Atar (Mauritanie)

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Atar
(ar) أطار
Vue aérienne (1967)
Vue aérienne (1967)
Administration
Pays Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Région Adrar
Département Atar
Maire Sid'Ahmed Ould Hemeimed
Démographie
Population 24 021 hab. (2000)
Géographie
Coordonnées 20° 31′ 00″ N 13° 03′ 00″ O / 20.516667, -13.05 ()20° 31′ 00″ Nord 13° 03′ 00″ Ouest / 20.516667, -13.05 ()  
Altitude 207 m
Localisation

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Atar

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Atar

Atar (arabe : أطار) est une ville du centre-ouest de la Mauritanie, capitale de la région (wilaya) de l’Adrar, chef-lieu du département d'Atar (moughataa), et la principale implantation au bas du plateau de l'Adrar, au bord de l'oued Seguellil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle a été jusqu'à l'aube de l'indépendance une importante ville de garnison pour les troupes coloniales françaises. L'aéroport aide à l'activité de la ville (code AITA : ATR), un musée et une mosquée historique, construite en 1674.

Au marché (2007)

Atar est considérée comme la région la plus touristique du pays. Elle attire plus de 10 000 touristes (environ) par an, et servait d'étape incontournable au rallye Paris-Dakar. Elle est aussi dominée par la culture des dattes, avec la saison de la Guetna (saison de la cueillette des dattes). Mais il existe à proximité aussi des sites touristiques, peintures et gravures rupestres, très appréciés des touristes. La région est géologiquement intéressante, car elle date de l'ère primaire et contraste avec les formations précambriennes du Tiris Zemmour. Les structures stratifiées bien apparentes donnent à voir notamment des fossiles de stromatolites.

Située au centre de l'Adrar, Atar est un carrefour qui relie l'est de la région wilaya à la capitale Nouakchott. Au nord, Choum est le lieu de passage du train minier Nouadhibou-Zouérate. Au sud-ouest, la ville minière d'Akjoujt est à mi-chemin de la capitale. La passe d'Amojar, à l'est, ouvre la route vers les villes de Chinguetti, Ouadane et l'impressionnante structure de Richat. Au sud, la palmeraie/oasis de Tergit comporte quelques sources et des tentatives de culture d'orangers.

La palmeraie d'Atar a été la proie d'une invasion de pucerons à la fin des années 1960, et a failli être détruite. Des lâchers de coccinelles l'ont sauvée.

Artisanat : des nus-pieds sont fabriqués à Atar : les samaras (en arabe smela, semelle). Elles se composent d'une semelle de cuir, d'une boucle qui entoure le gros orteil, de deux lanières qui en partent et se rejoignent derrière le cou de pied, sous la cheville. Elles sont très utilisées en Mauritanie.

Population[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2000, Atar comptait 24 021 habitants[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ces hommes politiques sont d'Atar.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Atar », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 89-90 (ISBN 9780810855960)
  • Abdallahi Fall, André Cormillot, Mohamed Adnan Ould Beyrouk et al., L'Adrar. 1, Atar et ses environs, Éd. Sépia, Saint-Maur, 1999, 71 p. (ISBN 2-84280-034-6)
  • A. Leriche, « Petite note pour servir à l'histoire d'Atar (Mauritanie) », in Bulletin de l'IFAN, tome XIV, no 2, avril 1952, p. 623-626.
  • Omer HOUESSOU, le ksar d'Atar, destinée à la lisière de la ville, Thèse de 3ème cycle d'architecture et d'urbanisme en vue de obtention du diplome d'architecte, Université de Tunis - 1994.

Liens externes[modifier | modifier le code]