Assemblée législative du Queensland

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Assemblée législative
Parlement du Queensland

54e législature du Queensland

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Type
Type Chambre basse
Présidence
Président de l'Assemblée Fiona Simpson (PLN)
Élection 15 mai 2012
Leader parlementaire du gouvernement Ray Stevens (PLN)
Élection 30 mars 2012
Leader de l'opposition officielle Curtis Pitt (Parti travailliste)
Élection 19 avril 2012
Structure
Membres 89 députés
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Composition

Groupes politiques
Élection
Système électoral Vote préférentiel optionnel
Dernière élection Élection générale
queenslandaise de
2012

Chambre de l'Assemblée (Parliament House, Brisbane, Queensland, Australie)

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Photographie du lieu de réunion

Divers
Site web Consulter

L’Assemblée législative du Queensland est l'unique chambre du Parlement unicaméral du Queensland. Les élections ont lieu, approximativement, une fois tous les trois ans. Le vote se fait par vote préférentiel optionnel (une forme du système de vote alternatif).

L'Assemblée compte 89 membres. Leur titre est celui de Member of Parliament depuis 2000, auparavant, ils portaient le titre de Member of the Legislative Assembly.

Chaque circonscription compte approximativement le même nombre d'électeurs, cependant, cela n'a pas toujours été le cas (cf. l'affaire du gerrymandering au Queensland).

L'Assemblée s'est réunie pour la première fois en mai 1860 et publia le premier Hansard d'Australie en avril 1864.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1922[modifier | modifier le code]

Initialement, l'Assemblée législative était la chambre basse d'un parlement typique de type Westminster. La chambre haute était le Conseil législatif dont les membres étaient nommés à vie par le gouvernement en place. La première réunion eut lieu en mai 1860 dans une ancienne caserne sur la Queen Street de Brisbane[1]. L'assemblée se composait alors de 26 membres issus de 16 districts électoraux, dont la moitié étaient des éleveurs. Les premières sessions abordaient les thèmes de la terre, de l'agriculture, des chemins de fer, des travaux publics, de l'immigration, de l'éducation et des gisements aurifères[1].

En avril 1864, le premier Hansard d'Australie fut publié. Il s'agissait du second Hansard du Commonwealth, après celui de Nouvelle-Écosse en 1855[1]. Cette même année, le nombre de membres de l'Assemblée est passé à 32, et, en 1868 le nombre de membres et la redistribution fit passer le nombre de députés à 42. Les membres n'étaient pas payés avant 1886, excluant la classe des travailleurs de la politique[1].

L'Assemblée était élue au scrutin uninominal majoritaire à un tour de 1860 à 1892. De 1892 à 1942, une forme particulière de vote préférentiel, appelée « vote contingent », était utilisée. Ce changement fut fait par le gouvernement conservateur afin d'empêcher le parti travailliste de gagner des sièges[2]. En 1942, le système pluraliste a été introduit jusqu'à son remplacement en 1962 par une forme « pleinement préférentiel » du vote alternatif. Ce changement fut fait par le parti travailliste, qui a vu un déclin de ses votes dans les années 1940, pour diviser l'opposition[2]. En 1992, le système préférentiel optionnel actuellement utilisé fut mis en place[2].

Après 1912, chaque district électoral élisait seulement un membre à l'Assemblée[2]. En 1922, le Conseil législatif a été aboli, avec l'aide des membres appelés l'« escouade suicide », qui était spécialement désignés pour voter l'abolition de la chambre. Ceci fit du Queensland le seul État australien ayant un parlement unicaméral.

La plus jeune personne élue à l'Assemblée législative du Queensland fut Lawrence Springborg, ancien ministre des ressources naturelles et ancien Leader de l'opposition officielle[3]. En 1989, il entra au Parlement à 21 ans.

Gerrymandering au Queensland[modifier | modifier le code]

De 1948 jusqu'aux réformes suivant l'ère Bjelke-Petersen, le Queensland utilisait un système de zonage électoral qui était utilisé par les gouvernements en place pour maximiser le vote en faveur de leur parti aux dépens de l'opposition. Ces modifications ont été qualifiées de gerrymandering, toutefois, l’expression qualifiant au mieux ces modifications est celle de découpage abusif. Dans un gerrymander classique, les frontières électorales sont dessinées pour bénéficier de certaines poches de soutiens pour isoler les votants de l’opposition afin de maximiser le nombre de sièges obtenus par le gouvernement et réduire ceux de l'opposition.

