pour certains de ces notables, un cumul de fonctions (ou de casquettes, pour utiliser un terme actuel).

Le fief et la seigneurie du Ploych (le Plouich) à Athis[modifier | modifier le code]

Le Ploych ou Plouich à Athis[48] relevait du seigneur duc d’Aremberg[49], à cause de sa terre de Quiévrain, et consistait en un bois, siège de rente, droit de terrage, droit d’issue et d’entrée. Il se composait d’un bonnier et d’un journel de pré et de quarante-trois huittelées et deux quartiers de terre. Au XVIIIe siècle, Jean Baptiste Philibert baron Du Sart de Molembaix seigneur de Bellignies et par après, sa descendance, détenaient la jouissance de ce fief. Les héritages et le droit de terrage de la consistance de la seigneurie du Ploych furent affermés par bail à Nicolas Lévecque, d’Athis, au rendage (rendement) annuel de 410 livres. Le bois était évalué à 30 livres, l’an. Les menues rentes seigneuriales réduites en argent, portaient 60 livres 8 deniers. Le fief du Ploych à Athis, était confié en arrière-fiefs à quelques particuliers comparçonniers. Ceux-ci, en réglaient annuellement une menue rente seigneuriale comme suit :

    • Le seigneur d’Athis (famille des barons de Reding) y détenait 3 parties d’un héritage en pâture tenant à ses terres, aux rues, au sieur d’Assonville et à Aubert Comiant[50] : rente de 6 rasières[51], 6 chapons, 11 sols et 6 deniers.
    • Le dit seigneur d’Athis précité, y tenait encore 5 quartiers de terre en la Quarte (lieu-dit à Athis), attenant au chemin de Longues Hayes, au lieu-dit pied de vache. La terre attenant aux hoirs Adrien Blareau et aux veuves et hoirs Bastien Fievet : rente de 2 sols et 6 deniers.
    • Nicolas Joseph Colin au lieu de Jean Ronneau (ou, Rougneau) son beau-père, sur sa maison et jardin d’un journel, attenant aux rues, au ruisseau Favart, à Nicolas du Buisson et aux hoirs Gilles Jourdois : rente d’1 vasseau[52].
    • Nicolas du Buisson sur sa maison et héritage, attenant à l’héritage précédent et à la place : rente d’1 vasseau, ½ chapon, 11 deniers oboles.
    • Melchior Baillet, sur sa maison et jardin auprès de l’église St.-Ursmer, attenant aux rues, à Jean Stiévenart, à Michel Jourdois et au Courtil Mo : rente d’1 vasseau, ½ chapon, 11 deniers oboles.
    • Jean Stiévenart sur sa maison et jardin contenant 3 quartiers, attenant aux rues, à Melchior Baillet, et du bout, à la rue Minot : rente de 3 vasseaux, 1 chapon, 23 deniers.
    • Joseph de Sury(e)[53], sur sa maison et jardin, contenant un journel, attenant au-dessus au petit champ des Croix Auduin, aux rues et, à Antoine Jourdois : rente de 2 rasières, 2 chapons 3 sols, 10 deniers.
    • André Cornet et Antoine Godefroy, sur une pâture nommée le paschy Grande Jeanne, attenant au petit champ des Croix Auduin[54], aux rues, au Courtil le Ricq et aux hoirs Albert de Sury(e)[55]: rente de 2 rasières, 2 chapons, 3 sols, 10 deniers.
    • André Cornet, aussi sur 5 quartiers de terre au petit champ d’Athis, attenant à la piedsente (sentier) allant au Fayt (Fayt-le-Franc), passant les terres du seigneur d’Athis, à Aubert Comiant et à Jean Mathieu. : rente d’1 rasière.
    • André Cornet, le même que précité, et Jean Druart, sur une pâture nommée le Cherlieu, attenant à Aubert Comiant, au seigneur d’Athis et au ruisseau (.. du Pont Favart) : rente de 2 rasières, 2 chapons, 3 sols, 10 deniers.
    • Les héritiers Antoine du Buisson, et ceux de Gilles Jourdois, sur leurs maisons et jardin contenant un journel à l’opposite du Château d’Athis, attenant aux rues, au ruisseau (Favart), et à Nicolas Joseph Colin : rente de 2 rasières, 2 chapons, 3 sols, 10 deniers.
    • Le susdits héritiers d’Antoine du Buisson sur 3 huittelées de pâture, attenant au Trieu des Cabliaux, aux veuves et hoirs Jean Colman et à Philippe Lévecque : rente de 3 sols.
    • Aubert Comian(t), sur une partie de son jardin, attenant des deux côtés à lui-même, aux rues et aux veuves et hoirs Adrien Blareau. : rente de 2 rasières, 2 chapons, 3 sols, 10 deniers.
    • Nicolas Lévecque au lieu des héritiers sur sa maison et héritage contenant un journel, attenant au dit Aubert Comian, à François Comian(t), aux rues et au champs par-dessus. : rente 1 rasière, ½ chapon, 11 deniers oboles.
    • Antoine Joseph Colman et Pierre Colman[56], sur une pièce de terre contenant 3 huittelées et 1 quartier sur la Quarte, attenant au chemin de Longues Hayes, au seigneur d’Athis, à Aubert Comian, et des deux côtés, à la piedsente allant aux pret foeuillet (Chemin du Pré Feuillet à Athis)
    • Les héritiers de Monsieur Dumont (du sieur Dumont de Holdre) sur une paschye (prairie) située à Erquennes, nommée paschy Pottiere, attenant au lieu-dit Posselin dudit Erquennes et à Gilles Delcourt : rente d’1 rasière, 1 chapon et 23 deniers.

Ces archives et parchemins, sont riches d’enseignement pour la connaissance des anciens lieux-dits de la commune que l’on rencontre toujours actuellement sous leur ancienne appellation (Pré Feuillet, la Quarte, Favart,..), ainsi que des mesures locales ou régionales (mesures agraires, monétaires,..) usitées sous l’Ancien Régime. Ils nous relatent aussi les mouvances de fiefs et les passations d’héritages (selon l’évolution économique et sociale), de ces anciennes familles athisiennes dont la descendance, pour la plupart, s’est dispersée avec le temps, hors de la bourgade.

