Association pour une solidarité syndicale étudiante

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Association pour une solidarité syndicale étudiante

Logo de l’association
Cadre
Zone d’influence Drapeau : Québec Québec
Fondation
Fondation 2001
Identité
Siège Montréal, Québec
Structure Syndicale [1]
Financement Cotisation des associations étudiantes
Membres 42 associations membres
78 000 membres
Slogan Démocratie - Solidarité - Combativité
Site web asse-solidarite.qc.ca

L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) est syndicat étudiant[1] québécois fondée en février 2001 à Sherbrooke. Elle regroupe environ 78 000 étudiants, soit 48 000 au niveau collégial et 30 000 au niveau universitaire, répartis dans 42 associations étudiantes membres à travers le Québec. Par ses valeurs de démocratie directe et ses revendications davantage à gauche, l'ASSÉ se positionne différemment d'autres associations étudiantes nationales telles la FEUQ, la FECQ ou la TaCEQ.

L'ASSÉ fut à l'origine de la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE), une coalition temporaire créée pour contrer la hausse des frais de scolarité et coordonner la grève étudiante québécoise de 2012. Plus tôt dans son histoire, lors de la grève étudiante québécoise de 2005, elle fut aussi à l'origine de la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSÉE).

Philosophie[modifier | modifier le code]

L'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante revendique la gratuité scolaire à tous les niveaux et pour tous, l'abolition de l'endettement étudiant, la conservation d'une éducation post-secondaire de qualité et la démocratisation des établissements d'enseignement tout en s'opposant à la privatisation de l'éducation.

Elle considère que la mobilisation de masse peut être un réel moteur de changement social. Elle préfère les assemblées générales locales comme instances décisionnelles par rapport aux référendums, qu'elle juge moins démocratiques.

Elle milite aussi pour une fiscalité responsable, la défense des droits des minorités, la promotion de l'altermondialisation, la démilitarisation, l'implantation d'une politique de développement du logement social et le droit inaliénable à la dissidence.

Les principes de base de l’ASSÉ reposent sur les fondements du syndicalisme étudiant établis dans l’article 1 de la Charte de Grenoble, en 1946. Celui-ci stipule que l’étudiant est un jeune travailleur intellectuel et que l’étudiante est une jeune travailleuse intellectuelle. C’est donc en vertu de ce constat que l’étudiant et l’étudiante se doivent de se regrouper sur des bases syndicales. L’ASSÉ croit en la nécessité de lutter pour conserver les acquis des mouvements étudiants du passé, ainsi que pour assurer de nouveaux gains et ce, par le biais de la contestation permanente. En ce sens, l'ASSÉ se revendique du syndicalisme de combat.

Considérant que l’éducation est un droit, non un privilège, l’ASSÉ est basée sur les principes fondamentaux suivants[2] :

  1. pour une éducation publique, gratuite, laïque, de qualité, accessible et non-discriminatoire
  2. pour un régime d’aide financière adéquat ayant pour but d’éliminer l’endettement étudiant et d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux
  3. pour un réseau d’éducation public libre de toute ingérence de l’entreprise privée, y compris la sous-traitance
  4. pour la démocratisation des institutions d’enseignement dans une perspective d’autogestion
  5. pour une solidarité syndicale avec toute lutte internationale progressiste visant le mieux-être de la société
  6. contre toute forme de mondialisation qui entérine la prédominance du profit sur le bien-être de la population
  7. pour un féminisme combatif visant l'abolition du système patriarcal, contre toutes formes d'oppression et de discrimination.

Associations membres[modifier | modifier le code]

Au niveau collégial[3][modifier | modifier le code]

Au niveau universitaire[3][modifier | modifier le code]

Université de Montréal[modifier | modifier le code]

Répartition des associations membres de l'ASSÉ selon les régions.
Répartition des associations membres de l'ASSÉ selon les régions.
  • Association étudiante de science politique et philosophie (baccalauréat bidisicplinaire) de l'Université de Montréal (AESPEP)
  • Association étudiante de littérature comparée de l'Université de Montréal (AELCUM)
  • Association des cycles supérieurs en sociologie de l'Université de Montréal (ACSSUM)
  • Mouvement des étudiant-e-s de l'intéractivité, de l'image animée et sonore (MÉDIIAS)
  • Association étudiante des cycles supérieurs d’anthropologie de l’Université de Montréal (AECSAUM)
  • Association des étudiantes et des étudiants en géographie, cycles supérieurs (AÉÉCSGUM)
  • Association des étudiants en musique de l’Université de Montréal (AÉMUM)
  • Association des étudiants en études est-asiatiques de l'Université de Montréal (Asso-Cétase)

