Association des guides et scouts d'Europe

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Guides et scouts d'Europe

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique association loi de 1901
But Scoutisme
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1958
Identité
Personnages clés Pierre Géraud-Keraod
Présidente Claire Verdier
Vice-présidents Renaud de Thé, Marie-Camille Borde
Trésorier Gilles Chaland
Conseiller_religieux Père Cyril Gordien
Affiliation internationale Union internationale des guides et scouts d'Europe
Méthode scoutisme catholique
Membres 30 500 (2013)
Employés 20
Publication Scout d'Europe (magazine bimestriel), Mowgli Chasse, La lettre aux parents, Trace ta route, Maitrise, le Relais de Poste
Slogan toujours prêt
Site web www.scouts-europe.org

L'Association des guides et scouts d'Europe (AGSE), couramment désignée comme les Scouts d'Europe, est un mouvement de scoutisme catholique français créé en 1958.

Membre fondateur de l'Union internationale des guides et scouts d'Europe et de la Conférence française de scoutisme, l'association des guides et scouts d'Europe compte 30 000 membres en France en 2014[1], elle est ainsi la deuxième association française de scoutisme en terme d’effectif. Reconnue par l'Église catholique en France comme mouvement de laïcs, elle place sa pédagogie comme les Scouts unitaires de France sur la proposition unitaire initiée par Baden-Powell.

Pédagogie[modifier | modifier le code]

Méthode éducative[modifier | modifier le code]

La méthode scoute développée par les guides et scouts d'Europe se fonde sur celle inventée par Robert Baden-Powell et enrichie notamment par le père Jacques Sevin au sein des Scouts de France. Elle vise à l'épanouissement des enfants et des adolescents par le jeu et l'aventure dans la nature et la prise de responsabilités au sein du groupe. Les activités organisées ont pour but d'aider le jeune à s'épanouir dans cinq domaines appelés traditionnellement « les cinq buts du scoutisme » :

  • La santé : c'est la relation à son corps. L'enfant doit le développer et le protéger. Il apprend pour cela quelques règles de sécurité, d'hygiène et de secourisme.
  • La formation du caractère : c'est la relation à soi-même. L'enfant apprend par des efforts ce qu'est la volonté, par les charges et les postes d'action ce qu'est la responsabilité.
  • Le sens du concret : c'est la relation au monde. L'enfant doit être capable de transformer les éléments naturels et de les utiliser sans les saccager.
  • Le sens du service : c'est la relation aux autres. L'enfant apprend à servir pour rien, pour un sourire, par amour. Il donne un petit peu de lui, un peu de son temps pour les autres quand il fait sa BA, un petit service spontané et original, petit mais qui demande un effort tous les jours.
  • Le sens de Dieu : c'est la relation à Dieu. L'enfant développe cet amour de Dieu en participant aux sacrements, en priant avec la patrouille, ou tout seul.

Selon les principes du scoutisme, les scouts d'Europe se fondent sur le principe de l'enseignement mutuel et le bénévolat : il n'y a pas d'éducateurs et de personnel professionnels dans les troupes et dans les patrouilles qui doivent apprendre l'autonomie. Dans chaque groupe, les plus expérimentés doivent aider et instruire les plus jeunes. Ils considèrent que les plus jeunes et les moins jeunes, les garçons et les filles doivent recevoir une éducation différenciée.

Branches[modifier | modifier le code]

La méthode scoute utilisée est adaptée à chaque âge au sein des trois branches.

Enfants : branche des louvettes et louveteaux[modifier | modifier le code]

Les louveteaux (8 - 12 ans) sont regroupés en sizaines, regroupées au sein de la meute (clairière chez les louvettes). Le Livre de la jungle, de Rudyard Kipling, sert de base à l'univers des louveteaux. Ainsi l'adulte responsable de la meute est Akela, le loup solitaire, chef du clan des loups de Seeonee dans l'œuvre de Kipling, il est aidé d'assistants qui prennent le nom d'amis de Mowgli (Baloo, Bagheera...) . L'année est rythmée par les sorties, week-end, les grands rassemblements et se clos par un camp de 5 à 8 jours.

Progression: la promesse, la première étoile, la deuxième étoile puis les badges. Les étoiles et la promesse se mettent sur le Béret, les badges sur la chemise et le pull.

Adolescents : branche des guides et éclaireurs[modifier | modifier le code]

Scouts de la troupe 5e Strasbourg-FSE lors d’une cérémonie à la Nécropole nationale de Strasbourg-Cronenbourg, Toussaint 2013.