Les abbayes hainuyères assurent leur présence sur le terroir d’Athis..[modifier | modifier le code]

  • L’abbaye bénédictine de Saint-Ghislain assumait incontestablement une présence principale dans la bourgade : le collateur et décimateur de la paroisse d’Athis en était l’abbé, dont la dîme et le terrage lui revenaient. Ses rentes (redevances) étaient signalées en 1711[57], « courtil propre[58] » et « courtil commun » : le courtil propre valait 2 rasières[59] d’avaine (avoine)[60], 2 chapons[61], 1 pain, 2 sols, 6 deniers, 1 jarbe de bled (une gerbe de blé) et 1 jarbe d’avaine (avoine) ; le courtil commun valait 2 rasières d’avaine (avoine), 2 chapons, 1 pain, 3 sols, 9 deniers.

Cependant, d’autres abbayes hainuyères y détenaient quelques possessions non des moindres et ce, depuis des siècles :

  • L’abbaye Notre-Dame de Vicoigne (Ordre des Prémontrés) sise à Raismes (près de Valenciennes) détenait déjà des terres à Athis depuis le XIIIe siècle[62]. En effet, l’évêque de Cambrai confirma en date du 23/10/1275, la donation à l’abbaye de Vicoigne par Nicolas de Thulin de tous ses biens sous réserve d’usufruit, à Athis, mais aussi à Audregnies, Blaugies, Dour, Elouges et Erquennes[63].
  • Aussi, l’abbaye du Val-des-Ecoliers[64], sise à Mons, détenait plusieurs possessions et héritages sur le terroir athisien. Les « archives locales d’Athis »[65], entreposées aux Archives de l’État à Mons, mentionnent plusieurs possessions (prés, héritages, huittelées,..) de cette abbaye sur le territoire communal, telles les inscriptions reprises dans l’assiette de XXe de l’année 1635 audit Athis..[66]
  • Également, l’abbaye bénédictine Saint-Pierre d’Hautmont, sise près de Maubeuge, assurait sa présence largement possessionnée sur le terroir d’Athis et les bourgades environnantes telles, Dour, Blaugies, Fayt-le-Franc, Elouges. Rien qu’à Athis, en l’année 1758 d’après un bail établi pour 9 années, entre le père-abbé d’Haumont et Melchior, Philippe, Jean-Baptiste et Anne Françoise Cantineau résidant tous à Athis, l’abbaye se réservait «.. Deuxième royage (celui d’Athis), .. 43 huittelées de terres labourables et prairies tenant au chemin de Dour allant à Athis, attenant (aux terres de..) aux hoirs Albert de Surie et à Antoine Colman au lieu du Sieur Dumont de Holdre… »[67] Déjà en 1606, une lettre de cense à Athis, répertoriée dans les archives de cette abbaye, mentionne des membres de la famille Cantineau qui y sont censiers. En 1630, les moines d’Hautmont achètent en sus, à Athis, une maison avec grange (cense) établies au profit de Jean Cantineau, qui en tiendra l’exploitation[68]. C’était l’époque également où Louis XIV envahit le Hainaut avec ses troupes et que le père-abbé d’Haumont, Pierre Cantineau (abbatiat 1676-1710)[69], refusa longuement d’obtempérer aux injonctions et nouvelles taxations de l’envahisseur, tout roi qu’il fut.
  • L’hôpital St.-Nicolas de Mons possédait des héritages également à Athis : dans le Cartulaire de l’année 1711, des rentes dues à l’abbaye de Saint-Ghislain, ledit hôpital est mentionné comme détenant 7 parties (parcelles de terre, demeure, courtil,..) et réglant une menue rente annuelle sur ceux-ci[70].

Population, activités, transports[modifier | modifier le code]

La bourgade, de type rural à l’habitat dispersé et vouée depuis des lustres à l’agriculture, avait eu cependant deux activités artisanales caractéristiques : des tisserands y furent implantés du XVIe au XIXe siècle, tandis que deux saboteries fonctionnaient encore avant la dernière guerre 1940-45. Cependant, depuis quelques décennies, la commune vit s’implanter des secondes résidences (villégiatures) et des résidences principales de frontaliers. Athis fut desservi à partir de 1896, au lieu-dit, La Garde, par le chemin de fer vicinal de Boussu à la frontière française (Erquennes, Fayt-le-Franc) par Dour et Blaugies. Des fours à chaux et un tordoir d’huile (moulin d’Athis) sont mentionnés dès le XVe siècle.

La population d’Athis culmina dans le dernier quart du XIXe siècle en passant les 583 âmes en 1880. (époque de la révolution industrielle et de l’exploitation intensive des charbonnages non loin de Dour, bourgade voisine d’Athis). En 1970, on ne comptait plus dans l’agriculture que 10 % de la population active de la commune (12 personnes sur 125), le reste étant employé dans d’autres localités par diverses entreprises.

  • Les parchemins dénombrent sur le territoire d’Athis, au Moyen Âge et à la Renaissance[71]:
    • en 1406 : 22 foyers ou, feux (ou, cheminées) d’habitants
    • en 1469 : 28 foyers ou, feux (ou, cheminées) d’habitants
    • en 1541 : 9 foyers de laboureurs (11 cheminées recensées), 18 foyers de gens aisés (22 cheminées recensées) et, 8 foyers de pauvres (8 cheminées), soit un total de 35 foyers ou, feux (et, 41 cheminées)

Note : par foyers, ou feux, il faut comprendre le dénombrement de demeures (cheminées) en foyers familiaux (regroupement de familles, sous l’autorité généralement d’un patriarche ou responsable de familles alliées).

  • Au début du XVIIIe siècle, d’après un dénombrement sur le territoire d’Athis :

En 1711, 44 familles (familles au sens large du terme, comprenant tant les frères et sœurs et leurs conjoints, les cousins, etc.,.. portant un même patronyme ou liés par alliance) se départageaient le territoire d’Athis avec les parcelles du curé de Fayt, du curé de Boussu, de celles de l’église d’Athis, de l’église de Fayt-le-Franc, de la chapelle Notre-Dame du Fayt, de celles des pauvres d’Athis, des pauvres des quatre villes (Blaugies, Dour, Elouges, Fayt ?), de celles de la ministérie d’Audregnies, de l’abbaye bénédictine St.-Pierre d’Haumont, et de l’hôpital St.-Nicolas de Mons. Les familles pauvres d’Athis n’étant pas reprises nominativement dans ce relevé de l’abbaye de Saint- Ghislain de l’année 1711, ce chiffre des 44 familles est donc non exhaustif[72].

