Isaac Asimov

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Isaac Asimov

Description de cette image, également commentée ci-après

Isaac Asimov en 1965.

Nom de naissance Исаак Юдович Озимов
Activités Romancier, biochimiste
Naissance vers le
Petrovitchi, RSFSR, Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie
Décès (à 72 ans)
New York, État de New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais américain
Mouvement The Futurians, Mensa
Genres Science-fiction, vulgarisation scientifique
Distinctions Prix Nebula
Prix Hugo
Prix Locus
Prix E. E. Smith Memorial
Prix Damon Knight Memorial Grand Master

Œuvres principales

Isaac Asimov[1], né vers le [2] à Petrovitchi (en Russie) et mort le à New York aux États-Unis, est un écrivain américain, naturalisé en 1928, surtout connu pour ses œuvres de science-fiction et ses livres de vulgarisation scientifique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance russe[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille juive, fils de Judah Asimov, Isaac naquit à Petrovitchi — près de Smolensk, en Russie — à une date inconnue, entre le et le (c’est à cette date-ci qu'il célébrait son anniversaire, adulte)[2]. Pour des raisons mal définies et sur invitation de Joseph Berman, demi-frère de la mère d’Asimov, il émigra aux États-Unis au début de l'année 1923, à l'âge de trois ans, en compagnie de ses parents et de sa sœur cadette, Rachel[3].

Éducation et carrière[modifier | modifier le code]

À la maison, à Brooklyn, les parents ne parlaient russe que quand « ses grandes oreilles ne devaient pas entendre »[4] : il n'apprit donc jamais la langue.

Asimov se définit comme un enfant prodige. Ses parents, qui, en Russie, étaient loin d'être illettrés, ne lisaient pas l'anglais ; il demanda l'aide d'enfants du voisinage et savait déjà lire à son entrée à l'école en [5]. Il fut naturalisé Américain en 1928. Il passa sa jeunesse à travailler dans le magasin familial, où il eut l’occasion de lire les magazines de science-fiction que ses parents vendaient. Vers l’âge de onze ans, il commença à écrire ses premières nouvelles (il aurait déclaré avoir commencé à écrire pour enfin pouvoir conserver des livres sans que son père libraire ne les vende).

Ses études furent assez brillantes pour lui permettre, grâce à une bourse, d’entrer à l’université Columbia. Il passa d’abord une licence en sciences (1939) avant d’obtenir une maîtrise en chimie (1941) et, finalement, un doctorat en biochimie[6] (1948), puis il obtint un poste de chargé de cours à l’université de Boston. Entre-temps, il participa à la Seconde Guerre mondiale. Au cours de sa brève carrière militaire, il fut nommé caporal.

Parallèlement, il commença à écrire de la science-fiction et vit sa première nouvelle, Marooned Off Vesta (Au large de Vesta), publiée en 1939. John Campbell, alors rédacteur en chef de la revue Astounding Stories, n’aura de cesse d’encourager Asimov à écrire. Dès lors, il fut régulièrement publié, et quinze nouvelles virent le jour jusqu’en 1941.

Vie privée et carrière[modifier | modifier le code]

Il se maria avec Gertrude Blugerman le 26 juillet 1942. De ce premier mariage, il eut deux enfants, David en 1951 et Robyn Joan en 1955.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Asimov était déjà considéré comme un auteur de science-fiction majeur. Son licenciement, en 1958, lui fit prendre un tournant dans sa carrière et il se consacra pleinement à l’écriture. Prolifique, il travailla sans relâche car — il le disait lui-même — c’est là qu’il prenait du plaisir.

Après la séparation d'avec sa femme en 1970 puis son divorce en 1973, il se maria avec Janet Opal Jeppson en 1973.

La suite de la vie d’Asimov est celle d’un auteur à succès, presque entièrement consacrée au travail d’écriture et aux conférences. Il fut un ami proche de Gene Roddenberry, le créateur de Star Trek.

Isaac Asimov voyageait rarement en dehors de New York, principalement parce qu'il n'aimait pas ça, mais aussi par manque de temps, étant absorbé par ses travaux d'écriture[7].