Les éclaireurs (12 - 17 ans) sont regroupés en patrouilles (équipage dans les unités marines ou "cordées" dans les unités alpines). Au sein de la patrouille, l'un des adolescents est le chef de patrouille (surnommé CP). Dans la patrouille, chaque scout assure un rôle spécifique (intendant, cuistot, secouriste…) lui permettant d'acquérir ou de développer des compétences particulières. Plusieurs patrouilles composent une troupe dirigée par un adulte, ou chef de troupe (surnommé CT). Chez les filles, les guides sont également regroupées en patrouilles, qui forment une compagnie. Les scouts ont une année avec des sorties, week-ends ou mini-camps et quelques fois de grands rassemblements (à l'occasion de pèlerinages) mais le camp d'été scout peut, lui, durer de 15 à 20 jours. La progression se fait par "étapes" en commençant par la promesse pour atteindre la seconde classe, puis la première classe. Ensuite, les brevets majeurs (filles/garçon) et les ailes de Raider (garçon) ; pour les classes et certains brevets il faut effectuer un Raid. Une progression parfaite commence par la promesse, l'étape qui lance sa vie scoute, suivie de la seconde classe, les badges (ou brevets), la première classe, les brevets majeurs et les ailes du Raider. Ces différentes étapes donnent un rythme, un but, des objectifs à accomplir, ce ne sont pas simplement des insignes que l'on coud à la chemise mais des distinctions qui différencient chaque scout (ou guide) dans sa troupe (ou sa compagnie).

Jeunes adultes : branche des routiers et guides-aînées[modifier | modifier le code]

À la sortie de la troupe ou de la compagnie, les routiers de 17 ans sont regroupés en clan et les guides-ainées en feu. Ils ont entre 17 et 21 ans.

Organisation des Guides et Scouts d’Europe[modifier | modifier le code]

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

  • Une meute et une troupe forment un groupe scout dirigé par un chef de groupe, généralement un père de famille, un ancien chef de troupe ou de meute. Une clairière et une compagnie forment un groupe guide dirigé par une cheftaine de groupe.
  • Trois ou quatre groupes scouts forment un district scout dirigé par un commissaire de district. Les groupes guides forment un district guide avec à sa tête une commissaire de district guide. Un district correspond habituellement à l'étendu géographique d'un département.
  • Plusieurs districts forment à leur tour une province, souvent l'équivalent d'une région administrative française, avec la même distinction scout et guide.
  • L'association nationale qui regroupe toutes les provinces est elle aussi divisée en deux sections, scoute et guide, afin d'appliquer la parité masculin/féminin à tous les échelons. Un commissaire général scout et une commissaire générale guide travaillent ensemble à la direction nationale du mouvement. Ils sont bénévoles comme tous les chefs scouts. Le siège de l'Association des guides et scouts d'Europe se trouve à Château-Landon, dans une grande propriété regroupant aussi la partie édition Scouteuropress (journaux mensuels / trimestriels à destination des adhérents : Mowgli chasse, Scout d'Europe, Trace ta route, Maitrise, Le relais de poste et la lettre aux parents).

Organisation pédagogique[modifier | modifier le code]

Tous les louveteaux et louvettes, leurs chefs et cheftaines et les anciens chefs qui les aident forment le branche pédagogique jaune ou branche louvetisme. La branche verte ou éclaireur identifie l'adolescence et la branche rouge l'âge ainé.

Les chefs d'unité reçoivent une formation dans des camps-écoles pédagogique (CEP) durant une semaine, où ils reçoivent une formation équivalente au BAFA et au BAFD. Des formations plus spécifiques sont proposées aux chef de districts, provinces, etc.

À chaque échelon territorial le chef en charge choisi des assistants formés pédagogiquement à chacune des branches. Le mouvement possède ainsi une double hiérarchie : administrative et pédagogique.

Spécificités des Guides et Scouts d'Europe[modifier | modifier le code]

Le réseau de l'araignée (et de l'Alauda pour les Guides) regroupe les patrouilles libres de France soit environ 40 patrouilles. Une patrouille libre n'est pas rattaché à une troupe mais toute patrouille libre est appelée à devenir une troupe si les effectifs le permettent.

À chaque échelon, d'anciens chefs et cheftaines aident les chefs d'unité (troupe, clairière…) en service auprès des jeunes au sein des "équipes techniques" et des associations d'anciens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines : Bleimor et les Europa scouts[modifier | modifier le code]

Les origines de l'AGSE désignent la période avant 1963, année généralement présentée par le mouvement comme la date de sa fondation. On y trouve deux idées distinctes : celle d'un mouvement européen, héritée des Europa scouts autrichiens, et celle d'un mouvement catholique conservateur, qui vient des Bleimor bretons. Trois personnalités fortes marqueront les origines : Frederik Perko, Jean-Claude Alain et Pierre Géraud-Keraod. Cette époque est encore mal connue, d'autant que la quasi-totalité des sources à ce sujet provient des Scouts d'Europe eux-mêmes[2].

La dimension européenne : les Europa scouts[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Friedrich Perko et Jean-Claude Alain.

L’histoire des Europa scouts est mal connue faute de sources externes. Le contexte est celui de la Guerre Froide et de l’occupation de l'Autriche après la Seconde Guerre mondiale par les Alliés, qui encouragent le scoutisme comme un moyen de désintoxiquer la jeunesse du nazisme et de lutter contre le communisme. L’idée d’un mouvement européen naît lors du jamboree mondial de 1951 en Autriche chez des chefs soucieux d’entente et de compréhension européenne après la Seconde Guerre mondiale. En 1952, ils font camper ensemble leurs troupes et Friedrich Perko[3] fonde les Europa scouts, de leur nom complet Europa Scouts, der Vereinigung Europäischer Pfadfinder (« Scouts d’Europe de l’Union des scouts européens »). Le mouvement crée des sections dans différents pays d'Europe, sections qui dépendent directement de l'association autrichienne[3].