Université du Québec à Montréal[modifier | modifier le code]

Université Laval[modifier | modifier le code]

  • Association des étudiantes et étudiants en Anthropologie de l’Université Laval (AÉÉA-UL)
  • Association étudiante de théâtre de l'université Laval (AGÉTUL)
  • Association Générale des Étudiantes et Étudiants Prégradués en Philosophie (AGEEPP-UL)
  • Association Départementale Étudiante de Physique de l’Université Laval (ADÉPUL)
  • Regroupement des étudiant-e-s en sociologie de l’Université Laval (RÉSUL)
  • Regroupement des étudiants et étudiantes en arts visuel de l'Université Laval (RÉÉAV)
  • Association des étudiants au Baccalauréat en Études Internationales et Langues modernes de l'Université Laval (ABEIL)

Université McGill[modifier | modifier le code]

  • Art History and Communication Studies Graduate Students Association (AHCSGSA)

Université Concordia[modifier | modifier le code]

Université Sherbrooke[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

La grève étudiante de 2005[modifier | modifier le code]

La fin de semaine du 29 janvier 2005, confrontée au refus de négocier du ministre québécois de l'éducation Pierre Reid sur le sujet de la réforme de l'aide financière aux études, et face à ce qu'elle considère être de l'immobilisme de la part de la FEUQ et de la FECQ, l'ASSÉ tient un congrès au Cégep de Saint-Laurent où elle invite diverses associations non membres afin de créer la CASSÉÉ, la Coalition de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante Élargie. Durant le mois de février, la CASSÉÉ lance une série de référendums et d'assemblées générales portant sur le déclenchement d'une grève générale illimitée autour de trois revendications principales:

  1. L'abolition rétroactive de la réforme de l'Aide financière du Québec[4];
  2. L'abandon de tout projet de décentralisation et d’arrimage au marché du réseau collégial;
  3. Le tout dans une perspective de gratuité scolaire et d'éradication de l'endettement étudiant.

Le jeudi 24 février 2005, les premières associations entrent dans le mouvement de grève. Le 16 mars 2005, on estime à 70 000 le nombre d'étudiants membres de la CASSÉE, sur les 230 000 étudiants en grève à ce moment, les autres étant membres de la FEUQ et de la FECQ.

La CASSÉÉ est exclue de la table des négociations par le nouveau ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier à cause de son refus de condamner des gestes violents posés dans le cadre du mouvement de grève. De son côté, la CASSÉÉ soutient que c'est plutôt dans le but de diviser le mouvement étudiant que le ministre l'a écartée, car peu de temps avant le début de la grève étudiante, le 16 février 2005 à Montebello, des étudiants rassemblés à l’initiative de la FEUQ et de la FECQ ont forcé la porte du Château Montebello avec un bélier pour perturber un caucus du Parti libéral du Québec, menant à une réaction musclée de la Sûreté du Québec[5].

La grève prend fin après la signature d'une entente entre les fédérations étudiantes et le ministre Fournier, que l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante qualifie comme une entente à rabais et qui est rejetée par une majorité d'assemblées générales, qui votent tout de même un retour en classe après 7 semaines de grève.

Perspective de grève en 2007[modifier | modifier le code]

Dénonçant la récente hausse des frais de scolarité universitaires au Québec, l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante a fait un appel à la grève générale illimitée lors de l'automne 2007 en mettant de l'avant comme thème principal la gratuité scolaire. En effet, la hausse cumulative de 50 $ par session de 15 crédits s'échelonnant de l'automne 2007 à l'hiver 2012 a fait passer les frais annuels de 1 668 $ à 2 168 $ par année, ce qui va à l'encontre de plusieurs principes fondamentaux et ancestraux de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante.

De plus, l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante appuyait sa grève sur un plan en deux axes, soit axe 1 :la gratuité scolaire, axe 2: l'amélioration des ressources et services (par exemple: l'instauration d'un système de halte-garderie adapté aux heures de cours).

Le gouvernement Charest a augmenté les frais de scolarité de 2007 à 2012, les faisant passer de 1 668 $ à 2 168 $ par année, sans que la population étudiante n’ait fourni une opposition en mesure de renverser cette décision.

La grève étudiante de 2012[modifier | modifier le code]

L'ASSÉ est l'organisation ayant servi de tremplin à la grève étudiante québécoise de 2012. Dès l'été 2011, l'ASSÉ a menacé le gouvernement québécois de déclencher une grève générale[6].