Il mourut le du SIDA, la cause du décès ayant été une insuffisance cardiaque et rénale consécutive à l’infection par le VIH. Asimov avait été infecté lors d’une transfusion sanguine pour un pontage aorto-coronarien en 1983. Cette information n’a été révélée qu’en 2002, dans une version de l’autobiographie d'Asimov revue par Janet Asimov, sa veuve. Selon elle, Asimov avait souhaité rendre sa maladie publique, mais en aurait été dissuadé par ses médecins et par la crainte des préjugés dont sa famille aurait pu souffrir. Après son décès, la famille garda le silence notamment au vu des controverses autour de la maladie d’Arthur Ashe, et ce n’est qu’après le décès des médecins d’Asimov que Janet et la fille d’Asimov, Robyn, décidèrent de révéler la vérité.

Asimov laisse derrière lui des centaines de livres — dont 116 anthologies qu’il a organisées et préfacées —, regroupant de la science-fiction, des ouvrages de vulgarisation scientifique, des romans policiers, des romans pour la jeunesse et même des titres plus étonnants comme La Bible expliquée par Asimov ou Le Guide de Shakespeare d’Asimov.

Le dernier livre qu’il a écrit est une autobiographie plus thématique que chronologique : Moi, Asimov (I. Asimov, Éditions Denoël, coll. Présences, 1996, ensuite reprise dans la collection Présence du futur du même éditeur). Le dernier chapitre a été écrit par sa seconde épouse, Janet Jeppson, après le décès d'Isaac .

Membre de l’association Mensa, il en a été un moment le vice-président (le président en étant alors un autre passionné du futur, l'architecte Richard Buckminster Fuller). Isaac Asimov a plus tard quitté l’association.

Le personnage[modifier | modifier le code]

On peut décrire Asimov comme quelqu'un ayant un ego très développé, mêlé d'un profond humanisme et d'un grand sens de l'humour ainsi qu'une culture très large, rendant l'expression de son ego plus amusante qu'énervante.

Bien que de tradition familiale juive — écrivant par jeu un poème sur lui-même, il fait rimer Asimov avec mazeltov —, il se démarque comme athée et se positionne également comme rationaliste. Voir en particulier sa nouvelle Reason dans le cycle des robots. La psychohistoire qui sert de fil conducteur à la série Fondation s'inspire d'ailleurs clairement de trois sources :

Le tout est mâtiné de la loi des grands nombres telle qu'on la concevait avant que Benoît Mandelbrot ne mette en évidence les formes fractales, même si le personnage du Mulet réintroduit opportunément un facteur humain important (voir effet papillon). Asimov est un individu aux connaissances variées et approfondies. On peut le considérer comme un polymathe.

Son œuvre de fiction[modifier | modifier le code]

Asimov, vu par Rowena Morrill, sur un trône orné des symboles de son œuvre littéraire.
Article détaillé : Univers de Fondation.
Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Œuvre d'Isaac Asimov.

Isaac Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de son écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il fonde ses livres sur des dialogues entre protagonistes. C’est avec la nouvelle Quand les ténèbres viendront (Nightfall, 1941), écrite à 21 ans, que la carrière littéraire d’Asimov a véritablement débuté. Jusqu'alors il n'avait connu que des publications occasionnelles dans les magazines auxquels il proposait ses histoires. John Campbell fut si enthousiasmé par Quand les ténèbres viendront qu’il envoya à son auteur un chèque plus important que prévu : 150 dollars au lieu de 120. On payait à l’époque un cent par mot, et la nouvelle en compte 12 000… Quand les ténèbres viendront est très vite devenu un « classique » du genre.

Asimov a ensuite écrit de nombreuses autres nouvelles, policières (Mortelle est la nuit), humoristiques (À Port Mars sans Hilda, L'amour, vous connaissez ?) et évidemment de science-fiction, notamment sur les robots (L'Homme bicentenaire). Il y met à l'épreuve l'esprit hypothético-déductif du lecteur et y montre la fantaisie dont il est capable (par exemple, dans Le Plaisantin). Dans l'une d'elles, Menteur !, Asimov invente un nouveau mot qui allait passer dans le langage courant : la robotique. Certaines, telles Profession ou La Dernière Question, ont une portée philosophique indéniable et d'autres, telles Le Petit Garçon très laid, sont très émouvantes.

Asimov a principalement traité deux grands thèmes : les robots et la psychohistoire.

Les robots[modifier | modifier le code]

L'œuvre d'Asimov sur les robots regroupe de très nombreuses nouvelles et plusieurs romans :

L'ensemble forme une seule grande histoire, le cycle des Robots, qui s'étale sur plusieurs millénaires.
Toutes les nouvelles de robotique publiées par l'auteur ont été regroupées dans deux grands recueils nommés Le Grand Livre des robots. Le premier tome – Prélude à Trantor – regroupe toutes les nouvelles de robotique – Nous les robots ainsi que Les Cavernes d'acier et Face aux feux du soleil. Le second tome – La Gloire de Trantor – regroupe Les Robots de l'aube, Les Robots et l'Empire, Les Courants de l'espace, Poussière d'étoiles et enfin Cailloux dans le ciel.

