Aspartame

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aspartame
Ester méthylique de l'aspartyl-phénylalanine
Ester méthylique de l'aspartyl-phénylalanine
Ester méthylique de l'aspartyl-phénylalanine
Identification
Nom IUPAC (3S)-3-amino-4-[[(1S)-1-benzyl-2-(méthoxy-2-oxoéthyl]amino]-4-oxobutanoïque
Synonymes
  • Ester méthylique de N-L-α-aspartyl-L-phénylalanine
  • Ester méthylique de l'acide 3-amino-N-(α-carbométhoxy-éthoxyphényl) succinamique
  • L-Aspartyl-L-phénylalanate de méthyle
No CAS 22839-47-0
No EINECS 245-261-3
DrugBank DB00168
PubChem 134601
No E E951
SMILES
InChI
Apparence Poudre cristalline blanche, légèrement hygroscopique[1]
Propriétés chimiques
Formule brute C14H18N2O5  [Isomères]
Masse molaire[3] 294,3031 ± 0,0144 g/mol
C 57,14 %, H 6,16 %, N 9,52 %, O 27,18 %,
pKa 3,1 & 7,9 (25 °C)[2]
Propriétés physiques
fusion Décomposition avant fusion. Le produit de la décomposition fond à 246 °C[2]
ébullition >300 °C à 1 013,25 hPa[2]
Solubilité Peu soluble dans l'eau (10 g·l-1 à 20 °C[2]) et l'éthanol[4].
Masse volumique 150600 kg·m-3, solide[2];
1,347 g·cm-3[5]
Cristallographie
Classe cristalline ou groupe d’espace P41[6]
Paramètres de maille a = 17,685 Å

b = 17,685 Å
c = 4,919 Å
α = 90,00 °
β = 90,00 °
γ = 90,00 °

Z = 4[6]
Volume 1 538,46 Å3[6]
Densité théorique 1,271[6]
Propriétés optiques
Pouvoir rotatoire \lbrack\alpha\rbrack_{D}^{22} = -2.3° dans HCl 1N[5]
Précautions
Directive 67/548/EEC[7]


NFPA 704

Symbole NFPA 704

 
Écotoxicologie
DL50 >4 g·kg-1 (Rats, oral)[8]
>10 g·kg-1 (Souris, oral)[8]
Composés apparentés
Isomère(s) Musc cétone
Autres composés
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'aspartame est un édulcorant artificiel découvert en 1965. C'est un dipeptide composé de deux acides aminés naturels, l'acide L-aspartique et la L-phénylalanine, le dernier sous forme d'ester méthylique.

L'aspartame a un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose et est utilisé pour édulcorer les boissons et aliments à faible apport calorique ainsi que les médicaments. Cet additif alimentaire est utilisé dans un grand nombre de produits et autorisé dans de nombreux pays, il est référencé dans l'Union européenne par le code E951.

Depuis sa première autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, par la Food and Drug Administration (FDA) en 1974, l'aspartame a fait l'objet de polémiques sur ses possibles effets nocifs sur la santé. Les organismes de santé publique (notamment la FDA et l'EFSA) confirment son innocuité dans les doses d'utilisation autorisées chez l'Homme.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première apparition de l'aspartame date de la publication de sa synthèse en 1966[9]. Mais il aurait été découvert en 1965 par James Schlatter, chimiste de la société G. D. Searle & Company, lors de la synthèse d'un tétrapeptide devant être testé comme médicament anti-ulcères[10],[11],[12].

Découverte accidentelle[modifier | modifier le code]

L'aspartame était alors un intermédiaire de synthèse et Schlatter a goûté le produit par accident en humectant son doigt pour attraper une feuille de papier[13],[14],[15]. Le goût sucré fut une découverte inattendue, l'acide aspartique et la phénylalanine n'étant pas sucrés. Le dipeptide non méthylé se révéla avoir une saveur amère. Schlatter synthétisa des composés de structure voisine, mais le produit original fut conservé et commercialisé sous le nom d'aspartame.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Une première autorisation de mise sur le marché limitée aux aliments solides[16] est accordée à l'aspartame aux États-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) en juillet 1974[17]. Suite à l'enquête menée par la FDA et à des doutes sur le sérieux des études présentées par le laboratoire Searle (notamment les tests sur les animaux), l'autorisation est suspendue par la FDA en décembre 1975[17].

Son usage sera rétabli aux États-Unis dans les aliments solides en juillet 1981 puis dans les liquides en 1983.

Toujours en 1981, l'aspartame est autorisé par un comité commun d'experts de l'OMS et de l'Organisation pour l'agriculture et la nourriture[18]. La même année, le comité scientifique pour les aliments humains (CSAH / SCF en anglais) de la commission européenne approuve l'aspartame.