Emblème des Europa scouts

La grande originalité de ce mouvement neutre[Note 1] réside dans son ambition européenne. Traditionnellement, les mouvements scouts sont nationaux, et leur pédagogie et leur organisation varient considérablement d’un pays à l’autre. Les Europa scouts aspirent au contraire à devenir un mouvement international, avec des pratiques communes dans tous les pays. Les Scouts d’Europe sont directement héritiers de cette idée, qu’ils réaliseront : ils fonderont des mouvements identiques dans une vingtaine de pays européens, réunis au sein de l’Union internationale des guides et scouts d'Europe (UIGSE).

Cette organisation centralisée est mal perçue et est rapidement source de tensions. Le 1er novembre 1956, jour de la Toussaint, a lieu une réunion internationale des Europa scouts à Cologne. Après des débats houleux, la section allemande quitte le mouvement. Sous l'impulsion d'un français, Jean-Claude Alain (JCA), elle crée à la place un système fédéral, la Fédération du scoutisme européen (FSE), qui deviendra par la suite l'UIGSE. La nouvelle association prend pour emblème la croix de Malte rouge et la fleur de lys or à la place de la flèche et de la fleur de lys des Europa scouts. Jean-Claude Alain en devient le premier commissaire fédéral[3].

En 1958, Jean-Claude Alain fonde la section française de la Fédération des Scouts d'Europe, qui prend pour nom la traduction française de « Europa scouts » : Scouts d’Europe[4]. Juridiquement, c'est cette association qui est aujourd'hui devenue l'Association des guides et scouts d'Europe même si pratiquement, ce mouvement était assez éloigné de l'actuel. Il s'agit d'une très petite structure, qui ne rassemble qu'une centaine de membres. Conformément à l'orientation religieuse choisie par la FSE lors de son deuxième conseil fédéral, à la Toussaint 1957, les Scouts d'Europe sont une association œcuménique. Ce positionnement leur vaut une condamnation de l'Assemblée des archevêques et cardinaux en 1959 :

« Il ne semble pas opportun de favoriser cette forme de scoutisme qui admet systématiquement, dans les mêmes unités, des enfants catholiques, protestants orthodoxes et israélites. La méthode qu’elle préconise n’est pas conforme à une saine pédagogie de la foi. Son introduction dans nos diocèses ne pourrait que créer une fâcheuse diversion par rapport aux Scouts de France. »

— Assemblée des archevêques et cardinaux, 1959

Postérité des liens avec les Europa scouts[modifier | modifier le code]

Malgré une tentative de reprise de contact en 1975, les GSE n’ont plus aujourd’hui de liens avec leur ancêtre autrichien. Du reste, les Europa scouts n'ont plus de groupes en dehors de l'Autriche, où il ne forme qu'un groupuscule[3].

En 1975, à la suite d'une réunion à Wiltz (Luxembourg) entre la FSE et les Europa scouts, Pierre Géraud-Keraod (PGK) crée au sein des GSE une association appelée Europa scouts[5] dans un but de rapprochement entre les deux mouvements[6]. L’association restera cependant une structure vide, sans activité. Une seconde rencontre a lieu en 1976, au cours de laquelle Perko et Pierre Géraud-Keraod créent la Confédération européenne du scoutisme chrétien d’Occident (CESCO, ou IEPECA en allemand), qui regroupe la FSE et les Europa scouts[7] ; elle n'aura également aucune activité. Dans la revue Maîtrises, à destination des chefs, Pierre Géraud-Keraod décrit ainsi cette seconde rencontre :

« En février 1976, se sont tenues les journées de Vienne qui ont permis les retrouvailles de l’association des Europa scouts et des organisations Guides et Scouts d’Europe. L’équipe de 1952 et celle de 1962 se reconnaissaient avec la joie que l’on devine, dans un même idéal de service et de fraternité. Un accord a été signé le soir même de l’anniversaire de Baden-Powell. Fait significatif : c’est sur la Charte de 1956 que s’est établi l'accord entre les nouvelles associations et les tout premiers protagonistes de l’Idée scoute européenne. »

— Pierre Géraud-Keraod, Revue Maîtrise, deuxième trimestre 1976

Après le départ de Pierre Géraud-Keraod en 1986, le discours des Guides et Scouts d'Europe (GSE) au sujet des Europa scouts évolue considérablement. En 1998, Maurice Ollier, l’un des dirigeants historiques des GSE écrit, toujours dans Maîtrises :

« L’équipe fédérale devait reprendre contact avec les Europa Scouts en 1976 à Vienne pour constater que la FSE n’avait finalement rien de commun avec eux […]. Cette rencontre ne pouvait aboutir à aucun rapprochement. Nous pouvons dire avec assurance que les Guides et scouts d’Europe ne sont en aucun cas les héritiers des Europa scouts autrichiens. Il sera nécessaire de rectifier certaines affirmations que l’on trouve dans les carnets pour nos jeunes. »

— Maurice Ollier, Revue Maîtrises, avril 1998

Après son départ des GSE, Pierre Géraud-Keraod transfèrera le siège de l’association française « Europa scouts » du centre national des GSE à La Flèche[8], faisant de l’association un mouvement à part entière, aujourd’hui affiliée aux Éclaireurs neutres de France. Ces Europa scouts français n’entretiendront jamais de liens avec les Europa scouts autrichiens, avec lesquels ils n’ont donc qu’un lointain rapport historique.