Il renouvelle complètement ce thème en inventant des « robots positroniques » gouvernés par trois lois protégeant les êtres humains et, a priori, parfaites et inviolables. Le jeu d'Asimov consiste à imaginer des situations révélant des failles de ces lois (exemple : un robot peut-il, restant passif, laisser un humain fumer une cigarette ?) et des bizarreries de comportement de robots qui semblent les enfreindre, puis à faire découvrir au lecteur comment cela est possible, à la manière d'une enquête policière.

Les trois lois sont[8] :

  • Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;
  • Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;
  • Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Deux robots exceptionnels, R. Daneel Olivaw et R. Giskard Reventlov, en viennent à ajouter une Loi Zéro, qui stipule qu'un robot ne peut porter atteinte à l'humanité dans son ensemble, même pour protéger un être humain : Un robot ne peut ni nuire à l'humanité ni, restant passif, permettre que l'humanité souffre d'un mal. Cette loi est apparue dans Les Robots et l'empire (chapitre LXIII).

Asimov laissa l'un de ses amis, Lester del Rey, écrire lui aussi une histoire utilisant les trois lois de la robotique : Une Morale pour Sam. Cette histoire constitue une moquerie gentille sur la viabilité réelle des trois lois.

Le thème des robots, tel que traité par Asimov, constitue aussi un plaidoyer antiraciste discret, mais sûr : les robots, de plus en plus perfectionnés et dotés d'aspects de plus en plus humains, deviennent méprisés, voire haïs, par bien des êtres humains — d'autant que les trois lois les mettent à l'abri de défauts qu'on pourrait leur reprocher. L'Homme bicentenaire évoque cette question.

En , l'Isaac Asimov estate a annoncé la prochaine publication d'une trilogie de romans avec Susan Calvin et écrite par l'auteur de fantasy Mickey Zucker Reichert (en)[9]. Cette trilogie est nommée I, Robot et le premier roman a été publié en sous le titre To Protect puis a été traduit en français sous le titre Protéger et publié en par les éditions Robert Laffont dans la collection Ailleurs et Demain. Le second roman, To Obey, a été publié en puis traduit en français sous le titre Obéir et sera publié en .

La psychohistoire et le Cycle de Fondation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Cycle de Fondation.

Dans le Cycle de Fondation (qui a reçu, en 1966, le prix Hugo de « la meilleure série de science-fiction de tous les temps »), Asimov imagine le futur de l'humanité. Il commence avec l'effondrement d'un empire galactique qui se décompose. Un savant, Hari Seldon, invente une nouvelle science, la psychohistoire, fondée sur la loi des grands nombres et le calcul des probabilités qui permet de « prévoir l'avenir », ou, plus exactement, de calculer les probabilités de différents avenirs.

Le scénario est d'autant plus aisément assimilé par le lecteur qu'il lui rappelle des repères connus : l'émiettement du pouvoir des empires romain et ottoman, d'une part, en ce qui concerne l'empire de Trantor, l'ascension de personnalités charismatiques comme Alexandre le Grand, Jules César ou Napoléon Bonaparte, d'autre part, en ce qui concerne le personnage du Mulet, qui manipule à ses propres fins les émotions de son entourage.

Le roman Fondation – le premier paru – forme le « cœur » du cycle et peut être lu isolément. En y ajoutant Fondation et Empire et Seconde Fondation, on obtient la trilogie de Fondation, qui constitue elle aussi une histoire à part entière. Cela correspond à l'ordre d'écriture des romans. D'autres romans, comme Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation – chronologiquement situés avant – ou Fondation foudroyée et Terre et Fondation – chronologiquement situés après –, se sont par la suite greffés à la trilogie, pour constituer le Cycle de Fondation.

