Ataúlfo Argenta

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Ataúlfo Argenta (Castro Urdiales, Cantabrie, 19 novembre 1913 - Los Molinos, Madrid, 21 janvier 1958), pianiste et chef d'orchestre espagnol. Il est le père du journaliste Fernando Argenta[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son nom complet était Ataúlfo Exuperio Martín de Argenta Maza. Il était le fils unique de Don Juan Martín Argenta et Doña Laura Maza.

En 1927, il se rendit à Madrid pour étudier la musique au Conservatoire Royal de Madrid, en tant qu'élève de Fernández Alberdi. Là, il se fit remarquer rapidement comme pianiste. Plus tard, il alla en Belgique pour étudier avec le maître Armand Marsick.

Il fut professeur de piano, au Conservatoire de Cassel et étudia la direction d'orchestre avec Carl Schuricht. Après s'être produit comme pianiste avec de grands succès en Espagne et à l'étranger, il se consacra exclusivement à la direction d'orchestre.

Il retourna en Espagne à la fin de la Guerre civile. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il jouait du piano et du célesta dans l'orchestre national d'Espagne à Madrid. En 1947 il fut nommé chef de cet orchestre, d'abord au poste de second chef, et ensuite comme chef titulaire, en remplacement de Pérez Casas. En 1949 il fonda l'orchestre de chambre de Madrid. De plus il fut chef invité de l'orchestre national de France.

C'était un spécialiste de la musique romantique allemande et de la musique espagnole, avec une prédilection pour le compositeur Manuel de Falla. Il obtint la Cruz de Isabel la Católica et la Gran Cruz de Alfonso X el Sabio, cette dernière distinction à titre posthume. Il fut aussi nommé membre de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando en 1956.

Parmi ses interprétations les plus remarquables figurent la Rapsodie espagnole de Maurice Ravel et les Danses espagnoles de Moritz Moszkowski.

Peu de jours avant sa mort, Ataúlfo Argenta avait obtenu un des plus grands succès de sa vie d'artiste, en dirigeant au Palacio de la Música primero, puis dans le Monumental Cinema de Madrid, l'oratorio de Haendel "Le Messie".

Argenta mourut à Madrid en 1958 accidentellement d'une intoxication au monoxyde de carbone.

Le 31 janvier, dix jours après son décès, l'orchestre se présenta au public pour la première fois sans son chef. Les musiciens, debout, interprétèrent le choral de la Cantate BWV 140 de J.S. Bach, devant un public également debout.

Une statue d'Ataúlfo Argenta par le sculpteur Rafael Huerta a été érigée dans le jardin de Castro Urdiales en 1961.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Argenta a enregistré environ 50 zarzuelas, dans lesquelles des chanteurs d'opéra connus tenaient les principaux rôles. De nombreux enregistrements de cette série ont été republiés par Decca. Il avait signé un contrat avec Decca pour faire une série d'enregistrements, la plupart consacrés à la musique espagnole, russe ou française.

Argenta a aussi enregistré l'opéra Goyescas de Enrique Granados, la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz avec l'Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire de Paris, Images de Claude Debussy et la Symphonie No. 4 in fa mineur de Tchaikovsky, avec l'Orchestre de la Suisse romande. Quand sa mort survint, il allait enregistrer les symphonies de Brahms à Vienne[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es)Muere el músico y periodista Fernando Argenta, la voz de 'Clásicos Populares' y 'El Conciertazo' Rtve.es, 3 décembre 2013
  2. Texte de la plaquette du coffret Ataúlfo Argenta. Complete Decca Recordings 1953-1957, Original Masters, Decca 475 7747, par Alan Sanders

Liens externes[modifier | modifier le code]