  • Après la Révolution française de 1789 et ses répercutions en Hainaut et la Révolution belge de 1830, la population évoluera en croissance, pour se ralentir et décroître au début du XXe siècle (migration des populations vers les villes et centres industriels, facilitée par les transports)[73] :
    • en 1801 : 355 habitants.
    • en 1830 : 336 habitants[74]
    • en 1846 : 425 habitants
    • en 1880 : 583 habitants
    • en 1891 : 597 habitants
    • en 1910 : 490 habitants
    • en 1961 : 376 habitants
    • en 1976 : 358 habitants

Source[modifier | modifier le code]

- Bulletin des séances du Cercle Archéologique de Mons, Notes sur quelques communes du canton de Dour : Athis, (par M. T.-A. Bernier) 2e série, 1er bulletin, Imprimerie Dequesne-Masquelier, Mons, juillet-septembre 1866, pp. 313-317.

- Comte du Chastel de la Howarderie-Neuvireuil, Notes historiques et généalogiques sur la commune d’Aymeries et la famille d’Aymeries dite d’Aumerie : Chapitre XXIII, Notes pour servir aux histoires et généalogies des fiefs et familles du nom d’Attiches, Vasseur-Delmée, Libraire-éditeur, Tournai, année 1900, pp.212-217.

- Eug. De Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes belges, T.1, (3e éd.) Établissements Brepols s.a., Turnhout, 1948, pp. 59-60.

- Joseph Désiré Sigart, Glossaire étymologique montois, ou dictionnaire du wallon de Mons et de la plus grande partie du Hainaut, 2e édition, Typographie de Ch. et A. Vanderauwera, Bruxelles, 1870.

