Association des maires ruraux de France
Association des maires ruraux de France
| Forme juridique | Associations d'élus |
|---|---|
| But | Défense et promotion des communes rurales et de la ruralité |
| Zone d’influence | France |
| Fondation | 1971 |
|---|---|
| Fondateur | Etienne Furtos, Jean Herbin, François Paour, Gérard Pelletier |
| Siège | 52, avenue Foch, 69006 Lyon |
|---|---|
| Personnages clés | Pierre-Yves Collombat, Premier Vice-président Andrée Rabilloud, Vice-présidente Trésorière Michel Fournier, Vice-président Secrétaire général Louis Pautrel, Vice-président chargé des TIC Max Feschet, Vice-président Dominique Bidet, Vice-président |
| Président | Vanik Berberian |
| Membres | env. 10 000 |
| Site web | http://www.amrf.fr/ |
L’Association des maires ruraux de France réunit les élus des communes de moins de 3 500 habitants, pour représenter, défendre et promouvoir les communes rurales.
Sommaire |
Présentation [modifier]
L’Association des maires ruraux de France (AMRF) regroupe près de 10 000 maires et adjoints en exercice, élus dans les communes de moins de 3500 habitants partout en France. Comme l'Association des maires de France, elle n'opère aucune distinction selon les partis politiques ou les centres d'intérêts des communes.
L'AMRF, représentant spécifique du monde rural auprès des décideurs et des grands opérateurs nationaux, lutte pour le maintien des services publics en milieu rural, la promotion de l’école numérique[1] et pour une ruralité vivante et moderne.
Comme les associations d'élus des petites villes (APVF), des villes moyennes (FVM), des grandes villes (AMGVF) et de la montagne (ANEM), l'AMRF est l'interlocuteur des pouvoirs publics.
Bureau de l'AMRF [modifier]
| Fonction | Nom | Commune |
|---|---|---|
| Président | Vanik Berberian | Gargilesse-Dampierre, Indre, 331 habitants |
| Premier vice-président | Pierre-Yves Collombat | Figanières, Var, 2505 habitants |
| Vice-présidente, trésorière | Andrée Rabilloud | Saint-Agnin-sur-Bion, Isère, 775 habitants |
| Vice-président, secrétaire général | Michel Fournier | Les Voivres, Vosges, 317 habitants |
| Vice-président chargé des TIC | Louis Pautrel | Le Ferré, Ille-et-Vilaine, 568 habitants |
| Vice-président | Dominique Bidet | Bellenaves, Allier, 1040 habitants |
| Vice-président | Max Feschet | Bouchet, Drôme, 969 habitants |
Les engagements de l'AMRF[2] [modifier]
- Défendre la commune et la liberté municipale, expression primordiale de la démocratie ;
- Porter les positions des élus ruraux dans les instances locales et nationales en conservant une totale indépendance vis-à-vis des pouvoirs et partis politiques. Représenter et soutenir les élus ruraux dans leurs actions ;
- Agir pour le maintien d’un tissu de services publics adapté aux besoins et se mobiliser pour les défendre ;
- Développer une image positive, moderne et dynamique de la ruralité ;
- Œuvrer pour un aménagement équilibré, juste et concerté du territoire ;
- Revendiquer l’égalité républicaine de tous les citoyens en combattant les privilèges financiers de la ville sur la campagne ;
- Agir pour un dynamisme économique et social durable en luttant contre la désertification rurale ;
- Affirmer et faire reconnaitre la spécificité des territoires ruraux ;
- S’opposer au cumul des mandats électifs et des fonctions, entrave majeure à la démocratie ;
- Développer liens et coopérations avec les structures et organismes nationaux qui partagent la même vision de la démocratie et des territoires. Encourager, promouvoir et soutenir toute initiative allant dans ce sens.
Publications [modifier]
36000 communes [modifier]
Ce mensuel de 16 pages, entend aider les maires ruraux à se tenir informés de l'actualité nationale en leur apportant une information précise et ciblée. Fidèle aux valeurs d'indépendance de l'AMRF, "36000 communes" porte un regard critique sur l'actualité, il a vocation à donner aux maires ruraux les outils pour influer sur les décisions qui concernent la ruralité. Le journal est aussi un lieu d'échanges, rendant compte des actions menées par les maires ruraux dans leur commune ou dans leurs associations départementales. "36000 communes" est adressé aux adhérents de l'AMRF, ainsi qu'à tous les parlementaires, les conseils généraux et les conseils régionaux[3].
Abrégé de dépannage administratif [modifier]
En plus d’un service de dépannage juridique, l’Association des maires ruraux de France édite un abrégé de dépannage administratif téléchargeable en ligne, qui se focalise sur les sujets les plus importants et les plus sensibles pour les maires ruraux. Il concerne spécifiquement les 34000 communes de moins de 3500 habitants. Il a été rédigé par des maires ruraux[4].
