Assemblée consultative (Arabie saoudite)

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Politique en Arabie saoudite
Image illustrative de l'article Assemblée consultative (Arabie saoudite)

L'Assemblée consultative (arabe : مجلس الشورى السعودي), également appelée Majlis al Shura ou Conseil de la Choura, est l'organe consultatif officiel de l'Arabie saoudite, qui est une monarchie absolue gouvernée par un roi héréditaire. Elle ne peut pas passer ou faire appliquer les lois, car ce pouvoir est réservé au roi ; son pouvoir est limité, y compris celui de proposer des lois au Roi. L'assemblée est composée de 150 membres, tous nommés pour quatre ans par le roi et constitue le seul organe législatif du pays (système monocaméral)[1].

Le 11 janvier 2013, pour la première fois, des femmes saoudiennes ont été nommées membres de l'Assemblée consultative. 20 % des sièges leur seront désormais réservés, selon deux décrets royaux[2].

Fonctions[modifier | modifier le code]

L'assemblée est autorisée à proposer des projets de loi et à les transmettre au roi, mais lui seul a le pouvoir de les adopter et de les faire respecter. Elle réalise les études collégiales sur des rapports annuels réalisés par les ministères et organismes officiels. Ses conseils vont être transmis au roi afin de l'aider à décider sur les décisions politiques, les traités internationaux et les plans économique. Enfin, elle peut examiner les budgets annuels et demander des informations aux différents ministères.

Membres de l'Assemblée[modifier | modifier le code]

Elle est dirigée par un président Abdullah ibn Muhammad Al ash-Sheikh, est membre de l'Union interparlementaire et siège au palais Al-Yamamah palais, à Riyad.

Comme son nom l’indique, son rôle est essentiellement consultatif et son pouvoir est extrêmement restreint. L’Assemblée consultative fut fondée en 1993 par le roi Fahd. Elle comptait alors 60 membres. Ce nombre passa à 90 en juillet 1997, à 120 en mai 2001 puis à 150 en 2005. À ce moment-là, elle compte 150 membres nommés pour quatre ans par le roi, dont six femmes.

Le 11 janvier 2013, pour la première fois, des femmes saoudiennes ont été nommées membres de l'Assemblée consultative. 20 % des sièges leur seront désormais réservés, selon deux décrets royaux[2]. Les femmes nommées sont des princesses, des universitaires et des militantes, mais leur conseil est limité aux domaines « féminins », tels la famille et les enfants. Thuraya Obaïd, qui a été secrétaire générale adjointe aux Nations unies, se trouve parmi ces femmes. Cette nomination est, d'un point de vue pro-démocratique, critiquable, vu qu'elle peut être interprétée comme une diversion afin de détourner l'attention de la possibilité d'élections parlementaires[3].

Commissions[modifier | modifier le code]

L’assemblée est composée de 12 commissions :

  • Islam, magistrature, et droits de l'homme
  • Affaires financières
  • Affaires économiques et énergie
  • Affaires de Sécurité
  • Affaires étrangères
  • Santé et environnement
  • Social, famille et jeunesse
  • Culture et information des affaires
  • Éducation, affaires scientifiques et recherche
  • Administration, ressources humaines et pétitions
  • Transports, communications et technologies de l'information
  • Eau et services publics

Notes et références[modifier | modifier le code]

Référence de traduction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]