- Université Catholique de Louvain, (Louvain-la-Neuve), Fonds Eugène Cornet, XIIIe-XVIIIe s., archives de pièces originales de Fonds privés, inventaires n° 435, 436, 438 (J.-B. Ph. Baron du Sart, années 1753, 1763, 1769) dressés par Françoise Mirguet, Louvain-la-Neuve, 1983.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A.-G. Chotin, Études étymologiques et archéologiques sur les noms des villes, bourgs,..de la province de Hainaut, Casterman Edit., Tournai, XIXe s., pp. 193-194.
  2. Daniel Van Overstraeten, Les paroisses rurales en Hainaut au Moyen Âge d’après les archives de l’abbaye de Saint-Ghislain, in Recueil d’études d’histoire hainuyère offertes à Maurice A. Arnould, par J.-M. Cauchies et J.-M Duvosquel, Hannonia, t.1, Mons 1983, p. 497.
  3. Daniel Van Overstraeten, Les paroisses rurales en Hainaut au Moyen Âge d’après les archives de l’abbaye de Saint-Ghislain, in Recueil d’études d’histoire hainuyère offertes à Maurice A. Arnould, par J.-M. Cauchies et J.-M Duvosquel, Hannonia, t.1, Mons 1983, p. 504.
  4. http://www.honnelles.be/touristique/villages/athis.asp (Information extraite du Web en 2009)
  5. Comme dans tout village hainuyer sous l’Ancien Régime, le cimetière entourait l’église : Athis ne fit pas exception. Vers 1929, les épitaphes, sépultures et autres pierres tombales furent retournées. Il n’en reste que quelques rares vestiges (illisibles) accolés aux murs extérieurs de l’église.
  6. À l’intérieur de l’église d’Athis, sur la bordure d’une petite pierre, ornée d’un écusson, on lit ces mots : Ici repose le corps de Dame Françoise de Maulde, épouse de André Fernand, mayeur d’Athis, décédée le …
  7. Inscription sur la cloche de l’église d’Athis : L’an 1781. J’ay été bénite à Athis et nommée « Louise Amandine », par D. Amand de Cazier, abbé de Saint-Ghislain, prince du Saint-Empire et de Wihéries, comte de Basècles, primat du Hainaut. Et par noble Dame Louise Antoinette baronne de Redeng (de Reding) de Berberegg, dame d’Athis et Woirin, etc. née comtesse de Polleresseky, épouse de messire baron de Redeng, de Berberegg, seigneur d’Athis, chevalier de l’Ordre militaire de Saint-Louis.
  8. Antoine du Buisson mayeur d’Athis et seigneur du Ploych en 1659, était le fils de Pierre du Buisson, lui-même mayeur d’Athis, en 1615 et 1618 et de son épouse Jeanne de le Ferière. Les armoiries de la famille du Buisson étaient «  d’argent à trois quintefeuilles de gueules » ; La commune d’Hecq en Hainaut français (département du Nord, France) dont les du Buisson furent les seigneurs sous l’Ancien Régime, porte toujours cet écu comme emblème officiel (elle en modifia cependant les émaux en portant "d’azur à trois quintefeuilles d’or"). La famille du Buisson est d’ancienne souche hainuyère, déjà mentionnée au XIVe s., par ses membres en les prévôtés du Quesnoy et de Mons. Certaines branches furent seigneurs d’Oisy (Oysies), d’autres, seigneurs de la Puissance, d’Hecq et d’Ausnoit, d’autres encore seigneurs de Bachant. (M. de Vegiano, sieur de Hovel et le baron J. F. S. J.L. de Herckenrode, Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne, T.1, imprimerie F. et E. Gyselynck, Gand, 1865, pp. 359-360.) NOTE : Aux Archives de l’État à Mons, Contrat P.592, (Testament et partage) se rencontre un vieux testament d’Antoine du Buisson, daté du 7/2/1654, énumérant un fragment généalogique de cette famille et les fiefs qu’elle détenait à Athis, Wihéries, Erquennes et à Fayt-le-Franc.
  9. a et b Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 2, rubrique : « Cartulaire de 1410, déposé au Greffe du Tribunal Civil de Mons. Prévôté de Mons : les fiefs, situés dans le Hainaut, qui relevaient directement du comte », Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.1601.
  10. D. P. Baudry, Annales de l’abbaye de Saint-Ghislain, p. 391.
  11. Dom Caffiaux, Trésor généalogique, p. 330.
  12. D. P. Baudry, Annales de l’abbaye de Saint-Ghislain, p. 391. ; Dom Caffiaux, Trésor généalogique, p. 330.
  13. De Reiffenberg, Monuments pour servir à l’histoire du Hainaut, t. 1.
  14. De Saint-Genois, Droits primitifs. ; Debove, Recherches historiques.
  15. Les armoiries de la famille d’Auberchicourt étaient « de sinople au chef d’hermines ».
  16. J. Le Carpentier, Histoire de Cambrai et du Cambrésis, partie III, p. 114
  17. J. Le Carpentier, Histoire de Cambray.
  18. Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 2, rubrique : « Cartulaire de 1410, déposé au Greffe du Tribunal Civil de Mons. Prévôté de Mons : les fiefs, situés dans le Hainaut, qui relevaient directement du comte », Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.1601. ; Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx) : le seigneur Pierre de Luxembourg, seigneur d’Enghien, héritier, en avait toute justice (haute, moyenne et basse), portant sur lesdites villes (plusieurs fiefs) et leurs maisons, bois, terres labourables, prés, eaux, moulins avec dépendances. Les redevances perçues portant sur : les rentes, revenus en argent, chapons, blé, avoine, mortemains, droits et échéances de bâtards et d'aubains, plusieurs hommages et leurs dépendances. En 1410-1411, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)», par Andrée Scufflaire, AGR, Bruxelles, 1980, pp. 12-15.)
  19. Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, et Poix (Poix du Roeulx) : le seigneur en avait toute toute justice (haute, moyenne et basse), portant sur lesdites villes (plusieurs fiefs) et leurs maisons, bois, terres labourables, prés, eaux, moulins avec dépendances. Les redevances perçues portant sur : les rentes, revenus en argent, chapons, blé, avoine, mortemains, droits et échéances de bâtards et d'aubains, plusieurs hommages et leurs dépendances.
    • En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois, lorsqu’Isabelle d’Enghien est citée comme héritière.
    • En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois, lorsque Louis de Luxembourg, comte de St.-Pol est cité comme héritier par relief.
    • En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 12000 francs à 28 sols tournois le franc, lorsque Louis de Luxembourg, évêque de Thérouane est cité comme vendeur de ces fiefs.
    • En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 12000 francs à 28 sols tournois le franc, lorsque Isabelle d’Enghien (tante de Louis de Luxembourg, évêque de Thérouane) est cité comme acheteuse de ces fiefs.
    • En 1415-1416, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 28000 livres tournois argent franc francs, lorsque Claire d’Enghien veuve de Pierre d'Assigny, sénéchal de Provence est citée comme vendeuse de ces fiefs. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)», par Andrée Scufflaire, AGR, 1980, pp. 12-15.)