L'identité catholique : Bleimor[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bleimor et Pierre Géraud-Keraod.

Les Scouts d’Europe originels n’avaient que peu de points communs avec l’Association des Guides et Scouts d'Europe actuelle. En 1962, l’arrivée dans leurs rangs des Scouts Bleimor et de leur fondateur, Pierre Géraud-Keraod, va imposer une pédagogie issue des Scouts de France et une identité religieuse catholique[3].

Drapeau des Scouts Bleimor

Les Scouts Bleimor étaient une association culturelle bretonne identitaire constituée au sein des Scouts de France (SdF) en 1950[9] par Pierre Géraud-Kéraod. Elle regroupait sept groupes scouts en Bretagne et à Paris, dans un contexte d’après-guerre où le nationalisme breton est discrédité pour son soutien à l’occupant nazi. Le 21 août 1962, au cours d’une réunion à Tréguier à laquelle Friedrich Perko est convié, les Scouts Bleimor décident à l’unanimité de quitter les SdF et intègrent les Europa scouts. Le 22 octobre 1962, ils rejoignent les Scouts d’Europe de Jean-Claude Alain et prennent le nom de « Bleimor, association bretonne des scouts d’Europe »[10].

Bleimor regroupe alors environ 250 membres contre une centaine chez les Scouts d’Europe, ce qui leur permet de prendre très rapidement le contrôle de l’association. Dès le 17 décembre 1962, Pierre Géraud-Keraod devient commissaire général à la place de Jean-Claude Alain, qui est forcé à démissionner et quitte le mouvement. Bleimor impose au sein des Scouts d’Europe la pédagogie des Scouts de France, alors même que ce mouvement entame une réforme d’ampleur qui aboutira en 1964 à l’abandon de sa pédagogie historique avec la scission de la branche éclaireur. La loi et la promesse ainsi que les cérémonial sont directement repris des SdF et enrichis d’une mention à l’Europe. Du point de vue religieux, Pierre Géraud-Keraod rejette l’œcuménisme pratiqués par les Scouts d’Europe et impose un catholicisme conservateur. Il crée ainsi un nouveau mouvement catholique à côté des mouvements historiques, les Scouts de France et les Guides de France.

Évincé de l’association qu’il a fondée, Jean-Claude Alain crée un Comité de défense des Scouts d'Europe qui devient en 1963 l’Association française des Scouts d'Europe (AFSE)[11]. Les Scouts d’Europe attaqueront en justice cette association pour usurpation de leur nom, de leurs insignes et des titres de leurs revues. Jean-Claude Alain renomme alors l’association Mouvement scout européen (MSE) et change d’insignes, ce qui lui permet de gagner le procès en première instance[12] puis en appel[13].

En 1964, PKG écrira à Mgr Streiff, secrétaire général de l’apostolat des laïcs :

« Une équipe de chefs et cheftaines catholiques a pris les leviers de commande de l'Association française des Scouts d'Europe le 14 décembre 1962, à l'appel d'un prêtre du diocèse de Paris. […] Nous avons abandonné alors nos préoccupations particulières pour nous consacrer à l'œuvre d'épuration et de redressement qui s'avéraient indispensables pour mettre le mouvement en conformité à la doctrine et la morale catholiques. […] Pour atteindre ce résultat, nous avons dû exclure les éléments douteux. Nous avons éliminé notamment les dix membres de l'ancien Conseil national à direction orthodoxe. Ces dirigeants, régulièrement évincés sur le plan juridique, n'en ont pas moins relancé trois mois plus tard, une nouvelle organisation de Scouts d’Europe. »

— Pierre Géraud-Keraod, Lettre à Monseigneur Streiff du 10 janvier 1964

En 1963, l’association « Les Scouts d’Europe » prend pour nom « Les Scouts d’Europe (Europa scouts) de la Fédération du scoutisme européen »[14]. Bien que l’association existait juridiquement depuis 1958, c’est cette date qui est traditionnellement retenue par les GSE comme date de leur fondation : ainsi, ils fêteront en 1983 leur 20e et non leur 25e anniversaire.

Développement et établissement[modifier | modifier le code]

Le 19 novembre 1970, l'association est agréée « Jeunesse et éducation populaire » par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Cet agrément est renouvelé en 2004. C'est en 1976 qu'elle prend son nom actuel, « Association des guides et scouts d'Europe » (AGSE).

Le mouvement connait au cours de son histoire plusieurs crises institutionnelles, en particulier en 1968, 1971 et 1982. Elles se traduisent par des départs vers d'autres associations, comme les Scouts unitaires de France, mais aussi par la création de nouvelles associations comme les Scouts Saint Georges en 1968 et Europa scouts en 1986.