L'aspartame est autorisé en France en 1988 et est codé E951 dans la classification européenne des additifs alimentaires[19].

Le brevet de l'aspartame est tombé dans le domaine public en 1992.

En 1994, son emploi en tant qu'édulcorant est harmonisé par l'Union européenne (directive 94/35/CE[20]). L'aspartame est alors approuvé dans plus de 90 pays.

En 1995, l'Union européenne établit les critères de pureté pour l'aspartame (directive 95/31/CE[21]).

En 2002, le comité scientifique de la Commission européenne confirme son avis sur l'innocuité de l'aspartame. La même année, l'Agence française de sécurité sanitaire (AFSSA) conclut dans un rapport : « La consommation d'aspartame chez l'homme, même dans des populations particulièrement exposées comme les enfants diabétiques, ne dépasse pas la dose journalière admissible (DJA), notamment en France ».

En 2003, la directive 2003/115/CE autorise un nouvel édulcorant intense dérivé de l'aspartame : le sel d'aspartame-acésulfame dont l'innocuité a été établie par le comité scientifique de l'alimentation humaine dès mars 2000[22] et les critères de puretés définis en 2001.

La controverse soutenue qui existe au sujet de l'aspartame a été amplifiée par le rôle que deux acteurs aussi puissants que controversés ont joué dans son histoire: un ancien dirigeant de Searle, Donald Rumsfeld, et la très célèbre Monsanto.

Certains journalistes[23] soutiennent que la FDA a pris des décisions sous l'influence de Donald Rumsfeld[24] (ancien PDG de Searle qui a été Secrétaire Général de la Maison Blanche avant d'être Ministre de la Défense sous Gerald Ford et George W Bush). Par ailleurs, en 1985, Monsanto fait l'acquisition de GD Searle et sépare Searle Pharmaceuticals et The NutraSweet Company en filiales distinctes[25]. Selon le Chicago Tribune, cette transaction aurait rapporté 12 millions de dollars à D. Rumsfeld.

Synthèse[modifier | modifier le code]

Structure et propriétés[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

L'aspartame est un dipeptide, dérivant de deux acides aminés, l'acide L-aspartique et l'ester méthylique de la L-phénylalanine. Son nom chimique est donc * L-Aspartyl-L-phénylalanate de méthyle.

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

L'aspartame possède une base aminée et un groupement acide lui conférant deux constantes d'acidité, 3,1 et 7,9 à (25 °C)[2].

Hydrolyse[modifier | modifier le code]

Après ingestion, l'aspartame s'hydrolyse en acide aspartique, phénylalanine et méthanol. Une dégradation plus poussée produit du formaldéhyde[26], de l'acide formique et une dioxopipérazine.

Il peut également se décomposer pendant son stockage. À température ambiante il est le plus stable à pH 4,3, avec une demi-vie de 300 jours. On constate une décomposition plus rapide aux pH s'éloignant de 4,3. À pH 7, par exemple, sa demi-vie n'est que de quelques jours.

L'instabilité de l'aspartame augmente avec la température : en phase solide, la recombinaison en dicétopipérazine peut avoir lieu à partir de 105 °C. C'est la raison pour laquelle il est déconseillé de « cuisiner » l'aspartame.

L'hydrolyse de l'ester l'aspartame produit du méthanol (10 % en masse) et de l'aspartyl-phénylalanine. Ce dernier peut se recombiner en dicétopipérazine (acide 2-(5-benzyl-3,6-dioxopipérazin-2-yl)acétique) (à partir de 30 °C[1]) ou bien s'hydrolyser en ces deux acides aminés de base l'acide aspartique (40 % en masse) et la phénylalanine (50 % en masse).

Réaction de Maillard[modifier | modifier le code]

La fonction amine de l'aspartame peut participer aux réactions de Maillard avec les groupes aldéhydes.

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

L'aspartame est un solide cristallin blanc, inodore et légèrement hygroscopique. Il est faiblement soluble dans l'eau (10 g·l-1 eau à 20 °C[2]) et l'éthanol[4]. Il se solubilise plus vite dans les solutions acides.

Biochimie[modifier | modifier le code]

L'aspartame, contrairement au sucre, ne peut servir à la formation de graisses dans les tissus adipeux ni aux autres rôles métaboliques utiles de ce dernier[27].

Propriétés sucrantes[modifier | modifier le code]

L'aspartame a un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose (à masse égale)[4].

Structure du superaspartame.

À la différence de la saccharine et de l'acésulfame-K, l'aspartame n'a pas de composante ou d'arrière-goût amer. Dans les études en aveugle toutefois, les boissons sucrées au saccharose ressortent comme « plus agréables »[réf. nécessaire].