L'histoire du futur selon Asimov[modifier | modifier le code]

Après avoir écrit ses deux grands cycles, l'éditeur d'Asimov lui a demandé pour son public de les relier pour construire une « histoire du futur » cohérente. Il a alors écrit des ouvrages intermédiaires pour faire le lien entre les deux cycles. L'ensemble final incluant les nouvelles est composé de dix-sept ouvrages que l'on peut subdiviser en cinq parties, ou cycles qui peuvent se lire séparément les uns des autres et qui sont ici classés par ordre chronologique. À cela on peut ajouter La Fin de l'éternité, roman à part, qui prend cependant sa place dans l'ensemble comme point de départ vers l'empire galactique. On pourrait également ajouter Némésis juste après ce prélude, puisque l'histoire, qui se déroule dans le futur, est mentionnée dans le cycle de Fondation.

  1. La Fin de l'éternité, Denoël, Présence du futur no 105, 1967 ((en) The End of Eternity, 1955) (ISBN 978-2-207-30105-0, 2-207-25065-2 et 2-07-042264-X)
  2. Les nouvelles sur les robots :
    1. Les Robots, OPTA, Club du livre d'anticipation no 7, 1967 ((en) I, Robot, 1950) (ISBN 978-2-290-34248-0, 2-290-31290-8 et 2-277-13453-8)
    2. Un défilé de robots, OPTA, Club du livre d'anticipation no 7, 1967 ((en) The Rest of the Robots, 1964) (ISBN 978-2-277-12542-6 et 2-290-31125-1)
    3. Le Robot qui rêvait, J'ai lu no 2388, 1988 ((en) Robot Dreams, 1986) (ISBN 978-2-277-22388-7 et 2-290-31715-2)
    4. Nous les robots ((en) The Complete robot, 1982)
  3. Le cycle d'Elijah Baley :
    1. Les Cavernes d'acier, Hachette/Gallimard, Le Rayon fantastique no 41, 1956 ((en) The Caves of Steel, 1953) (ISBN 978-2-277-12404-7 et 2-290-32794-8)
    2. Face aux feux du soleil, OPTA, Club du livre d'anticipation no 23, 1970 ((en) The Naked Sun, 1956) (ISBN 978-2-277-12468-9 et 2-290-32794-8)
    3. Les Robots de l'aube, J'ai lu no 6792, 1984 ((en) Robots of Dawn, 1983) (ISBN 978-2-7242-3983-6, 2-277-21602-X et 2-227-21603-8)
    4. Les Robots et l'Empire, J'ai lu no 5895, 1986 ((en) Robots and Empire, 1985) (ISBN 978-2-277-21996-5, 2-277-21997-7 et 2-290-31116-2)
  4. Le cycle de l'Empire :
    1. Les Courants de l'espace, OPTA, Galaxie-bis, 1967 ((en) The Currents of Space, 1952) (ISBN 978-2-7024-0232-0, 2-266-04209-2 et 2-266-13641-0)
    2. Tyrann, J'ai lu no 484, 1973 ((en) The Stars Like Dust, 1951) (ISBN 978-2-277-12484-9, 2-290-00484-7 et 2-290-33281-X) (parfois nommé Poussière d'étoiles)
    3. Cailloux dans le ciel, Hachette/Gallimard, Le Rayon fantastique no 16, 1953 ((en) Pebble in the Sky, 1950) (ISBN 2-277-11552-3 et 2-290-31297-5)
  5. Le cycle de Fondation :
    1. Prélude à Fondation, Presses de la Cité, Univers sans limites, 1989 ((en) Prelude to Foundation, 1988) (ISBN 2-258-02597-4, 2-7242-4640-3 et 2-266-03471-5)
    2. L'Aube de Fondation, Presses de la Cité, Univers sans limites, 1993 ((en) Forward the Foundation, 1992) (ISBN 2-258-03720-4, 2-7242-7987-5 et 2-266-06733-8)
    3. Fondation, Hachette/Gallimard, Le Rayon fantastique no 44, 1957 ((en) Foundation, 1951) (ISBN 2-7242-2249-0, 2-207-30089-7 et 2-207-24911-5)
    4. Fondation et Empire, OPTA, Club du livre d'anticipation no 1, 1965 ((en) Foundation and Empire, 1952) (ISBN 2-7242-2326-8, 2-207-30092-7 et 2-207-24912-3)
    5. Seconde Fondation, OPTA, Club du livre d'anticipation no 1, 1965 ((en) Second Foundation, 1953) (ISBN 2-7242-2418-3, 2-207-30094-3 et 2-207-24913-1)
    6. Fondation foudroyée, Denoël, Présence du futur no 357, 1983 ((en) Foundation's Edge, 1982) (ISBN 2-207-30357-8, 2-7242-2564-3 et 2-207-24930-1)
    7. Terre et Fondation, Denoël, Présence du futur no 438, 1987 ((en) Foundation and Earth, 1986) (ISBN 2-7242-3566-5, 2-207-30438-8 et 2-207-25106-3)

Cycle de David Starr[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Cycle de David Starr.

