Athanase-Charles Coquerel

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Athanase-Charles Coquerel par F. Girard.

Athanase-Charles Coquerel, né le 7 août 1795 à Paris où il est mort le 10 janvier 1868, est un pasteur calviniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Athanase Coquerel, était petit-fils d’un jardinier-fleuriste de Rouen, Laurent-Martin Coquerel, janséniste ardent, dont les parents, jardiniers de père en fils, étaient une branche cadette d’une famille noble et ancienne dans le pays, portant même nom patronymique et mêmes armes, celles des marquis d’Iclon. Coquerel reçut sa première éducation de sa tante, une Anglaise du nom de Helen Maria Williams, qui avait acquis une certaine réputation, à la fin du XVIIIe siècle, pour diverses traductions et ses Lettres de France. À l’achèvement de ses études de théologie au séminaire protestant de Montauban, il fut ordonné ministre du culte en 1816.

En 1817, on lui offrit le poste de pasteur de la chapelle Saint-Paul à Jersey, mais, ne voulant pas souscrire aux Trente-neuf articles de l’Église d’Angleterre, il déclina cette offre. Au cours des douze années suivantes, il exerça son ministère aux Pays-Bas, prêchant devant congrégations calvinistes d’Amsterdam, Leyde et Utrecht pendant douze ans.

En 1830, à la suggestion de Georges Cuvier, alors ministre du culte protestant, il fut appelé à Paris comme pasteur de l’Église réformée. De retour à Paris, il fut élu membre du Consistoire en 1833 et acquit rapidement la réputation d’un grand predicateur. Il se distingua parmi les pasteurs calvinistes par ses doctrines libérales, qui le firent vivement attaquer l’École méthodiste, et ses vues libérales suscitèrent un antagonisme avec les calvinistes rigides.

Après la révolution de 1848, il siégea à l’Assemblée constituante où il siégea comme républicain modéré, et à l’Assemblée nationale remportée par le Parti de l’Ordre conservateur. Il siégea comme membre de la commission législative qui a élaboré le projet de loi Falloux sur l’enseignement, ainsi qu'à la Commission sur l'assistance et la prévoyance publiques présidée par Thiers. Il appuya le premier ministère de Louis-Napoléon, et vota en faveur de l’expédition de Rome et de la restauration du pouvoir temporel du pape. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il se borna aux devoirs de sa charge pastorale.

Son fils, Athanase Coquerel s’est aussi fait un nom comme pasteur et comme écrivain. Il a publié des Sermons divers (8 vol. 1819-1852), une Christologie (1858) et des Méditations sur l’Ancien et le Nouveau Testament (1859). Son second fils Charles Coquerel s’est fait un nom comme entomologiste.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Louis Charles Dezobry, Théodore Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d’histoire, de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, des antiquités et des institutions grecques, romaines, françaises, et étrangères, Paris, Delagrave, 1876, p. 2902.

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