L'aspartame est souvent utilisé en mélange avec d'autres édulcorants intenses (acésulfame-K) pour pallier la diminution de la saveur sucrée. La diminution est due à sa décomposition en milieu aqueux ou à sa disparition lors des réactions de Maillard entre celui-ci et les arômes possédant une fonction aldéhyde.

Un dérivé de l'aspartame, le superaspartame, a un pouvoir sucrant de 8 000[28] à 14 000[29] fois supérieur à celui du saccharose.

Utilisation[modifier | modifier le code]

L'aspartame est l'édulcorant intense le plus fréquemment employé dans le monde[30], il est utilisé dans près de 5 000 produits à travers le monde (les gommes sans sucre, les boissons allégées et autres gâteaux du même type) et de plus de 600 spécialités pharmaceutiques, dont plus de 2 000 vendues en Europe. Sa consommation est surtout motivée par le fait qu'il n'apporte que très peu de calories car il suffit de 200 fois moins que le sucre pour obtenir la même sensation sucrée. L'aspartame a aussi les avantages de ne pas favoriser les caries et d'être un édulcorant bon marché.

L'aspartame est utilisé sous forme de sucrettes ou de poudre blanche (en sachet ou boîte) pouvant se substituer au sucre, dans le café ou le thé, pâtisseries ou autres. Ces produits contiennent, en moyenne 3 % d’aspartame, les autres ingrédients étant de la maltodextrine et de l'acésulfame K.

Réglementation[modifier | modifier le code]

Le codex alimentarius reconnaît l'utilisation de l'aspartame comme édulcorant et exhausteur de goût dans une large gamme de produits alimentaires, à des concentrations maximales variant de 0,6 g à 3 g suivant l'application[31].

En Europe, l'aspartame est autorisé dans[20] :

  • les boissons non alcoolisées (0,6 g⋅l-1)
  • les desserts et produits similaires (0,6-1 g⋅kg-1)
  • les confiseries (0,5-1 g⋅kg-1)
  • les boissons alcoolisées (bières) (0,6 g⋅l-1)
  • les compléments alimentaires et autres

La DJA est de 40 mg·kg-1 de poids corporel par jour. Pour atteindre cette DJA, une personne de 60 kg devrait consommer 280 sucrettes ou 20 canettes de boissons light par jour[32]. La quantité réelle d'aspartame n'est pas toujours précisée sur les produits.

Santé[modifier | modifier le code]

L'aspartame fait partie des additifs alimentaires les plus étudiés[33],[34], il est considéré comme sûr pour la consommation humaine dans plus de 90 pays[35], notamment par les agences de sécurité sanitaire comme l'Autorité européenne de sécurité des aliments[36], le JECFA de l'OMS/FAO et la Food and Drug Administration.

Cependant il existe une controverse concernant l'aspartame, il serait cancérigène et pourrait provoquer des naissances prématurées. C'est la conclusion de deux études récentes réalisées par le Réseau environnement santé (RES)[37].

Obésité[modifier | modifier le code]

Alors que certaines études montrent que la prise d'aliments contenant de l'aspartame a un effet orexigène et favorise l'obésité[38], d'autres montrent qu'il n'y a aucune preuve épidémiologique de ces effets[39].

Diabète[modifier | modifier le code]

On a formulé l'hypothèse que la saveur sucrée puisse provoquer une sécrétion d'insuline commandée par le cerveau (cephalic-phase insulin release, ou CPIR). Selon cette hypothèse, cette sécrétion d'insuline sans apport de glucose pourrait provoquer une chute de la glycémie ce qui provoquerait une sensation de faim. Les édulcorants utilisés par les personnes obèses pour perdre du poids auraient alors un effet inverse à celui recherché[réf. nécessaire]. Néanmoins, aucune étude n'a mis en évidence ce phénomène[40],[41].

En 2000, une étude de la modification éventuelle de la thermogenèse apportée par une alimentation édulcorée à l'aspartame en comparaison avec une alimentation sucrée au saccharose n'a mis en évidence aucune différence significative[42].

Selon le ministère de la santé du Canada, l'utilisation de l'aspartame est sans danger pour les diabétiques[35].

Métabolisme[modifier | modifier le code]

Lors de la digestion, l'aspartame perd son groupement hydroxyméthyl (méthanol), puis se décompose en ses deux acides aminés de base, l'acide aspartique et la phénylalanine. Sous l'effet de la chaleur, il peut aussi se recombiner pour former de la dicétopipérazine. En comparaison avec les aliments courants, l'aspartame est une source mineure de phénylalanine, d'acide aspartique et de méthanol.

