Association santé environnement France

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Association Santé Environnement France (ASEF)

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Protection de la santé et de l'environnement
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 2008
Fondateur Dr Pierre Souvet, cardiologue et Dr Patrice Halimi, chirurgien
Identité
Siège Aix-en-Provence (France)
Membres 2 500 professionnels de santé
Slogan Soigner l'environnement pour préserver votre santé
Site web www.asef-asso.fr

L’Association santé environnement France (ASEF), qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 professionnels de santé en France, est une fédération nationale d’associations de santé environnement régionales.

Elle a été reconnue d'intérêt général en mars 2010.

Fondée en 2008 par les Drs Pierre Souvet et Patrice Halimi, elle a pour objectif d'informer sur l'impact des polluants sur la santé humaine.

Menant des actions de prévention-santé, elle travaille sur tous les sujets liés à la santé-environnement tels que la qualité de l’air, l’environnement de l’enfant, le changement climatique, les ondes électromagnétiques, la biodiversité, l'alimentation, ou encore le sport.

L'ASEF se présente ainsi sur son site Internet "[l'association] réalise des études, des enquêtes, organise des conférences, publie des petits guides thématiques et répertorie toute l'actu santé-environnement sur son site Internet. Le site est conçu comme une bibliothèque. Des synthèses, des interviews de médecins, des conseils pratiques, mais aussi des articles sur l'actualité scientifique sont mis en ligne sur chacun des thèmes sur lesquels travaille l’association"[1].

Sur la santé de l'enfant[modifier | modifier le code]

Les biberons au BPA[modifier | modifier le code]

En 2010, la loi interdisant la commercialisation des biberons contenant du Bisphénol A - une substance considérée comme repro-toxique et potentiellement cancérigène - était votée. Cette nouvelle fut accueillie avec joie par les associations, comme l'ASEF, qui militaient depuis des années pour les faire retirer[2]. Le Bisphénol A était alors toujours autorisé dans les autres contenants alimentaires (boîtes de conserves, sodas, boîtes en plastiques, etc.). En 2011, suite à la publication du rapport de l’Agence Nationale de la Sécurité Alimentaire (Anses)[3], l’Assemblée Nationale vota quasi unanimement une proposition de loi interdisant la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché d'emballages alimentaires contenant du BPA dès 2014 et dès 2013 dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans. « Cela montre qu’à force de publier des études, le pouvoir politique finit parfois par entendre! Pour autant, il faut rester vigilant tant que la loi n’est pas appliquée. Une loi sur l’air a été votée, ça n’est pas pour ça que nous respirons mieux » affirmait alors le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l’ASEF dans un communiqué de presse[4]. Les industriels ont remplacé le Bisphénol A par le Bisphénol S - composé suspecté lui aussi[5].

L'étude sur la qualité de l'air dans les crèches[modifier | modifier le code]

En mars 2009, l’ASEF a lancé une étude sur la qualité de l’air dans dix crèches en France[6]. Trois molécules furent analysées au rang desquelles le benzène et le formaldéhyde, qui sont des cancérigènes avérés, et les phtalates qui engendrent des troubles de la fertilité. Toutes sont présentes dans le mobilier ou dans les matériaux utilisés pour la construction des bâtiments. Dans une majorité de ces crèches, les taux de benzène et de formaldéhyde dépassaient les valeurs de référence de l’Organisation mondiale de la santé[7]. Très peu de temps après la publication de cette étude, le gouvernement lançait la sienne[8].

L'étude sur les lits de bébés[modifier | modifier le code]

En octobre 2009, l'ASEF a mesuré les taux de formaldéhyde émis par les lits de bébés. L'étude a montré que tous les lits, quel que soit leur prix, émettaient du formaldéhyde - un cancérigène à l'origine de multiples affections du système respiratoire. Les taux émis par les lits représentent déjà plus d’un quart de la valeur toxique de référence – sans prendre en compte le reste des meubles et peintures polluant l’air de la chambre. Pour les médecins de l'ASEF, le problème c'est que la norme ne tient pas compte du fait que les nourrissons sont les plus sensibles à ce type de pollution et qu'ils restent dans leurs lits en moyenne 20 h par jour[9].

