Asnières-sur-Blour

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Asnières-sur-Blour
Image illustrative de l'article Asnières-sur-Blour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton L'Isle-Jourdain
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Maryse Legrand
2014-2020
Code postal 86430
Code commune 86011
Démographie
Population
municipale
188 hab. (2011)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 54″ N 0° 48′ 04″ E / 46.165, 0.80111111111146° 09′ 54″ Nord 0° 48′ 04″ Est / 46.165, 0.801111111111  
Altitude Min. 163 m – Max. 232 m
Superficie 32,49 km2
Localisation

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Asnières-sur-Blour

Asnières-sur-Blour est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La région d'Asnières-sur-Blour présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se compose de[1]:

  • de vallées étroites et encaissées(pour 3 %),
  • de sols limoneux sur altérite sur les plateaux du Seuil du Poitou(pour 38 %),
  • de sols sur granite rose(pour 22 %), de diorites(pour 21 %) et de leucogranite(pour 16 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens.

En 2006, 87 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 12 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 1 % par des surfaces aquatiques[2].

La forêt privé représente, en 2007, 168 hectares soit 5 % du territoire communal[3].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

La commune est traversée par 15 km de cours d'eau dont la rivière principale est la Blourde sur une longueur de 5 km. ces cours d'eau subissent une forte dégradation de leurs eaux et des écosystèmes aquatiques qui y sont liés. Au déficit récurrent s’ajoute une problématique qualité, avec les pollutions engendrées par diverses activités humaines (agricoles)[4].


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Asnières
Luchapt Saint-Barbant
(Haute-Vienne)
Millac Asnières Saint-Martial-sur-Isop
(Haute-Vienne)
Abzac
(Charente)
Oradour-Fanais
(Charente)
Gajoubert
(Haute-Vienne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successif
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 2005 mars 2008 Cécile de Rocquigny    
mars 2008   Jean Médans[5]    
    Maryse Legrand[6]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 188 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
907 906 949 835 887 901 898 920 917
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
914 764 745 786 827 810 837 906 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
860 870 855 761 746 727 674 580 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
464 388 329 304 225 191 202 203 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 6 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2.

La diminution de la population de la commune s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

Cette chute démographique s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2 %, il est de 32,7 % dans le département de la Creuse, 29 % dans le département de l’Indre et 26,3 % pour le département de la Charente[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 21 exploitations agricoles en 2010 contre 22 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté paradoxalement de 29% et sont passée de 2 006 hectares en 2000 à 2 590 hectares en 2010[10]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[11].

20% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et orges), 50% pour le fourrage et 23% reste en herbes[10].

L'activité agricole de la commune est surtout centrée sur l'élevage. En effet, 6 exploitations en 2010 (comme en 2000) abritent un élevage de bovins en expansion: 1 732 têtes en 2010 contre 942 têtes en 2000, soit une hausse de 84% du cheptel[10]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[12].

14 exploitations en 2010 (contre 16 en 2000) abritent un élevage d'ovins qui a connu une baisse importante: 7 614 têtes en 2010 contre 9 128 têtes en 2000[10]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[12].

L'élevage de volailles a disparu en 2010 (248 têtes en 2000 répartis sur 12)[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[14], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un chêne pédonculé.
  • La directive habitats protèges les étangs d'Asniéres. Par ailleurs, les étangs de Villedon, des Ecluseaux et du moulin d'Asnières constituent un site qui est classé comme zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Ce site est constitué d’une zone humide dans la vallée du Blour qui est un petit affluent de la Blourde. Il s’agit d’une chaîne de trois étangs. Ils sont connectés entre eux par un ruisseau dont les eaux sont relativement pauvres en substances nutritives. Son débit étant variable, ses berges peu pentues ont favorisé le développement d’une végétation amphibie riche et bien structurée. Ces étangs sont actuellement gérés pour la pêche, notamment les deux plus grands. La transformation des étangs en réserve de pêches impliquent un nettoyage de la végétation aquatique, un alevinage et l’introduction d’espèces non endémiques ou encore la modification des niveaux d’eau. Cette activité pourrait être préjudiciable à terme à l’équilibre de ces fragiles écosystèmes aquatiques.

Les étangs sont d’une grande richesse botanique : sur les 69 espèces végétales recensées, 12 présentent en effet un intérêt patrimonial pour la région Poitou-Charentes, et trois bénéficient d’une protection officielle sur l’ensemble du territoire national du fait de leur rareté:

La faune, plus commune, abrite toutefois des oiseaux qui nichent dans les ceintures de végétation palustre riveraines des étangs comme le Bruant des roseaux ou le Grèbe castagneux . Ce dernier fait l’objet d’une protection nationale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charentes
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  4. Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Annuaire des maires de France, consulté le 31 juillet 2013
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  10. a, b, c, d, e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Agreste – Enquête Structure 2007
  12. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  13. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 219
  14. Poitou-Charentes Nature, 2000