Phénylalanine[modifier | modifier le code]

La phénylalanine est un des huit acides aminés essentiels, elle est notamment naturellement présente dans le lait des mammifères. Seules les personnes souffrant de phénylcétonurie (PKU), une maladie génétique (1/16 000 naissances) doivent contrôler de façon très stricte l'apport en phénylalanine, c'est pourquoi les produits contenant de l'aspartame doivent renseigner qu’ils contiennent une source de phénylalanine[43].

Méthanol[modifier | modifier le code]

Le méthanol est un alcool toxique naturellement présent en très faible quantité dans des aliments courants : fruits mûrs, jus de fruits et les aliments fermentés (vin, bière, etc.). Des allégations parues sur internet et dans certains médias affirment que le méthanol contenu dans l'aspartame serait toxique, ces allégations sont sans fondement selon le ministère de la santé du Canada[35] : « Le méthanol alimentaire, qu'il provienne de l'aspartame ou d'aliments courants, est présent à des concentrations trop faibles pour causer des problèmes de santé. Il ne s'accumule pas dans le corps, mais il est plutôt métabolisé, par les voies du métabolisme normal, en formaldéhyde d'abord, ensuite en acide formique et finalement en eau et en gaz carbonique. »

Toutefois, le méthanol présent dans les aliments courants est souvent lié à d'autres éléments, tels que des peptides dans les fruits, qui permettent sa métabolisation, laquelle n'est pas possible dans le cas de l'aspartame qui libère son groupement hydroxyméthyl seul lors de la digestion[44].

Acide aspartique[modifier | modifier le code]

L'acide aspartique est un acide aminé, non toxique pour l'organisme qui ne pose pas de problème lors de la métabolisation de l’aspartame. C'est un constituant courant des protéines de l’organisme.

Dicétopipérazine[modifier | modifier le code]

La dicétopipérazine n’est pas considérée comme génotoxique (provoquant l'apparition de lésions dans l'ADN, qui peuvent éventuellement conduire à des mutations) ni cancérogène chez le rat et la souris. La dose journalière acceptable de la dicétopipérazine pour l'homme a été fixée à 7,5 mg·kg-1·j-1.

Controverse[modifier | modifier le code]