Sur les produits chimiques dans la maison[modifier | modifier le code]

L'étude sur les ampoules basse consommation[modifier | modifier le code]

Les ampoules basse consommation contiennent du mercure. En 2010, les médecins de l’ASEF en partenariat avec Quelle Santé Magazine lancèrent une étude pour faire le point sur le taux de mercure libéré lors du bris d’une ampoule. Les résultats[10] de cette dernière furent plutôt rassurants. « Oui, il y a du mercure, comme dans les thermomètres, mais si vous cassez une ampoules dans votre salon, vous ne serez pas mortellement « impacté ». Il suffit de bien aérer et de prendre quelques précautions pour nettoyer notamment mettre des gants et utiliser un balai et non l'aspirateur[11] » affirmait le Dr Patrice Halimi, secrétaire général de l'association dans un communiqué de presse[12]. Selon les médecins de l'association, notre santé serait plutôt affectée par l'absence de recyclage de ces ampoules qui polluent alors l’air, le sol et même les nappes phréatiques.

Sur l'alimentation[modifier | modifier le code]

L'étude sur les PCB[modifier | modifier le code]

Au printemps 2008, l’ASEF et le WWF ont réalisé une campagne de prélèvements sanguins] auprès de 52 volontaires pour mesurer l’imprégnation aux PCB des riverains du Rhône[13]. Les résultats témoignent d’une imprégnation des consommateurs de poissons quatre à cinq fois supérieure aux autres groupes testés[14]. Peu de temps après, le gouvernement a lancé sa propre étude dont les résultats ont été publiés en 2011[15].

Alimentation issue de l'agriculture biologique contre alimentation à bas coût[modifier | modifier le code]

L'association a réalisé cette étude sur l’alimentation en coopération avec France 3 et Ligne de Mire pour l'émission "Pièces à Conviction". Les résultats mettent en lien alimentation "discount", obésité et hyperactivité. Pendant 15 jours, les urines de trois personnes ont été analysées. La première a conservé une "alimentation classique" (ou milieu de gamme), la seconde est passée au "Bio" et l'autre au "Discount". En 15 jours, deux modifications importantes ont pu être observées dans les urines de la personne étant passée au "Discount". Premièrement, les marqueurs indiquant la présence de conservateurs ont été multipliés par 4. Deuxièmement, le taux de gras a été multiplié par 3. La personne étant passée au "discount" a pris deux kilos, tandis que celle étant passée au "Bio" en a perdu deux. Avec cette étude, l'ASEF a expliqué avoir voulu montrer que les plus défavorisés étaient les plus pollués.

Sur la qualité de l'air[modifier | modifier le code]

Les pics de pollutions à l'ozone[modifier | modifier le code]

L’effet de la chaleur sur les, pollutions automobiles et industrielles aboutit à des pics de pollutions à l'ozone qui entraînent une forte augmentation des hospitalisations des enfants asthmatiques et des personnes âgées. Selon les médecins de l'ASEF, la qualité de l'air extérieur est une question de santé publique qui n'est pas prise en compte aujourd'hui. Depuis sa création, l'association dénonce cette pollution, notamment par voie médiatique[16],[17].

L'étude "Poussettes" (microparticules)[modifier | modifier le code]

Suite aux résultats de l’étude Aphekom[18] démontrant l’impact néfaste de la pollution de l’air sur la santé, et le lien entre maladies chroniques et microparticules, l’association a mené une étude sur la qualité de l’air[19] à Aix-en-Provence. L’objectif était d’observer et de montrer ce que respiraient les bébés lorsqu’ils étaient promenés en poussette dans la rue. Durant une journée, l'ASEF a effectué deux parcours en simultané, en centre-ville et en périphérie, le soir et le matin. Les taux de particules 2,5[20] relevés ont été de 2 à 6 fois supérieurs à l’objectif de qualité de l’OMS.