  20. Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx) : le seigneur Pierre de Luxembourg, comte de St.-Pol, héritier-acheteur, en 1448. Cependant Claire d’Enghien en préserva l’usufruit. Ledit Pierre de Luxembourg en avait toute justice (haute, moyenne et basse), portant le tout en un seul fief : villes, terres, justices, seigneuries: maisons, édifices, jardins, pâturages, prés, aulnaies, terres labourables, bois, eaux, moulins, et autres constructions. Les redevances perçues portant sur : les cens et rentes d'argent, d'avoine, chapons et autres, plusieurs hommages, requêtes, services, droits de serfs, bâtards et aubains, avoir étrangers; toute justice. En 1448, il est fait mention, pour ces fiefs réunis en un seul fief, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 14000 livres tournois. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)», par Andrée Scufflaire, AGR,Bruxelles, 1980, pp. 12-15.)
  21. Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 2, rubrique : « Cartulaire de 1410, déposé au Greffe du Tribunal Civil de Mons. Prévôté de Mons : les fiefs, situés dans le Hainaut, qui relevaient directement du comte », Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.1601.
  22. Les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx) : en 1474, le seigneur Pierre de Luxembourg, comte de St.-Pol, en était toujours l’héritier possesseur. Ledit Pierre de Luxembourg en avait toute justice (haute, moyenne et basse), portant sur les villes, terres, justices, seigneuries avec leurs dépendances : maisons, bois, terres labourables, prés, eaux, moulins. Les redevances perçues portant sur : les rentes et revenus d'argent, blé, avoine, chapons, mortemains, droits et échéances de serfs, bâtards et aubains; toute justice dans chacune des villes et terroirs; plusieurs autres hommages, plusieurs autres membres et parties. En 1474, il est fait mention, pour ces fiefs, d’un prix estimé (?) ou rendement annuel (?) de 1000 livres tournois. (A.E. Mons, Les fiefs directs des comtes de Hainaut de 1349 à 1504, t. II, « Prévôté de Mons : les fiefs d’Athis, Aulnoy, Fayt (Fayt-le-Franc), Onnezies, Montignies (-le-Roc), et Poix (Poix du Roeulx)», par Andrée Scufflaire, AGR, Bruxelles, 1980, pp. 12-15.)
  23. de Hennin-Liétard : des archives sur cette famille se rencontrent, dans les archives de Caraman-Chimay, au château de Chimay.
  24. Debove, Recherches historiques sur les communes du canton de Dour. ; Bernier, Histoire des seigneuries d’Angre, Roisin et Audregnies.
  25. Bernier, Histoire des seigneuries d’Angre, Roisin et Audregnies.
  26. Les armoiries de la famille de Beuzegnies ou de B(o)usegnies ou de Busigny étaient « d’argent à la bande brétessée en dessous de gueules. » (M. de Sars de Solmont, Manuscrit de la Bibliothèque municipale de Valenciennes.)
  27. a, b et c Bibliothèque de la ville de Mons (UMons), Généalogies bourgeoises de Hainaut, Ms 109 /241-2/R3/E, folio 45/1
  28. M. de Sars de Solmont, Manuscrit de la Bibliothèque municipale de Valenciennes.
  29. Dans le dépôt des Archives de l’État à Mons, se rencontrait, avant les bombardements de 1940 qui détruisirent de nombreux documents authentiques, un Cahier en provenance d’Athis, intitulé sur le plat de la couverture : Pr le coffre de la maison mortuaire de la damoiselle d’Athis. C’était un recueil de divers actes, inventaires et notes, concernant l’exécution du testament de Suzanne Vanderhaegen, veuve de Jean de Buzegnies, seigneur d’Athis, décédée le 11 juin 1647. « ..Le lendemain, a testé enterrée en l’église Ste-Waudru (à Mons), auprès de son fu marit, soubz la tombe des Buzegnies, derrière le cœur.. » (L. Devillers, Notice sur le dépôt des archives de l’État à Mons, in, Cercle Archéologique de Mons, Mons, 1872, p. 104.)
  30. Les armoiries de la famille de le Tenre ou Deltenre étaient « d’azur au chevron d’argent, accompagné de trois étoiles à six rais d’or » (Annales du Cercle archéologique de Mons, Vol. 20a, Mons 1887, p. 317.)
  31. Bibliothèque de la ville de Mons (UMons), Mss : 145/241-3/R3/2 (Généalogies bourgeoises du Hainaut), f° 33v. et, Mss : 109/241-2/R3/E ((Généalogies bourgeoises du Hainaut), f° 45r.
  32. Jean-Baptiste de le Tenre, demeurait plus souvent à Mons, dans son hôtel de la rue des Clercs (sa maison donnant en partie sur la rue de la Poterie), qu’à Athis. Il détenait de nombreux fiefs, siège de rentes, sur Athis (diverses terres, la seigneurie et le moulin d’Athis), Neuville, Landrecies, Le Quesnoy, Mons, Horruette et Horlebecq (Enghien), etc.,.. qui lui rapportait annuellement 1.508 livres et 14 sols. (comptes de l’année 1643.) Lors du décès dudit Jean-Baptiste de le Tenre, en 1644, de nombreuses messes furent célébrées à son intention. Tout seigneur, le fait d’avoir été privilégié durant sa vie terrestre, craignit-il de ne pas pouvoir atteindre le paradis céleste ? Toujours est-il que les comptes sont éloquents à ce sujet : sur quelques comptes relevés (tous les Églises et Ordres ne sont pas mentionnés et, certains Ordres ne mentionnent pas le prix/messe : comptes non exhaustifs), nous pouvons nous faire une idée des sommes réservées pour l’âme du défunt seigneur Jean-Baptiste de le Tenre :
    • Les pères Récollets : 100 messes à 12 sols = 60 livres
    • Les P.P. Capucins : 67 messes = 40 livres et 4 sols
    • Les P.P. Minimes : 60 messes = 36 livres
    • Les pères dominicains : 100 messes = 40 livres
    • (Les P.P. de la Compagnie de Jésus (Jésuites) : 64 messes = ? livres)
    • L’église Ste-Elisabeth : 12 messes à 14 sols (à divers autels) et 10 messes à 16 sols à un autel privilégié = 16 livres 12 sols.
    • L’église St.-Nicolas : 38 messes = 27 livres 10 sols
    • Le prélat et les religieux de l’abbaye bénédictine St -Pierre d’Haumont : 200 messes = 120 livres
    • Le prélat et les religieux de l’abbaye bénédictine St.-Humbert de Maroilles : 200 messes =120 livres
    A l’exception des messes des P.P. de la Compagnies de Jésus, pour lesquelles nous n’avons pas de sommes signalées, nous obtenons un total de 787 messes pour une somme globale et approximative de 450, 1 Livres dépensées par la famille du défunt seigneur pour les intentions prononcées lors de célébrations (messes) par ces Églises et Ordres religieux. (Université Catholique de Louvain, (Louvain-la-Neuve), Fonds Eugène Cornet, XIIIe-XVIIIe s., archives de pièces originales de Fonds privés, inventaire n° 432, f° 33r. à 94r. (Seigneuries d’Ahis et d’Horruette : relevé de comptes dressé par Ph. Bouzeau, seigneur de Lambrechies et Quevaucamp, en 1649, des héritages partagés dans les années 1648-1649, appartenant à Jean (-Baptiste) de le Tenre seigneur d’Horruette, et à son épouse, Marguerite de Busignies dame d’Athis) dressé par Françoise Mirguet, Louvain-la-Neuve, 1983.)