  • En 1977, la Food and Drug Administration qui réglemente aux États-Unis le marché des aliments et des médicaments, refuse de délivrer au groupe industriel Searle l'agrément nécessaire à la poursuite de la commercialisation de l'aspartame.
    La FDA lance même une procédure pénale[réf. nécessaire] contre le groupe, après avoir découvert de nombreuses erreurs dans les tests de toxicité présenté par la Searle.
  • Après la nomination de Donald Rumsfeld à la présidence du groupe Searle en juin 1977, la situation se retourne en faveur de l'entreprise ; Le procureur chargé de l'enquête pénale démissionne de ses fonctions, et… rejoint le cabinet d'avocats de Searle[réf. nécessaire]. Ronald Reagan nomme à la tête de la FDA Arthur Hull Hayes (ancien chercheur du Pentagone) qui en juillet 1981 autorise finalement la mise sur le marché de l'aspartame, mais contre l'avis du comité scientifique de l'EPA[23]. Notamment, le psychiatre Ralph Walton, appelé en tant qu'expert au cours de l'audition, fait état d'une revue scientifique menée permettant de conclure que les études financées par les industriels producteurs d'aspartame concluaient systématiquement l'absence d'effets de cette substance, quand des études menées par des laboratoires indépendants concluaient à la présence de doutes sur son innocuité, nécessitant rapidement de plus amples investigations[23].
    La commercialisation de l'aspartame sous le nom de marque NutraSweet permit à la société Searle d'engranger, sous la direction de D. Rumsfeld, de substantiels bénéfices. La vente de Searle à la compagnie Monsanto (en 1985) lui aurait rapporté la somme de 12 millions de dollars[45].
  • En 1996, Olney et al. publient une étude dont le sous-titre est Augmentation des tumeurs cérébrales, y a-t-il un lien avec l'aspartame ?[46], laquelle a un fort retentissement en Europe[réf. nécessaire].
  • En 2001, une étude[47] présentée par deux chercheurs (Butchko HH, Stargel WW) du département des "Affaires médicales et scientifiques" de l'entreprise NutraSweet Company (premier fabricant d'Aspartame) affirme que plus d'une centaine d'études faites avant la commercialisation de l'aspartame ont porté sur plus de 100 expériences faites sur l'animal et l'Homme, sans mettre en évidence de problèmes. Selon eux, l'étude de l'aspartame s'est poursuivi après sa commercialisation, avec quelques « rapports anecdotiques de prétendus effets sur la santé » observés durant un suivi de 8 ans aux États-Unis mais associées à des doses très supérieures à celles préconisées par la réglementation ou par le Comité mixte d'experts FAO/OMS sur les additifs alimentaires[47]. Selon les auteurs toujours, les effets rapportés étaient en outre généralement légers et peu spécifiques (fréquents dans la population générale et sans constat de tendance uniforme ou unique de symptômes pouvant être dus à la consommation d'aspartame). Les auteurs concluaient que « les résultats de la recherche scientifique approfondie réalisées pour évaluer ces allégations n'ont pas montré de lien de causalité entre l'aspartame et les effets indésirables », et que « même en quantités plusieurs fois supérieures à ce que les gens consomment en général, l'aspartame est sans danger pour ses utilisations prévues comme édulcorant et exhausteur de goût »[47].
  • En 2002, une revue d'études toxicologiques, également financée et produite par le département "Medical and Scientific Affairs" de NutraSweet Company (le fabricant d'Aspartame), conclut qu'après 20 ans de mise sur le marché et d'après les données et études disponibles, l'aspartame ne présente pas de risques particuliers [48]
  • En juillet 2005, des chercheurs de la Fondation européenne Ramazzini, à Bologne (Italie), présentent à la presse une nouvelle étude menée sur des rats de laboratoire, semblant montrer un effet cancérogène au niveau du cerveau[49].
  • Cette étude est rapidement critiquée par deux agences de sécurité sanitaire, notamment pour sa méthodologie qui n'appuierait pas ses conclusions. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) après une analyse détaillée des conditions opératoires de cette étude a conclu qu'il n'y a aucune raison de changer les conditions d'utilisation de l'aspartame en Europe[50].
    La France a aussi émis des réserves sur la méthode d'étude et des doutes quant à la validité des résultats[51].
  • En 2006, une étude[52],[53]avait déjà laissé penser que de faibles doses délivrées dans la nourriture de rates Sprague-Dawley à partir de l'âge de 8 semaines et durant leur durée de vie augmentait le risque de cancer chez ces rats[54].
  • Une seconde étude[55] lui fait suite, faite par la même équipe, mais cette fois avec une exposition à des doses de 2.000, 400, ou 0 ppm commençant au stade de l'embryon (à partir du 12e jour de vie), chez des rats mâle et femelles (également Sprague-Dawley). L'étude conclut à un risque dose-dépendant de tumeur maligne (cancers de type lymphomes et leucémies) chez les rats mâles ainsi que chez les femelles, avec aussi des cancers mammaires chez les rates. Les auteurs estiment que ces résultats confirment et renforcent la première démonstration expérimentale de la cancérogénicité multipotentielle à une dose proche de la dose journalière admissible pour l'homme, cette étude démontrant en outre un risque renforcé en cas d'exposition durant la vie fœtale.