Sur la téléphonie mobile[modifier | modifier le code]

Le Grenelle des Ondes[modifier | modifier le code]

En 2009, des mouvements contestant les antennes relais pointaient un peu partout. C'est pourquoi, le Gouvernement décidait de lancer le Grenelle des ondes. Dans la liste des invités, aucun médecin n'apparaissait (mis à part un chirurgien-dentiste qui était invité à la table en tant que sociologue[21]). Les médecins de l’ASEF décidèrent alors de se mobiliser pour faire entendre leur voix[22]. Le soir-même le Dr Patrice Halimi intervenait sur France 3. Deux jours plus tard, l’association était officiellement invitée à participer aux tables rondes du « Grenelle des Ondes ». Lors des tables rondes du 6,14 et 20 mai, c’est le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF, qui a défendu le point de vue de l'association. Les différentes mesures qu'il a proposées avaient pour objectif affiché l'entrée dans une démarche de prévention. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de trancher la controverse scientifique autour des ondes électromagnétiques et si la science s’inscrit dans un temps long, la médecine s'inscrit elle dans le temps de l’urgence » a-t-il alors rappelé dans un communiqué de presse. Il a souligné qu’il était indispensable que le temps nécessaire aux études ne nuise pas aux populations comme ce fut le cas notamment avec l’amiante. Pour autant, en aucun cas, il ne proposait de revenir en arrière, mais bien de réfléchir au moyen de mieux avancer tout en protégeant les populations[23].

L'enquête sur l’impact des antennes-relais[modifier | modifier le code]

En 2011, l’ASEF a réalisé une enquête sur l’impact subjectif des antennes-relais sur la santé des « riverains »[24]. Les médecins de l’association ont fait remplir des questionnaires à des locataires de HLMs d’Aix-en-Provence et d’Aubagne qui abritent entre 12 et 14 antennes, ils ont recueilli 143 réponses. Les personnes ayant répondu au questionnaire souffrent deux fois moins de troubles digestifs que dans la population générale, elles rapportent également souffrir moins de vertiges[24]. Certaines se plaignent d'acouphènes (sifflements, bourdonnements) (43 %), de troubles du sommeil (55 %) et enfin de troubles de la concentration (27 %). L'enquête mentionne que 83 % de ceux qui partent en vacances voient leurs symptômes disparaître au bout de quelques jours lorsqu’ils quittent leur domicile[25]. Cette enquête a été fortement critiquée pour sa méthodologie[26]. Un collectif de scientifique (dont André Aurengo) s'est opposé au traitement médiatique qui avait été fait de l'enquête[27].

Sur le changement climatique[modifier | modifier le code]

Le colloque "Urgence: santé-climat" à Paris[modifier | modifier le code]

Peu de temps avant la conférence internationale de Copenhague, l’ASEF a organisé le 12 novembre 2009 un colloque « Urgence : Santé-climat ». Des experts mondiaux du climat, de la santé et de l’environnement se sont réunis au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris pour faire le point sur les phénomènes liés au changement climatique et les risques concrets que les Européens encourent. Jean-Louis Etienne et Claudie Haigneré ont respectivement ouvert et clos la journée. Ce colloque a largement été relayé par les médias. France Soir lui a même dédié sa une[28].

Le sommet de Copenhague[modifier | modifier le code]

L'ASEF s'est rendue au sommet sur le climat des Nations unies[29] qui a eu lieu à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009car le réchauffement climatique a un impact direct sur la santé: dégâts liés aux canicules ou inondations, augmentation des maladies infectieuses, des pics de pollutions et des allergies sous l'effet de la chaleur. « En médecine, quand il y a urgence, on agit de suite, on ne prend pas le temps de réfléchir des heures, des jours ou des années. Aujourd'hui, notre planète va mal et pourtant les actes concrets se font attendre.» soulignait le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF dans une interview à La Provence[30].