  33. Antoine-Ignace de le Tenre seigneur d’Athis décéda en 1674. Une copie de l’année 1770 énonce le relief de fief de ses possessions dressé en 1675 par ses héritiers : Registre des Reliefs – 1675 – Fol : 6 – « Le 30 septembre mille six cens septante cinq son Excellence at admit et recû Jean François Stiévenart procureur de noble Dame Claire Thérèse de Lattre Dame de Warin, veûve de noble homme Anthoine Ignace de le Tenre, Ecuyer seigneur d’Athis en qualité de Garde noble de Thérèse Ernestine et Marie Justine ses deux filles qu’elle at retenû dudit feû seigneur d’Athis son mari decedé le quatrième novembre mille six cens septante qûatre au relief des fiefs suivants devolûs à sesdittes filles par le trépas de leur feu Père s’ÿ Comme et le premier ample (fief ample d’Athis) Consistant en toute la terre justice et seigneurie d’Athis se comprendant en terres labourables a trois roÿes revenant à environ trente neuf huittelées et plus. Comprit quelque peû de prêt (pré) et bosquet. Item, en six huittelées et un journel ou environ et telle aûtre partie de terres qui puis être du comprendement dudit fief (d’Athis). Item, en un moulin et huisinne à eau avec les patûres y appendant selon que … Levecque, moulinier (maître meunier), les occupe présentement. Item, en rente seigneuriale portantes en argent environ quinze livres dix sols neuf derniers, trois parties de vingtcinq chapons, deux tiers et trois muids cinq rasières trois quartiers d’avoine ou environ. Item, en un droit de terrage qui se lève sur plusieurs heritages audit Athis que leurs debiteurs sont sujets mener à la grange du seigneur, ou de son fermier. Item, en droits seigneuriaux, mortemains, aubanité et batardise, et en toute justice et seigneurie, haulte, moÿenne et basse, vaillable par chacun au aux environ de six à sept cens florins.» Suit l’énumération détaillée des autres fiefs du sieur Antoine Ignace de le Tenre, sis à Wallers (près de Trélon), Croix (près de Binche), Chimay, Leuze, Ville-sur-Haine. « Collationné a son original couché audit registre, et ÿ trouvé Conforme par le soussigné Greffier de la Cour féodale de sa Majesté L’imperatrice (Marie-Thérèse d’Autriche) Reine en Hainaut. Mons, ce 1er aout 1770 (signé) Paridaens 1770.» (A.D.N., Lille, série B.12116, f° 333r. à f° 334v.)
  34. Dans l’église d’Athis. Epitaphes sur pierres en marbre noir d’Antoine-Ignace Deletenre et de son épouse Isabelle Iolente Payen : 1.) pierre ornée d’écussons en relief avec les inscriptions d’un côté, Deletenre, Beuzeignies, Vanderhoch, Lebrun, et de l’autre côté, Delattre, Resteau, Dertain, Manuy. Dans le milieu se trouve l’inscription suivante : Ici gist noble homme Anthoine Ignace Deletenre, escuier, seigneur d’Athis, Horruettes, Warain, décédé le 4 novembre 1674. Priez Dieu pour son âme. 2.) Sur l’autre marbre de même grandeur, se trouvent des écussons en relief, avec les inscriptions d’un côté, De Payen, Delouwers, De Bethencourt, De Preud’Homme, et de l’autre côté, La Catoire, Franeau, La Barre, Rasoir. Dans le milieu se trouve l’inscription suivante : Ici repose le corps de noble dame Madame Isabelle Iolente Payen, vivante épouse de messire Anthoine Ignace Deletenre escuier, seigneur d’Athis, Horruettes, décédée le 4 décembre 1688, et auprès de lui (? d’ elle !), quatre petits enfants décédés en minorité. Peuples et passants, priez Dieu pour leurs âmes.
  35. En 1711, il est fait mention des terres à Athis, de Sébastien Ferdinand de Reding (= Henri Sébastien de Reding ?) (A.E. Mons, Notaire Jean-François de Saint-Moulin, homme de fiefs à Mons, Registre 1003 (acte du 24/3/1711).
  36. Dans l’église d’Athis. Pierre gravée à l’épitaphe : Ici repose le corps de noble dame Thérèse Ernestine Deletenre, Dame d’Athis vivante épouse de messire Sébastien Henri de Reding, décédée le .. mars 1700, et Mademoiselle Marie-Joseph de Reding sa fille décédée le 9 du mesme mois .. de même que le dit seigneur décédé le …
  37. Marie-Thérèse de Reding, dame d’Athis de Varin et Lacroix (Belg.), épousa en 1718, François Antoine de Reding (alias Franz Anton von Reding), baron de Meyrueis (Cévennes), originaire de Schwytz, en Confédération helvétique.
  38. A.E. Mons, Généalogies bourgeoises de Hainaut, Ms 319, folio 51. Marie Justine (écrit aussi, Justine Henriette) fut dame de Waring (ou, Varin). Au décès de sa mère Thérèse Ernestine de le Tenre dame d’Athis, elle perçu une rente sur les fiefs d’Elesme (Hellesme), Blicquy, Escaudain et Baussart (Blicquy). Elle fut l’épouse du sieur Desmarest. (A.E. Mons, Notaire Jean-François de Saint-Moulin, homme de fiefs à Mons, Registre 1002 (acte du 25/10/1710).; En pairie de Silly, en date du 13/12/1710, Demoiselle Marie-Justine Redincq (de Reding), âgée de 12 ans, a relevé le fief de Waurein (Varin, ou, Warin) à Horrues. (Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 1, Première partie, Rubrique : « Les pairies de Hainaut : pairie de Silly», Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.81.)
  39. François-Antoine baron de Reding, par son mariage avec Marie-Thérèse de Reding, dame d’Athis était devenu le nouveau seigneur d'Athis, de Varin et de la Croix (Lacroix). Il portait également les titres de baron et gouverneur de Meyrueis (Cévennes), de chevalier de l’ordre français de Saint Louis. Il fut brigadier au service de la France (1706-1715). Il était le fils de Josef Anton von Reding von Biberegg, baron de Meyrueis (Cévennes) et de Marie-Elisabeth de Céberg : il naquit en 1690 (ou, 1691, selon d’autres sources). Dès sa plus tendre jeunesse, on le fit entrer dans le régiment de son oncle avec une compagnie : il en devint capitaine des grenadiers en 1709, et fut incorporé dans le Royal Bavière. Le prince-Electeur de Bavière l’attira pour lors dans son service (1716-1718), et ayant formé un régiment de quelques-unes des compagnies de Reding, qui avaient été réformées sous le nom de Lerchenfeld, il l’en nomma Lieutenant-Colonel, le faisant servir en Hongrie. François-Antoine prit part aux batailles de Temesvár (auj. Timişoara, Roumanie), de Peterwardein (auj. Petrovaradin, partie de Novi Sad, Serbie) en 1716 et, il se trouva au siège et à la bataille de Belgrade en 1717 contre les Turcs. Il entra au service de la France dans le régiment d'Affry (1719-1744), avec la Commission de Colonel,.. fut adoubé Chevalier de St.-Louis, leva une compagnie dans le régiment de Witmer en 1734, obtint le brevet de Brigadier le 15 mai 1740, mais quitta le service en 1744. Il décéda en 1763 à Valenciennes. (Abbé François Girard, Histoire abrégée des officiers suisses, t. II, Chez B. Louis Piller imprimeur, Fribourg, Suisse, 1781, pp. 245-246. ; J. Wiget, Von Haudegen und Staatsmännern, 2007, pp. 60-61.)