  • 5 ans plus tard (fin 2010 alors que l'aspartame est désormais présent dans plus de 6000 produits commercialisés[56]), la polémique est relancée par deux autres études.
    -La première a porté sur près de 60 000 femmes enceintes. Elle a conclu à un risque accru de naissance avant terme pour les femmes consommant des boissons gazeuses aux édulcorants artificiels[57].
    -La seconde a été menée sur des souris, par l’Institut Ramazzini (centre privé de recherche en cancérologie environnementale). Elle a conclu que l’exposition à de hautes doses d'aspartame induisait des cancer du foie (carcinomes hépatocellulaires) et cancer du poumon (cancers se développant dans ce cas les alvéoles et bronchioles), mais chez les souris mâles uniquement, les femelles étant totalement épargnées par ce phénomène[56] (ce qui peut faire évoquer un « cancer hormonal »).
    Un toxicologue français, le Pr. Narbonne, incite les Français à la prudence[58], pourtant l’EFSA en collaboration avec l’Anses après avoir examiné les deux études disent ne pas y trouver d'éléments probants de dangerosité de nature à modifier le profil de sécurité de l’aspartame[59]. Ont notamment été mises en causes par les deux Agences : les souris utilisées, connues pour spontanément présenter des tumeurs plus fréquentes au foie et au poumon ; et pour la première étude le fait que les accouchements prématurés n'aient pas été spontanés mais déclenchés, sans investigations sur les raisons de ce choix médical. En réponse a ceci l'institut Ramazzini souligne le fait que les deux groupes de souris (groupe test et groupe de référence) ont fait l'objet des mêmes déficiences respiratoires à un stade avancé de leur vie, ce qui est plutôt normal quand un sujet devient vieux.
  • Mi-2011, la polémique est ravivée suite à la réponse de Hugues Kenigswald, à la tête de l'unité additifs alimentaires de l'EFSA, au réseau environnement santé qui lui demandait de prouver le caractère scientifique des études initiales ayant autorisé la mise sur le marché de l'aspartame : « L'EFSA ne dispose pas du dossier de demande d'autorisation de l'aspartame qui devait contenir ces études. Par ailleurs, les contacts que nous avons eus avec nos collègues de la Commission européenne semblent indiquer que la Commission ne dispose plus de ce dossier[60]. » Ainsi, la question de l'existence des dossiers scientifiques ayant autorisé l'aspartame est désormais posée, de même que celle de l'indépendance des experts[61]. En 2011, en France, des élus et ONG demandent à l'Europe d'invalider la dose journalière pour ce produit[62].
  • En septembre 2011, l'EFSA a mis en place un groupe de travail pour évaluer l'éventuel lien entre l'aspartame et les naissances prématurées. Les conclusions des scientifiques devraient être rendues fin 2012[63]. L’examen de cet édulcorant est programmé dans le cadre de la réévaluation systématique de tous les additifs alimentaires ayant été autorisés dans l’Union européenne avant le 20 janvier 2009, examen prévu par le Règlement (UE) n° 257/2010.
    Dans ce contexte, l’EFSA a lancé un appel à contribution en 2011 pour recevoir toutes les études, documents nécessaires à l’évaluation de l’aspartame. L’agence a reçu plus de 600 études, publiées et non publiées, que les experts vont analyser en détail[64].
  • En janvier 2013, l'EFSA a annoncé le lancement d'une consultation publique pour finaliser son avis, attendu en novembre 2013 [65], sur cet édulcorant. Reçu le 28 novembre, l'avis final de l'EFSA est publié le 10 décembre 2013, et conclut à l'absence de toxicité de l'aspartame pour des doses journalières inférieures ou égales à 40 mg⋅kg-1⋅j-1, soit 2,8 g⋅j-1 pour un adulte de 70 kg[66]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Aspartam, 01/2005:0973, Pharmacopée européenne 5.5, EDQM, 16 décembre 2005, https://www.edqm.eu
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) « IUCLID Chemical Data Sheet » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29 [PDF]
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. a, b et c Parlement européen et Conseil de l'Europe, « Directive 2008/60/CE établissant des critères de pureté spécifiques pour les édulcorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaires. », Journal officiel de l’Union européenne, no L 158,‎ 18/06/2008, p. 17-40 (résumé, lire en ligne)
  5. a et b (en) Raymond C Rowe, Paul J Sheskey, Marian E Quinn, Handbook of Pharmaceutical Excipients, Londres, Pharmaceutical Press and American Pharmacists Association,‎ 2009, 6e éd., 888 p. (ISBN 978-0-85369-792-3), p. 49
  6. a, b, c et d « Aspartame », sur www.reciprocalnet.org (consulté le 12 décembre 2009)