En 1998, l’association fait face à l’affaire dite « du fichier de la province de Provence », qui connaît un écho national. À la suite du détournement du fichier des adhérents de la province de Provence, ceux-ci se voient adresser par voie postale à l’automne 1998 différentes publications d’extrême-droite : les catalogues de la Société d'études et de relations publiques (SERP), proche du Front national (FN), et de Durandal, ainsi que Français d’abord, la revue du FN ; ils reçoivent également un courrier des Légionnaires du Christ. Le père d’un jeune éclaireur au sein d’une patrouille libre qui a reçu ces publications, contacte la direction nationale, qui reconnaît le 8 décembre qu’une « personne mal intentionnée a transmis à la société éditrice Défi une liste des adresses de certains de nos représentants dans certains départements du Midi ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés est également saisie par le père de famille[15] et conclut dans une délibération du 25 mars 1999 que ces envois font suite au détournement d’un fichier de plus de 300 noms au profit de la société Défi[16],[17],[18]. L’association a été blanchie de toute responsabilité dans cette affaire, et la personne à l’origine de ce détournement n’a jamais été identifiée.

En 2001, l'Association des guides et scouts d'Europe signe avec le Comité épiscopal enfance-jeunesse de la Conférence des évêques de France un protocole d’accord reconnaissant l'association comme mouvement d’éducation[19]. Le 26 août 2003, le Conseil pontifical pour les laïcs signe le décret reconnaissant l'Union internationale des Guides et Scouts d'Europe comme association privée de fidèles de droit pontifical[20].

En 2004, après un audit du ministère de la Jeunesse et des Sport, l’Association des guides et scouts d’Europe bénéficie du renouvellement de son habilitation nationale BAFA. Les stages de formation – appelés Camp d’entraînement pédagogiques (CEP) – peuvent, au cas pas cas, délivrer le diplôme du brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur en accueils collectifs de mineurs[21].

Fin 2003, la province d'Île-de-France bénéficie d'une habilitation BAFA par le ministère de la Jeunesse et des Sports, autorisant les stages de formation – appelés Camp d’entraînement pédagogiques (CEP) – à délivrer le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur en accueils collectifs de mineurs[22] ; cette habilitation est étendue à toute l'AGSE deux ans plus tard[23].

Une crise importante a lieu au sein de l'association après la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum par le pape Benoît XVI en 2007. Celui-ci réaffirme qu'il n'existe qu'un seul rite romain, dont deux formes peuvent légitimement être employées au sein de l'Église : une « forme ordinaire » et une « forme extraordinaire ». Alors que la « forme extraordinaire » n’était jusqu'alors permise que par indult (c'est-à-dire une tolérance), son usage est désormais de plein droit, tout en étant réglementé. Dans une lettre intitulée « Place au scoutisme » envoyée par les commissaires généraux, l'équipe nationale des GSE fait le choix de ne pas pratiquer la forme extraordinaire du rite au sein du mouvement[24], ce qui provoque l'incompréhension de nombreux adhérents et prêtres de l'association. Alors que la conférence des évêques de France soutient la décision de l'équipe nationale, le cardinal Castrillon Hoyos, président de la commission pontificale Ecclesia Dei, écrit au président de l'AGSE le 14 janvier 2008 : « Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette règle normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit : Les prêtres membres d’un mouvement de l’Église ont le droit de célébrer selon la forme extraordinaire, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les dirigeants de telles associations et mouvements ne peuvent ni imposer, ni empêcher cette forme de la célébration dans leur mouvement. » Cette crise entraîne le remplacement des commissaires généraux du mouvement en 2009 et le passage de cinq unités chez les Scouts et Guides de France[25].

En 2014, l'association accueille pour la deuxième fois l'Eurojam organisé par l'Union internationale des guides et scouts d'Europe à Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois[26].

Liste des personnalités passées par l'association[modifier | modifier le code]

Textes fondamentaux[modifier | modifier le code]

L’allégeance au chef de patrouille[modifier | modifier le code]

Les scouts, en arrivant dans la troupe et avant de prononcer leur promesse, font allégeance au chef de patrouille. L’allégeance symbolise l’accueil du nouveau scout dans sa patrouille :

Je te promets de t’obéir comme au chef,
d’être fidèle à la patrouille
et de travailler avec toi chaque jour
à mieux connaître
la loi scoute, mon pays et ma foi.

Le chef de patrouille répond au nouveau :

Tu peux compter sur moi.

La promesse[modifier | modifier le code]

Après une période d‘adaptation à la vie scoute, le scout novice, lorsqu’il souhaite prononcer sa promesse, va s’entretenir avec un prêtre proche du mouvement, souvent le conseiller religieux du groupe scout, afin de mieux comprendre en quoi cela va l’engager dans sa vie de chrétien.

Le scout se présente ensuite devant la Cour d’honneur de la troupe, composée du chef de troupe, des chefs de patrouille et facultativement du conseiller religieux. Un bilan de ses premiers mois passé à la troupe est effectué, qui met en avant les progrès du jeune, et ceux qui peuvent encore être effectués. Le novice indique les motivations qui l’incitent à vouloir prononcer sa promesse et s’engage sur les efforts à faire pour l’honorer. La Cour d’honneur, selon les cas, accepte ou reporte la demande dans une décision collégiale.

