Assemblées de l'Empire romain

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Politique sous la Rome antique
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Sous l’Empire, les pouvoirs que détiennent les assemblées perdent leur dernière apparence de puissance politique, les citoyens continuant à se rassembler à des fins d’organisation. Cependant, les assemblées sont finalement abandonnées.

Sous le règne du deuxième empereur, Tibère, les pouvoirs tenus par les assemblées législatives, ou comices, sont transférés au sénat. La neutralisation des comices est devenue inévitable en raison de leur décadence. Les comices sont abandonnées car elles comprennent la foule de Rome, des électeurs ignorants des valeurs des importantes affaires qui leur sont posées[1]. En plus, les électeurs sont souvent disposés à vendre leurs votes à celui qui offre le plus d’argent.

Comices centuriates[modifier | modifier le code]

Article connexe : Comices centuriates.

Sous l’empire, les soldats continuent à s’organiser par centuries. Cependant, après la chute de la République, les centuries perdent de leur pertinence. La division des comices centuriates en centuries de seniores (vieux soldats) et de iuniores (jeunes soldats) continuent bien sous l’empire[2], ainsi que la classification des centuries basée sur les biens[2].

La législation n’a jamais été soumise aux comices centuriates impériales. Après l’instauration de l’empire, tous les pouvoirs judiciaires que détenaient les comices centuriates républicaines sont transférés à des cours de justice indépendantes (quaestiones)[2]. Sous l’empereur Tibère, tous les pouvoirs électoraux sont à leur tour transférés au sénat[2].

Après que les comices centuriates ont perdu leurs pouvoirs législatif, judiciaire et électoral, il ne leurs reste aucune autorité. Maintenant, leur seule fonction est d’écouter le renuntiatio[2]. Le renuntiatio est entendu après que le sénat "élit" les magistrats. C’est une cérémonie dans laquelle les résultats de l’élection sont lus aux électeurs. Le renuntiatio permet à l’empereur de réclamer que les magistrats soient élus par le peuple souverain.

Comices tributes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Comices tributes.

Après la fondation de l’Empire, la division en tribus des citoyens et des affranchis continue. Le seul but politique de cette division est qu’elle permet au sénat de tenir une liste des citoyens[2]. La division en tribu simplifie aussi le processus de distribution du grain[2].

Toute législation que l’empereur soumet aux assemblées pour ratification est soumise aux comices tributes[2].

Sous l’empereur Tibère, les pouvoirs électoraux des comices tributes sont transférés au sénat. Chaque année, après que le sénat a "élu" les magistrats annuels, les comices tributes écoutent le renuntiatio[2]. Le renuntiatio a la même fonction aux comices tributes qu'aux comices centuriates.

Concile plébéien[modifier | modifier le code]

Article connexe : Concile plébéien.

Le concile plébéien survit à la chute de la République[2]. Il perd cependant ces pouvoirs législatif, judiciaire et électoral au profit du sénat. En vertu de ces pouvoirs tribuniciens, l’empereur a toujours un contrôle absolu sur le concile plébéien[2].

Comices curiates[modifier | modifier le code]

Article connexe : Comices curiates.

Après la chute de la République, les comices curiates ne votent plus longtemps la lex curiata de imperio[2]. Ce pouvoir est aussi transféré au sénat. Après la fondation de l’empire, l’assemblée continue de se composer de trente licteurs. Les seules deux fonctions des comices curiates impériales sont d’être témoins des testaments et de ratifier les adoptions[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Abbott, 278
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Abbott, 397

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Sources modernes[modifier | modifier le code]