  7. SIGMA-ALDRICH
  8. a et b (en) ChemIDplus, « Aspartame - RN: 3734-33-6 », sur chem.sis.nlm.nih.gov, U.S. National Library of Medicine (consulté le 23/07/2008)
  9. (en) JM Davey, AH Laird & JS Morley, « Polypeptides. Part III. The synthesis of the C-terminal tetrapeptide sequence of gastrin, its optical isomers, and acylated derivatives », Journal of the Chemical Society C: Organic,‎ 1966, p. 555-566 (lien DOI?, résumé)
  10. (en) M Goodman & YS Oh, « United States Patent 5298272 - Bridged carboxylic ortho ester sweetener », sur www.freepatentsonline.com,‎ 1992 (consulté le 18/09/2008)
  11. JM Schlatter (Searle) Brevet ZA 67 02190, 1968.
  12. (en) JM Schlatter (Searle), « United States Patent 3492131 - Peptide sweetening agents », sur www.freepatentsonline.com,‎ 1970 (consulté le 18/09/2008)
  13. Bernard Fontaine, « Sérendipité : découvrir par hasard - Du faux sucre sur les mains », sur CNRS,‎ 2011 (consulté le 21 mars 2014)
  14. « Rapport de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments », sur site du Ministère des Affaires sociales et de la Santé,‎ 7 mai 2002 (consulté le 21 mars 2014)
  15. (en)Mazur, R.H. (1984). Discovery of aspartame. In Aspartame: Physiology and Biochemistry (L. D. Stegink and L. J. Filer Jr., Eds.). Marcel Dekker, New York, pp. 3–9.
  16. (en) The History of Aspartame - LEDA at Harvard Law School
  17. a et b (en) History of aspartame - wnho.net
  18. (en) « Aspartame (WHO Food Additives Series 15) », International Programme on Chemical Safety (consulté le 12 juin 2007)
  19. Parlement européen & Conseil de l'Europe, « Directive 89/107/CEE du 21 décembre 1988 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les additifs pouvant être employés dans les denrées destinées à l’alimentation humaine », Journal officiel de l’Union européenne, no L 040,‎ 1989, p. 27-33 (résumé, lire en ligne) [PDF]
  20. a et b Parlement européen et Conseil de l'Europe, « La directive 94/35/CE concernant les édulcorants modifiée par la Directive 96/83/CE », Journal officiel de l'Union européenne, no L 237,‎ 1994 (résumé, lire en ligne) [PDF]
  21. Parlement européen et Conseil de l'Europe, « Directive 95/31/CE établissant des critères de pureté spécifiques pour les édulcorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaires modifiées par les directives 98/66/CE et 2000/51/CE. », Journal officiel de l'Union européenne,‎ 2000 (résumé, lire en ligne)
  22. Parlement européen et Conseil de l'Europe, « Directive 2003/115/CE modifiant la directive 94/35/CE concernant les édulcorants destinés à être employés dans les denrées alimentaires. », Journal officiel de l’Union européenne, no L 24,‎ 2003, p. 65-71 (résumé, lire en ligne)
  23. a, b et c Marie-Monique Robin, « Notre poison quotidien », ARTE TV.,‎ 2010 (résumé)
  24. (en) A Whitmore, « FDA Statement on Aspartame », FDA - TALK PAPER, sur http://www.fda.gov, Food and Drug Administration,‎ 1996 (consulté le 18/09/2008)
  25. (en) E Metcalfe, B Martini & M Gold, « Sweet Talking - research shows potential health risks of aspartame », sur http://www.findarticles.com, The Ecologist,‎ June 2000 (consulté le 19/09/2008), p. 1-6
  26. (en) C. Trocho, R. Pardo, I. Rafecas, J. Virgili, X. Remesar, J. A. Fernandez-Lopez and M. Alemany, « Formaldehyde derived from dietary aspartame binds to tissue components in vivo », Life Sciences, vol. 63, no 5,‎ 1998, p. 337–349 (lien DOI?)
  27. (en) C Malo & JX Wilson, « Glucose Modulates Vitamin C Transport in Adult Human Small Intestinal Brush Border Membrane Vesicles », J. Nutr., no 130,‎ 2000, p. 63-69 (résumé)
  28. (en) RS Shallenberger, Taste Chemistry, London, Springer,‎ 1993, 1e éd., 613 pages p. (ISBN 978-0-7514-0150-9, lien LCCN?, lire en ligne), « Chapter 7 - Amino acids, peptides and proteins », p. 243
  29. (en) AD Kinghorn & CM Compadre, Alernative Sweeteners: Third Edition, Revised and Expanded, New York, Marcel Dekker,‎ 2001 (ISBN 978-0-8247-0437-7), « Less common high-potency sweeteners », p. 208-234
  30. « L'aspartame dédouané par l'EFSA », sur Le Monde,‎ 28 février 2011
  31. (en) Codex Alimentarius Commission, « Updated up to the 31st Session of the Codex Alimentarius Commission for Aspartame (951) », GSFA Online, sur http://www.codexalimentarius.net, Codex Alimentarius,‎ 2008 (consulté le 16/10/2008).
  32. (en) « Low Calorie Sweeteners: Role and Benefits » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, page 13.
  33. « Aspartame » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, Food Standards Australia New Zealand
  34. Falsifications and Facts about Aspartame, Food Safety and Technology
  35. a, b et c Aspartame, ministère de la Santé du Canada
  36. Aspartame, Autorité européenne de sécurité des aliments
  37. http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/l-aspartame-un-edulcorant-cancerigene_952099.html