Le cycle de David Starr a été écrit sous le pseudonyme de Paul French.

David Starr est chargé par le Comité Scientifique Terrestre d'enquêter sur les planètes du système Solaire, récemment colonisées, pour y résoudre des énigmes. Dès le premier tome, il est aidé par un petit homme natif de Mars, John Bigman Jones, et par une étrange rencontre avec des entités martiennes, qui se cachent des humains. Les autres tomes le voient explorer les lieux les plus emblématiques du système Solaire : les Astéroïdes, Vénus, Mercure, les lunes de Jupiter (qui, par son gigantisme, empêche toute colonisation), les anneaux de Saturne.

Recueils de nouvelles de science-fiction[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles policières et autres nouvelles policières[modifier | modifier le code]

Le Cycle des veufs noirs (The Black Widowers) constitue une sorte de reprise du Club du mardi d’Agatha Christie. Il s'agit d'un groupe se réunissant périodiquement autour d'un bon dîner. Ni forcément veuf, ni forcément célibataire, chacun des six membres, à tour de rôle, doit venir accompagné d'un invité. Une anecdote racontée par ce dernier sert généralement de point de départ à la nouvelle.

  • Le Club des veufs noirs, 10/18 no 1980, 1989 ((en) Tales of the Black Widowers, 1974)
  • Retour au club des veufs noirs, 10/18 no 2015, 1989 ((en) More Tales of the Black Widowers, 1976)
  • Casse-tête au club des veufs noirs, 10/18 no 2146, 1990 ((en) Casebook of the Black Widowers, 1980)
  • À table avec les veufs noirs, 10/18 no 2061, 1989 ((en) Banquets of the Black Widowers, 1984)
  • Puzzles au club des veufs noirs, 10/18 no 2183, 1991 ((en) Puzzles of the Black Widowers, 1990)
  • (en) The Return of the Black Widowers, 2003

Plusieurs nouvelles du cycle sont d'abord parues dans Mystère magazine. Les cinq premiers recueils ont été réédités en un tome chez Omnibus (2010).

Isaac Asimov a également publié quelques nouvelles policières n'appartenant pas au Cycle des veuf noirs. Certaines font partie du recueil Histoires mystérieuses, d'autres ont été réunies dans le recueil The Union Club Mysteries paru en 1985 et jamais traduit en français.

Autres romans[modifier | modifier le code]

Vulgarisation et influence[modifier | modifier le code]

Isaac Asimov a écrit plusieurs dizaines d'ouvrages de vulgarisation, sur des sujets aussi variés que les trous noirs, la Bible ou Shakespeare.

Voici quelques livres de vulgarisation (portant notamment sur l'astronomie) :

  • Civilisations extraterrestres
  • Fusées, satellites et sondes spatiales
  • La Colonisation des planètes et des étoiles
  • La Course à l'espace : de la rivalité à la coopération
  • La Pollution de l'espace
  • Les Astronomes d'autrefois
  • Les comètes ont-elles tué les dinosaures ?
  • Les Objets volants non identifiés
  • Mercure, la planète rapide
  • Neptune, la plus petite des géantes
  • Notre voie lactée et les autres galaxies
  • Science-fiction et faits de science
  • Saturne et sa parure d’anneaux
  • Uranus, la planète couchée
  • Y a-t-il de la vie sur les autres planètes ?
  • La comète de Halley
  • La Terre, notre base de départ
  • Trous noir
  • X comme inconnu
  • The Roving Mind[10] (La pensée vagabonde)
    • Volume 1/2 : 37 essais édités sous le titre Les moissons de l'intelligence, éd Chimérique, coll. « collection zététique »
    • Volume 2/2 : 25 essais non traduit en français
  • L'univers de la science

Ce sont en particulier ses œuvres qui ont poussé Paul Krugman (récipiendaire du prix Nobel d'économie 2008) à devenir un économiste, l'économie étant à son sens ce qui existe de plus proche de la psychohistoire[11],[12]

Récompenses obtenues[modifier | modifier le code]

Films réalisés d'après l'œuvre d'Isaac Asimov[modifier | modifier le code]