  40. Josef Anton von Reding von Biberegg, baron de Meyrueis (Cévennes), chevalier de St.-Michel, Colonel au service de la France et de la Savoie, et capitaine de la Mark. (Abbé François Girard, Histoire abrégée des officiers suisses, t. II, Chez B. Louis Piller imprimeur, Fribourg, Suisse, 1781, p. 244.)
  41. Dans le dépôt des Archives de l’État à Mons, se rencontrait, avant les bombardements de 1940 qui détruisirent de nombreux documents authentiques, un Registre en provenance d’Athis, intitulé : Cartulaire de la terre et seigneurie d’Athis, renouvelé par ordre Messire François-Antoine baron de Reding de Biberegg, baron et gouverneur de Meyrueis (Cévennes), seigneur du dit Athis, Warin (pairie de Silly), Lacroy (en prévôté de Binche), chevalier de l’Ordre militaire de St.-Louis, colonel au service de Sa Majesté-très-chrétienne, etc., après publications et affiches par trois quinzaines notifians le dit renouvellement, et que le dit cartulaire était en mains de Pierre Colman, mayeur, pour, par, les intéressés l’aller visiter et examiner, et le contredire, si bon semble : lequel renouvellement a été fait par le sieur Louis-Eugène Richer, bailly du dit Athis, et l’avocat Buisseret, greffier, présents : les mayeur, échevins et anciens censiers, laboureurs et tergeur, en celle de dom Simon Baudart, aussi en celle de dom Anselme Cornet, religieux de l’abbaye de Saint-Ghislain, et procureur d’icelle, à ce requis et appellez après son de cloche, ce jourd’huy, vingt-trois de décembre mil sept cent trente-noeuf. A ce registre étaient jointes deux listes des actes d’aliénation d’héritages, passés devant les mayeur et échevins d’Athis, du 4 mars 1746 au 13 juin 1757. Ces listes avaient été formées pour servir à la perception du droit seigneurial de sept liards la livre sur le prix de chaque vente. (L. Devillers, Notice sur le dépôt des archives de l’État à Mons, in, Cercle Archéologique de Mons, Mons, 1872, p. 105.)
  42. a et b Comte Joseph de Saint-Genois, Monumens anciens, t. 1, Première partie, Rubrique : « Les pairies de Hainaut : pairie de Silly», Publ. AGR de Bruxelles et SGHPN de Lille, Bruxelles et Paris, 1998, p.81.
  43. Debove, Recherches historiques sur les communes du canton de Dour.
  44. Les archives de cette famille furent acheminées, suite aux passassions d’héritages, dans les greniers du château de Rivieren à Ganshoren. En 2002, ces archives dites « Fonds de Villegas » furent déposées (mais non léguées) aux A.G.R. de Bruxelles.
  45. Théodore Leuridan, Statistique féodale du Département du Nord, Arrondissement de Lille, Première partie, La Pèvele, brochure in-8°, extraits du Bulletin de la Commission historique du Nord, Lille, L. Danel, 1877, p. 2
  46. Comte du Chastel de la Howarderie-Neuvireuil, Notes historiques et généalogiques sur la commune d’Aymeries et la famille d’Aymeries dite d’Aumerie : Chapitre XXIII, Notes pour servir aux histoires et généalogies des fiefs et familles du nom d’Attiches, Vasseur-Delmée, Libraire-éditeur, Tournai, année 1900, pp.212-222.
  47. Emile Prud’Homme, « Les échevins et leurs actes dans la province de Hainaut », Dequesnes-Masquellier, imprimeur-éditeur, Mons, 1891, pp. 19, 20.
  48. U.C.L., Louvain-la-Neuve, Fonds Eugène Cornet, XIIIe-XVIIIe s., archives de pièces originales de Fonds privés, inventaires n° 435, 436, 438 (J.-B. Ph. Baron du Sart, années 1753, 1763, 1769) dressés par Françoise Mirguet, Louvain-la-Neuve, 1983.
  49. -Philippe-François d'Arenberg (° 30 juillet 1625 - Bruxelles † 17 décembre 1674 - Bruxelles), prince d'Arenberg, 1er duc d'Arenberg (9 juin 1644), 7e duc d'Aerschot, chef et général de toutes les bandes d’ ordonnances d'hommes d'armes, et amiral-général au service de la Couronne d’Espagne. Il détenait en comté de Hainaut, les terres et baronnie de Quiévrain (dont dépendait à cette époque le fief du ¨Ploych à Athis), la baronnie de Wallers, les terres et seigneuries d’Enghien, Hal, Braine-le-Comte, Naast, la petite forêt de Raismes (près de Valenciennes), la seigneurie de Beuvrage. (près de Valenciennes). -Le 14 décembre 1675, son demi-frère (par un autre mariage de leur père) Charles-Eugène d'Arenberg (° 8 mai 1633 † 25 juin 1681 - Mons (Hainaut)), 2e duc d'Arenberg (1674-1681), 8e duc d'Aerschot, duc de Croÿ, comte de Seneghem, Baron de Sevenbergen, lieutenant-général du Hainaut (1675) au service de la Couronne d’Espagne, chevalier de la Toison d'Or (1678, brevet n°517), marié, le 18 juin 1660, avec Marie Henriette de Cusance, fit relief desdits héritages de feu son demi-frère Philippe, en devenant ainsi, à cette date (1675), le nouveau possesseur de la seigneurie du Ploych à Athis. (A.D.N., Lille, série 12116, folio 335r. à 336r., « Relief de fief de l’année 1675 au grand bailliage de Hainaut » : copie certifiée le 1er août 1770 à Mons, à la Cour féodale de Hainaut, par son greffier, Paridaens – 1770)
  50. Aubert Comian avait un frère, Jean Comian, qui demeurait à Hon-Hergies (A.E. Mons, Registre 1001, Notaire Jean-François de Saint-Moulin à Mons, année 1710, f° 278v. à 279r.)
  51. Rasière : mesure agraire, variant, sous l’Ancien Régime, entre 80 et 127 verges et demie, qui équivalerait de nos jours, entre 23 à 45,49 ares selon les régions. (Lefebvre, signalant que la rasière de la partie sud du Hainaut (Hainaut français auj.) valait 32,30 ares)
  52. Vasseau : mesure de capacité. Le Vasseau(x) (p.ex : Un vasseau d’avoine de rente), valant sous l’Ancien Régime, 2 quartiers soit 26,6933 litres de nos jours, ½ chapon, 11 deniers oboles
  53. Cfr., plus loin, Les hoirs Albert de Sury(e)..
  54. Croix Auduin, ou La Croix au Duinx : sont parmi les plus célèbres croix hainuyères, entre Athis et Erquennes. La littérature abondante raconte le fait : deux muets se seraient rencontrés à un carrefour ; l’un d’eux demandait son chemin par gestes ; l’autre se croyant raillé,.. d’où rixe et double mort. Bizarrement un plan de 1659 fait déjà mention de ces croix, alors que la seule qui reste visible aujourd’hui porte l’inscription « LA CROIX AU DUINX. Terroir d’Erkene 1776 ». Il se pourrait en fait, que ce soient des croix territoriales. Une troisième croix, dans le lit de la rivière et également illisible, complique les hypothèses.