Structure[modifier | modifier le code]

Congrès[modifier | modifier le code]

Le Congrès, l'instance décisionnelle suprême, est constituée des délégués de toutes les associations membres. Dans le but de ne pas favoriser une surreprésentation des petites associations modulaires, les associations de campus et facultaire ont trois votes et les autres un seul. Il se réunit habituellement deux à trois fois par années. Lors du congrès annuel, des élections pour combler les différents postes de l'exécutif et des comités sont tenues.

Conformément à ses principes de démocratie directe, l'ensemble des décisions prises par le Congrès doivent d'abord avoir été abordées et approuvées dans les assemblées générales des associations membres. Chaque personne déléguée au Congrès est redevable à son association locale et représente ses positions.

Conseil central[modifier | modifier le code]

Le conseil central (anciennement conseil de coordination) vise à coordonner, entre chaque rencontre du Congrès, le travail du Conseil exécutif, des comités et des instances régionales.

Conseil exécutif[modifier | modifier le code]

Le conseil exécutif de l'ASSÉ veille à mettre en application les mandats donnés par le congrès et le conseil de coordination.

Les membres du Conseil exécutif[modifier | modifier le code]
Composition
Poste 2014-2015 2013-2014 2012-2013 2011-2012 2010-2011
Secrétaire à la coordination Marie-Pier Lauzon Justin Arcand Katherine Ruault[7] Guillaume Legault Élise Carrier-Martin
Secrétaire aux finances David Therrien-Brongo Benjamin Gingras Jérémie Bédard-Wien Philippe Ethier
Secrétaire aux communications Carolane Sauvé Tétrault Ludvic Moquin-Beaudry[7], Valérie Plante-Lévesque Gabriel Nadeau-Dubois Gabriel Nadeau-Dubois
Secrétaires aux relations internes Virginie Mikaelian, Camille Godbout Delphine Labrecque-Synnott, Virginie Mikaelian Laurence Côté, Jeanne Reynolds, Cloé Zawadzki-Turcotte[7] Élise Carrier-Martin, Maxime Larue Bourdage Philippe Ethier, Maxime Larue Bourdage
Secrétaire aux affaires académiques Jean-Michel Savard Blandine Parchemal[7],

Carolane Sauvé Tétrault

Blandine Parchemal, Alain Savard[7] Philippe Lapointe Nadia Lafrenière
Secrétaire à l'information Lazlo Bonin Julien Royal[7] Guillaume Vézina
Secrétaire aux relations externes Emmanuelle Arcand Jean-Michel Savard, Keena Grégoire[7] Jean-Michel Theriault

Comités permanents[modifier | modifier le code]

  • Comité Femmes
  • Comité journal
  • Comité de mobilisation
  • Comité légal

Comités de travail[modifier | modifier le code]

La tâche des comités de travail est d'épauler le comité exécutif et les associations membres dans leurs mandats.

  • Comité de formation
  • Comité aux luttes sociales
  • Comité à l'information
  • Comité à la recherche et aux affaires académiques

Comité ad hoc[modifier | modifier le code]

Ces comités sont créés par le Congrès pour planifier des campagnes à long terme ou pour gérer des situations exceptionnelles. Par exemple, lors de la grève générale de 2012, vis-à-vis de la répression policière, le comité légal fut créé en tant que comité ad hoc avant d'être introduit comme comité permanent.

  • Comité sur la gratuité scolaire

Conseils régionaux[modifier | modifier le code]

Les conseils régionaux servent à coordonner les activités syndicales de leurs régions

  • Conseil régional de l'ASSÉ à Montréal (CRAM)
  • Mobilisation des associations solidaires du Sud-Est (MASSE)
  • Conseil régional avant-gardiste de l'ASSÉ dans les Laurentides, Laval et Lanaudière (CRAALLL)
  • Front Régional d'Actions à Québec de l'ASSÉ (FRAQ-ASSÉ)


Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gouvernement du Québec, « Registraire des entreprises du Québec - ASSÉ » (consulté le 26 octobre 2014)
  2. http://www.asse-solidarite.qc.ca/asse/principes/
  3. a et b http://www.asse-solidarite.qc.ca/membres/
  4. AFÉ
  5. Juneau-Hotte, Maxime. "Assos en solo". Quartier libre 14 (no. 1).
  6. http://journalmetro.com/actualites/montreal/35723/lasse-menace-de-declencher-une-greve-generale-illimitee/
  7. a, b, c, d, e, f et g Cette personne a démissionné en cours de mandat

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres associations étudiantes nationales au Québec[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]