  38. (en) B. A. Magnuson et coll, « Aspartame : A Safety Evaluation Based on Current Use Levels, Regulations, and Toxicological and Epidemiological Studies », Critical Reviews in Toxicology, vol. 37, no 8,‎ 2007, p. 629-727 (lien DOI?)
  39. (en)EFSA, « Report of the meeting on Aspartame with National Experts »,‎ 19 mai 2010
  40. Am J Clin Nutr. 1997 Mar ; 6 (3): 737-43
  41. (en) KL Teff, J Devine & K Engelman, « Sweet taste: effect on cephalic phase insulin release in men. », Physiol Behav., vol. 57, no 6,‎ 1995, p. 1089-1095 (lien DOI?, résumé)
  42. (en) L Prat-Larquemin, JM Oppert, F Bellisle & B Guy-Grand, « Sweet taste of aspartame and sucrose: effects on diet-induced thermogenesis. », Appetite, vol. 34, no 3,‎ 2000, p. 245-251 (lien DOI?, résumé).
  43. [PDF] les dangers de l'aspartame : rumeurs ou réalité ?, Julien Tap et Gaetane Collard, Rapport bibliographique, IUP SIAL sécurité des aliments, Université de Paris XII - Val de Marne, février 2004.
  44. (en) F Sturtevant, « "Does Aspartame Cause Methanol Toxicity" », Food and Chemical Toxicology C: Organic, no 10,‎ 1985, p. 961 (lien DOI?)
  45. « Winter comes for a Beltway lion ; Rumsfeld rose and fell with his conviction intact », Chicago Tribune, 12-11-2006, p. 17.
  46. (en) John Olney et al., « Increasing brain tumor rates: is there a link to aspartame? », Journal Neuropathology and Experimental Neurology, vol. 55,‎ 1996, p. 1115-1123.
  47. a, b et c Butchko HH, Stargel WW., Aspartame: scientific evaluation in the postmarketing period. Regul Toxicol Pharmacol. 2001 Dec;34(3):221-33 (résumé)
  48. Butchko HH, Stargel WW, Comer CP, Mayhew DA, Benninger C, Blackburn GL, de Sonneville LM, Geha RS, Hertelendy Z, Koestner A, et al., Aspartame: review of safety. ; Regul Toxicol Pharmacol. 2002 Apr; 35(2 Pt 2):S1-93 (résumé)
  49. (en) M Soffritti, F Belpoggi, D Degli Esposti & L Lambertini, « Aspartame induces lymphomas and leukaemias in rats », Eur. J. Oncol., vol. 10, no 2,‎ 2005, p. 107-116 (résumé, lire en ligne) [PDF]
  50. (en) EFSA, « Opinion of the Scientific Panel on food additives, flavourings, processing aids and materials in contact with food (AFC) related to a new long-term carcinogenicity study on aspartame. : EFSA-Q-2005-122 », The EFSA Journal, no 356,‎ 1996, p. 1-44 (résumé, lire en ligne) [PDF]
  51. V Gazin, « Veille toxicologique - l'aspartame », Bulletin Vigilances, no 29,‎ Octobre 2005, p. 4 (ISSN 1629-3533, lire en ligne)[PDF]
  52. étude conduite par le Cesare Maltoni Cancer Research Center of the European Ramazzini Foundation (CMCRC/ERF) ; Soffritti M, Belpoggi F, Degli Esposti D, Lambertini L, Tibaldi E, Rigano A. , First experimental demonstration of the multipotential carcinogenic effects of aspartame administered in the feed to Sprague-Dawley rats. ; Environ Health Perspect. 2006 Mar; 114(3):379-85.
  53. Belpoggi F, Soffritti M, Padovani M, Degli Esposti D, Lauriola M, Minardi F., Results of long-term carcinogenicity bioassay on Sprague-Dawley rats exposed to aspartame administered in feed. Ann N Y Acad Sci. 2006 Sep; 1076:559-77. (résumé)
  54. Soffritti M, Belpoggi F, Tibaldi E, Esposti DD, Lauriola M., Life-span exposure to low doses of aspartame beginning during prenatal life increases cancer effects in rats ; Environ Health Perspect. 2007 Sep; 115(9):1293-7. ([résumé])
  55. Soffritti M, Belpoggi F, Tibaldi E, Esposti DD, Lauriola M. ; Life-span exposure to low doses of aspartame beginning during prenatal life increases cancer effects in rats. Environ Health Perspect. 2007 Sep;115(9):1293-7 (résumé)
  56. a et b Soffritti M, Belpoggi F, Manservigi M, Tibaldi E, Lauriola M, Falcioni L, Bua L, (2010) Aspartame administered in feed, beginning prenatally through life span, induces cancers of the liver and lung in male Swiss mice ; Am J Ind Med. 2010 ; Dec;53(12):1197-206. (résumé
  57. http://www.ajcn.org/content/92/3/626.abstract?sid=edea76d8-3da6-4a0e-95f6-51eb20d016ce
  58. [1]
  59. EFSA, L’EFSA examine deux publications relatives à la sécurité des édulcorants artificiels ; Nouvelle ; 28 février 2011
  60. http://www.rue89.com/dessous-assiette/2011/06/27/etudes-bidon-conflits-dinterets-laspartame-dans-de-sales-draps-211122
  61. NOVETHIC Aspartame: l'indépendance des experts remise en question 30/06/11
  62. RELAXNEWS, Aspartame : plusieurs associations et parlementaires réclament l'invalidation de la dose journalière 29/06/2011
  63. Aspartame et femmes enceintes : les autorités sanitaires priées d'agir
  64. EFSA, Dossiers de l'EFSA : Aspartame
  65. Avis final de l'EFSA sur l'aspartame reporté à novembre 2013, [2]
  66. Scientific Opinion on the re-evaluation of aspartame (E 951) as a food additive [3]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Safety data sheet - Aspartame sur la base de donnée de la Direction Européenne de la Qualité du Médicament & Soins de Santé DEQM
  • (en) Summary of Evaluations Performed by the Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (résumé des évaluations faites par le comité d'experts communs sur les additifs alimentaires de l'OMS et de la FAO).