Les rencontres annuelles [modifier]
La vie de l'AMRF est rythmée par deux événements chaque année : une assemblée générale au printemps à Lyon, qui réunit les grands électeurs de l'association, et un congrès à l'automne organisée chaque année dans un département différent (Ille-et-Vilaine en 2007, Alpes-Maritimes en 2006 ou encore Maine-et-Loire en 2005).
Historique [modifier]
L'Association des Maires Ruraux de France (AMRF) a été créée en 1971, en réaction à la loi Marcellin qui proposait de fusionner les communes, pour en supprimer environ un tiers. À l'initiative d'Étienne Furtos, maire d'Unias, un groupe d'élus ruraux créent l'Association des Maires de France – Communes Rurales (A.M.F. - C.R.). Cinq ans plus tard, l'association se prononce contre le rapport Guichard, qui propose de regrouper les communes et de réformer l'organisation territoriale. L'association adoptera le nom de Fédération Nationale des Maires Ruraux (FNMR) en 1983.
D'abord centrée sur la défense des communes, la FNMR (fédération nationale des maires ruraux), plus spécialisée que l'AMF, devient un centre de réflexion sur l'autonomie locale, la fiscalité, puis l'urbanisme, l'intercommunalité (décentralisation de 1982, loi ATR, ou schéma d'aménagement du territoire établis par Charles Pasqua). À partir de 1983, la FNMR défend l'idée d'un statut des élus, jusqu'à son adoption en 1992 (en 1987, Yves Galland proposait de limiter le statut de l'élu aux communes de plus 500 habitants). Elle a poursuivi son action autour de la question de la responsabilité pénale de l'élu local. Depuis le début des années 1990, la défense des services publics locaux (présence postale, santé, perceptions...) est l'un de ses engagements forts.
En 1986 et 1988 ont lieu des États Généraux de la Ruralité. Puis, en 1991, la FNMR participe à la conception des "Maisons de Service Public" et des "Points Multi-Services", inaugurés à titre expérimental en Isère et en Haute-Saône. En 2003, la FNMR prend le nom actuel d'Association des maires ruraux de France (AMRF).
L'AMRF est composée d'associations organisées par départements ; elle n'est pas présente partout en France, et est plus particulièrement implantée dans des départements comme la Loire, la Haute-Saône, le Var, l'Ain...
L'association participe régulièrement au débat public par des manifestes ou des rapports remis lors des grands aménagements législatifs concernant la ruralité.
Les présidents successifs [modifier]
| Période | Identité | Commune |
|---|---|---|
| 1971-? | ? | ? |
| 1983-1999 | François Paour | Saint-Bernard |
| 1999-2008 | Gérard Pelletier | Raze |
| 2008- | Vanik Berberian | Gargilesse-Dampierre |
Les dates importantes[5] [modifier]
- 1971 : création de "l’AMF - Communes Rurales" suite à la loi Marcellin
- 1974 : réunion fondatrice des maires ruraux en présence de deux ministres
- 1983 : l’association adopte le nom de FNMR et milite pour un statut de l’élu
- 1985 : premiers États Généraux de la ruralité autour de la décentralisation
- 1988 : deuxièmes États Généraux de la ruralité : statut de l’élu, intercommunalité et services publics
- 1990 : opération de jumelages avec les communes roumaines
- 1991 : la FNMR invente les "Maisons de Service Public" et les "Points Multi-Services" désormais labélisés « Points Publics »
- 1994 : "Manifeste pour le monde rural"[6], texte fondamental de l'AMRF
- 1995 : suite à la suppression de la franchise postale la FNMR utilise l’Élysée comme bureau distributeur
- 1998 : la FNMR fonde avec la SMACL l’Observatoire des risques juridiques des collectivités territoriales
- 2000 : rassemblement et "Appel de Gergovie"[7] pour l’avenir des communes rurales
- 2001 : la FNMR dépose une pétition de 6000 signatures de maires pour un vrai statut de l’élu
- 2003 : la FNMR devient l’AMRF, et réaffirme son attachement aux services publics
- 2004 : Manifeste des élus locaux pour des services de proximité
- 2005 : l’AMRF recueille 6200 délibérations poussant à la création du fonds postal de péréquation territoriale
- 2009 : opération "École numérique rurale"[8]
Références [modifier]
- Site écoles numériques, par l'AMRF
- Cf. le Défi rural, le Manifeste pour le monde rural, l'Appel de Gergovie et l'historique
- Mensuel "36000 communes" téléchargeable en ligne
- Abrégé de dépannage administratif téléchargeable en ligne
- Historique complet sur le site de l'AMRF
- Manifeste pour le monde rural
- l'Appel de Gergovie
- Site École numérique rurale, par l'AMRF