  55. Les hoirs Albert de Sury (e) (ou, de Surie).. : ils sont les fils dudit Albert, à savoir, Joseph de Sury(e) demeurant à Athis et ses frères Anthoine et Jacques de Surye, notables de la ville de Mons. (A.E. Mons, Registre 992, Actes de Jean-François de Saint-Moulin, notaire royal et homme de fief de Hainaut, Mons, année 1707, f° 273v à 276r et f° 276v à 277r. (2 actes du 10/6/1707). Les parchemins signalent cette famille dès la première moitié du XVe siècle, en prévôté du Quesnoy (Le Quesnoy, Maroilles, .. en ancien comté de Hainaut) : Jehan de Surie époux de Marguerite de Maroilles, échevin de Le Quesnoy en 1448 ; Jacquemart de Surye à Le Quesnoy, féodal du duc et de la duchesse de Bourgogne, officiant (1475-1491) leurs domaines et ceux des abbayes Ste-Elisabeth du Quesnoy, St.-Humbert de Maroilles, etc.,.. ; Bertrand de Sury(e), mayeur de Maroilles, 1540-1541, 1556-1557,.. ; En 1629, Pierre de Surie, bourgeois de Maroilles, demeurait à Athis, avec son épouse Cécile d’Avesnes (il fut mandaté en 1636, en qualité d’expert aux fortifications de la ville bastionnée de Landrecies en Hainaut); Andrien (Andrieu) de Sury(e), notable et échevin de Maroilles, se verra mentionné en 1635, dans l’assiette de XXe d’Athis, pour ses héritages en huittelées de terre, sis près des terres de Pierre du Buisson mayeur dudit Athis et des fief et seigneurie du Ploych audit Athis. (A.D.N. à Lille, Chambre des Comptes des ducs de Bourgogne, séries B.9303, B.9305,.. ; Geoffroy G. Sury et Yves Criez, Relevé d’actes de l’Echevinage de Maroilles, années 1489-1789, dép. lég., Bruxelles et Paris, © 2003-2004. ; A.D.N., Lille : Chambre des Comptes des domaines du roi d’Espagne, série B.8981, année 1636. ; Archives de l’État à Mons, Archives locales P.516, f° 17r. et 17v. « Assiette de XXe, Athis, année 1635 »).
  56. Pierre Colman était le mayeur (bourgmestre) d’Athis en 1739.
  57. Archives de l’Etat à Mons, Archive locale : Registre P1670, Archives de l’abbaye bénédictine de Saint-Ghislain, Cartulaire de l’année 1711
  58. Courtil : n. m. (XIIe s.) Petit jardin, petit pré ou petite cour, qui n’est pas enclos de mûrs, mais seulement de haies, de fagotage et, attenant ou voisin à l’habitation.
  59. Rasière, Razière : n. f. (XIVe s.). Ancienne mesure de capacité usitée, pour le grain (blé, avoine), les fruits et le charbon (houille), dans le nord de la France et en Belgique romane. Elle valait approximativement 70 litres et 14 centilitres. Les rentes (redevances) étaient généralement réglées en rasières d’avaine (avoine) : la nature de ce prélèvement révèle simplement la préférence du seigneur ou du comte de Hainaut ou encore du prélat. En effet, le comte et ses seigneurs, depuis le Moyen Âge ayant une importante cavalerie à entretenir pour se déplacer, pour assurer la défense des limites de leurs fiefs et territoires, préféraient obtenir les redevances en avoine, plutôt qu’en blé, pour nourrir leurs chevaux. Le clergé quant à lui, préférant recevoir des rentes en rasières de blé, pour les redistribuer aux pauvres. Toutefois, avec les siècles, la perception de ces redevances, bien que toujours mentionnées dans les registres de comptes en rasières d’avaine (avoine) ou de bled (blé), fut réglée en contre-valeur monétaire (en livres, sols et deniers).
  60. Avaine, aveine : avoine, n. f. (XIIe s.). Redevance payée initialement en nature à savoir, en avoine et, par-après au fil des siècles, transformée sous la forme de perception monnayable en contre-valeur.
  61. Chap(p)on, Capon : n. m. (XIIe s.) : Coq châtré et engraissé. Objet de redevance en nature livré en plume (vivant), et plus tard, réglé en perception de sa contre-valeur monétaire (12 à 15 sous au XVIIe s.).
  62. A.D.N., Lille, Série 59h30, Abbaye Notre-Dame de Vicoigne, Donations et fondations entre 1259-1272, à Athis, Audregnies, Blaugies, Dour, Wargnies, etc., ..
  63. A.G.R., Bruxelles, Manuscrit divers n° 4087, Cartulaire de l’abbaye de Vicoigne, années 1126-1796. (J. Gennevoise, en édita un exemplaire dactylographié entre 1920-1929, avec un résumé succinct des actes (234 pages), une table onomastique et topographique (192 pages), ainsi qu’une table de concordance. L’acte concernant les donations de Nicolas de Thulin, confirmées par l’évêque de Cambrai en 1275, est repris sous la rubrique n° 701.)
  64. L’inventaire des Archives de l’État à Mons mentionne : Val des Ecoliers : Abbaye de chanoines réguliers de l’Ordre de Saint-Augustin, fondée en 1252 par Marguerite de Constantinople (comtesse de Hainaut et de Flandre). Supprimé en 1796. Les archives de cette ancienne abbaye ont brûlé en 1940, lors du bombardement de Mons.
  65. Archives de l’État à Mons, Athis : archives locales n° P.506 à P.521 (XIVe s. à 1717.)
  66. Archives de l’État à Mons, Athis : archives locales n° P.516 (assiette de XXe de l’année 1635 audit Athis).
  67. A.D.N., Lille, Série 6h21, Abbaye bénédictine Saint-Pierre d’Hautmont, Registre des baux entre 1755-1790, acte daté du 4/1/1758, f° 1.
  68. Jacques Prévot, Le grand Hautmont, .. Les possessions éloignées : Athis et les huittelées des Cantineau, p. 196.
  69. Pierre V Cantineau fut élu supérieur des pères-abbés de l’abbaye bénédictine Saint-Pierre d’Haumont en 1676, grâce au crédit de son frère, gouverneur d’Ath. Il décéda le 5 mars 1710. (Le Glay, Camera Christianum, p. 169.)
  70. A.E. Mons, Archives P.1670, Cartulaire de l’abbaye de St-Ghislain : Abrégé de menues rentes audit Attiches (Athis), année 1711, f° 24r.
  71. M.-A. Arnould, Le dénombrement des foyers dans le comté de Hainaut (XIXe siècle – XVIe s.), Publ. Académie Royale de Belgique, Palais des Académies, Bruxelles, 1956, 771 p.
  72. A.E. Mons, Archives P.1670, Cartulaire de l’abbaye de St-Ghislain : Abrégé de menues rentes audit Attiches (Athis), année 1711, f° 4r. à f° 24v. Ces 44 familles détentrices de terres à Athis étaient : de Reding (seigneur d’Athis), Baillez, Berlemont (Berlaimont), Blareau, Blondeau, Bonnet, Boulenger, Cailleau, Cantineau, Colman, Comian, Cornet, de Holdre (du Mont de Holdre), de Hove, de Lasne, de le Croix (de la Croix), Descamps, Druart, de Séheries, de Surie (de Sury(e), du Buisson, Fiefvez, Finet (Fivet ?), Glineur, Godefroid (Godefroy), Hottier, Janart, Jourdois (Jourdoy), Karrée (Quaret, Quaré), Le Clercq, Le Comte, Le Cygne, Lévecque, Mathieu, Meurisse, Michel, Ostellart (Hostellart), Quintart, Platteau, Rougneau (Ronneau), Rousseau, Sénocq, Stiévenart, Willemart.
  73. Gonzalès Decamps, Athis, in, le Borinage suivi de Notices d’histoire locale extraites d’archives détruites en 1940. Bruxelles, 1971, pp.17-19 ; Crédit communal de Belgique, Communes de Belgique, dictionnaire d’histoire et de géographie administrative, t. 1. « La Wallonie », Ed. La Renaissance du Livre, 1980.
  74. Annales du Cercle archéologique et historique de Saint-Ghislain, livre V, p. 153.