Les gaz de schiste[modifier | modifier le code]

L’exploitation du gaz de schiste fait polémique: risque de pollutions des eaux, impact sur l’environnement et la santé. Selon des études récentes[31], les techniques de forage nécessitent l’utilisation de centaines de produits chimiques qui sont pour la plupart toxiques, voire cancérigènes. « On utilise dans les techniques de forage des centaines de produits chimiques qui sont pour la plupart toxiques, voire cancérigènes. Ces polluants peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques, contaminer l’eau que nous consommons et donc avoir des effets sur notre santé. À cela s’ajoute la question du retraitement des eaux usées qui remontent à la surface et que nous ne savons pas traiter… » expliquait le Dr Pierre Souvet, Président de l’ASEF dans un communiqué de presse[32]. Ils peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques, contaminer l’eau potable et donc avoir des effets sur la santé. L’ASEF s’est mobilisée pour lutter contre l’exploitation de ce gaz en France et a dénoncé ces dangers sur la santé. Dans une dépêche AFP datée du 28 août 2012, l'ASEF dénonçait les dangers de l'exploitation des gaz de schiste sur la santé[33]. Trois jours plus tard, l'Amicale des foreurs et des métiers du pétrole (AFMP)s'insurgeait contre ces déclarations[34].

Divers[modifier | modifier le code]

L'ASEF s'intéresse également aux questions relatives à l'impact du bruit sur la santé[35], à la qualité de l'eau[36], à l'impact du nucléaire[37], sur les perturbateurs endocriniens[38] ou encore à l'aluminium[39].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.asef-asso.fr/que-faisons-nous
  2. L'interview du Dr Halimi dans le Journal du Dimanche sur le BPA
  3. L'étude de l'Anses
  4. Communiqué de presse ASEF sur le Bisphénol A
  5. http://www.asef-asso.fr/presse/1745-bisphenol-a-ou-s-meme-combat
  6. Article du Parisien sur l'étude dans les crèches
  7. OMS, Organisation mondiale de la Santé
  8. Annonce du lancement de l'étude nationale sur la qualité de l'air
  9. L'article du magazine Parents sur l'étude sur les lits bébé
  10. Étude des médecins de l'ASEF sur le mercure
  11. L'étude ASEF citée par Recylum
  12. Communiqué de presse de l'ASEF sur les ampoules basse consommation
  13. « Notre étude sur les PCB », sur www.asef-asso.fr,‎ 23 juin 2009 (consulté en 27 août 2013)
  14. L'article de 20 Minutes sur l'étude PCB
  15. Les résultats de l'étude lancé par l'État
  16. L'interview du Dr Halimi sur l'ozone dans Le Monde
  17. Le coup de gueule du Dr Halimi sur l'ozone dans Ushuaïa Magazine
  18. Présentation de l'étude Aphekom
  19. L'étude poussette de l'ASEF sur M6
  20. Chiffres OMS
  21. http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Dp_radio_frequence_230409-DEF.pdf Dossier de presse du Grenelle des Ondes Table ronde du 23 avril 2009
  22. Dépêche AFP
  23. Mesures détaillées proposées par l'ASEF au Grenelle des Ondes
  24. a et b http://www.asef-asso.fr/attachments/article/1273/R%C3%A9sultats%20enqu%C3%AAte%20-%20ASEF.pdf
  25. L'ensemble des médias ayant parlé de l'enquête
  26. http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/F4/D7/document_actu_pro.phtml
  27. L'information scientifique maltraitée par France Info
  28. L'article de France Soir dédié au colloque
  29. Site des Nations Unies
  30. L'interview du Dr Halimi sur Copenhague dans La Provence
  31. Institut National de santé publique du Québec, État des connaissances sur la relation entre les activités liées au gaz de schiste et la santé publique, novembre 2010
  32. Communiqué de presse de l'ASEF sur les gaz de schiste
  33. Dépêche AFP sur le point de vue de l'ASEF sur les gaz de schiste
  34. Dépêche AFP sur le point de vue de l'AFMP sur les gaz de schiste
  35. Le Dr Souvet, président de l'ASEF, dans "Envoyé Spécial" sur le bruit
  36. L'article du Dr Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF, sur la qualité de l'eau dans Bio Contact
  37. L'interview du Dr Halimi sur Fukushima
  38. L'interview du Dr Halimi sur les perturbateurs endocriniens dans Santé Magazine
  39. Le Dr Souvet dans un documentaire diffusé sur France 5 sur l'aluminium

Sources[modifier | modifier le code]