Le scout prononce sa promesse devant toute la troupe. Au moment de la cérémonie, il met genou à terre et reçoit la bénédiction du conseiller religieux puis, devant le chef de troupe, posant sa main gauche sur le Baussant et faisant le salut scout de la main droite il dit :

« Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu,
je m'engage à servir de mon mieux Dieu, l'Église, ma patrie et l'Europe,
à aider mon prochain en toutes circonstances,
à observer la loi scoute ».

Son chef de patrouille se tient derrière lui et aura la main posée sur son épaule en signe de protection puis la troupe entonne ensuite le Chant de la promesse.

En règle générale la promesse scoute est prononcée à la troupe, mais il se peut que des personnes rejoignent le scoutisme après l’âge de la troupe pour soit entrer directement au clan ou au feu, ou encore pour aider comme chef. L’adulte sera invité à s’engager par la promesse scoute qui est la même que celle des éclaireurs, à quelques détails cérémoniels près.

La loi et les principes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loi scoute.

Les trois principes[modifier | modifier le code]

  1. Le devoir du scout (de la guide) commence à la maison.
  2. Fidèle à sa patrie, le scout (la guide) est pour l'Europe unie et fraternelle.
  3. Fils de la Chrétienté, le scout (la guide) est fier de sa foi : il (elle) travaille à établir le règne du Christ dans toute sa vie et dans le monde qui l'entoure.

La loi scoute[modifier | modifier le code]

  1. Le scout (la guide) met son honneur à mériter confiance.
  2. Le scout (la guide) est loyal(e) à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonné(e)s.
  3. Le scout (la guide) est fait(e) pour servir et sauver son prochain.
  4. Le scout (la guide) est l'ami de tous (bonne pour tous) et le frère (la sœur) de tout autre scout (guide).
  5. Le scout (la guide) est courtois(e) et chevaleresque (généreuse).
  6. Le scout (la guide) voit dans la nature l'œuvre de Dieu : il (elle) aime les plantes et les animaux.
  7. Le scout (la guide) obéit sans réplique et ne fait rien à moitié.
  8. Le scout (la guide) est maître(sse) de soi : il (elle) sourit et chante dans les difficultés.
  9. Le scout (la guide) est économe et prend soin du bien d'autrui.
  10. Le scout (la guide) est pur(e) dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

Les prières[modifier | modifier le code]

Prière des Guides et Scouts d'Europe
Seigneur, Fais de nous des instruments de ta paix !
Apprends-nous à répondre
À la haine par l’amour
À la discorde par l’union
À l’erreur par la vérité
Au désordre par la clarté de ton règne!
Rends nos cœurs droits et ouverts
Pour savoir découvrir ton visage
Dans celui de chaque compagnon
Rencontré aux carrefours de l’Europe
Ou du monde
Amen.
d’après saint François
Prière des louveteaux et louvettes
Seigneur Jésus qui nous aimez si tendrement,
Donnez-nous la grâce d’aimer comme vous,
Rendez nos cœurs joyeux pour chanter vos merveilles,
Nos mains habiles pour servir,
Nos yeux très doux pour consoler,
Et nos oreilles toutes attentives à vous écouter.
Accordez-nous de vivre toujours de notre mieux.
Amen.
Prière des Guides et Scouts d'Europe (La Prière scoute, commune à tous les scouts catholiques)
Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux(se)
À vous servir comme vous le méritez,
À donner sans compter,
À combattre sans souci des blessures,
À travailler sans chercher le repos,
À nous dépenser sans attendre d’autre récompense
Que celle de savoir que nous faisons votre Sainte Volonté.
Père Jacques Sevin d’après Saint Ignace de Loyola.
Prière des routiers
Seigneur Jésus, qui vous offrez à nous comme la route vivante, toute irradiée par la lumière d’en haut, daignez vous joindre à nous sur le chemin de la vie, comme vous le fîtes jadis pour les routiers d’Emmaüs.
Donnez-nous part à votre Esprit, afin que nous découvrions la voie de votre plus grand service et que, nourris de l’Hostie, ce vrai pain des routiers, nous cheminions allègrement, malgré fatigues et contradictions, sur le chemin qui mène droitement à la maison du Père.
Amen !
Prière des chefs
Seigneur Jésus-Christ
Qui malgré ma faiblesse, m'a choisi
Pour chef et gardien(ne) de mes frères scouts (sœurs guides),
Fais que ma parole et mes exemples
Conduisent leur marche aux sentiers de Ta Loi.
Que je sache leur montrer Tes traces divines
Dans la nature que Tu as créée,
Leur enseigner ce que je dois
Et les conduire d'étape en étape jusqu'à Toi, O mon Dieu,
Dans le camp de repos et de joie
Où Tu as dressé Ta tente et la nôtre
Pour toute l'éternité.
Amen

Symboles[modifier | modifier le code]

Flamme de camp des Scout d'Europe

Une des caractéristiques du mouvement est l’importance qu'il attache au cérémonial et aux rites. Les uniformes et les symboles sont décrits dans le Cérémonial des Guides et Scouts d’Europe.