Le « gerrymandering queenslandais » fut introduit pour la première fois par le gouvernement travailliste de Ned Hanlon quand, en 1949, une série de zones électorales furent modifiées sur la base de leur distance de Brisbane.

Initialement, le Queensland était divisé en trois zones : la zone métropolitaine (Brisbane), la zone des villes de province (et qui inclut les zones rurales les entourant), et la zone rurale propre. Tandis que le nombre d'électeurs dans chaque siège dans une zone était à peu près similaire, il y avait une variation considérable dans le nombre d'électeurs présents dans chaque zone. Ainsi, un électorat situé dans une zone éloignée pouvait avoir environ 5 000 électeurs tandis que le siège de la zone métropolitaine en comptait 25 000. En utilisant ce système, le gouvernement travailliste put maximiser ses votes, notamment dans ses principaux centres des villes provinciales.

Avec la division du parti à la fin des années 1950, les Travaillistes perdirent et un gouvernement de coalition conservateur mené par le parti Country (plus tard le parti national d'Australie), arriva au pouvoir et introduisit le vote préférentiel pour bénéficier de l’avantage suite à la division des Travaillistes. La réforme distingua aussi les villes de province de leurs hinterlands respectifs. Ces derniers furent inclus aux zones rurales, où de nouveaux sièges du parti Country furent créés. Par la suite, comme les divisions du parti travailliste prirent fin au début des années 1970, et que des tensions au sein de la coalition éclataient (réduisant donc l’avantage obtenu par le vote préférentiel), le parti conservateur modifia le zonage en quatre zones : ajoutant une zone isolée comprenant des sièges avec très peu d'électeurs. Ainsi le gouvernement conservateur put isoler les soutiens des Travaillistes dans les villes de province et maximiser sa base politique en milieu rural. En moyenne, le parti Country n’avait besoin que de 7 000 votes pour obtenir un siège, contre 12 800 pour que les Travaillistes en aient un.

La chute du gouvernement conservateur a aussi été causée par les changements socio-économiques et démographiques associés à la mécanisation des fermes et l’urbanisation qui entraîna un glissement de la classe travailleuse rurale et des zones isolées vers les villes.

À la fin des années 1980, le déclin politique du parti national, avec une croissance rapide dans le sud-est du Queensland fit que le système zonal ne permettait plus de garantir une victoire des conservateurs.

De plus, en 1988, le gouvernement fédéral travailliste organisa quatre référendums constitutionnels dont l'un fut fait pour l’adoption d'un système électoral juste dans l'Australie. Bien que les résultats du référendum ont été négatifs, cela permit une prise de conscience publique sur le sujet. Une organisation publique non partisane, appelée Citizens for Democracy, fit pression sur les partis travailliste et libéral pour abolir le gerrymandering et en faire un sujet majeur des élections queenslandaises de 1989.

En 1989, les Travaillistes revinrent au gouvernement en promettant de mettre en œuvre les recommandations de l'enquête Fitzgerald en matière de corruption policière, dont l’établissement d'une Commission de réforme administrative et électorale (CRAE). La CRAZ recommandait l'abolition du système zonal en faveur du principe « un vote, une valeur ». D'après cette proposition, adoptée par la suite, la plupart des districts électoraux avaient, approximativement, le même nombre d'électeurs. Ce plan est toujours appliqué aujourd'hui avec 40 sièges pour Brisbane et 49 pour le reste de l’État.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Armstrong 1997, p. 54-55
  2. a, b, c et d Wanna 2003, p. 93-94
  3. The Courier-Mail - 22 février 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Standing Rules and Orders of the Legislative Assembly, Brisbane, Assemblée législative du Queensland,‎ 12 septembre 2013, 130 p. (lire en ligne)
  • (en) Lyn Armstrong, Brisbane : Corridors of Power, vol. 15, Brisbane, Brisbane History Group Inc,‎ 1997 (ISBN 0958646910)
  • (en) John Wanna, Australian Politics and Government: The Commonwealth, the States and Territories, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2003 (ISBN 0521825075, lire en ligne)
  • « Bligh calls early Queensland election », The Courier-Mail, News Limited,‎ 22 février 2009 (lire en ligne)

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]