Asphodèle blanc

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L'Asphodèle blanc (Asphodelus albus) est une espèce de plante herbacée vivace. Elle appartient à la famille des Liliaceae selon la classification classique, ou à celle des Asphodelaceae (ou optionnellement à celle des Xanthorrhoeaceae lato sensus) selon la classification phylogénétique.

C'est une espèce pyrophyte, c'est-à-dire qui résiste aux incendies.

Historique et dénomination[modifier | modifier le code]

L'espèce Asphodelus albus a été décrite par le botaniste Philip Miller en 1768[1].

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Asphodelus ramosus subsp. albus (Mill.) Baker 1876 [2]
  • Asphodelus ramosus var. albus (Mill.) Fiori 1923 Fiori, Nuov. Fl. Italia 1: 276 (1923)

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

  • Asphodèle blanc mais aussi « Poireau de chien », « bâton royal » ou « bâton blanc ».

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Il existe 4 sous-espèces :

  • Asphodelus albus subsp. albus
  • Asphodelus albus subsp. carpetanus
  • Asphodelus albus subsp. delphinensis
  • Asphodelus albus subsp. occidentalis

Description[modifier | modifier le code]

  • Forme : tige de 50 cm à 1,20 m de haut[3].
  • Racines : à renflements charnus allongés en fuseau.
  • Feuilles : longues et un peu glauques, en forme de gouttière, partant toutes de la base d'une tige pleine.
  • Fleurs : au bout des tiges pleines, grappe dense de fleurs à 6 pièces étalées.

Floraison[modifier | modifier le code]

Mai à septembre.

Habitat[modifier | modifier le code]

Prairies, pelouses et landes jusqu'à 2 000 m d'altitude.

Aire de répartition[modifier | modifier le code]

  • Originaire de la région méditerranéenne.

L'espèce est présente en France métropolitaine dans 47 départements depuis le Finistère jusqu'aux Pyrénées au sud et les Cévennes à l'est, ainsi que dans 7 départements des Alpes.

On en trouve en nombre important en Touraine du sud, sur une aire réduite d'environ cinq kilomètres de rayon, dans les vallées de la Claise, de la Creuse et de la Gartempe, dans les fossés humides en bordure des routes forestières, sur les pentes des sous-bois clairs et humides, particulièrement sur la butte qui sépare la vallée de la Creuse de celle de la Gartempe, près de leur confluent.

On en trouve également à l'ouest de Toulouse, à la faveur d'ouvertures dans la forêt de Bouconne. Elle est très présente également dans les forêts du Périgord, en particulier la forêt de la Double. On trouve aussi l'asphodèle blanc en Vendée d'avril à mai dans les fossés, en bordure des routes…

Toxicité[modifier | modifier le code]

Non toxique.

Statut[modifier | modifier le code]

Le statut de protection n'est pas connu.

Langage des fleurs[modifier | modifier le code]

Dans la Grèce antique, l'asphodèle blanc était associé au deuil et à la mort. Sa présence était censée faciliter le passage du mort vers l'elysium, paradis des héros défunts.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mill., Gard. Dict. ed. 8: 3 (1768)
  2. Baker, J. Linn. Soc., Bot. 15: 270 (1876)
  3. L. Persici et B. Charpentier, Fleurs du Mercantour, éd. Dromadaire, Parc National du Mercantour, ISBN 2-909518-02-7, DL juillet 1992