Asnières (Eure)

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Asnières
Église Saint Gervais d'Asnières
Église Saint Gervais d'Asnières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement de Bernay
Canton Canton de Cormeilles
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Cormeilles
Maire
Mandat
Emmanuelle Viquesnel
2014-2020
Code postal 27260
Code commune 27021
Démographie
Population
municipale
312 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 47″ N 0° 23′ 57″ E / 49.1964, 0.399249° 11′ 47″ Nord 0° 23′ 57″ Est / 49.1964, 0.3992  
Altitude Min. 76 m – Max. 162 m
Superficie 8,14 km2
Localisation

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Asnières [anjɛːʁ][1] est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Asnières associe deux secteurs géographiques très différents : Saint-Jean dans la vallée de la Calonne et Saint-Gervais sur le plateau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Asneriis en 1184.

L'étymologie du nom de la commune vient de Asinaria, faisant ainsi référence à l'élevage des ânes domestiques (Equus asinus) pratiqué sur ce territoire.

À l'origine il existe deux paroisses, Saint-Jean-d'Asnières et Saint-Gervais-d'Asnières, les seigneurs et patrons de ces 2 paroisses sont les de Carrey-d'Asnières. Après la révolution ces paroisses deviennent communes. En 1843 une partie de la commune du Pin est rattachée à la Commune de Saint-Jean-d'Asnières, puis en 1854 la fusion de Saint-Jean-d'Asnières et de Saint-Gervais-d'Asnières est actée, cette nouvelle commune prend alors le nom d'Asnières. Asnières retrouve après ces modifications ce qui semble avoir été son unité territoriale originelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Myrtil Viquesnel Divers droite Maire et Conseiller général jusqu'en 2011
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les chiffres du tableau joint correspondent à ceux de la commune de Saint-Gervais-d'Asnières pour la période de 1793 à 1951 puis à ceux de Saint-Gervais-d'Asnières plus ceux de Saint-Jean-d'Asnières à compter de 1854 date de la fusion des deux communes qui ont formé Asnières. La seule population de Saint-Jean était de 246h en 1793, 241h en 1800, 239h en 1806, 247h en 1821, 203h en 1831, 185h en 1836, 180h en 1841 et 244h en 1846 après la réunion d'une partie du pin à Saint-Jean

En 2011, la commune comptait 312 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1851 1856
391 316 433 404 403 434 403 376 557
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
564 510 498 472 426 435 394 360 331
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
344 344 313 351 308 302 331 273 241
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
308 218 217 201 216 217 228 286 312
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • À Saint-Jean d'Asnières près de la Calonne, se situe le château dit de Saint Jean d'Asnières (propriété privée).
  • Le moulin à blé d'Asnières (sans activité depuis 1955), (propriété privée).
  • Le manoir Belle-eau, ancienne hostellerie dite la Maison Belleau, (en 1735 le propriétaire était Michel Mouton).
  • Sur une dérivation de la Calonne subsiste les traces de deux moulins, le Moulin Ferréol qui fut moulin à huile, moulin à papier puis "écancherie", le moulin du Génie qui fut moulin à huile, moulin à papier et "écancherie" , ces 2 moulins furent détruits en 1913.
  • A Saint-Gervais-d'Asnières, le château de Saint-Gervais du XIXe siècle (propriété privée) se situe sur la hauteur sur la route de Thiberville et remplace le château détruit à la Révolution (1793).
  • Au lieu dit Annerolles subsistent les traces du moulin d'Annerolles qui fut moulin à huile et écancherie.

Les deux châteaux constituent le berceau de la famille Carrey d'Asnières, noblesse dite de robe, qui achète les deux paroisses de Saint Gervais et Saint Jean en 1651 et fera construire ou reconstruire ces deux châteaux pour abriter leur nombreux descendants.

  • Dans le bourg d'Asnières, l'église de saint Gervais d'origine romane (XIIe siècle) fut sous le patronage de la famille d'Asnières jusqu'au XVe siècle puis de l’abbaye bénédictine de Saint-Evroult. Diverses familles seigneuriales ont succédé dont la famille Carrey au XVIIe siècle qui l'a reconstruite. L'architecture alterne briques rouges et encadrements saillants de pierre blanche. La nef subsiste depuis son origine. Les contre-tables datent du XIIIe siècle. Le chœur fut reconstruit au XVIIe siècle, le porche actuel - à l'origine en pan de bois - et la croix monumentale du cimetière sont du XIXe siècle.
  • Sur le sentier pédestre des collines, le marcheur trouvera une pierre druidique appelée "Pierre de la Motte". La tradition rapporte que les druides s'asseyaient sur cette pierre en bordure de voie romaine pour parlementer. Il est dit aussi que le 24 décembre à minuit, il s'en échappe feux et serpents.
  • La mairie date de la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Myrtil Viquesnel est maire d'Asnières. Il est également le conseiller général du Canton de Cormeilles et le vice-président de la communauté de communes de Cormeilles.
  • Gaëtan Lesage (1896-1949) fromager à Saint-Jean'd'Asnières, Commandant F.F.I, pseudos Emile, Max, chef d'arrondissement, les deux fils du commandant Lesage, Pierre et Lucien furent déportés et disparurent au camp de Neuengamme Allemagne le 24 11 1944.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]