Emblème[modifier | modifier le code]

Le symbole du mouvement se blasonne « D’argent à une croix à huit pointes de gueule, chargée d’une fleur de lys d’or ». Il a été choisi par les fondateurs du mouvement à Cologne en 1956.

La croix de Malte rouge évoque l’idéal de l’ancienne chevalerie, en particulier celle de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, le rouge étant la couleur de la générosité et du courage. La fleur de lys symbolise l’idéal des éclaireurs, comme celle qui figurait sur toutes les anciennes cartes pour indiquer le Nord, et ses pointes rappellent les trois vertus principales des scouts : franchise, dévouement et pureté. Les huit pointes figuraient, pour les anciens Chevaliers de Malte, les huit vertus des béatitudes du Sermon sur la Montagne qu’ils devaient acquérir[28].

L’emblème du mouvement figure principalement sur la croix de promesse, la croix de poitrine, le ceinturon et sur l’étendard du mouvement, appelé Baussant.

Baussant[modifier | modifier le code]

Le Baussant est l’étendard des Guides et scouts d’Europe. Il s’inspire directement de l’étendard des Templiers Son fond est bicolore, noir à gauche et blanc à droite. Comme sur le gonfanon templier, où elles sont superposées, ces couleurs représentent la lutte du bien contre du mal. Sur ce fond figure l’emblème du mouvement : une croix de Malte rouge frappée d’une fleur de lys or. Cette bannière a été créée et adoptée en 1966 lors d’un pèlerinage du mouvement à l’occasion de la célébration du millénaire du Mont Saint-Michel.

Selon le cérémonial, la croix de Malte représente la foi catholique professée par le mouvement, et ses huit pointes les huit Béatitudes du Sermon sur la Montagne. La couleur rouge rappelle le sang des martyrs.

La fleur de lys est l’emblème universel du scoutisme. Ce symbole, qui indiquait le nord sur les anciennes cartes, montre la direction à suivre. La fleur de lys rappelle aussi les trois valeurs scoutes de franchise, dévouement et pureté. Un liseré blanc entoure la croix de sorte qu'elle ne soit pas en contact avec la partie noire, symbolisant la victoire du bien sur le mal[Note 3]. C’est sur ce Baussant que les Guides et Scouts d’Europe s’engagent solennellement en prononçant leur promesse.

L’uniforme[modifier | modifier le code]

Le principe de l’uniforme est de ne former qu’un seul et même groupe uni, sans différence de styles vestimentaires marquant la provenance ou le niveau social.

Sa composition est strictement définie par le Cérémonial de l’association. Le dessin des insignes et des badges est protégé par un dépôt à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).

  • Le scout porte une culotte courte en velours cordelé bleu marine (des knickers pour les scouts des unités alpines lorsqu'ils sont en montagne), y compris en hiver. Les guides et les louvettes portent une jupe ou une jupe-culotte bleu marine en toile ou en velours selon les saisons.
  • Tous portent le ceinturon à croix scoute avec une boucle rappelant que « boucler son ceinturon c'est accepter librement une discipline, c'est être prêt à partir ». Celui-ci est en cuir avec une boucle bronze sauf pour les marins pour qui il est en toile blanche avec une boucle argent.
  • La chemise est beige pour les scouts classiques et montagne, bleu foncé pour les scouts marins et nautiques et bleu ciel pour les louveteaux, les louvettes et les guides.
  • Sur la chemise sont cousus des insignes qui marquent les différentes progressions du scout (classes, badges, brevets majeurs…). En plus d'indiquer des capacités, ils incitent les plus jeunes scouts à prendre exemple sur les plus grands et ainsi à progresser. D'autres insignes sont là pour marquer leur appartenance au mouvement des guides et scouts d'Europe, mais aussi de son pays, de sa province, de son groupe (souvent apparenté à une ville) et de sa patrouille (flots).
  • Les scouts et les guides sont coiffés d'un béret à deux flots. Les scouts marins portent un bonnet de marin français, communément appelé bachi, avec une coiffe de couleur blanche, un pompon bleu et une bande légendée « Scouts d'Europe ». Les scouts de montagne portent un béret alpin de couleur bleue, communément appelé demi-tarte. Ceux qui ont prononcé leur promesse portent sur leur couvre-chef la croix de promesse qui montre l'engagement qu'ils ont pris. Les louveteaux portent un béret Basque. Lorsqu'ils ont prononcé leur promesse est cousu dessus un loup de promesse. Ils portent aussi dessus leurs étoiles de progression.
  • Le foulard est la marque universelle du scoutisme, il indique l'appartenance au groupe local de son porteur.
  • Le premier bouton de la chemise reste ouvert, montrant ainsi que le scout est accueillant et l'ami de tous.
  • Les manches de la chemise sont remontées car le scout est toujours prêt à servir.
  • Les chaussettes sont ordinairement bleu marine, et blanches le dimanche et les jours de fêtes.

Publications[modifier | modifier le code]

Scouteuropresse[modifier | modifier le code]

L'agence Scouteuropresse est une société civile de presse appartenant à l'association. C'est elle qui publie les revues de l'association, et manuels de l'association. Le président et les commissaires généraux sont respectivement les directeurs de publication et de la rédaction.