  • I, Robot (2004), d'Alex Proyas, avec Will Smith. Le scénario du film n'a pas grand rapport avec le recueil éponyme (qui regroupe le Livre des robots et Les Robots), hormis qu'on y retrouve le Pr Lanning et le Dr Calvin, chers à l'auteur, ainsi que le principe et l'énoncé des Trois lois de la Robotique. La fin du film reprend le thème de la nouvelle du Robot qui rêvait. Voulant s'inspirer des romans d'Asimov sur les robots, le film a cependant lancé une polémique sur le respect de l'esprit d'écriture d'Asimov.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Sur la planète Mars, le cratère Asimov[14], ainsi baptisé officiellement en mai 2009[15], se situe dans le quadrangle Noachis, non loin du cratère Roddenberry, du nom de Gene Roddenberry, un de ses proches amis et célèbre créateur de Star Trek.
  • Honda a dévoilé en 2000 un robot humanoïde ASIMO, Advanced Step in Innovative MObility, ce nom constitue pour un grand nombre de lecteurs d'Isaac Asimov un clin d'œil bien qu'involontaire à l'écrivain du Livre des Robots, dans lequel il met en scène des robots humanoïdes.
  • Une méthode statistique utilisée en physique des particules utilise des « ensembles de données d'Asimov » (Asimov dataset en anglais), qui sont censés être un échantillon représentatif de toutes les données. Ce nom a été inspiré par la nouvelle « Franchise » dans laquelle un seul électeur est choisi pour représenter l'ensemble des électeurs[16].
  • Le héros de la série de jeux vidéo Dead Space, Isaac Clarke, est nommé ainsi en référence à Isaac Asimov et Arthur C. Clarke.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son nom complet d'origine Исаак Юдович Озимов « Issaak Ioudovitch Ozimov » fut raccourci et traduit en Isaac Asimov puis retranscrit dans sa langue d'origine en Айзек Азимов « Aïzek Azimov »
  2. a et b Asimov, Isaac. In Memory Yet Green. « The date of my birth, as I celebrate it, was January 2, 1920. It could not have been later than that. It might, however, have been earlier. Allowing for the uncertainties of the times, of the lack of records, of the Jewish and Julian calendars, it might have been as early as October 4, 1919. There is, however, no way of finding out. My parents were always uncertain and it really doesn't matter. I celebrate January 2, 1920, so let it be. »
    « La date de ma naissance, telle que je la célèbre, fut le 2 janvier 1920. Elle n'aurait pas pu être ultérieure. Elle pourrait, toutefois, avoir été antérieure. Considérant les incertitudes de l'époque, l'absence de registres, les calendriers juif et julien, ça pourrait aussi bien être dès le 4 octobre 1919. Il n'est cependant pas possible de savoir. Mes parents étaient toujours incertains, et cela n'a aucune importance. Je la célèbre le 2 janvier 1920 : ainsi soit-il. »
  3. Isaac Asimov, Homo Obsoletus ? (The Roving Mind), (ISBN 978-2-9517573-4-9), p. 205 et suivante.
  4. I.Asimov, chapitre 3, lire en ligne
  5. I.Asimov, chapitre 1, lire en ligne
  6. Isaac Asimov FAQ, asimovonline.com
  7. « Interview d'Asimov par Slawek Wojtowicz »
  8. Les Robots, Isaac Asimov, éditions J'ai lu, traduction de C.L.A., 1967
  9. (en) « Meet The Young, Frisky Susan Calvin, In "I, Robot" Prequel Trilogy » (consulté le 16 janvier 2013).
  10. Jean-Pierre Thomas SPS no 198, juillet-août 1992
  11. "PBS, Jim Lehrer News Hour", October 13, 2008, transcript Retrieved October 14, 2008
  12. The New York Times, August 6, 2009, "Up Front: Paul Krugman"
  13. Anima 2007: Festival de Animación de Valparaíso
  14. représentation du cratère Asimov dans Google Mars
  15. fiche IAU du cratère martien Asimov
  16. lien vers l'article (en anglais)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Biographies[modifier | modifier le code]

  • (en) Jean Fiedler et Jim Mele, Isaac Asimov, 1982.
  • (en) Joseph D. Oleander et Martin H. Greenberg (dir), Isaac Asimov, 1971.
  • (en) Joseph F. Patrouch, The Science Fiction of Isaac Asimov, 1977.
  • (en) William F. Touponce, Isaac Asimov, 1991.
  • (en) Michael White, Asimov: The Unauthorized Life, 1994.
  • (en) Michael White, Isaac Asimov: A Life of the Grand Master of Science Fiction, Carroll & Graf Publishers, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]