Revues aux adhérents[modifier | modifier le code]

  • Scout d'Europe : magazine tous les deux mois à destination de tous les adhérents dans lequel on retrouve
    • La lettre aux parents : feuille double destinées aux parents des jeunes du mouvement afin de leur donner des clés sur le mouvement et répondre au courrier des parents.
    • mowgli chasse ! : revue encartée dans le Scout d'Europe, elle est destinée aux membres actuellement dans la branche louvetisme de l'association.
    • Scout d'Europe : revue à destination des jeunes de la branche éclaireurs, elle comprend des fiches techniques, des témoignages et reportages ainsi que des photos de famille. Elle contient aussi une double page pour présenter la branche ainée du mouvement.
  • Trace ta route : revue à destination des chefs et de la branche rouge de l'association, avec des récits et expériences de vie et des textes méditatifs.
  • Maitrise : revue pédagogique à destination des chefs.
  • Le Relais de Poste : revue d'information administrative à destination des cadres administratifs du mouvement.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La véritable histoire des Guides et Scouts d'Europe, Jean-Luc Angelis, Presses de la Renaissance, Paris, 2008
  • 250 réponses à vos questions sur le scoutisme, Bruno Rondet, François-Xavier Nève et Hervé Tabourin, éditions du Gerfaut, 2012
  • Le scoutisme a marqué son siècle, et demain ?, actes du colloque des 3 et 4 octobre 2007 organisé par les Guides et Scouts d'Europe pour le centenaire du scoutisme.
  • L'histoire du scoutisme européen, Tom Depoorter, travail universitaire 1999-2005[29]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C’est-à-dire interdenominational, regroupant différentes confessions selon le modèle de scoutisme anglais, plutôt que laïque.
  2. Deputy Camp Chief c'est-à-dire porteur de la Badge de bois à buchettes
  3. Un étendard ressemblant à celui des Guides et Scouts d’Europe est utilisé par les Scouts et guides Saint Louis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chiffres fournis sur le site officiel de l'association
  2. Il faut néanmoins citer sur ce sujet les travaux de Tom Depoorter, Lionel Christien ou Jean-Jacques Gauthé, dont sont notamment issus les informations contenues dans cette section
  3. a, b, c, d et e Tom Depoorter, L’histoire du scoutisme européen
  4. Déclaration le 5 septembre et publication au Journal officiel du 11 septembre 1958
  5. Déclaration le 25 novembre et publication au Journal officiel du 13 décembre 1975
  6. Objet associatif : « Maintenir la tradition des promoteurs du scoutisme européen et développer dans le cadre de ce mouvement les relations des groupes français avec les pays de langue allemande » (Journal officiel du 13 décembre 1975)
  7. Site des Europa scouts rubrique « Organisaiton »
  8. Déclaration le 29 septembre et publication au Journal officiel du 21 octobre 1987
  9. Déclaration le 12 avril et publication au Journal officiel du 23 avril 1950
  10. Déclaration le 4 février et publication au Journal officiel du 17 février 1963
  11. Déclaration le 18 mars et publication au Journal officiel du 30 mars 63
  12. Jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 11 juin 1965
  13. Arrêt de la cour d’appel de Paris du 16 novembre 1968, note au Recueil Dalloz 1969, Sommaires, p. 117
  14. Déclaration le 4 février et publication au Journal officiel du 17 février 1963
  15. Signalement de la CNIL
  16. « Les fichiers baladeurs des Guides et scouts d’Europe », Le Monde,‎ 25 mars 1999
  17. « Les scouts d'Europe se réjouissent de l'inspection », Le Croix,‎ 17 décembre 1998
  18. « Des scouts exposés au démarchage de fascistes », Libération,‎ 23 décembre 1998
  19. AGSE - Protocole entre le Comité épiscopal enfance jeunesse et l'association des Guides et Scouts d'Europe
  20. AGSE - Décret du Conseil pontifical pour les laïcs
  21. AGSE - Le scoutisme en France
  22. Arrêté du 26 décembre 2003 publié au Journal officiel du 31 janvier 2004 p. 2230
  23. Arrêté du 15 décembre 2006 publié au Journal officiel du 29 décembre 2006 p. 19 963
  24. Nicolas Seneze, Les Guides et Scouts d’Europe dans la tourmente, La Croix, 01/07/2008
  25. Nicolas Seneze, Des guides et scouts d’Europe se rapprochent des scouts de France, La Croix, 16/06/2009
  26. « Scouts d'Europe. L'Eurojam est officiellement ouvert ! », sur ouest-france.fr,‎ 4 août 2014 (consulté le 13 août 2014)
  27. * Antoine Chataignon, Scouts marins, parés ! : Histoire des scouts marins, Éditions L'Harmattan,‎ 2010, 262 p. (ISBN 9782296118287)
  28. Selon le Cérémonial des Guides et Scouts d’Europe, éditions Scouteuropresse.
  29. Tom Depooter, L'histoire du scoutisme européen, Edition de Riaumont,‎ 2005, 17 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]